‹ Traité de numismatique moderne et contemporaineChapitre 92 sur 157 · VELDT · texte numérisé non relu

VELDT

DuLMEN. — Cette ville fit quatre émissions en 1590, 1609, 1622 et 1625.

Ses armes se composent d'une croix à branches trifoliées. Légende :

STADT DVLMAN.

Haltern. — On ne connaît de monnaies que pour les années 1 595 et

1624. Les armes locales sont un licol (halfter) noué. Légende : STADT

HALTEREN.

Munster. — En 1 5 34, les adeptes des doctrines anabaptistes, excités

par les prédications de deux fanatiques venus de Hollande, Jean Matijs-

2l2 PREMIERE PARTIE

zoon, de Haarlem, et Jean Beukelszoon, de Leyde, s'emparèrent du pouvoir après avoir chassé les habitants qui ne partageaient pas leur croyance. Jean Beukelszoon fut nommé roi de la nouvelle Sion et empereur de toute la terre. L'évêque François de Waldeck assiégea les Anabaptistes et l'insurrection fut étouffée. On possède toute une série de pièces monétiformes, tkalers et demi-thalers, rappelant l'épisode des Anabaptistes. Le plus grand nombre d'entre elles sont des restitutions postérieures ; quelques-unes de ces pièces paraissent contemporaines des événements et sont considérées comme une sorte de monnaie obsidionale (fig. 211}; leur type, purement épigraphique, se compose de versets de la bible et de professions de foi écrites en bas allemand.

En i{6o, la ville de Munster fît, sans doute du consentement de

l'évêque, une émission de monnaies de cuivre valant de un à deux^nnigs,el portant les armes de Munster à la fasce. D'autres émissions eurent lieu en ijSiet [602; la plus forte pièce émise est de trois scA///ing's; celle de 1602 porte, outre le STADT MVNSTER habituel, la légende : QVl DAT PAVPERI NON INDIGEBIT. Une contestation survenue entre l'évêque et la ville, en 1660, au sujet de leurs droits réciproques, s'envenima au point que les partis en vinrent aux mains. Munster fut assiégée par l'armée de son prince. Pendant le blocus, les magistrats firent frappée des obsidîonales carrées et unifaces d'or et d'argent et des pièces de cuivre portant l'écu de la cité. Les pièces d'or et d'argent ont la légende: MONAST ; WESTPH : OBSESSVM. 1660. La ville se rendit le 26 mars 1661 et conserva quelques-uns de ses privilèges. En 1740, lyîoet 17)8, Munster frappa encore quelques monnaies de cuivre à ses armes.

Rheene. — Cette ville frappe des pièces de cuivre en 1602. Elles portent son nom, STADT REINE, et les plus grandes, ses armes, à la fasce chargée de trots étoiles et accompagnée en pointe de trois R, initiales de la devise municipale : Rheine richtet Recht.

Wabendobf. — Les monnaies de cette localité sont connues pour quatre années; 1574, 1594, 161 j et 1650. Elles portent les armes locales chargées

d'une herse et parfois tenues par Saint-Laurent, patron de la ville. Légendes: MO CIVITATIS WARENDORPou STADT WARENDORP.

Werne. — On possède des monnaies de cette ville, STADT WERNE aux millésimes de 1602 et 16 10. Les armes de la ville portent une fasce.

dy — ÉvécJ)é de Paderhorn,

L'évêché de Paderborn, episcopatus paderbornensis, avait pour patron saint Liboire. Son territoire s'étendait entre le comté de Lippe, l'abbaye de Corvei, le landgraviat de Hesse-Cassel, le comté de Waldeck, le duché de Westphalie et le comté de Ritberg. Ses armes étaient : d'or à la croix de gueules. L'évêché fut sécularisé en 1803.

Le monnayage de Paderborn, arrêté depuis le commencement du xv« siècle, reprit à partir de la fin du xvi^ sous les évêques suivants :

• Thierry de Furstenberg, 1585-1618.

•Ferdinand I de Bavière, 1618-1650 (Liège, Munster, Hildesheira, Cologne).

• Thierry- Adolphe vonder Recke, 1650-1661. •Ferdinand II de Furstenberg, 1 661 -1683.

• Siège vacant, 1 683 .

• Hermann-Werner Wolf de Mettemich, 1683 -1704.

• François- Arnould Wolf de Metternich, 1704-17 18 (Munster). •Siège vacant, 1719.

• Clément- Auguste de Bavière, 1719-1761 (Munster, Cologne, Hildesheim,

Osnabruck).

•Si^e vacant, 1 761- 1762.

• Guillaume- Antoine von der Asseburg, 1 762-1 782. •Frédéric-Guillaume de Westphalie, 1 782-1789 (Hildesheim).

La série de Paderborn est riche et comprend des thalers pour chaque épiscopat. Leur type, lorsqu'il n'est pas strictement conforme aux règlements impériaux, comprend le buste de l'évêque, l'effigie de saint Lir boire, celle de la Vierge, celle de saint Meinulphe, S. MEINVLFVS DIACONVS PADERBORNENSIS. sous Ferdinand II, enfin celle de saint Antoine de Padoue, sous Hermann-Werner. Quelques thalers portent les devises personnelles des évêques; on trouve ainsi : IVDICIVM ME- LIVS POSTERITATIS ERIT sous Thierry, FORTITER • RECTE • PIE sous Thierry-Adolphe, SVAVITER ET FORTITER ou EYKAIPni AKAIPnZ sous Ferdinand II, PROVIDE ET IVSTE sous Hermann- Werner, PRO LEGE ET GREGE sous François-Arnould, IVSTE ET CONSTANTER sous Guillaume-Antoine.

Ferdinand I introduisit la frappe des monnaies de cuivre pur dont les émissions devinrent plus nombreuses sous ses successeurs. En 168;, le chapitre profita de la vacance du siège pour forger des thalers ; leur type

se compose des images de saint Liboire et de saint Charlemagne, fondateur du diocèse. Les pièces d'argent frappées dans les mêmes circonstances, en 1719 et 1761, rentrent davantage dans la catégorie des médailles commémoratives, mais en 1761 il y eut des pièces de cuivre : MON • CATHED • PADERPORN SEDE VACANTE.

e). — Chapitre de Paderhorn,

Comme à Munster, le chapitre métropolitain de Paderborn s*était fait reconnaître le droit de frapper, sous les évèques, des menues monnaies de cuivre de XII, VI, IIII, III et I pfennig. Ces émissions ne sont connues toutefois que pour les années 1Ô17 et 1618. La légende de ces pièces est: CAPITVLVM PADERBO.

f). — Villes de l'évêché de Paderborn,

Deux villes comprises dans les domaines épiscopaux de Paderborn exercèrent au xvii^ siècle le droit d'émettre des espèces de cuivre :

Paderborn. — Les pièces de cette ville, STADT PADERBORN. furent frappées en 1605 et 1622; elles portent les armes de la ville, qui sont : coupé au i^^ d'or à la croix de gueules (évêché), au 2^ d'or aux quatre fasces de gueules.

Warburg. — En 1622, Ferdinand I de Bavière, pour aider la ville de Warburg à se remettre des pertes qu'elle avait subies pendant la guerre l'autorisa à frapper pour la valeur de 4,000 thalers de monnaies de cuivre. Les monnaies de Warburg, pièces de I, III et IV pfennigs^ portent la double fleur de lis des armes de la ville entourée de STADT WARBVRG ; quelques-unes ont au revers le nom de Tévèque. L'émission paraîtavoir été arrêtée après 162}.

g). — Évêchi d^Osnahruck ».

L'Évêché d'Osnabruck, episc.osnabrugensis, au sud de celui de Munster, était placé sous le vocable de saint Pierre. Ses airmesétsiitnt: d'argent à la roue de gueules. Voici la chronologie des évoques :

•Conrad IV de Ritberg, 1 482-1 508 (Munster).

•Éric II de Brunswick-Grubenhagen, 1508-1552 (Paderborn).

•François de Waldeck, 15 32-1 5 53 (Minden, Munster).

I . Grote, Osnabrûck'sch Geld-und Mûn^eschichte im Mittelalter, dans les Mûnistudien, t. IV, 1865.

Jean IV de Hoye, iSS3-i$74 (Munster, Paderborn). Henri III de Saxe-Lauenbourg, 1574-1585 (Brème, Paderborn). Guillaume de Schenkîng, 1585.

Bernard de Waldeck, 1 585-1 591 .

Philippe-Sigismond, de Brunswick-Lunebourg, 1 591-1623 (Verden). Eitel-Prédérîc de Hohenzollern, 1623-162 5. •François Guillaume de Wartenberg, 1625-163 3.

* Occupation suédoise, 1633-1650.

* François-Guillaume, rétabli, 16 50-1 661.

* Ernest- Auguste I de Brunswick-Lunebourg, 1662-1698.

* Siège vacant, 1698.

•Charles de Lorraine, 1 698-1 71 5 (Olmutz, Trêves). •Siège vacant, 171 5.

* Ernest- Auguste II de Brunswick-Lunebourg, 1716-1728.

Clément- Auguste de Bavière, 1728-1 761 (Munster, Paderborn, Cologne, Hildesheim).

* Frédéric d* York, 1 764-1 802.

Lertaferfaitson apparition àOsnabruck sous Éric II, en 152461 1 525; son type se compose des armes épiscopales et de Tirnage de saint Pierre ; la légende du revers est: VERBVM DEI ou DNI MANET IN ETERN'.Sur les schillings et quelques-unes de leurs divisions, également empreintes de rimage du Prince des apôtres, on lit : TIBI ME 9M'DO RE', tibi me commendo Petre ! Eric frappa ses espèces dans deux ateliers ; le nom de celui d'Osnabruck figure sur ses florins d'or ; celui de Widenbruck, sur quelques huitièmes de schilling.

Sous le successeur d'Éric II, Timage de saint Pierre reste le motif ordinaire des pièces d'Osnabruck, puis le monnayage cesse pour ne reprendre qu'en 1651, sous François-Guillaume, dont les thalers portent le buste. En 1633, Osnabruck assiégée par les Suédois frappa des obsidionales un ifaces, carrées en argent; elles sont marquées d'un poinçon rond, sans légende, avec l'image de saint Pierre tenant Técusson de l'évêque entre les deux parties du millésime.

Aussitôt après la prise de la ville, les Suédois firent frapper des thalers et demi-thalers en mémoire du roi Gustave-Adolphe, tué le 6 novembre 1632 à la bataille de Lutzen. Ces pièces sont empreintes de son buste; elles ont la légende : GVSTA • ADOL- MAGN • D • G • SVE • GOT • W • REX AVGVSr /ETATIS SV/E 38 — DVX GLORIOS' • PI' • HEROS TRIVMPHATOR FELIX.

Pendant qu'il se trouvait dépouillé de l'évêché d'Osnabruck, François-Guillaume fit émettre, probablement dans l'atelier de Munster, quelques espèces. En 1650, il rentra en possession de son siège, mais il ne paraît avoir rouvert sa Monnaie qu'en i6j6, pour ne plus émettre que des espèces divisionnaires.

2l6 PREMIÈRE PARTIE

Ernest-Auguste I reprit la fabrication de pièces plus fortes. Ses thalers portent la devise SOLA BON A QV/E HONESTA. qui se retrouve sur les gutegroschen et les pièces de un schilling et demi, associée à l'inscription bas-allemande : F • OSNABRVG LANDT MVNT. Le monnayage épiscopal fut arrêté sous Ernest- Auguste II en 1725. En 17C6 quelques pièces de billon del, III, IV, VI, et Xll pfennigs furent frappées à Clausthal, dans le Harz, pour Tévêché d'Osnabruck.

Pendant les vacances du siège épiscopal en 1698 et 1715 le chapitre métropolitain fit frapper des thalers. Celui de 1698 représente à Tavers la cathédrale surmontée de vingt-cinq étoiles, les vingt-cinq chanoines composant rassemblée capitulaire.

h). — Chapitre d'Osnahrûck,

Le chapitre d'Osnabruck fit frapper en 1605 et 1606, sousl'épiscopatde Philippe-Sigismond de Brunswick, des scheidemûm^en de cuivre portant l'effigie à mi-corps de saint Pierre et la légende DOMCAPITEL ZV OS- NABRVGK. Un monnayage analogue eut lieu en 1740.

i). — Villes de Vévèché d'Osnahrûck.

La métropole et la ville de Widenbruck obtinrent, comme certaines localités des autres principautés et évêchés westphaliens, le privilège de pourvoir aux besoins de la petite circulation métallique, par l'émission de pièces de cuivre.

OsNABRUCK. — Son monnayage commença en 1560 et se poursuivit avec de fréquentes, mais courtes interruptions, jusqu'en 1805. Le type habituel est Técu de la ville : d'argent à la roue de sable ; la légende

est : STADT OSNABRVCK.

Widenbruck. — Les premières pièces de cette ville sont de 1 596, les dernières de 17 16. Elles portent la roue de Tévêché d'Osnabruck entourée de MO • CIVI • WIDENBRYGE. Sur les émissions du xviii^ siècle, le nom de la ville est en allemand.

j). — ÉvêcMde Minden.

L'évêché de Minden, episcopatus mindensis, à Test de celui d'Osnabruck, avait pour patrons saint Pierre et saint Georges, et pour armoiries: de gueules aux deux clefs d'argent posées en sautoir. Par la paix de Westphalie, en 1 648, Minden fut sécularisé et donné au Brandebourg. Les évoques suivants s'y succédèrent depuis le commencement du xvi« siècle:

•François I de Brunswick-Lunebourg, 1508-1529. François II de Waldeck, 1 530-1553 (Munster, Osnabruck).

l'empire d'allemagne 217

Jules de Brunswick-Lunebourg, i$S3-iSS4- •Georges de Brunswick-Lunebourg, 15 54-1 566 (Brème, Verden).

Hermann de Schauenbourg, 1567-1582.

Henri -Jules de Brunswick-Lunebourg, 1582-1585 (Halberstadt). •Antoine de Schauenbourg, 1 587-1 599.

•Chrétien de Brunswick-Lunebourg, 1 399-1625.

François-Guillaume de Wartenberg, 1631-1634.

Nous manquons de renseignements bien complets sur la numismatique de Minden. Leitzmann se borne à déclarer qu'il existe des monnaies épiscopales frappées au xvi« siècle. Les seuls thalers décrits par Schulthess-Rechberg appartiennent à Georges et sont aux millésimes de 1558, 1 562 et 1 565 ; leur type se compose du buste et des armes de révêque; la légende du revers mentionne Tatelier de Minden.

En i6}4, Minden, assiégée par les Suédois, frappa des monnaies obsidionales, en argent et en cuivre. Quelques-unes sont carrées et unifaces, d'autres rondes et empreintes des deux côtés. Le type comprend Técusson de Minden et des légendes telles que MINDA OBSESSA et DVRVM TE-

LVM NECESSITAS. '

Après l'annexion de Minden au Brandebourg la ville resta, au dire de Leitzmann, le siège d'un atelier monétaire jusqu'au xviii^ siècle.

k). — Èvêché de Verden^,

L'évêché de Verden, episcopatus Verdensis, était borné par l'archevêché de Brème, la principauté de Lunebourg et le comté de Hoye. Il était placé sous le vocable de la Vierge. Ses armes étaient : d'argent à la croix latine de sable. La numismatique de Verden est très pauvre. Elle se borne à quelquesi/'///enfrappéseni509eti 5 10, par Christophe de Brunswick- Lunebourg (1502-1558) comme administrator, et à quelques pièces de cuivre anonymes, dobbelschilling, grote, halbgrote, schware, etc., frappées en 1621 sous Philippe-Sigismond de Brunswick-Lunebourg (1586-1625). En 16485 à la paix de Westphalie, l'évêché de Verden fut sécularisé et forma une principauté que la Suède tint en fief de l'empire germanique.

1). — Chapitre de Verden.

Le chapitre de Verden monnaya de 1618 à 1621 ; la série des pièces émises comprend des groschen, des doppelgroschen et dtsgrote. L'avers porte un écu écartelé d'une croix et d'une image de la vierge, entouré de

I. Grote, Die Mûnien des Bisthums Verden, dans les Mûnxstudierif t. V, 1867, p. 5 J. — M. Bahrfeldt, Zur Mûnigeschichte des Bisthums Verden, dans les Numism.-spJjrag. An:^eiger, t. XIX, 1888, pp. 45, 51 et 62.

2l8 PREMIÈRE PARTIE

la légende: MO. NO • CAPITV • VERDE • plus ou moins raccourcie; au revers figure le globe crucifère et généralement le nom de l'empereur Mathias ou de son successeur Ferdinand II.

m). — Evéché de Lièges.

L'évêché de Liègt^episcopatus leodiensis, à l'ouest du duché de Juliers, était presque entièrement enclavé dans les Pays-Bas espagnols. Outre l'ancien patrimoine de l'église de Liège, le domaine temporel des évêques comprit le comté de Looz, le marquisat de Franchimont, le comté de Hornes et le duché de Bouillon, auquel nous avons consacré un paragraphe spécial (p. 197). Les armes épiscopales étaient: écartelé au 1^^ de Bouillon, au 2^ d*argent aux trois lions de sinople couronnés d^or, armés et lampassés de gueules^ pour Franchimont, au 3^ burelé d'or et de gueules de dix pièces, pour Looz, au 4^ de Hornes, sur le tout un écu de gueules au perron d'or, pour Liège. Les évêques s'intitulaient : Deigratia, episcopus leodiensis, dux bullionensis. Le titre de marchio francimohiensis, dont l'emploi ne fut pas habituel, parut la première fois sur les monnaies en 1 578. Le patron du diocèse est saint Lambert. La série monétaire de Liège est très riche et très complète; elle s'étend, pour l'époque moderne, aux épiscopats suivants :

•Érard de la Mark, 1506-15 38.

* Corneille de Berghes, 1538-1544.

* Georges d'Autriche, 1544-1557.

•Robert de Berghes, 1 557-1563.

* Gérard de Groesbeck, 1563-1580.

* Ernest de Bavière, 1 581-1612 (Freisinguc, Hildesheim, Cologne, Munster).

* Ferdinand de Bavière, 1 6 1 2- 1 6 50 (.Munster, Hildesheim, Cologne, Paderborn). *Maximilien-Henri de Bavière, 1650-1688 (Cologne, Hildesheim).

•Siège vacant, 1688.

* Jean-Louis d'Elderen, 1688-1694.

•Siège vacant, 1694.

•Joseph-Clément de Bavière, 169^-1723 (Ratisbonne, Cologne, Hildesheim). •Siège vacant, 1 724.

•Georges-Louis de Berghes, 1724-1743.

•Siège vacant, 1744.

•Jean-Théodore de Bavière, 1744- 1763 (Ratisbonne, Freisingue). •Siège vacant, 1763.

Charles d*Oultremont, 1 763- 1 77 1 .

* Siège vacant, 1 77 1 .

François-Charles de Vellbrùck, 1772-1784.

•Siège vacant, 1784.

I. J. de Chestret de Haneffe, Numismatique de la principauté de Liège et de ses dépendances (Bouillon, Loo^), depuis leurs annexions, Bruxelles, 1890, in-4.

Constantin-François de Hoensbroeck, 1784- 1792. •Siège vacant, 1792.

La transition du moyen âge à Tépoque moderne eut lieu, à Liège, sous Corneille de Berghes, dont les pièces les plus récentes portent des légendes écrites, non plus en lettres gothiques, mais en lettres romaines. L'apparition des thalers ou dalers ne se produisit toutefois que sous Georges d'Autriche et leur plus ancien millésime est de 1545; ces monnaies, de fort belle allure, portent l'image de saint Georges soit chevauchant au-dessus du dragon terrassé, soit campé droit, au milieu du champ, vêtu en chevalier antique, hts florins d'or du même évêque reproduisent la figure de son patron debout derrière l'écu d'Autriche et perçant le dragon de sa lance. Le type des autres monnaies d'argent est purement héraldique. En 1552, Georges d'Autriche émit les premières espèces conformes aux lois de l'empire: les armes épiscopales et l'aigle à deux têtes occupent les deux faces de ces nouvelles espèces dont la fabrication fut continuée par Robert de Berghes et ses successeurs.

Ernest de Bavière mit son effigie sur quelques-unes de ses pièces, et, parfois, sa devise AVDIATVR ALTERA PARS. Les pièces de cuivre de XVI et de XII SOVS portent le perron, symbole des libertés liégeoises. Sous Ferdinand, quelques monnaies de cuivre ont ce même perron accosté des lettres FB, initiales de Ferdinandus et de Bavariae;\t buste du prince continue à occuper l'avers de la plupart des monnaies non conformes aux règlements impériaux, mais après lui aucune pièce n'est plus contresignée par le chef de l'empire.

Toutes les ^ihcts^ florins d'or, dalers et escalins d'argent, liards de cuivre, frappés pendant les vacances du siège par ordre du chapitre, MONETA NOVA CAP'LILEODSEDEVACANTE, ou DEC^nw^ ET Qk?itulum LEOD • SEDE VACANTE, portent le buste mitre de saint Lambert.

Les deux ateliers monétaires principaux de l'évêché de Liège étaient placés à Liège et à Hasselt, capitale de l'ancien comté de Looz; les différents de ces ateliers paraissent être un perron minuscule et une branche de coudrier. D'autres forges furent en activité à Saint-Pierre-lez-Maestricht (1541-42, 1615), à Visé (1614-19, 1640), à Dinant (1640) et à Maeseyck (1 582 .... 1646, différent : un gland).

n). — Archevêché de Cambrai '',

L'évêché de Cambrai, episcopatus cameracensis, fut érigé en archevêché

I. P. -Ch. Robert, Numismatique de Cambrai, Metz, 1861, in-4.

en 1 5)9. Son territoire comprenait la ville de Cambrai, élevée en ijeo au rangdeduché, et le comté deCambrésis dont la localité principale était le Cateau. Complètement détaché des autres Étais compris dans le cercle de Westphalie, l'évéché était resserré entre le Hainaut, l'Artois et la province française de Picardie. Les armes du comté étaient : d'or aux trois lions d'azur ; celles du duché: d'or à l'aigle éployée de sable, cerclée, becquée, languée et membrée de gueules, chargée en cœur de l'écusson du comté.

Le monnayage cambrésien, arrêté à la fin du xv siècle, reprit son activité sous Maximiliende Berghes {1556-1570), dont les monnaies se divisent en deux groupes chronologiques suivant qu'elles lui attribuent le titre d'évêque ou celui d'archevêque. A un autre point de vue, nous avons à distinguer les monnaies autonomes de celles qui sontconformes aux lois de l'empire. Les pièces autonomes de/'eVejKeMaximilien sont en argent, des tkalers, demi-thalers , quarts de thalers, pièces de cinq patards, de cinq gros ou de deux patards et demi, d'unpatard; en billon, des liards et des gigots ; en cuivre, des mittes. Le type de ces diven

est emprunté soit à l'héraldique, soit à l'iconographie de saint Maximilien (fig. 212); les monnaies divisionnaires ontgénéralement au revers une croix diversement ornée et la devise NEC CITO NEC TEMERE. La série autonome et archiépiscopale débute par un écu d'or visiblement inspiré par ceux de France ; la légende est, du côté de la croix, |N HOC SOLO GLORIA. Sur le thaler et le demi-thaler, saint Maximiiien prend une attitude nouvelle et tient une croix et un livre. Les émissions conformes aux lois de l'empire comprennent desjlorins d'or, des thalers ei leurs fractions ; elles s'étendent aux règnes de Ferdinand I et de Maximiiien.

Louis de Berlaimont (i 570-1(96), élu à la mort de Maximiiien de Berghes par l'influence du duc d'Albe, gouverneur des Pays-Bas espagnols, fut très limité dans la fabrication de ses pièces autonomes. Elles

consistent en deniers, doubles et sextuples deniers de cuivre pur, présentant constamment d'un côté l'écu de famille de l'archevêque, de l'autre, soit une croix, soit l'écu du comté de Cambrésis. Les monnaies frappées selon les règlements impériaux portent les noms de Maximilien II et de Rodolphe II; notre figure 215 représenteIerfeM(-M(i/er,comme spécimen de cette série.

En 1(79, le baron d'inchy, gouverneur de la citadelle de Cambrai, trahit l'Espagne et remit la ville au duc d'Alençon.

L'évèque Louis s'enfuit à Mons. Bientôt une armée espagnole investit Cambrai, mais elle dut se retirer avant d'avoir pris la ville. Pendant

le siège, le baron d'inchy f'e- "i

frappa des obsidionales carrées en argent et en cuivre. Les premières portent l'écu de France couronné, avec la légende FRANCISCO PROTECTORE. Les pièces de cuivre ont les armes de la ville et le mot CAMBRAY. Après la mort de François d'Alençon, Cambrai fut donné par Henri III à Catherine de Médicis, qui en laissa le gouvernement à Jean de Montluc de Balagny. Après la mort de la reine-mère, celui-ci se rendit en quelque sorte indépendant et sut se faire reconnaître comme prince héréditaire par Henri IV. Dès 1588, Balagny frappa à Cambrai des pièces de cuivre sur lesquelles on lit invariablement la légende DENIERS MONNOIE DE CAMBRAI. En 159}, Cambrai fut reconquis par les Espagnols après un siège de deux mois pendant lequel de nouvelles monnaies obsidionales furent émises. Elles sont en cuivre jaune ou rouge, de forme carrée avec angles coupés et portent les armes de France entourées de: HENRICO PROTECTORE'.

o). — Abbaye de Corvti >.

Les possessions de l'abbaye de Corvei, situées entre le comté de Lippe, l'évèchédePaderborn, les principautés de Wolfenbuttel etdeCalenberg, avaient une étendue d'environ cinq lieues carrées. En 1785, Corvei fut érigée en évéché ; elle fut médiatisée en j 80). Le patron était saint Vit, les armes : coupé d'or et de gueules. Voici la liste des abbés pendant les temps modernes :

1. L. DiDcoisne, Nouveaux âocumtnis sur les monnaies obsidionales de Cambrai, dans l'Annuaire dcïa Soc. franc, de numism., t. VI, |8S2, p. 248.

2. J. Wcingàrtner, Die Goid- viid Siiber-Mûn^ri der AbleiConii. Maaster, 188}, iii-8.

* François Ketteler, 1504-1547.

•Gaspard I de Hoersel, 1547-1555.

*Reinhard II de Bocholz, 1 555-1 585.

•Théodore de Béringhausen, 1 585-1616.

*HenriV d'Aschenbrok, 1616-1621.

* Jean-Christophe de Brambach, admi-

nistrateur, 1621-24, abbé, 1624-38.

♦Arnould IV de Waldois, 1638-1661.

Christophe-Bernard de Galen, 1661-78.

•Christophe de Bellinghausen, 1678-96.

•Florentin von der Velde, 1696-1714.

•Maximilien de Horrich, 1714-1721.

•Charles de Plittersdorf, 1 722-1 737.

•Gasparll de Boesclager, 1737-1758.

•Philippe de Spiegel de Diesenberge,

•Théodore de Brabeck, 1776- 1794.

Ferdinand de Lunick, 1794-1802.

Après un siècle et demi d'interruption, le monnayage fut repris par François Ketteler, qui ouvrit en 1 541 un atelier à Hœxter en communauté avec cette ville. Le nom de Tabbé ne figure que sur les thalers. Les monnaies divisionnaires, mariengroschen et kôrtlinge, portent seulement MONETANOVA\CIVITA]HOXER. Les types se composent des armes, de l'effigie de saint Vit ou de la Vierge, celle-ci entourée de la légende GAVDE DEI GENITRIX MARIA. Le monnayage continua dans ces conditions sous Gaspard I, et jusqu'en 1 566, sous Reinhard H.

Vers 1607, Théodore de Béringhausen recommença les émissions, mais ses pièces ne portèrent plus la marque d'une participation de la ville de Hœxter. Il en fut de même de celles de ses successeurs. Pendant l'administration de Jean Christophe, avant son élévation à la dignité abbatiale, les monnaies sont anonymes et portent simplement MONETA NOVA ABB- CORB. Arnould IV frappa en 1642 le premier rfwca/ d'or de Corvei. Le type habituel des monnaies abbatiales se compose des armes ou de l'effigie de saint Vit. Christophe de Bellinghausen mit son buste sur ses gulden d'argent et inscrivit une des devises CANDORE ET AMORE ou IN DOMINE CONFIDOsur la plupart de ses pièces. Quelques monnaies de Philippe de Spiegel ont également sa devise: lUSTITIA ET PRUDENTIA. Le dernier abbé qui fit usage de ses droits monétaires, Théodore de Brabeck, se borna à émettre en 1787 des menues espèces de cuivre.

p). — Abbaye de WerdenK

L'abbaye de Werden, abbatia werdenensis, de Tordre de saint Benoît, avait saint Ludger pour patron. Ses armes, assez indécises, sont généralement d'azur à la croix d'argent, à l'écusson de gueules chargé de deux crosses d'or en sautoir brochant sur le tout; parfois Técusson est omis et les crosses brochent sur la croix. Les abbés de Werden, qui

I. H. Grote, Die Mûn^en der Ahtei Werden, dans les Mùnistudien, t. III, p. 427 et suiv.

gouvernaient également Tabbaye de Helmstedt en Saxe, s'intitulaient : soïi Reverendus Dominus..,. abbas werdinensis et helmstadiensis, soit Dei gratta abbas, etc. Leur monnayage reprit à la fin du xvi« siècle et s'étendit aux règnes suivants :

•Henri III Duden, 1 573-1601. Célestin de Geismar, 1707-1719.

•Conrad II Kloet, 1601 -1614. * Théodore Thier, 1719- 1728. •Hugues Prentâus, 16 14- 1646. Simon de Bischoping, 1728.

•Henri IV Dùcker, 1646- 1667. •Benoit de Geismar, 1728- 175 7.

•Adolphe IV de Borken, 1667- 1670. * Anselme Sonius, 17 57- 1774. •Ferdinand d'Erwitte, 1670-1705.

Le type des monnaies de l'abbaye de Werden se compose de ses armes écartelées, des armes personnelles des abbés, du buste de profil de Tabbé et de l'image du patron ou de Taigle d'empire. Henri IV, le seul qui frappa des ducats d'or, mit sa devise : DVRI PATIENTIA VICTRIX sur quelques-uns de ses thalers,

q). — Abbaye d'Essen '.

Le petit territoire de l'abbaye de kmmes d'Essen, abbatia essendiensis, s'étendait au nord de celui de Werden, entre les pays de la Mark, de Berg et de Clèves. Après une interruption de près de deux siècles, le monnayage d'Essen reprit dans la seconde moitié du xvii« :

•Anne Salomé I de Salm, 1646-1688. Bernardine d'Ostfrise, 1691- 1726.

• Anne Salomé II de Manderscheid, 1688, * Françoise-Christine de Sulzbach, 1726- 1691. 1776.

Les pièces d'Anne-Salomé I comprennent des thalers et des espèces divisionnaires frappées, soit suivant un système local, soit suivant le système de Cologne. Le type des monnaies se compose du buste de l'abbesse ou de l'empereur Léopold, des armes, de l'image de la Vierge. Un thaler de 1680, au buste impérial, porte au revers une vue de la ville d'Essen, surmontée de deux guerriers combattant et des effigies des saints Cosme et Damien dans les nuages ; la légende circulaire forme un chronogramme: qVos: s: engeLbertVs: tVetVr: Vos: ss : cosMa : ET : Da : foVete.

Les seules pièces frappées par Anne-Salomé II sont un sixième de thaler à l'image de la Vierge et un /ettmanchen, l'un et l'autre au millésime de 1691. Pour Françoise-Christine, nous n'avons à rappeler qu'un ducat d'or de 17 $4 où figure également la Vierge, dans une gloire, avec cette légende affirmant l'Immaculée Conception : MACVLA NON EST IN TE.

I. H. Grote, Die Mûttt^en der Abtei Essen, dans les Mûnistudien, t. III, p. 460,

r). — AiAayt de Tlxira'.

L'abbaye de dames nobles de Thorn éuit située au nord de l'évèché de Liège. Elle était placée sous le vocable de la Vierge. Le monnayage abbatial, arrêté pendant de longs siècles, recommença sous Margueritede Bréderode {iî3i"'i77)! dont les espèces sont nombreuses; en or, elle frappa des ducats au buste impérial ou à la Vierge, et de curieuses imitations des angelots d'Angleterre ; en argent, des thalers et demi-thalers conformes aux prescriptions impériales, des thalers d'un type local représentant à l'avers le buste de la Vierge, au revers celui de saint Michel, tenant chacun un écusson, diverses pièces divisionnaires qui reproduisent des types étrangers.

Après Marguerite de Bréderode, l'atelier de Thora entra de nouveau en chômage, mais Anne de la Mark (]6o4-i63i) frappa quelques doubles thalers, plusieurs espèces de billon et un très grand nombre de monnaies de cuivre. Notre figure 214 représente les armes de cette abbesse telles qif elles se trouvent Fig. 114 sur son double thaler de [614.

s). — AlAaye il vilkde Her/ord'.

L'abbaye de femmes de Herford, dans la ville de ce nom, ne possédait pas de territoire particulier; elle n'admettait dans son sein que des dames ayant au moins le titre de comtesse. Les armes de l'abbaye et de la ville étaient d'argent à la fasce de gueules.

Le monnayage, arrêté à la fin du xiv*^ siècle, reprit sous Anne II de Limbourg (IÎ20-IÎ65), en communauté avec la ville, etcompritdes thalers, demi-thalers , tiers de thalers, mariengroschen, pièces de 4 pfennigs, dreier, et pfennigs. La pièce datée la plus ancienne est de 1(45. Le type secompose généralement d'un écu écartelé de Limbourg et de Herford; les légendes sont MONEDOMINET CIVITA-HER- VORDIE et, au revers des plus grandes pièces, VICIT LEO DE TRIBV IVDA. La fabrication continua sous l'abbesseMarguerite de Lippe

1. P. O. van der Chys, De munten der Uetun van de voormaligt btrlogiommen Braband m Limburg. Haarlem, 1862, in-4, p. 184 elsuiv. — J. Wollers, Kolict historique iur l'ancien cliapitre impérial di dianainessrs à Tlxirn. Gand, ]8îO, in-8. — V'* B. de Jonglie, Description de fiirlquts monnaies inédites d'Anne de la Mark, abbesse di Tlxra, dans U Rei'. belge de numiim., 1891 , p. ï88 et suiv.

2. H. Grote, Die Munten von Herford, dans les Mûn^sludien, t. VIII, 1877, p. 391.

(i 565-1 578), mais paraît s'être borné à un demi-thaler de 1565 et à un mariengroschen non daté; Tavers porte un écu écartelé de Lippe, Herford et Schwalenberg, entouré de MONE-NO-ABBATISET-CIV-

HERV.

En 1636, la ville de Herford fit frapper des monnaies de cuivre à ses armes et, en 1 637, elle se fit octroyer par l'empereur le droit de monnayage pour son compte sans l'intervention de l'abbesse. Les émissions municipales comprirent, en 1638, 1640 et 1646, des monnaies d'argent, en 1641 des ducats d'or, en 1670 des pièces de cuivre. Ces dernières portent au revers le sceptre de l'électeur de Brandebourg, qui depuis 1647 avait pris possession de Herford, après l'extinction de la maison de Juliers.

u). — Abbayes de Stavelot et de Mdlmedy » .

Ces deux abbayes, situées à l'est du pays de Liège, étaient gouvernées par un seul abbé. Leur territoire comprenait le comté de Logne. Stavelot fait aujourd'hui partie de la Belgique et Malmédy appartient à la Prusse, bien que la localité soit wallonne par le langage et les mœurs. Les armes de Stavelot étaient : d* argent au loup contourné au naturel, bâté, portant deux paniers de pierres, tenant une crosse posée en bande, et passant sur un tertre de sinople devant un arbre du même ; celles de Malmédy: d'or au dragon croupant de sinople; enfin, celles du comté de Logne : d'azur à la tête de Méduse au naturel.

En 1567, TabbéChristophe deManderscheidt (1549-1576) ouvrit un atelier à Horion en Hesbaye, mais dès cette année, cédant aux réclamations des Liégeois, il le transporta à Poulseur, au comté de Logne, où la fabrication durait encore en 1571. Ses émissions comprirent des florins d'or, des thalers et diverses fractions. Toutes ces monnaies sont conformes à la loi de l'empire. Au revers de quelques pièces figure la

devise: ADIVVA ME DEYS.

Après Christophe, le monnayage prit fin. En 1585 et 1 586, Ernest de Bavière (i 581-1612), évêque de Liège, que les moines avaient choisi comme administrateur, administrator stabuliensis, comes longiensis, frappa à Stavelot des pièces de cuivre de xii sols^ portant son buste et ses armes avec sa devise : AVDIATVR ALTERA PARS. Ferdinand de Bavière (161 2-1650) émit à Stavelot, dès la deuxième année de sa prélature, diverses menues espèces d'argent, de billon et de cuivre ; puis en 1645, il créa à Louveigné, dans le comté de Logne, une forge qui mit en

I. J. de Chestret, Numismatique de la principauté de Stavelot et de Malmédy, dans la Revue belge de numism,, 1892.

circulation une énorme quantité de liards. On n'a retrouvé aucune monnaie des successeurs de Ferdinand.

v). — Duché de Gueîdre ' .

Le duché de Gueldré était réuni depuis 147 j aux Pays-Bas bourguignons, lorsqu'en 1492 Charles d'Egmond se fit proclamer duc à Nimègue et reçut le serment de fidélité d'un grand nombre de seigneurs. Son règne fut marqué par sa lutte incessante contre Philippe-le-Beau et Charles-Quint et son monnayage est le reflet fidèle de cette instabilité politique. M. Roest, qui vient de consacrer à la numismatique de Charles d'Egmont une étude très bien faite, ne relève pas moins de vingt-six ordonnances monétaires émanant de ce duc. La plupart des espèces frappéeSyJlorins d'or ou pièces d'argent, se rattachent encore par leur forme et leur aspect, par leur type et l'alphabet gothique employé pour les légendes, à celles des précédents règnes ; mais l'émission de quelques testons, et, en i J38, d'une pièce du module du thaler, vient nous annoncer le monnayage moderne. Cette dernière pièce, de très noble allure, porte l'image équestre du duc galopant l'épée levée et les deux écus heaumes et lambrequinés, penchés l'un vers l'autre, de Gueldre et de Zutphen ; la légende du revers est : DISCERNE CAV^^m Ih^am Domine GEHtes HOs SAf'cinant. Sur les pièces divisionnaires, les devises les plus fréquentes sont également des appels à la justice de Dieu : IN EQVITATE TVA VIVIFICASTI ME. FIAT MISERICORDIA TVA DNE. EQVITAS IVDICIA TVA DOM, etc. Les ateliers ducaux en activité sous Charles d'Egmont étaient placés à Nimègue, à Zutphen et peut-être à Bommel.

Le 27 janvier 1538, Charles céda ses états à Guillaume le Riche, fils de Jean III duc de Clèves, de Berg et de Juliers. En 1 J43, vaincu par Charles-Quint, Guillaume dut lui abandonner la Gueldre, qui fut réunie aux Pays-Bas espagnols. On possède de lui quelques thalers et quarts de thalers^ à son buste sa; devise est IN DEO SPES MEA*.

w). — VilUs de la Gueldre ^»

Sans parler de la cité impériale de Nimègue, à laquelle nous consacrons

1. Van der Chys. De munten der voormalige graven en hertogen van Gelderland. Haarlem, 1852, in-4. — Roest, Essai de classification des monnaies du comté, puis duché de Gueldre, 4^ article, dans la Revue belge de numism., 1892, p. 394 et suiv.

2. Voir, pour la suite de Thistoire monétaire de la Gueldre, notre chapitre troisihne, p. 57 et suiv.

3. P. O. van der Chys, De munten der voornialige hetren en steden van Gelderland. Haarlem, 1853, in-8.

plus loin un paragraphe, quatre villes de la Gueldre monnayèrent pour leur compte, par suite d'une concession ou d'une tolérance du duc. Ce furent Ruremonde, Arnhem, Zutphen et Bommel:

Ruremonde, t- Cette ville, située au confluent de la Roer et de la Meuse, obtint en i çoj le renouvellement de l'autorisation qui lui avait été donnée en 1472 par le duc Arnould, de frapper de menues espèces. En I ^ 25, la permission fut étendue à toutes les monnaies d'argent et aux espèces d'or, sous la condition que les pièces à émettre fussent pourvues des armes de la ville ou d'un autre signe bien déterminé de nature à éviter toutes confusion avec les monnaies ducales. Le monnayage municipal de Ruremonde se poursuivit après la réunion de la Gueldre aux Pays-Bas espagnols. Les armes de la ville étaient : coupé, au /«^ d'azur au lion d'or lampassé de gueules, au 2^ d'argent à la fleur de lis de gueules.

Arnhem. — L'origine du monnayage municipal d'Arnhem doit être cherchée dans un octroi fait à cette ville de battre de menues espèces pour aider à l'achèvement de l'église de Saint-Eusèbe, vers le milieu du xv« siècle. L'émission de ces pièces, continua jusque sous Philippe II d'Espagne; leur type, toujours héraldique, se compose des armes de la ville, une aigle à deux têtes, ou de celles du duché de Gueldre.

Zutphen. — Cette ville avait frappé des pièces divisionnaires pendant la minorité de Charles d'Egmont. Au milieu du xvi^^ siècle, elle voulut ressaisir le droit de battre monnaie, mais la Chambre impériale de Spire s'y opposa. Le magistrat de Zutphen protesta contre cette décision auprès de la duchesse de Parme, régente des Pays-Bas espagnols (i 563); ce ne fut toutefois qu'après la révolution contre l'Espagne que le monnayage local reprit. Après une émission temporaire en 1 582, l'atelier fut restauré en 1 604.

Les monnaies de Zutphen ont généralement les armes de cette ville : coupé, au /cr d'azur au lion d'or lampassé de gueules, au 2^ d'argent à la croix ancrée de gueules. Les légendes comprennent parfois la

devise : FATA VIAM INVENIENT.

Bommel. — Cette ville frappa monnaie à la fin du x\^ siècle et pendant une partie du xvi^^. En 1 562, elle émit un leeuwendaalder d'argent, et en 1599, elle frappa des monnaies obsidionales dont nous avons parlé page 9$.

x). — Duchés de Cîèves, Juîiers et Berg et leurs dépendances.

Jean, fils de Jean II duc de Clèves et comte de la Mark, épousa Marie, héritière de Juliers, Berg et Ravensberg. Dès le début du xvi® siècle, la

maison de Clèves-La Mark se trouva ainsi en possession d'un territoire des plus étendus, comprenant les seigneuries suivantes :

1 . Le comté de la Mark, sur les rives de la Roer, au sud de Dortmund et de Munster, qui comprenait les villes d'Altena, de Hamm et de Soest. Ses armes étaient d*or à la fasce échiquetée de gueules et d^argent, à trois rangées.

2. Le duché de Clèves, situé à Test de la Gueldre et comprenant Clèves, Emmerich, Huissen, Wesel, etc. Il portait : de gueules au rais d'escarboucle d'or.

3. Le comté de Ravensberg, à Test de Tévêché de Munster, dont la capitale était Bieleveld et Tune des villes principales, Herford. Ce comté avait pour armes : d'argent à trois chevrons de gueules.

4. Le duché de Juliers, situé à lest d'Aix-la-Chapelle, avec les villes de Juliers, de Duren, etc. Ce duché portait : dor au lion contourné de sable.

5. Le duché de Berg, au sud du pays de Clèves. Sa capitale était Dusseldorf et ses localités importantes, Barmen, Elberfeld, Mulheim, etc. Les armes de Berg étaient : d*or au lion contourné de gueules, lampassé d'azur.

Voici quels furent les souverains de ces diverses contrées jusqu'à l'extinction de la maison ducale :

Clèves-La Mark. Jdliers-Berg.

•Jean II, 1481-1521. * Guillaume VIII, 1475-1511.

•Jean III le Pacifique, 15 ii-i 521-1539. •Guillaume V le Riche, 15 39-1 592.

•Jean-Guillaume le Bon, 1 592-1609.

Dans les premières années du xvi^ siècle, le numéraire des duchés de Clèves, de Juliers et de leurs dépendances, se composait encore exclusiment de florins d'or rhénans et de monnaies d'argent et de billon à flan mince. La grande monnaie d'argent fait son apparition dans les pays de Juliers et de Berg sous Jean III; un thaler de 151 3 porte, autour de l'image équestre du jeune duc, son nom et ses titres, qui méritent d'être transcrits: lOHS. SENIOR«"<s FILIV^ Ducis CU^iae DVX [^{Jaci Z lAOntium Cornes Uarcae ; au revers, l'écu aux cinq quartiers broche sur une grande croix feuillue qui coupe la légende : PRYDENTIA RERVM EXITVS METITVR; Talphabet employé est encore l'alphabet gothique.

Guillaume V eut à soutenir en 1545 contre Charles-Quint une guerre malheureuse pour la succession au duché de Gueldre. Pendant la lutte, manquant de numéraire, on émit dans le pays de Juliers des monnaies de nécessité carrées et unifacesen argent ; elles sont empreintes

d'un poinçon portant l'écu au lion accosté des chiffres 4-), indiquant le millésime. Après sa réconciliation avec l'empereur, Guillaume V eut un monnayage très actif; ses thalers, frappés en abondance, portent son buste et ses armes. La légende du revers est parfois CHRISTVS SPES VNA SALVTIS. mais plus souvent les inscriptions sont uniquement formées par une énuméraiion de titres. Il en est de même sous Jean- Gui ilau me, dont la devise était : DEVS REFVGIVM MEVM.

Nous manquons d'indications précises sur les ateliers monétaires des régions qui nous occupent; ils paraissent avoir été établis à JulJers, dans le duché de ce nom ; à Mulheîm, dans celui de Berg ; à Herford, dans le comté de Ravensberg; à Clèves, Emmerich et Huissen dans celui de Clèves; à Aliéna, Hamm et Soest, dans celui de la Mark. Plusieurs de ces ateliers, notamment ks quatre derniers, eurent un caractère municipal et bornèrent leurs émissions à des menues espèces de cuivre.

La mort de Jean-Guillaume fut une source de guerres en Allemagne. On vit jusqu'à sept compétiteurs se disputer sa succession ; les deux principaux furent son neveu Jean-Sigismond, margrave de Brandebourg, et son beau-frère Philippe-Louis, comte palatin de Neubourg. Ils convinrent de se mettre en possession de l'héritage, de soumettre leur différend à des arbitres et, en attendant, de gouverner en commun, sous le nom de princes possesseurs, les pays contestés. Cet arrangement déplut à l'empereur Rodolphe II qui, sous le prétexte d'établir un séquestre, s'empara de la ville de Julîers.

Les deux prétendants alliés eurent recours à la force et une armée néerlandaise, venue à leur aide, mit le siège devant Juliers, La ville se rendit le 1" septembre 1610, après un mois de résistance. Pendant l'investissement, le commandant impérial Jean von Rauschenberg improvisa, pour le payement de ses troupes, une monnaie obsidionale faite de morceaux de vaisselle d'argent découpés et poinçonnés de ses initiales |. V. R. (fig. îi s) '■ ces pièces ont les formes les plus irrégulières et les plus bizar* res ; tantôt c'est le manche d'une cuillère, untôt le bord ou le fond d'une assiette ou d'un plat, qui à servi à recevoir l'empreinte. r<g- ";

Les princes possesseurs (1609-1624), maîtres du pays, frappèrent en commun des pièces portant comme légende MO. AR. POSSi^^enlium PRlHcipum IVLI-CLI'ET-MONT ; mais le bon accord ne se maintint pas longtemps entre eux et la guerre reprit de plus belle. Le comte palatin de Neubourg, prince catholique, obtint le secours de l'Espagne contre

le margrave de Brandebourg, prince protestant. En 1621, Juliers fut de nouveau assiégée, cette fois par l'armée espagnole de Spinola ; réduite par la famine, elle capitula le 22 janvier 1622. De nouvelles obsidionales rappellent ce siège. Elles portent un poinçon rond au monogramme de Frédéric Pythaan, commandant de la place, accosté de 16-21 et des mots IN GVL^V- BELE&erty à Juliers assiégée. En 1624 la paix fut conclue par un partage. Jean-Sigismond obtint Clèves, la Mark et Ravensberg; Philippe-Louis reçut Berg, Juliers et Ravenstein.

Clèves, la Mark et Ravensberg. — Les souverains de la maison de Brandebourg firent frapper quelques monnaies spéciales pour leurs nouvelles possessions rhénanes. Dans l'ancien comté de la Mark, les villes de Hamm et de Soest, SVSATENSIS. continuèrent à émettre leurs espèces de cuivre locales ; elles portent les armoiries de chaque ville '. La paix de Lunéville, en 1801, annexa la partie occidentale du pays de Clèves au département français de la Roer. En 1806, la partie orientale et le comté de la Mark passèrent au duché de Berg, nouvellement créé en faveur de Joachim Murât; le comté de Ravensberg fut joint au royaume deWestphalie.

Berg et Juliers. — Le monnayage des comtes palatins de Neubourg, dans leurs duchés rhénans, qui eut lieu au xvii® siècle à Dusseldorf, présente quelques particularités intéressantes. Nous citerons, par exemple, les ausbeutemûn^en de 2/5 de thaler que Charles-Philippe (1716-1742) frappa en 1738; elles portent la légende: DEUS SERVET METALLI FODINAS MONTENSES. Sous Charles-Théodore (1742- 1799) de nouvelles monnaies furent émises, de 1748 a 1758, avec l'argent des mines du pays de Berg; elles portent l'indication de la mine de Wildberg. Le duché de Juliers entra en 1801 dans la formation du département français de la Roer et Berg fut enlevé en 1806 à la Bavière en échange d'Ansbach.

y). — Principauté de Nassau^,

Les possessions de la ligne ottonienne de la maison de Nassau étaient situées entre l'archevêché de Trêves, le comté de Sayn, le comté de Wied, le comté de Solms, le landgraviat de Hesse-Darmstadt, le comté

1 . Les armes de Hamm sont les mêmes que celles du comté de la Mark ; celles de Soest consistent en une clef posée. en pal. — Cf. Weingàrtner, Bescbreibuftg der Kiipfer-Mûttien Westfaîens, p. 158 etsuiv.

2. J. Isenbeck, Das nassauische Mûn:;wesen .II. Tlxiî (ijoa bis iSoo)y dans les Annaîen des nass. Alterihumsvereins, t. XVIII, 1883-84, p. 145 et suiv.

l'empire d'Allemagne

de Wittgenstein et le duché de Westphalie. Les comtes, puis princes de Nassau avaient pour armes : d'azur semé de billettes d'or, au lion du même, armé et lampassé de gueules, brochant sur le tout.

Au commencement du xvii« siècle, la maison de Nassau se divisa en quatre branches issues des quatre fils de Jean 1 le Vieux (i 559-1606). Il y eut dès lors à distinguer les comtes de Nassau-Siegen, ceux de Nassau- Dillenbourg, ceux de Nassau-Dietz, ceux de Nassau-Hadamar. Tous obtinrent successivement le rang princier entre les années 1650 et 1664. En 1681, les cinq princes des quatre lignes ouvrirent un atelier à Herborn pour y monnayer en commun ; on possède un thaler à leurs bustes et à leurs noms réunis : lOHAN : FRANC- HENRIC • GUIL- MAURHENR : CASIMFRANC: ALEXAND. — D- G. NASSOVI>E PRICIPCOM^Ves CATTIMELIBoc/ VlAND^e ET DEDVïe DOMï«« IN BEILST^/n.

Les diverses lignes s'éteignirent successivement, sauf celle de Dietz, de sorte qu'en 1739, Guillaume IV Friso de Nassau-Dietz-Orange réunit toutes les possessions territoriales de sa famille. Nous examinerons successivement la numismatique des quatre lignes de la maison de Nassau.

Nassau-Siegen. — Cette branche fut créée par Jean II (1606-1623), fils aîné de Jean I le Vieux. Ses possessions comprenaient la ville de Siegen et divers districts adjacents. Jean II eut deux fils qui firent souche, mais qui possédèrent en commun l'héritage paternel, léguant cet exemple à leurs descendants :

Jean III, 1623-1638.

* Jean-François, 1 638-1699.

Guillaume-Hyacinthe, 1 699- 1 743 .

h) Henri, f 1652.

* Guillaume-Maurice, f 169 1 .

Frédéric-Guillaume I, f 1722.

Frédéric-Guillaume II, f 1734.

Nassau-Dillenbourg. — Cette ligne fut formée par Georges, second fils de Jean I. Sa résidence était Dillenbourg, ville où fut créé en 1681 un atelier monétaire.

Georges 1606- 162 3. 'Henri, 1 662-1 701.

Louis-Henri, 1623-1662, prince depuis Guillaume, 1701-1724. 1652. Chrétien, 1724-1739.

Indépendamment des Ma/er^ sur lesquels le nom d'Henri figure à côté de ceux de ses cousins, il en existe de lui portant son buste seul et ses armes.

Nassau-Dietz. — La branche de Nassau-Dietz eut pour auteur Ernest Casimir, troisième fils de Jean I. En voici la chronologie;

Ernest-Casimir, 1606-X632. •Henri-Casimir II, 1664-1696.

Henri-Casimir I, 165 2-1 640. Jean-Guillaume Friso, 1696-17 11.

Guillaume-Frédéric, 1640-1664, prince Guillaume IV Friso, 1711-1751.

depuis 1652. * Guillaume V, 1751-1806.

Les comtes de Nassau-Dietz possédaient dans la seigneurie de Beilstein (voir p. 149) .un atelier monétaire qui fut transféré à Dietz en 1692.

Nassau-Hadamar. — Cette ligne, issue du quatrième fils de Jean I, n'eut que trois représentants :

Jean-Louis, 1606-1653, prince depuis Maurice-Henri, 1 653-1679. 1650. * François- Alexandre, 1679- 1 711,

Elle ne paraît pas avoir eu de monnayage particulier, mais l'un de ses membres signe avec ses cousins des autres lignes les thalers de 1681 dont nous avons parlé plus haut.

z). — Comté de SaynK

Le comté de Sayn touchait, au nord au duché de Berg, à l'est aux pays de Nassau, au sud aux comtés de Westerbourg et de Wied, à l'ouest à l'archevêché de Cologne. Voici la chronologie des comtes de Sayn qui avaient pour blason : de gueules au léopard lionne d'or la queue fourchue.

Jean IV, 1498-1529. Adolphe, 1560-1568.

Jean V, 1529-60. * Henri IV, 1 568-1606.

A la mort d'Henri IV, Louis le Vieux, comte de Wittgenstein, hérita du comté de Sayn, qui formait le domaine de la branche aînée de sa maison. Son fils aîné, Guillaume III, créa une nouvelle dynastie, désignée par les généalogistes sous le nom de ligne de Sayn-Sayn.

En 1570, Henri IV, son frère Hermann et leur oncle Sébastien se firent renouveler par l'empereur leurs privilèges monétaires, et en 1 585 Henri IV se les fit de nouveau confirmer. En sa qualité de possesseur de mines argentifères, le comte de Sayn demanda au cercle de Westphalie l'autorisation d'ouvrir un atelier ; elle lui fut refusée, mais on lui permit de faire battre monnaie à son nom dans l'atelier de Juliers; de plus, la permission fut restreinte dMxJlorins d'or et 3lux thalers. Il existe des Jlorins de 1 592 et des thalers de 1 590.

La ligne de Sayn-Sayn, issue de Guillaume III (1606-1623), paraît ne pas avoir monnayé. Elle s'éteignit avec Ernest (1623-1641) qui ne laissa que des filles. L'aînée, Ernestine, eut Hachenbourg qui passa par deux

I. H. Grote, Die Mûnien der Grafen von Sayn, dans les Mûn^studim, t. III, 1863, p. J 5 5 et suiv.

mariages successifs aux burgraves de Kirchberg ; la cadette, Jeannette, obtint Altenkirchen et épousa Jean-Georges de Saxe-Eisenach.

Sayn-Sayn-Hachenbourg. — On possède des ausbeutethaler commémoratifs de la mort de Georges-Frédéric de Kirchberg (171 5-1749).

Sayn-Sayn-Altenkirchen. — Jean-Guillaume de Saxe-Eisenach fit frapper en 1692 et Tannée suivante des gulden d'argent, quarts de gulden et pièces de 15 kreu^ers. En 1741, la seigneurie passa par héritage à Charles-Guillaume-Frédéric de Brandebourg-Ansbach (1741-17J7), qui frappa en 1750 des ausbeutethaler avec le métal de la mine de Fischbach, en 1755, des conventionsthaler et à partir de 1751 diverses monnaies divisionnaires. Le monnayage fut continué en 1758 et en 1764 par son fils Alexandre (1757-1803).

aa). — Gouvernement de Frise t.

En 1498, Maximilien d'Autriche, administrant la Hollande comme père et tuteur de son fils Philippe-le-Beau, donna la Frise à Albert, duc de Saxe et de Misnie (1498-1 500), à charge par lui de se faire accepter comme gouverneur par les Frisons. Parmi les droits que le clergé, la noblesse et les villes du Westergo reconnurent à Albert, se trouvait le droit de battre monnaie : 4c oeck te munten goldt ende silver. > L'atelier fut établi à Sneek. Dès 1498, le gouverneur y fit ouvrer diverses pièces d'argent, notamment des thalers portant d'un côté ses armes sur une croix feuillue, de l'autre un écu à l'aigle d'empire couronné et soutenu par deux lions. Ce type reparaît sur quelques monnaies divisionnaires. Les légendes sont: ALBERTVS DVX SAXON lE GVBFRISIE. et DEI

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