SES
LE a ITA it
tiennent aux genres actuels. Si je ne me range pas à son avis c’est que la conservation défectueuse du bois et l'absence de preuve ne peuvent nous donner les affinités des fossiles, de plus on peut toujours objecter à ces déterminations que deux bois actuels appartenant à des genres différents peuvent différer ou se ressembler par la structure, et il peut en être de même chez les fossiles. Je méntionne parmi les Conifères Pinus Webbiana, P. longifolia, P. Pindrow. L'établissement du genre Physematopitys de GŒPPERT se trouve justifié de cette façon, mais si l’on part de cette opinion que ce bois appartient au Gingko adiantoïdes très répandu à l’époque tertiaire, on peut le désigner sous le nom de Gingko. J'ai néanmoins éliminé le genre de GŒPPERT, car l'étude que Kraus à faite des exemplaires originaux a prouvé qu'on ne pouvait le conserver.
Il existe entre Kraus et Gœppertr des différences plus considérables encore à propos de l'interprétation des bois du genre Pinus pris dans son sens le plus large. GæœpperT les désigne sous le nom de Pinites et les divise en deux groupes. Il est en tout cas plus opportun de grouper ces bois sous les deux désignations de Cedroxylon et de Pityoxylon pour bien accentuer les différences importantes que ces fossiles présentent entre eux. Je considère comme indifférent de désigner par le terme Cupressoxylon ou Cupressinoxylon le groupe des bois dont la sructure rappelle celle des Cyprès, cependant la dernière désignation a l’avantage de la priorité. ScHimPER commet une erreur’ dans son aperçu des bois de
1 SCHIMPER, Traité de Paléontologie végétale t. 2 p. 364 en haut.
ea [l ) l ok ON IEC \ ©
Fig. 409.
Pinus Abiés Du Roi. Section radiale dun bois de la tige (Type des Cedroxylon). D'après nature.
Conifères à propos de Cedroxylon. Il cite en effet comme subdivisions de ce groupe : Abies, Picea, Larix et Cedrus. Larix et Picea appartiennent au groupe Pityoxylon, au contraire Tsuga qui rentre dans le groupe Cedroxylon n’est pas cité.
Pour la caractéristique des principaux groupes des bois fossiles des Conifères, j'ai pu donner la préférence à la position des aréoles des faces radiales, puisque ce sont des caractères que l’on peut constater très-facilement, les autres particularités distinguent les sous-groupes. Je modifie aussi un peu l'ordre des groupes, commençant par les bois à aréoles elliptiques pour finir par le groupe des
bois qui ont des épaississe-
el || = ments en hélice en outre des Ù ponctuations.
à Q) I. Ponctuations contiguës a = sur les faces radiales des PA 6 À DEL trachéïdes; lorsque les aréo- 1e e où les sont unisériées, elles sont ie © © a déformées sur les bords su- [FA Ô périeur et inférieur, lorsqu'il | I Fe a y en à plusieurs séries, elles
il @] sont hexagonales. I re tés 1. Araucarioxzylon Kraus.
ss A Aréoles petites, contiguës, [ Mile ) aplaties vers le haut et vers ] ° 10 1e le’ bas lorqu’elles sont uni- Q sériées; alternes; disposées Il il x en spirale et hexagonales | © | 2 Ra lorsqu'il y a plusieurs séries.
® f Cellules du parenchyme des
Fig. 410.
rayons semblables, souvent unisériées, rarement biséri-
ées à parois minces, présentant de une à dix ponctuations sur chaque portion de surface aboutissant à une trachéide. Anneaux annuels moyennement épais, peu distincts ou nettement marqués. Types: Araucaria, Dammara (fig. 404, 405).
Pinus Abies Du Roi. Section tangentielle du bois de la tige. Type des Cedroxylon. (D'après nature.)
II. Aréoles unisériées; opposées lorsqu'il y en à deux rangs. A. Parenchyme résinifère peu abondant.