‹ Traité de numismatique moderne et contemporaineChapitre 87 sur 157 · DARMSTADT · texte numérisé non relu

DARMSTADT

•Georges I

•Louis V 1 596-1626.

•Georges II 1626-1661.

♦Louis VI 1661-1678.

Louis VII •Ernest -Louis 1678. 1678-1739.

• Louis VIII 1739-1768.

•Louis IX 1 768-1 790.

• Louis X devient grandduc en 1806.

Les deux landgraves régnants s'intitulaient : Dei gratta landgravius Hassiae, administrator hersfeldensiSy cornes Cattimeliboci, Die^iae, Ziegenhainae, Niddae, Schauenburgi, etc. ; celui de Hesse-Cassel prenait encore le titre de comte de Hanau ; celui de Hesse-Darmstadt ajoutait les titres de comte d'Isenbourg et de Budingen. Les armes de Hesse sont : d'a{ur au lion burelé d'argent et de gueules, de huit pièces, couronné d*or ' .

I. A ces armes s'ajoutaient les quartiers des seigneuries que nous avons citées cidessus ; ainsi : d* argent à la croix patriarcale de gueules, pour Hersfeld ; coupé de sable et à* or, le premier charge d^une étoile d'or, pour Ziegenhain ; d*or au léopard lionne de gueules, armé et couronné d'azur, pour Catzenellnbogen ; de gueules à deux lions léopardés d'or, Vun sur Vautre, pour Dietz ; coupé de sable et d'or, le premier chargé de deux étoiles d'or, pour Nidda, etc.

ré4 PREMIÈRE PARTIE

Nousexamineronsdansses grands traits l'histoire monétaire de la Hesse, en commençant par la période qui précède la division du pays entre les fils de Philippe le Magnanime, et en prenant ensuite, l'une après l'autre, les quatre branches de la maison landgraviale qui ont frappé monnaie : Marbourg, Rheinfels, Cassel, Darmstadt.

Hesse unie. — La frappe des thalers commença dans la Hesse, sous Guillaume II, en 1502. Le type de ces pièces se compose à l'avers de l'écu au lion hessois dans une épicycloïde, et, au revers, dans un encadrement identique, de la figure en pied de sainte Elisabeth, reine de Hongrie, tenant de la main droite le modèle de l'église de Marbourg; la légende est GLORIA REI pVBLICE.quele landgrave reproduit sur toutes ses monnaies d'argent (fig. 185). Le 17 mars 150Î, Maximilien 1 accorda à Guillaume II et à ses héritiers, par diplôme donné à Anvers, le droit de frapper des monnaies d'or, notamment des^or/ns d'or du Rhin; ces

Kg. iSî

monnaies devaient être émises sur le même pied que celles des quatre électeurs et poner comme type l'effigie de sainte Elisabeth; la légende est DEVM SOLVM ADORABIS : les premières pièces émises ont le millésime de ijoô.

PhîUippe-le-Magnanime n'avait pas cinq ans à la mort de son père. L'année même de son avènement, en 1509, les régents de la principauté, mettant à exécution un projet de Guillaume II, conclurent au nom du jeune landgrave un traité par lequel la Hesse entra dans la fédération monétaire des électeurs du Rhin. A la suite de cet accord, on dut frapper à^^ florins d'or, des groschen, des albus, des demi-albus, des pfennings et des heller. L'avers des principales pièces conserve le type de sainte Klisabeth; au revers, la légende est MONE. AVRE. RENENSIS pour lor, et MONETA NOVA RENENSIS pour l'argent. En ] ;;7, le buste de Philippe se montre sur les monnaies ainsi que sa devise: SI DEVS NOBISCVM QVIS CONTRA NOS. De 1J42

l'empire D' ALLEMAGNE l6S

â I }47, le landgrave et son allié de la ligue de Schmalkdde, Jean-Frédéric, duc de Saxe, frappent des espèces où figurent leurs effigies et leurs noms (Bg. 186). A partir de t;6;, jusqu'à la fin du règne, la devise de Philippe est WAS GOT BESCHERT BLEIBET VNERWERT '.

Hesse-Marbol-rg. — Louis III (1567-1604), le seul landgrave delà ligne de Hesse-Mar bourg, ne parait pas avoir monnayé avant 1 jya. En cette année, il frappa des mûns^vereinsthaler, comme les électeurs du Rhin. En jjSy, et l'année suivante, nous iwoas des ausbeteutkaler de Gladenbach; leur type se compose de l'écu de Hesse timbré de trois heaumes, et au revers, de la légende suivante, écrite en plusieurs lignes au milieu du champ ; ANNO MDLXXXVIi (ou Vlll) E NOVIS IN ARGENTiFODINA AD GLADEBACHVM DEO LARGIENTE REPER- TIS VENIS LVDOVICVS LANDGRAVIVS HASSI* & F. F. La devise habituelle de Louis III est |CH GETRAWE GOT IN ALLER NOTH, je me confie à Dieu dans tous mes besoins.

Hesse-Rheinfels. — Philippe II de Hesse-Rheinfels (ijôy-iiSî). mourut sans héritiers directs. On ne connaît de lui qu'un thaler frappé en 1 J7J, suivant le type de la convention avec les électeurs du Rhin.

Hesse-Cassel. — Le monnayage de la ligne de Hesse-Cassel présente une série continue et très intéressante sous le rapport du type. Guillaume IV le Sage ([S67-1S91) monnaya dès son avènement. Des

I. On possède un certain nombre deJirfeiu/AafcraiiniilHsitnedeisSi, portant àl'avers le buste armé de Philippe le Magnanime, et au revers cinq écussons avec la devise Usscr land utid lad verloren ah tin faischtr aid gisdrworn, u plutôt perdre soq pays et ses sujets que de faire un faux serment», allusion auxdùmcliis du landgrave avecQiarles- QuiDi. Suivant MM. Erbstein, aucune de ces pièces n'est contemporaioe de Philippe le Magnanime : toutes sont des resiitutioas postérieures d'un siècle.

l66 PREMIÈRE PARTIE

documents de 1571 et de Tannée suivante nous apprennent qu'il s'entendit avec ses frères, Louis III et Philippe II, pour avoir un seul atelier en commun. L'installation devait s'en faire d'abord à Treisa, mais ce projet n'eut pas de suite, et la ville de Cassel fut choisie comme siège de la Monnaie landgraviale. Les appointements des diverses personnes attachées à l'atelier s'élevaient à 200 reichsthaler, sur lesquels Guillaume IV en avait plus de la moitié à sa charge, Louis III les quatre douzièmes, et Philippe les deux douzièmes restants. Ce détail a quelque importance, car la fabrication au nom de chacun des frères devait être en raison de leur participation aux frais. On possède de Guillaume IV des mûn^vereinsthaler de 1 572 et de 1 574, puis un assez grand nombre de monnaies divisionnaires en argent et en cuivre. Quelques-unes de ces pièces portent explicitement l'indication de leur valeur; sur les albus, par exemple, se trouve la mention : VALET I ALBVM VEL 12 OBVLOS

HASSIACOS.

Le chef de la ligne de Hesse-Cassel avait toujours maintenu l'ordre

dans les monnaies et les finances de ses états. Son successeur Maurice (1592-1627) ne suivit pas cet exemple. Il abandonna l'exploitation du monnayage à divers fermiers qui créèrent plusieurs ateliers nouveaux, à Rotenbourg, à Lippoldsberg, à Witzenhausen, etc., et fabriquèrent des espèces d'un titre détestable. La plupart des monnaies de Maurice portent la devise CONSILIO ET VIRTVTE. Le type des thalers se compose d'abord du buste du landgrave et de sesarmes timbrées de trois heaumes. En 16 10, ce dispositif fut remplacé à l'avers par le lion hessois posé dans le champ, au revers par deux bannières en sautoir cantonnées du millésime et de divers symboles, tels qu'un bouquet de palmes et de lauriers, une sonnette et un sablier. En 1607, il y eut quelques thalers frappés avec l'argent tiré des mines de Frankenberg; la légende suivante indique

cette particularité : BENEDICTIO DEI E NOVIS FODIFRANCOBER.

En 1618, Maurice frappa ses premières monnaies d'or.

Guillaume V (1627-1637) pritpour devise VNO(ou DEO» ouencore lEHOVA) VOLENTEHVMILIS LEVABOR. Nous reproduisons (fig. 187), comme spécimen de la série très nombreuse de ce landgrave, un de ses thalers les plus curieux. Il en affectionnait le type symbolique, qu'on retrouve avec des variantes sur la plupart de ses monnaies. D'autres thalers donnent simplement son buste et ses armes, entourés de lalégende FATA CONSILIIS POTIORA. A partir de 1651, les monnaies divisionnaires portent au revers l'indication de leur valeur, écrite en allemand.

Guillaume VI, le Juste (1637-1663) fut d'abord sous la tutelle de sa mère, Amélie-Elisabeth de Hongrie. Quelques ducats

l'empire d'allemagne 167

d'or, rappelant cette régence, portent l'écu en losange de Hesse-Hanau et un rocher battu par la tempête avec cette devise : WIDER MACHT VND LIST MEIN FELS GOTT IST. Ces pièces, non datées, paraissent plutôt avoir été frappées comme essais que comme espèces courantes, car dès i6;S tout le monnayage régulier se fit au nom du jeune landgrave, pour lequel la devise et les types paternels furent conservés. En i6j], nous trouvons pour la première fois sur les monnaies la devise et le symbole de Guillaume VI : HIS VENTIS VELA LEVANTVR. un vaisseau, le vaisseau de l'Etat, poussé par les Vents, caractérisés par une colonne, la Fermeté, une bible, la Religion, et une balance, la Justice. En 1660, le landgrave fit choix d'une devise nouvelle, plus simple, FIDE ET IVSTITIA. En 1647, Guillaume VI acquit une partie du comté de Schauenbourg; on continua à frapper pour ce pays des monnaies divisionnaires conformément à son système particulier de mariengroschen, de mattier et de gute pfennige. En 1648, les terres de

Fig. 1S7

l'abbaye d'Hersfeld furent annexées à la Hesse, dont le souverain prit désormais le titre de princeps hersfeldensis au lieu de celui d'administrator qu'i\ avait précédemment.

Après la mort de Guillaume VI, son fils mineur, Guillaume VII, lui succéda sous la tutelle de sa mère Hedwige-Sophie de Brandebourg. 11 suivit son père au tombeau en 1670, sans avoir atteint sa majorité. Les seules monnaies connues de Guillaume Vil sont des pièces divisionnaires, mais on possède d'Hedwige un certain nombre de pièces d'or et d'argent sur lesquelles elle prend le titre de régente.

Charles (1670-17Î0), frère de Guillaume VII, lui succéda. Sa devise est CANDIDE ET CONSTANTER et son symbole préféré, un cygne. Il émit principalement des scheidemûn^en ; mais nous noterons, comme particularité de son règne, les ducats frappés en 1677 avec l'or recueilli pour la première fois dans les sables de l'Edder. Le type consiste en

l68 PREMIERE PARTIE

une vue du pays baigné par ce cours d'eau, avec un fleuve couché au premier plan ; la légende est: MONETA PRIMA AVREA ^DER^ AVRIFLV>E. Parmi les monnaies de cuivre de Charles, qui portent généralement son monogramme ', quelques-unes sont spéciales à la ville de Schmalkalde, SCMALK . PFENNIG. L'émission s'en poursuivit sous les premiers successeurs de ce landgrave.

Frédéric l^^ (1730-175 0 était, depuis 1719, roi de Suède, lorsqu'il prit possession de ses états héréditaires. A côté de ses espèces ordinaires, il eut quelques demi-ducats, frappés en 17 j! avec l'or de TEdder : EDDER GOLD. Guillaume VIII (17JI-1760), qui administrait la Hesse du vivant de son frère, lui succéda; la devise inscrite sur ses monnaies est RECTVS ET IMMOTVS, niais ses types ne donnent lieu à aucune observation particulière.

Frédéric II (1760-1785) était chevalier de l'ordre de la Jarretière; la devise HONNI SOIT QUI MAL Y PENSE figure sur ses thalers les plus anciens. Sur d'autres pièces, notamment sur l'or, l'inscription personnelle est VIRTVTE ET FIDELITATE. En 1775, il eut de nouveaux ducats frappés en eddergold.

Guillaume IX (178J-180}), le dernier landgrave de Hesse-Cassel dont nous ayons à parler ici, devint en 1803 prince électeur sous le nom de Guillaume I^^ (1805-182 1). Cette période de son règne appartient à l'époque contemporaine.

Hesse-Darmstadt. — Le monnayage de cette ligne fut beaucoup moins important que celui des landgraves de Hesse-Cassel. Les premières espèces de Georges I le Pieux (i 567-1 596), frappées en 1J72, sont, comme celles de son frère, des mûn^vereinsthaler, Louis V le Fidèle (1596-1626), ne fit pas monnayer avant 1618. Ses plus grandes pièces d'argent, qui ne dépassent pas le module du quart de thaler^ portent ses armes et au revers son heaume avec son cimier de proboscides ; sa devise est IN TE DOMINE CONFIDO. En 1621, le landgrave entra dans une convention monétaire avec Mayence, Nassau et Francfort-sur-le-Mein; en 1622, il ouvrit un atelier à Nidda.

Georges II (1626-1 661) maintint l'alliance dans laquelle son père était entré. Ses monnaies divisionnaires la rappellent par leur type et leur légende: MEINTZ. HAS. NAS. FRANCO. A partir de 1657, les mentions de Nassau et de Francfort disparaissent. Georges III avait pour

I. Nous avons donné, pages 134-136, les divers monogrammes employés par les landgraves de Hesse-Cassel pour la formation de leurs types monétaires. Cf. fig. 130 à 133, 143 à 145, et 173 à 179. Dans le texte explicatif qui accompagne les fig. 130 A 135, nous avons donne par erreur au landgrave Charles le nom de Charles -Louis.

devise : SECVNDVM VOLVNTATEM TVAM DOMINE; elle figure sur ses espèces les plus fortes.

Louis VI (1661-78) a laissé très peu de souvenirs numismatiques et il ne nous en reste aucun de son successeur, Louis VII (1678). Le frère de celui-ci, Ernest-Louis (i678-i7?9) est au contraire, de toute la dynastie, celui qui a le plus fait usage de son droit régalien. La découverte de filons argentifères à Roth, en 1695, permit d'imprimer une plus grande activité à la fabrication des monnaies. Dès Tannée suivante parurent des ausbeutethaler avec empreintes de circonstance : à l'avers, deux mineurs debout à côté d'un palmier auquel est suspendu récusson landgravial; au revers, une vue des travaux d'extraction. En 1705, les pièces de 12 kreu^er constatent par leur légende NACH DEM SCHLVS DER V ST>END , la convention monétaire conclue entre Hesse-Darmstadt, Mayence, Trêves, lePalatinat et Francfort-sur-le-Mein. Les speciesthaler, mis en circulation à partir de 1721, rappellent par rinscription : NACH ALT REICHS SCHROT y(nd) KORN l'excellence de leur titre et la loyauté de leur taille. En 1733, Ernest-Louis frappa des ernesis d'or de 10 et 5 florins, sur le modèle des carolins d*or émis Tannée précédente par Charles-Philippe, électeur palatin.

Sous Louis VIII (1739-1768), l'activité monétaire se ralentit très sensiblement. Ses pièces portent généralement Tune des deux devises :

PRO PATRIA ou SINCERE ET CONSTANTER. Pour le règne de Louis IX (1768-1790), nous rappellerons, comme particularité curieuse, les pièces de cuivre appelées ^oll-pfennige frappées en 1777 et destinées spécialement aux péages. Louis X succéda à son père en 1790 et devint en 1806 grand-duc de Hesse. Nous avons donné, p. 13J, fig. 164, le monogramme qui figure sur un certain nombre de ses monnaies.

p). — Cotnté de Sdlm.

Le comté de Salm ou de Haut-Salm était situé entre l'Alsace, Tévêché de Metz et le duché de Lorraine. Ses armes étaient : de gueules aux deux saumons d'argent accompagnés de quatre croisettes du même. Au milieu du xv^ siècle, Jean V de Stein, rhingrave et wildgrave de Kyrbourg et de Dhaun, devint possesseur de la moitié de Salm, par son mariage avec Théritière du dernier souverain particulier de ce comté. La maison de Salm se divisa en plusieurs branches issues des fils de Jean VI, Philippe de Salm-Dhaun et Jean VII de Salm-Kyrbourg. Nous passerons en revue celles dont il nous reste des monnaies.

Salm-Dhaun. — Adolphe-Henri de Salm Dhaun (1561-1606)

a laissé un certain nombre d'espèces signées, notamment des doubles thalers; elles portent ADolphus HEIN- SILVES^rw RHENIQ"^ COmes \n SA/w-Son fils mineur, Wolfgang-Frédéric(i6o6-i637), lui succéda sous la tutelle de sa mère, Julienne de Nassau. Les pièces frappées à cette époque, jusqu'en 16 17, doubles thalers et subdivisions, portent : REINGRAFSCHAFT DAVN CVRATEL ou CVRATEL DAVNEN • COMITVM.

En 1750, la ligne de Salm-Dhaun s'éteignit avec Frédéric-Guillaume. La moitié de ses possessions parvinrent aux Salm-Grumbach, l'autre moitié aux Salm-Salm et aux Salm-Kyrbourg.

Salm-Salm. — Les comtes de Salm-Salm descendent de Frédéric I, petit-fils de Philippe de Salm-Dhaun. Le seul membre de cette ligne dont il existe des monnaies est Léopold-Philippe-Charles (1634- 1665), qui ouvrit un atelier à Badonvillers. Les monnaies qu'on y a frappées portent MONETA NOVA BAD. CVSA, Il avait épousé Marie-Anne de Bronckhorst, héritière d'Anholt, seigneurie dans laquelle il monnaya également.

Salm-Grumbach. — Cette ligne fut créée par Jean-Christophe, frère de Frédéric I^*" de Salm-Salm. Voici quels furent ses successeurs :

Jean, 1585- 16 30. Charles-Louis-Frédéric, 1719-27.

•Jean et son frère Adolphe, 1630-60. •Charles-Wolrath, 1727-63.

Léopold-Philippe-Guill., 1660-17 19. Charles-Louis, 1763-99.

Jean et son frère Adolphe, qui lui survécut, monnayèrent en commun. Leurs pièces portent lOHA • ET ADOL- SYL • RH • GO • IN • S- On possède en outre quelques monnaies au buste de Charles Wolrath, qui hérita en 1750 de la moitié du comté de Salm-Dhaun.

Salm-Kyrbourg. — Les comtes de Salm-Kyrbourg ont pour souche commune Jean VII (1499-1 531), fils de Jean VI de Salm. Voici la descendance de ce comte :

Jean VÎII, 1531-48

•Otton, 1 548-1607

•Jean IX •Jean-Casimir •Otton

• Otton-Louis Georges-Frédéric

Jean 1634-88

En 1688, la ligne de Salm-Kyrbourg s'éteignit et une partie de ses possessions passèrent, avec son titre, à celle de Salm-Neuville. Philippe- Joseph de Salm-Kyrbourg (1716-79) fut élevé en 1742 au rang de prince de l'empire ; il transmit ses états à son fils Frédéric III, qui fut guillotiné en 1 794 à Paris.

La numismatique de Salm-Kyrbourg commence avec Otton, qui frappa ses monnaies avec la mention de Rodolphe II ; un thalerde 1 594, Tannée de son avènement, lui donne les titres de cornes Silvarum et Rheniy contes in Salm, dominus in Vinstingen. Son aïeul, Jean VI, avait épousé Jeanne de Moers-Saarwerden, qui lui avait apporté la moitié de la seigneurie de Fenestrange. Les trois fils d'Otton monnayèrent en commun : |0H- 1- CAS- ET OTTO FRATre^ Comités Rheni; arrêtées après Otton-Louis, les émissions reprirent avec Frédéric III qui se conforma AD NORMAM CONVENTIONIS.

q). — Comté de Nassau-Usingen.

Les possessions des comtes de Nassau-Usingen, Tune des nombreuses branches issues de la ligne walramienne, comprenaient Usingen, Idstein, Wiesbaden et quelques autres territoires. Voici la succession des comtes pendant le xvi® siècle ; le dernier étant mort sans enfants, son héritage passa à Louis II de Nassau- Weilbourg.

Adolphe III, 1 480-1 511. Balthazar, 1 566-68.

Philippe I, 1 511-58. *Jean-LoUis I, 1568-96.

Philippe II, 1558-66. Jean-Louis II, 1596-1605.

Le seul comte de Nassau-Usingen dont nous connaissions les monnaies est Jean -Louis I; ses pièces portent au revers le nom de Tempereur Rodolphe II. Son atelier se trouvait à Wiesbaden.

r). — Comté de Nassau- Weilbourg.

Les domaines de Nassau-Weilbourg s'étendaient sur les deux rives du Rhin et de la Lahn. Les comtes suivants s'y succédèrent au xvi^ siècle :

Louis I, 1492- 15 23. * Albert, 1559-92.

Philippe III, 1523-59. *LouisII, 1592-1625.

En 1605, Louis II hérita des domaines de Jean-Louis II de Nassau- Usingen. Après sa mort, la ligne de Nassau-Weilbourg se divisa en trois branches, dont deux intéressent la numismatique :

Nassau-Idstein.

Jean, 1625-77.

• Georges- Auguste, 1677-1721.

Nassau-Weilbourg.

Ernest- Casimir, 1625-65.

Frédéric, 1665-75.

* Jean-Ernest, 167 5-1 7 19.

* Charles- Auguste, 1719-53.

Charles, 1753-88.

* Frédéric-Guillaume, 1788-1816.

Le monnayage de Nassau-Weilbourgne paraît pas avoir commencé avant Albert, dont les espèces portent le nom de Rodolphe IL Albert

s'intitule : ALB- C- NAS -SAR- SARW- D- AH: il avait hérité de Saarbruck en 1 574.

Les monnaies de Georges-Auguste de Nassau-Idstein portent sa devise : HONESTE ET DECENTER. En 1688, il prit le titre de prince, et en 1692 il ouvrit à Idstein l'atelier où ses pièces furent frappées.

La devise inscrite sur les monnaies de Jean-Ernest de Nassau- Weilbourg est SINCERE ET CONSTANTER. Charles-Auguste, qui prit en 1737 le titre de prince, eut pour devise : ASPERA OBLEC- TANT ; il frappa notamment en 1752 un ausbeutethaler avec l'argent de la mine de Mehlbach, près de Weilmunster.

Après sa mort, survenue l'année suivante, l'atelier de Weilbourg fut supprimé.

Le monnayage de Frédéric-Guillaume, commencéen 1808 dans l'atelier d'Ehrenbreitstein, appartient à l'époque contemporaine ; il en sera question dans la seconde partie de ce livre.

s). — Comté àe Solms.

Le comté de Solms était réparti en plusieurs tronçons en Wetteravie et enclavé dans la Hesse ou dans les possessions de la maison de Nassau. La maison de Solms se divisa en un grand nombre de lignes. Cinq d'entre elles, Braunfels, Lich, Laubach, Roedelheim et Hohensolms ont frappé monnaie. Les armes de Solms sont : d*or semé de billettes d'azur au lion du même, langue de gueules, brochant sur le tout.

Solms-Braunfels. — Cette ligne est issue de Bernard II, fils aîné d'Otton II (14S9-1504). Ses possessions comprenaient la plus grande partie du comté de Solms, notamment Braunfels etGreiffenstein. Conrad de Solms-Braunfels (i 547-92) eut trois fils dont voici la descendance :

l'empire d' ALLEMAGNE

Conrad

Braunfels

Jean- Albert I 1592-1623

Jean-Albert II

Henri '

Greiffekstein

* Guillaume I

Page 1