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RAR

1 l'icus calalpaefolia

ANGIOSPERMZÆ.

DICOTYLEDONES.

ées, chez lesquelles pour les unes, SCHIMPER

nervures rayonnees,

Le second groupe comprend les feuilles à le limbe est traversé par 3-5 nervures primaires

2 p. Sycomorus L. 3 F. Carica L. Caprificus infectifer Gasparr.

1 Ficus elastica L.

pour les autres, celle de palmatinervia. Dans

emploie l’épithète de trinervia,

econdaires se terminent en Cam-

les deux catégories, les nervures primaires et S

ptodromie et un réseau à mailles plus petites s

‘adjoint à la camptodromie vers

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le bord. Chez les feuilles dentées comme celles de F. mauritiana, chaque dent reçoit une ramification de la camptodromie. Lorsque les feuilles sont lobées, les nervures primaires se terminent en craspédodromie dans les lobes, les nervures secondaires se comportent comme on vient de le dire. Si la base de la feuille est très nettement cordiforme, comme chez F. catalpæfolia, F. nympheaefolia, la paire inférieure des nervures décrit une courbe en relation avec l’étendue du lobe, et dirigée vers le bas.

Les branches anastomotiques qui relient les nervures primaires et secondaires naissent sous des angles droits ou presque droits; leur parcours direct, curviligne ou brisé limite des espaces partagés en mailles tétragonales ou polygonales par les autres ramifications ; tantôt les anastomoses forment des champs étroits, orientés parallèlement aux nervures secondaires, et occupés par les ramifications plus grêles.

Si enfin l’on cherche pour les feuilles de Ficus un caractère général tiré de la nervation, on est forcé d’avouer que ce caractère fait défaut comme à d’autres genres des Artocarpées,

Les inflorescences et fructifications, décrites en assez grand nombre, établiraient cependant l'existence du genre aux époques géologiques, si leur conservation permettait de les considérer réellement comme des fructifications de figuiers. Mais ce n’est pas le cas, pas du moins pour tous ces fossiles. Toutefois les fructi- . fications décrites par PLancHon dans le Quaternaire de Montpellier’, par M. DE SAPORTA dans les dépôts de La Celle près Paris, par GaupiN dans les tufs de Toscane, et qui ont été en partie rencontrées associées à des feuilles, me paraissent appartenir indubitablement au F. Carica var. caprificus (fig. 2855 )?.

Le genre Ficus apparaît, suivant les auteurs, dans le Crétacé supérieur; on y à décrit à différentes reprises en Europe et dans l'Amérique du Nord des feuilles attribuées au genre Ficus. La distribution actuelle du genre rend assez vraisemblable son existence durant la période crétacée et le tertiaire inférieur ainsi que sa décroissance en Europe à l’époque tertiaire supérieure. La conservation des feuilles n’est cependant pas toujours suffisante pour que l’on puisse les déterminer avec certitude, en outre elles peuvent aussi provenir d’autres familles ou genres, comme par exemple les feuilles de Niederschôüna, décrites par M. D'ETTINGSHAUSEN, et qui ont aussi été rapportées au genre Diospyros. De plus, parmi les feuilles décrites comme espèces distinctes, on peut en faire passer plusieurs en synonymie et réduire ainsi le nombre des prétendues espèces. Bien que l’on puisse éliminer, d’après ce qui précède, bon nombre d'espèces basées sur les feuilles, on n’en trouve pas moins encore, dans les périodes crétacée et tertiaire, assez d'espèces pour en conclure qu'alors et même encore dans le quaternaire, le genre Ficus possédait une distribution plus étendue qu'aujourd'hui.

1 Étude des Tufs de Montpellier, Paris et Montpellier, 1864.

? Voir aussi SOLMS-LAUBACH, Herkunft, Verbreitung, Domestication der gewühnlichen Feigenbäume. Güttingen 1882.

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Le Crétacé du Groënland, couches d’Atane et de Patoot, a fourni à M. Hger quelques espèces, telles que Æ. atavina Heer, à laquelle on rapporte une branche fructifère (fig. 2854). Dans le Crétacé de Moletein, Moravie, on a

Fig. 285.

1 Ficus tiliaefolia Heer, feuille. D'après nature. 2 fructification 3 Æ. multinervis Heer. Tertiaire d'Œningen. 4 F. atavina Heer. Grœnland. Fructification. 5 Æ,. Carica L. Quaternaire de Montpellier. (2—5 reprod. d'après Heer et Planchon.)

décrit F. Mohliana Heer, dans l'Amérique du Nord, dans le Nébraska et le Kansas on à F. primordialis Heer, F. laurophylla Lesq., F. Bekwithii Lesq., F. distorta Lesq., espèces trouvées en dehors de l'aire géographique actuelle du genre.

Dans le tertiaire, depuis l’éocène jusqu’au miocène supérieur, on a décrit de nombreuses espèces, dont quelques-unes ont une vaste distribution, d’autres n'étant connues que dans un seul gisement. Parmi les espèces à nervation pennée, on peut citer: ư' lancaefolia, F. Yinx Unger, F. arcinervis Heer; parmi celles à nervation palmée on a: F. tiliæfolia A. Br. (fig. 28512), F. venusta Sap. Les Ficus se rencontrent aussi dans les terrains tertiaires de l'Amérique du Nord, certaines espèces sont communes à l'Europe, comme FÆ. Yinx Unger, F. lanceolata Heer, F. multinervis Heer (fig. 285%), F. tiiæfolia A. Br. (Chalkbluffs, Californie), d’autres sont propres à l'Amérique du Nord, par exemple F. Ungeri Lesq., F. arenacea Lesq., F. occidentalis Lesq., F. Haydeni Lesq. F. artocarpoïides Lesq., toutefois cette dernière ressemble plus aux feuilles d’autres Artocarpées qu'à celles de Füicus.

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Le tertiaire des régions dans lesquelles le genre Fîcus est encore bien représenté a fourni des feuilles fossiles, rares, il est vrai, attribuées à ce genre. On à par exemple, le Phyllites (Ficus) pengaroensis de Bornéo, décrit par GEYLER; c’est une feuille incomplète, qui peut appartenir aux Artocarpées, mais sur laquelle toutefois, comme l’a bien fait voir M. D'ETTINGSHAUSEN, il ne faut pas plus se baser que sur l’Artocarpidium Verbekianum Geyler. A Sumatra, M. H£er a décrit plusieurs espèces de Ficus, F. tremula Heer, F. Verbekiana Heer, F. Horneri Heer, F. trilobata Heer. GüPPERT a aussi décrit à Java un Ficus, F. flexzuosa Gôüpp. et M. d’Ettingshausen à signalé dans les terrains tertiaires de l'Australie des feuilles qu'il a appelées Ficonium Solandri et Artocarpidium Stuarti et qui peuvent appartenir aux Artocarpées.

Le groupe des Urticacées à fourni à M. n’ETTINGSHAUSEN une feuille dans le miocène moyen de Leoben en Styrie, qu'il a décrite sous le nom d’Urtica styriaca *. Cette feuille rappelle en effet d’une façon générale celles des Urtica et sa nervation répond à celle des orties, mais on peut se demander si les points signalés par M. D'ETTINGSHAUSEN sont bien les places des poils urticants. D’autres feuilles présentent aussi cette nervation, celles des peupliers par exemple dont le bord denté répond beaucoup mieux que celui des feuilles d’orties à la dentition de la feuille figurée par M. »'ETrTINGSHAUSEN. L’existence du genre Urtica pendant l’époque miocène n'est pas en tout cas démontrée par cette feuille de Leoben.

La nervation des Urticacées est presque toujours palmée et, dès la base de la feuille, on voit pénétrer dans le limbe trois à sept faisceaux qui ensuite convergent vers la pointe de la feuille, plus ou moins brusquement, suivant la largeur du limbe. Si le pétiole est inséré sur la face inférieure de la feuille (par exemple chez Laportea gigas Wedd.), on voit rayonner de l'insertion dans toutes les directions des nervures d’autant plus égales entre elles que le petiole s’insère plus près du milieu du limbe. Si le limbe est très large à la base, les nervures ont un parcours très arqué (Parietaria rotundifolia Kze.). La nervation est rarement pennée, les nervures sont terminées dans les dents suivant le mode craspédodrome, chez Dellionia Gaudich. et chez quelques espèces des genres Parieturia et Forskohlea, par exemple.

Dans la nervation palmée comme dans la nervation pennée, les nervures primaires et secondaires sont reliées par des nervures anastomotiques transversales droites ou courbes naissant à angle droit. Les espaces limités par ces anastomoses sont partagés par des nervures d'ordre plus élevé, et très saillantes, en petites mailles polygonales ou tétragonales. Ces caractères sont très marqués dans plusieurs genres, en particulier dans le genre Boehmeria.

Tout récemment M. le Dr. ConwenrTz ? a ajouté aux Urticacées fossiles une seconde forme voisine des Forskohlea; c'est une fleur mâle de l’ambre du Samland, désignée sous le nom de Forskohleanthemum nudum (fig. 28856). Chez la plupart des espèces herbacées de Forskohlea, les fleurs mâles et les fleurs

! ETTINGHAUSEN, Beitr. zur Tertiärflora von Steiermark. Wien, 1869. ? ConNwEnTz, Bernsteinfl. Bd. II. Danzig 1886.

472 ® ANGIOSPERMÆ. DICOTYLEDONES.

femelles sont réunies en capitules entourés d’une enveloppe commune: le périgone est dans tous les cas gamophylle en forme de tube ouvert. Les fleurs mâles n’ont qu'une étamine, les fleurs femelles ont un ovaire uniloculaire qui se développe en un akène à la maturité. Les fleurs étudiées par M. le Dr. CoNwENTz se rapprochent beaucoup de celles des espèces vivantes, et fournissent un meilleur appui que le fossile décrit par M. D'ETTINGSHAUSEN, en faveur de l’existence des Urticinæ à l'époque tertiaire, et à des latitudes plus élevées que celles qui correspondent à sa limite septentrionale actuelle.

Le genre Forskohlea est répandu depuis Madagascar et le Cap, dans Ja direction du nord et du nord-ouest jusqu'à l’ouest de l'Afrique, les Canaries, le sud de l'Espagne, et vers l’est jusque dans les Indes orientales et en Australie. Sa présence actuelle dans l'Europe méridionale dérive probablement de sa distribution à l’époque tertiaire, durant laquelle on trouvait le genre Forskohlea dans le Samland. De même son existence actuelle dans les Indes orientales et en Australie dépend d’une extension plus vaste dans ces régions à l’époque tertiaire.

Un certain nombre d’autres feuilles peuvent encore être rangées parmi les Urticacées ou à leur voisinage, sans que cependant on puisse les ;exclure absolument d’autres groupes. Telles sont les formes rapportées aux genres Credneria Zenker et Eftingshausenia Stiehler, qui ont été créés pour des feuilles assez grandes, pétiolées, dentées: Les premières ! sont des feuilles arrondies ou subovales, à base cordée, émarginées (fig. 286); celles du genre ÆEttingshausenia sont rétrécies à leur base, cunéiformes ou rhomboïdales marginées. Ces deux formes ont pour gisement le Crétacé supérieur de Bohême, de Moravie, de Saxe, du Harz et du Groënland. Nervures palmées ou pennées, craspédodromes. Branches anastomotiques émises à angle droit, limitant des champs quadrigonaux. On a également rapproché ces fossiles des Salicacées, Morées, Hamamélidées, Sterculiacées, Ampélidées.

La position systématique des feuilles décrites par M. Hger? sous le nom de Macclintockia, est tout aussi douteuse, les autres parties de la plante étant encore inconnues. Ces fossiles sont répandus depuis le Crétacé supérieur du Groënland (M. cretacea Heer) jusque dans l’éocène inférieur de Gélinden (M. heersiensis Sap.*), et dans le miocène du Groënland, M. Lyalli Heer, M. trinervis Heer (fig. 28712) et d’autres. Les feuilles ont un court pétiole, elles sont rétrécies à la base, dentées au sommet, parfois entières; les nervures primaires au nombre de 3, 5, 7 sont parallèles et légèrement courbes ; les nervures secondaires issues des nervures latérales primaires sont camptodromes, les autres forment des anastomoses limitant des espaces occupés par un réseau à mailles polygonales étroites.

En l’absence à l’état fossile d'autres organes de la plante, il est difficile de préciser les affinités des feuilles du Crétacé du Kansas et du Nébraska décrites

! SCHIMPER, Traité, t. IIL, p. 58.

? Flor. fossil. cret. Bd. I. IL IV. VII.

ÿ SAPORTA ET MARION, Rév. de la f. foss. heersienne de Gelinden p. 55 pl. 9 fig. 1

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par Lesquereux ? sous le nom de Protophyllum (fig. 2881). Voisines sous divers rapports des genres Credneria et Pterospermites, elles se rapprochent davantage encore du genre vivant ZLaportea, notamment du ZLaportea gigas par la forme

Fig. 286.

Credneria. Blankenbourg dans le Hurz. Cénomanien. D'après nature.

des feuilles et par certains caractères de la nervation. Leur classement parmi les Urticinées serait aussi justifié que dans les cas précédents. Le genre Pro/ophyllum n’est encore connu que dans le Crétacé supérieur de l'Amérique du Nord, on peut le considérer comme le représentant des Credneria, qui sont limités à l'Europe. Les feuilles sont grandes, à peu près scutiformes, coriaces, à bord entier ou ondulé, arrondies au sommet, émoussées. Les nervures inférieures sont palmées, les nervures supérieures sont pennées, leurs ramifications secondaires

! Cretac. Flora, . 100.

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alternes mais rapprochées, ou opposées; nervures tertiaires sortant sous un angle aigu; branches anastomotiques horizontales ou courbes, dont les mailles sont subdivisées par les nervures plus petites en éléments quadrilatéraux. Les ner- | vures secondaires et les dernières nervures tertiaires des feuilles ondulées dentées se terminent dans les dents (craspédodromie). Chez le Laportea gigas, les nervures sont camptodromes et les dents reçoivent leurs faisceaux de la camptodromie.

Le classement des feuilles de l’éocène inférieur de Sézanne, décrites par M. DE SAPORTA ! sous le nom de Protoficus n’est pas mieux établi que celui des feuilles précédentes. L'une des quatre espèces, le P. crenulata Sap., aussi attribuée au genre F1cus ou à Rhamnus, montre une nervation palmée, comme on en voit beaucoup chez les Urticacées, et un bord foliaire découpé. Les autres espèces distinguées par M. pe S4- PORTA ont une nervation pennée, l’une d'elles, le P. sezannensis, montre des nervures secondaires écourtées, se terminant par des branches anastomotiques. Les feuilles sont en général grandes, coriaces, larges, oblongues, à bord entier, rarement découpé. Les nervures pennées ou palmées

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