Neuroptéridées
Fig. 88.
nn ot are ter Mn er pe. Neuropteris Brngt. (fig. 89). Rachis souvent
inférieur. he à : ere ; très-puissant, simple ou une ou plusieurs fois
bifurqué, fronde deux ou plusieurs fois pennée; folioles de consistance assez ferme, allongées ou linguiformes, ou ovales, mousses, rarement pointues, rétrécies à la base de façon à être réduites à un court pétiole qui parfois se désarticule; nervure moyenne rarement prolongée au-delà du milieu de la foliole, enfoncée dans le sillon longitudinal qui partage celle-ci en deux parties, nervures latérales nombreuses, dichotomes, à divisions détachées à angle aigu et fournissant des rameaux qui se rendent au bord. Les pétioles et le rachis présentent des pennes adventives plus ou moins nombreuses, orbiculaires ou tirées obliquement, aux dimensions variables, entières ou frangées dans le N. fimbriata (Cyclopteris Brngt.).’
Ce genre est représenté par de nombreuses espèces, surtout dans les couches carbonifères moyennes; on en connaît une ou deux dans les couches palæanthracitiques; devenu rare dans le carbonifère supérieur, le genre Neuropteris ne se trouve plus dans le permien.
1 RôüuL, Foss. flora d. Steink. Westfalens tab. XVIII représente le grand échantillon du N. Loshii Brngt. conservé au musée de Münster, avec ses nombreuses pennes adventives en forme de Cyclopteris.
NEUROPTÉRIDÉES €
On n'a pas encore trouvé les fructifications dans le genre Neuropteris, ou, du moins, on ne les connaît pas en assez bon état de conservation, pour pouvoir fixer la position systématique de ce type, si fortement développé à la période houillère; à la vérité, certaines Fougères de l’époque actuelle présentent une semblable forme de fronde, mais elles sont différentes par le mode de nervation
(ex Osmunda regalis).
Fig. 89.
Neuropteris flexuosa Brngt.
du Houiller.
Les différentes espèces
Neuropteridium Sch. (fig. 90). Plantes herbacées dont les frondes longues d’un demi-pied à deux pieds sont simplement pennées, avec un rachis indivis, canaliculé; les folioles sont linguiformes, oblongues-linéaires, ou ovales, rétrécies très-brusquement à la base, quelquefois plus ou moins auriculées en avant, de consistance assez délicate, à bords entiers; il n’est pas rare que les folioles soient entaillées; du point d'insertion, situé un peu au-dessous de la ligne médiane, naissent plusieurs nervures dont la médiane est mince et qui donnent naissance aux nervures latérales; celles-ci se détachent sous un angle aigu et se dirigent vers les bords, en décrivant une courbe légère; elles sont plusieurs fois bifurquées.
, Fig. 90.
Neuropteridium grandifolium Sch. du Grès bigarré.
de ce genre sont propres au grès bigarré; elles
sont faciles à distinguer des Neuwropteris par leur fronde simplement pennée et
par leurs folioles délicates.
Fougères actuelles.
On ne leur connaît pas de forme voisine parmi les
Sous-groupe: Dictyoneuroptéridées.
Dictyopteris Gutb. (fig. 91). Fougères de grande taille, peut-être arborescentes, qui, par leurs caractères principaux, se rapprochent surtout des Newropteris. Les folioles de ces végétaux sont semblables à celles des Neuwropteris, mais elles sont plus grandes, légèrement falciformes, à courbure supérieure; elles sont d'ordinaire caduques, aussi les trouve-t-on souvent isolées; leur bord est toujours entier; les nervures, par leur anastomose, forment un réseau dont les mailles
sont étroites, de forme polyédrique, avec ou sans une nervure médiane rudimentaire. Schimper-Zittel, Traité de Paléontologie. t. If, a)
114 PTÉRIDOPHYTES. FILICACÉES
D'après Granp’Eury, les fructifications des Dictyopteris seraient semblables à celles des Neuropteris et des Odontopteris. Les folioles accessoires du rachis
Fig. 91.
Dictyopteris Brongniarti Gutb. 1 foliole isolée.71b id. grossie (d’après nature).
ressemblent par la forme à celles des Neuropteris (Neurocyclopteris, mais leurs nervures forment un réseau (Dictyocyclopteris). Les espèces peu nombreuses de ce genre appartiennent au houiller.