AUS DEN GEF/ESEN DER KIRCHEN UND BURGER
ar). — Ville impériale de Worms.
Worms, sur la rive gauche du Rhin, n'avait pas de territoire extramuros. Ses armes étaient : de gueules à la clef antique d!' argent posée en bande; elle prenait le titre de : Vormatia metropolis Vangionum Sacri Imperii civitas libéra. En 1 80 1 , la ville fut annexée à la France et comprise dans le département du Mont-Tonnerre.
Le monnayage municipal ne paraît pas avoir commencé avant les premières années du xvi« siècle. Le type des espèces se compose le plus souvent des armes locales tenues par deux dragons, et de l'aigle d'empire. Quelques schauthaler représentent une vue de la cité ou de son hôtel de ville, le rathhaus.
as). — Burg impérial de Frieâherg > .
Le château ou burg impérial de Friedberg en Wetteravie, curieux
— P. Joseph, Die frankfurter Mûnien, dans les Mittheilungen des Vereins fur Geschichte, etc., in Frankfurt a/M.y t. VI, 188 1, p. 517 et suiv.
I. J. Leitzmann, Mûnxen der Burggrafen von Friedberg, dans la Numim. Zeitung, 1862, p. 189 et 194.
vestige de la féodalité militaire, n'était incorporé dans aucun cercle, bien que situé dans le rayon géographique du cercle du Haut-Rhin. Son territoire comprenait le petit comté de Kaichen. En 1806, le burg fut annexé au grand-duché de Hesse-Darmstadt. Les burgraves de Friedberg, élus à vie par les burgmannen, reçurent en 1 541 de Charles-Quint le droit de frapper des monnaies d'or et d'argent, sur le pied des espèces des électeurs du Rhin. Ce privilège fut confirmé en 1660 par Léopold I et en 1707 par Joseph I. Voici les noms des burgraves qui ont, à notre connaissance, usé du droit monétaire; les noms placés entre parenthèses sont ceux des burgravines qui mettaient leurs armes sur les monnaies, à côté de celles de leur mari :
Jean Brendel de Hombourg, 1532-69.
Jean-Oyger Brendel dj Hombourg, 1570-77.
Jean-Eberhard de Cronenberg, 1 577-1617 (Riedesel d*Eysenbach).
Conrad Loew de Steinfurt, 1617-32 (Brendel de Hombourg).
Jean-Eitel Diede de Furstenstein, 1671-85 (de Buttlar). Philippe- Adolphe Rau de Holzhausen, 1685-92.
Jean-Eitel Diede de Furstenstein, 1745-48 (E. S. de Degenfeld).
François- Henri deDalberg, 175 5-76 (M. -S. d'Elt^.
Jean-Marie-Rodolphe de Waldbott-Bassenheim, 1777-1805 (2« femme: I.-F.-B. de Nesse Irode-Ehreshofen) .
Le diplôme de Charles-Quint détermine le type, purement héraldique, suivant lequel devaient être frappées les monnaies burgraviales, mais on ne se conforma pas strictement à ses indications. L'empreinte se compose souvent de l'image de saint Georges à pied ou à cheval, et toujours, pour le revers, de l'aigle d'empire. Les armes du burgraviat : double aigle d'empire chargée d'un écu parti de sable et d'argent^ celles de la ville de Friedberg: d'argent à l'aigle de sable chargé d'un écu de gueules au château d'argent donjonné de trois tours, celles du comté de Kaichen, celles enfin du burgrave régnant et de sa femme entrent comme accessoires dans la composition du type. La légende est: MO-NO-CASTn IfAPerialis fRidbergensis yHETTeraviae, ou une variante de cette formule. Le nom de l'empereur figure toujours au revers.
Le monnayage du burg de Friedberg commença en 1569 par des pfennigs et des hellers, puis, sous les successeurs de Jean Brendel de Hombourg, il s'étendit à l'émission de thalers et de leurs subdivisions, mais jusqu'à ce jour aucune pièce d'or n'a été retrouvée.
at). — VUk de Corbach.
Les comtes de Waldeck avaient, au moyen âge, engagé à la ville de
Corbach l'exploitation de l'atelier monétaire qu'ils possédaient dans ses murs. Au milieu du xvi' siècle, la ville frappa des dreibaet^ner, des mariengroschen et des sckûsselkeller. Ce monnayage prit fin en 1567 à la suite de dissensions survenues entre le magistrat et le comte de Waldeck. Le type local est formé des armes : le buste du patron. Saint Kilian, mitre, bénissant de la dextre, tenant une crosse et issant d'une demi-étoile. Le nom de la ville est indiqué par: MO-NO-CIV- CORBECK.
au). — VûU impiriait dt Strasbourg 1 ,
La ville impériale de Strasbourg, respublica argentoratensis, urbs argentina, portait : d'argent diapré du même à la bande de gueules.
Dans les premières années du xvi» siècle, le numéraire local de Strasbourg se composait de groscken de 11 deniers (GROSSVS ou ASSIS), de halbgroscken (SEMISSIS), de Werers, as kreu^ers il àt pfennigs. Le type de ces pièces se compose toujours d'une fleur de lis florencée et leur légende caractéristique est OLORIA IN EXCELSIS DEO. Le 30 janvier 1 508, l'empereur Maximilien I accorda à la ville de Strasbourg le droit de battre des y7orini d'or; ces pièces devaient, selon les prescriptions
impériales, porter à l'avers l'image de la Vierge-Mère avec VRBEM VIRGO TVAM SÊRVA. et au revers un globe crucigère dans un contour trilobé avec AVREVS VRBIS ARGENTI ■ NVMMVS. Après l'introduction de la Réforme, le nom de la Vierge fut remplacé par celui du Christ, mais en lûoi, on en revint aux stipulations strictes du privilège de Maximilien L Le thaler, ses divisions et ses multiples, ne firent leur apparition qu'en M48. Le type ordinaire des plus grosses monnaies d'argent strasbourgeoises est la fleur de lis florencée, SOLIVS VIRTVTIS FLOS PERPÉTVVS, et l'écusson local parfois supporté par deux lions,
1. Pour Strasbourg ctlc' autres villes d'Als-ice, voye;;: A. Engel et E, Lehr, ?7uibijmatiqae dt l'AUau. Paris, 1S87, in-4.
En i6t 3, on frappa les premiers dickpfennigs ou pièces de 6 bat^en, valant le tiers du thaler. Deux ans après parurent les dreibaet^ner. En lôji et 1652, Strasbourg émit des ducats d'or et leurs multiples, et en 1668, les premiers gulden d'argent de 60 kreu^iers et leurs divisions.
En 1592, les Strasbourgeois, en guerre avec Charles de Lorraine, l'évêque élu par les chanoines catholiques, frappèrent des obsidionales carrées et unifaces, thalers, demi-thalers et quarts de thalers, portant, outre les armes de la cité, celles du chapitre et celles de l'évêché.
Après l'annexion de Strasbourg à la France, la ville conserva quelque temps sa monnaie locale; nous nous en sommes occupés pages 29 et ^7.
av). — Villt impériale de Mulhouse.
Mulhouse, cité impériale depuis le Xiu' siècle, commença à monnayer en 1622, mais dès 1625 l'atelier fut fermé. Les monnaies de Mulhouse, MONETA NOVA MILHVSINA. portent les armes locales; d'azur à la roue de moulin de gueules, et l'aigle d'empire. La devise suivante figure au revers; EX VNO OMNIS NOSTRA SALVS.
aw). — Ville impériale de Calmar.
La ville de Colmar, Colmaria, faisait partie au xy^ siècle de la confédération de la rappenmiin^, avec Bâie, Fri bourg, Brisach et Thann pour les archiducs d'Autriche, landgraves de Haute-Alsace. En 1498, cette confédération décida la frappe de sa première monnaie à flan épais, le
j/(ci/»/ti/>par/ valant le quart du florin d'or. Dès l'année suivante, cette pièce fut émise à Colmar; son type principal se distingue par l'image de saint Martin, patron de la ville, à cheval, partageant son manteau avec un paralytique; le revers porte l'aigle; la légende de l'avers est pour la première fois suivie du millésime.
En 1 537, Colmar eut ses premiers thalers, vraisemblablement frappés à titre d'essai. Leurs coins reproduisent le dispositif du dickplappart, et, comme sur cette pièce, l'alphabet gothique est encore employé. C'est seulement en 1 542 que la confédération de la rappenmûn^ commença, avec l'autorisation de l'empereur, l'émission régulière des thalers et de leurs divisions. Ces monnaies portent au droit l'écu de la ville : diapré de gueules et de sinople, à la masse d'armes étoilée, dite morgenstern, d'or posée en bande, au revers, l'aigle. La devise est DOMINE CONSERVA NOS IN PAGE, mais elle est le plus souvent remplacée par la mention de l'empereur régnant. En 1666 et 1670, les thalers et les démi'thalers représentent une vue de Colmar. Quelques vierers du xvii« siècle ont à l'avers le buste de saint Martin, S. MARTIN. PATRON. L'atelier de la ville libre de Colmar fut définitivement fermé en 1674.
ax). — Ville de Thann,
L'atelier de Thann appartenait aux archiducs d'Autriche, landgraves de Haute-Alsace; mais à la fin du xiv^^ siècle, les bourgeois en avaient obtenu l'exploitation. C'est grâce à cette circonstance que les types des espèces devinrent purement municipaux. Les plus anciens thalers et doubles thalers de Thann datent de 1 51 1. En 1565, l'atelier fut fermé; il fut rétabli en 162}, mais dès l'année suivante le chômage fut définitif. Les monnaies de Thann portent les armes de la ville : jparrf au i^^ d'Autriche; au 2 d'ai^ur au pin arraché d'or. Sur les pièces les plus caractéristiques, le revers représente saint Thibaut, S. TEOBALDVS, avec la crosse et la mitre, soit debout, soit assis.
ay). — Ville impériale d'Ha^uenau.
Un diplôme de l'empereur Maximilien I, de l'année 1 5 16, accorda aux bourgeois d'Haguenau le droit de battre monnaie d'or et d'argent. Les pièces que la ville était autorisée à émettre sont énumérées dans le diplôme et au nombre de douze, conformes, les unes au système monétaire de Strasbourg, les autres, à celui de Mayence et du Palatinat; les plus fortes de la série sont le florin d'or et le dickpfennig d'argent valant le tiers du florin. Le 17 avril 1 544, Charles-Quint étendit la concession de son prédécesseur à la fabrication du thaler et de quatre autres espèces.
On n'a retrouvé jusqu'à ce jour aucune monnaie d'Haguenau du xvi« siècle, bien qu'il semble certain qu'il en fut mis en circulation. Les pièces connues ne sont pas antérieures à 1600, et l'on possède une lettre du magistrat d'Haguenau adressée en février de cette année au
magistrat de Strasbourg pour lui annoncer l'intention de la ville de reprendre la fabrication des espèces.
Les monnaies d'Haguenau sont conformes, pour le type et pour les légendes, aux stipulations très explicites des concessions de j ;i6et i $44. L'avers est toujours laissé aux armoiries municipales: d'azur à unquintefeuille d'argent boutonné de gueules (fig. 207) ; il n'y a d'exception à cette règle que I pour quelques;7orins d'or, où
l'écusson d'Haguenau est relégué aux pieds de saint Jean-Baptiste. Les légendes •"'B- «^ sont à l'avers : AVRVM-
IMPERICAMERHAGENOI pour les ^oriMs d'or, NVMMVS ARGENTE- HAGENOIENSIS. MONETA-ARGENCIVl-HAGEN, HAGENOIA IMPE- RII CAMERA, etc., pour l'argent. Au revers, figure habituellement la mention impériale ou la devise IVSTITIA MANET IN ^TERNVM. Les dernières monnaies d'Haguenau portent la date de lâyj.
az). — VilU impériale de IVisumbourg.
L'atelier municipal de Wissembourg ne déploya quelque activité que de 162; à 1616 et le dernier millésime relevé sur les espèces est celui de i6;i. Les I monnaies, thalers et divi- ' sions, portent toutes à l'avers les armes de la ville : de gueules au château d'argent, '''B "^ sommé de deux tours du
même, maçonné et ouvert de sable. La légende caractéristique est généralement le nom de Wissembourg écrit en allemand : WEISSENBVRG AM RHEIN, parfois abrégé (fig. jo8).
bO. — niU de MHi 1 .
La ville de Metz n'eut pas d'espèces d'argent supérieures au gros avant
I. F. de Saulcy, Rtchcrdxs sur les monnaies de la cili de Metx, dans les Mim. de TAeadèm. de Mel^, t. XVII, i8}^-36, — V. Jacob, Calalogiu des monnaies municipales de la collection de la ville, dans les Mim. de la Soc. d'arcliiol. et d'Iiist. de la Moselle, t. VIII, 1866. ~ P.-Ch. Robert, Recherches stir les monnaies et les jetons de Mel^. Meti, 1S5],
la seconde moitié du xvi« siècle. C'est en i jôS, seize ans après la réunion du pays à la France, que les premiers thalers ou dalars furent émis; jusqu'en 1635 ^^^^ 'YP^ ^^ compose de limage en pied de saint Etienne, patron de la cité, tenant la palme du martyre et placé dans un contour elliptique; au revers est marquée une double aigle ayant en cœur l'écus- SOQ de Metz : parti d'argent et de sable. Cette première série comprend dis demi-thalers et des quarts de tfialers. En i6j8 l'aigle fut remplacée au revers par un écu dans une épicycloïde à six lobes, et la même année le buste du patron fut substitué à son image en pied. Cette combinaison (fig. 309) servit jusqu'en iôîo, tant pour les thalers que pour leurs deux subdivisions.
\ji florin d'or subit en 164) Fig. ic^
une modifîcatLon analogue.
Parmi les monnaies d'argent qui à Metz caractérisent encore l'époque moderne, nous citerons encore le teston valant le tiers du thaler qui fut émis de 1590 à 161 1, et qui reproduit l'effigie de saint Etienne en pied, puis \t franc, le demi et le quart de franc, valant respectivement Xll, VI et m gros, marqués du buste du saint et frappés de lôi 1 à 1(3(Sl.
Le type des monnaies de billon se compose de l'effigie de saint Etienne, des armes de la ville ou de l'initiale de son nom; généralement leur légende indique leur valeur : DENARIVM. TRES DENARll, QVARTA ou OCTAVA SOLIDI.
Lorsqu'en 1552 le roi de France Henri II se fut rendu maître de Metz, il conserva non seulement à la ville ses privilèges particuliers et son droit monétaire, mais, voulant s'attacher la bourgeoisie messine, il permit aux maîtres échevins d'émettre de menues espèces portant d'un côté leurs armes et de l'autre celles de la cité. Sur les plus anciennes, la
légende de l'avers « se forme, dit iniâïl
P.-Ch. Robert, des mots MONETA ^^^)j
NOVA METENSiS. tandis que celle du revers désigne une valeur cou- ^'*' ""
rame telle que QVARTVS DENAR' ou OCTAVA SOLIDI. Puis lexpression MONETA NOVA METENSIS disparaît du droit pour passer
in-4- — Le même, MonimUs municfJMks dt Mel^ sous les rots de France, dans la Revut miittism., 1869-70, p. 441.
au revers, où elle est quelquefois remplacée simplement par le mot METIS suivi du millésime, et le droit présente non plus toujours le nom de réchevin, mais souvent sa devise. Enfin sur les spécimens que leur épigraphie n'indique pas comme étant des monnaies, mais que nous croyons devoir ranger dans cette catégorie, le nom du magistrat se développe, au droit, autour des armes de la ville, tandis que la devise est placée en légende du côté de Técusson de famille. >
Les fonctions des maîtres échevins étaient biennales, mais ils pouvaient être soumis à réélection. Nous donnons la liste de ceux dont il existe des monnaies ou des pièces d'aspect monétaire, en indiquant leurs armoiries, et, s'il y a lieu, leur devise:
Jean le Braconnier, 1561-62, 1566-67. Ua\ur à lafasu d* argent accompagnée en pointe
d*un huchet d'or.
Wiriat Gjpère, 1576-77, 1585-88. D*a:^urà îafasce déneigée d'argent, accompagnée de trois
conpes d*or, deux en chef, une en pointe, Jacques Praillon, 1578-81, 1 588-1600, 1604-05. De gueules à la bande d'argent, chargée
d'une coquille de sable entre deux roses de gueules, endvrer povr dvrer ou patientia