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Fig. 408.
Araucarioxzylon Ungeri Schenk (Aporoxzylon primigenium Unger, Kraus. Araucarites Ungeri Gœppert. Araucarites Richteri Gœppert.) Du Culm inférieur de Saalfeld en Thuringe. A section transversale, C, E sections radiales, B, D sections tangentielles. (D’après nature.)
sous le nom d’Araucarioxylon Ungeri (fig. 408). Caspary a distingué le genre Aracauriopsis en plus du genre Araucarites; VA. macractis Casp. du Diluvium, d’'Heiligenbeil et de Julchen dans la Prusse orientale est figuré par Triebel!. Ce genre se distingue du genre Araucaria par des cellules résinifères, mais cette distinction n’est pas justifiée puisque cette forme de tissu se rencontre aussi chez les Araucaria. Ce fossile est un Araucarioxylon. Une seconde espèce, A. borussicus provient aussi du Diluvium. Spéropitys est un genre que. GæpPerr? a distingué à cause de la présence d’éfaississements en spirale et de ponctuations existant simultanément dans les cellules des rayons médullaires. Kraus fait remarquer dans sa Révision des bois fossiles des Taxinées que ces productions n'existent pas dans les fossiles originaux de l’ancienne collection de GœpperT, il résulte d’ailleurs des données de cet auteur qu'il ne s’agit pas
1 Einige fossile Hôlzer aus Preussen, Taf. 14 Fig. 16-20, Taf. 15 Fig. 1-5. 2 F'oss. Coniferen, Tab. 51 Fig. 46. |
d'épaississements en spirale, mais d’une striation, GæPPERT a employé l'expression ,Striæ*. Ce bois fossile provient des Lignites de Laasen, Wartenberg et Tarnowitz, GæpPPErT l’a appelé Spiropitys Zobeliana, KraAus le considère comme un Cupressinoxylon et l'on devra se ranger à cette opinion. La présence d’épaississements en hélice dans les cellules des rayons médullaires est absolument inconnue dans les bois des Conifères actuelles.
GœpPERT a désigné sous le nom de Physematopitys' un bois rappelant assez celui du Gingko L. (Salisburia). Cet auteur a ajouté? à l'espèce primitive, P,. salisburioiïdes, une seconde espèce de l’Ambre, P. succinea, dont on ne connaît cependant qu’une section tangentielle. Kraus qui a étudié l’exemplaire original, considère la première espèce comme le bois d’une racine de Cupressinoxylon. Ce bois renferme un abondant parenchyme à résine (Parenchyme ligneux pour Kraus) et des stries en anneaux qui sont presque des épaississements (,fast faserartige Ringelung“), ce caractère suffit pour rapprocher ce fossile des Cupressinoxylon, car cette apparence résulte assez souvent des conditions de conservation des ‘bois des Lignites.
Le genre Tylodendron Weïss correspond à des fragments de tiges de Conifères que Weiss a décrits d’abord dans la Flore du houiller supérieur, DiPPEz en étudia la structure qu’il trouva conforme à celle des Cycadées. Tout récemment ces fossiles ont été étudiés par M. Poronté®. Ce que l’on considérait antérieurement pour une tige couverte de cicatrices foliaires est une moëlle présentant l'indication des faisceaux du bois primaire, et plus épaisse au point d'insertion des rameaux verticillés, ce fossile rappelle les parties correspondantes des Arau-. caria, par exemple de l'A. émbricata. La structure des parois des trachéïdes présente également le type Araucariæ, des aréoles à orifice elliptique, disposées en spirale sur un à trois rangs, les cellules du parenchyme ligneux présentent deux ou trois ponctuations simples en face de chaque trachéïde. On ne peut dire à quelle Conifère du Houiller ces restes appartiennent, on pense naturellement aux Walchia qui se rapprochent par l’habitus et sous d’autres rapports des espèces actuelles d’Araucaria; maïs on n’a aucune preuve en faveur de cette hypothèse, bien que dans le bassin de la Saar comme dans la Corrèze ces fossiles coëxistent dans les mêmes couches. MM. Zeizzer et Poroné partagent aussi cette opinion. Tylodendron doit donc être désigné avec M. PoronIé sous le nom d'Araucarioxylon; Endolepis Schmidt et Schleiden du Muschelkalk d'Iena, correspond à un même état de conservation #. |
Uxczr a décrit aussi un bois fossile de la Nouvelle-Zélande recueilli par Hocasrerrer dans le trachyte de l’île de Great Barrier et du Waiou, il l'appelle
1 Joss. Coniferen Tab. 49 Fig. 1-8.
2? Coniferen des Bernsteins.:
8 Porontré, Die fossile Pflanzengattung Tylodendron. Berlin 1888. Naturw. Wochenschrift Nr. 21, 1889.
# Voyez Scnmripr et SCHLEIDEN, Die geognostischen Verhältnisse des Saalthales bei Jena. ScHenx, Fossile Flora des Muschelkalkes von Rewaro. München, Oldenbourg.
5 Novara Expedition, Fossile Pflanzen aus Neuseeland.
Podocarpium dacrydioïdes, considérant sa structure comme intermédiaire! entre les genres Podocarpus et Dacrydium, sans toutefois expliquer le motif de cette interprétation. Les bois des deux genres sont, il est vrai, peu différents l’un de l’autre, Podocarpus présente sur les parois radiales des trachéides des aréoles clair semées et de une à trois petites ponctuations sur les parois radiales des cellules des rayons médullaires, et très peu d’aréoles sur les faces tangentielles. Dacrydium présente au contraire sur les faces radiales, de nombreuses ponctuations qui sont un peu plus grandes, les ponctuations ne sont pas rares sur les faces tangentielles; les ponctuations des faces radiales des cellules parenchymateuses des rayons sont ovales, au nombre de deux à trois sur les faces qui touchent aux trachéïides; les rayons médullaires sont aussi plus larges et plus élevés. Si l’on compare les bois des deux genres actuels aux figures d'UNGER, on voit que le bois fossile se rapproche davantage de Podocarpus. Les deux genres possèdent une certaine quantité de parenchyme résinifère, tandis qu’on n’en trouve pas chez le bois fossile: mais il nest pas absolument sûr que ce parenchyme fasse complètement défaut, et le bois pourrait bien être un Cupressinoæylon auquel conviendrait le nom de C. podocarpoïdes.
Le groupe des bois fossiles de Conifères désignés sous le nom de Taxoxylon a été tout récemment l’objet d’une révision critique de la part de M. Kraus. Il avait déjà antérieurement? rapporté à Cedroxylon une espèce distinguée par UxGEr sous le nom de T. cretaceum, à cause de l’absence des épaississements en hélice dans les trachéides qui sont seulement pourvues de stries spiralées. Mais les autres espèces ne sont pas non plus à leur place ici et sont pour le moins douteuses. L'étude d’un exemplaire original du T'axoxylon ponderosum du Tertiaire de Bonn a montré aussi une striation en hélice, mais pas d’épaississements; j'ai fait la même observation sur des exemplaires des collections de Berlin et de Dresde provenant de GæpPPerT. Dans le travail mentionné, KRAUS attribue au groupe Cupressinoxylon le Taxites Aykei qui ne possède qu'une striation en hélice; ce fossile avait été décrit par Kraus lui-même, il provient de Bauersberg, de Wackersdorf et de la fosse Nassau. Le bois figuré par GœpperT® ne possède pas d’épaississements, mais une striation en hélice, comme il ressort nettement de la figure; c’est un Pityoxylon comme le prouvent d’ailleurs les cellules du parenchyme des rayons. Ce bois n’est pas mentionné dans le travail plus récent de Gæœp»rerT sur les Conifères de l’Ambre. L'étude des exemplaires originaux peut seule permettre de décider si les autres espèces T. priscum Unger, T. tenerum Unger et T. Gæpperti Unger rentrent bien dans la catégorie des bois du type Taxus, j'ai vainement essayé d’en obtenir des échantillons. Parmi les nombreux bois de Hongrie que j'ai pu examiner grâce à la complaisance de M. le Dr. Fézix, aucun ne possède la structure du type Taxus, mais tous rentrent dans les groupes des Cupressinoxylon et Pilyoxylon, et M. Fézix ne cite d'ailleurs aucun Taxoxylon dans ses bois inclus dans l'opale, ni parmi les bois fossiles de Hongrie. Par contre, la figure du Taxites scalariformis
“bo. cit.” p. 1 tab:3/Hg; La-c.
? SCHIMPER, Traité.
3 GœprEerT et BERENDT, Bernsteinflora Tab. 2 Fig. 15, 16.
Schimper-Zittel, Traité de Paléontologie. t. IT. 54
Gœppert représenté dans les Archives de Karsten et Dechen, et qui provient du Tertiaire de Schemnitz en Hongrie est indubitablement un Taxoxylon, comme le prouvent les épaississements en forme de fibres en hélice. Les stries analogues sont sénestres et beaucoup plus ascendantes. Dawson a décrit comme Conifères fossiles un Prototaxites du Dévonien supérieur. CARRUTHERS a déjà mis en doute cette détermination et considéré ce fossile comme une Algue, et M. pe Sous, après une étude plus attentive, se range à cet avis. M. DE Sozms a bien voulu me communiquer les sections qu’il en possède et qui m'ont amené à adopter son opinion.
Les bois fossiles de Conifères ont été, d’après leur structure, classés en divers groupements, mais ceux qui ont précédé l'apparition des travaux de GæppErT et de Kraus n’ont aucune importance, et ne peuvent avoir qu'un intérêt historique, ils sont mentionnés comme synonymes et je considère qu'il serait superflu de nous y attarder davantage. Les groupements proposés par GŒPPERT, Kraus et SCHRŒ@IER concordent dans leurs points essentiels, ils sont de première importance et généralement acceptés aujourd'hui. GæPPERT a donné, dans son travail sur les Conifères du Succin, un nouvel aperçu de son groupement, et je le mentionne ici comme étant la dernière manifestation de l’auteur à ce sujet. Il distingue cinq groupes :
1. Pinites Gœppert, comprenant deux subdivisions: a) forme des Abiétinées, et b) forme des Pinus. La première subdivision comprend Abies, Picea, Larix, Cedrus, Tsuga avec rayons médullaires homogènes. La seconde renferme les espèces du genre Pinus âvec cellules des rayons épaissies, crénelées, non identiques entre elles.
2. Forme des Araucaria: Araucarites ee comprenant les types des
Araucaria et des Dammara.
3. Forme des Cupressinées : Cupressinoxylon Gœppert. Type des Cupressinées, Taxodinées et Podocarpées; puis du Cunninghamia.
4. Forme du Taxus: Taxites Brongniart. Type des Taxus, Torreya et Cephalotaxus.
Comme cinquième groupe, GæPPEerT distingue la forme des Gnétacées que je néglige, car jusqu’à plus ample informé, nous ne possédons pas de bois fossiles de ce groupe (Voir aux Gnétacées, Loranthacées). Le groupement donné par Kraus n’est pas très différent de celui-ci, et celui de SCHR&TER ne s’en éloigne pas non plus essentiellement. La classification de ScHRœTER prend comme base première des principales catégories les éléments résinifères, KrAUs au contraire s'appuie sur la place des ponctuations. ScHRœTER distingue deux groupes principaux l’un sans éléments résinifères, l’autre pourvu de ces éléments; KrAUS, comprenant dans son groupement les Aporoxylon, établit trois groupes principaux, le genre Aporoxylon étant aujourd'hui abandonné, il ne reste que deux groupes qui ont tous deux des ponctuations disposées en hélice; dans les bois du premier groupe les ponctuations sont alternes et spiralées, dans le second elles sont isolées. Les autres caractères sont utilisés pour la distinction des subdivions de moindre importance. Au fond c’est un changement dans l’ordre de succession des caractères qui distingue ces deux essais, tandis que le classement de Gæpperr l'emporte sur les deux autres par une plus grande netteté. En ce qui concerne le choix des termes à employer pour désigner les
LA
BOIS DES CONIFÈRES 851 divers groupes, il est admis de préférer à toute autre appellation les mots formés par la réunion du suffixe xylon à un nom générique convenablement choisi, lorsqu'il n’est pas possible de rapporter le bois fossile à un genre quelconque. Il est juste d'employer le nom de genre, si cette précision est possible ; comme lorsque le bois possède une structure telle qu'on soit absolument forcé de le rapporter à un | | genre déterminé à l'exclusion de tout autre. Le nom à réunir avec le suffixe xylon doit toujours être celui du genre dont se rapproche le plus le bois fossile; si le bois avait déjà reçu une désignation, il faudrait d’abord se conformer à la loi de priorité.
SCHRŒTER désigne avec raison
Co