Palæoptéridées
Palæopteris Sch. (Archæopteris Daws.)' (fig. 86). Frondes au contour large, ovale-lancéolé, bipennées; rachis fort, non aïilé; pennes presque opposées, dirigées obliquement, longuement lancéolées-linéaires; folioles obovales-allongées,
1 Comme le genre Palæopteris Gein. est fondé sur un fragment de tige douteux, absolument indéterminable, j'ai cru pouvoir me servir de ce nom, comme je l'ai déjà ait plus haut, pour le type de fougère que nous allons décrire,
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très-rétrécies à la base et un peu décurrentes, entières ou denticulées sur les
bords (selon l’âge) ou incisées; nervures naissant plusieurs ensemble du rachis, fréquemment divisées, de volume uniforme, serrées les unes contre les autres dans leur trajet vers le bord; de grandes folioles semblables, de même taille, alternent sur le rachis avec les pennes. Les pennes fructifères de la partie inférieure de la fronde sont occupées entièrement, ou seulement pour leur moitié, par les corpuscules reproducteurs, réunis en un faisceau pédiculé sur une longue nervure
médiane; ces organes se présentent sous la forme de sores (bivalves?) elliptiques fusiformes (sporocarpes ?); ils semblent avoir eu une consistance solide.
Ce genre, composé de plusieurs espèces, est caractéristique des couches dévoniennes supérieures et des plus anciens dépôts carboniféres (Etage Ursien inférieur de Hrer, peut-être aussi dévonien) aussi bien en Europe que dans l'Amérique du Nord. Le P. hibernica est une des plus belles plantes de la flore du vieux grès rouge d'Irlande; une espèce à folioles plus petites, P. Rôümeri Gôpp. sp. se montre çà et là abondante dans les couches dévoniennes supérieures de Bel-
LUE gique etc., les Palæopt. (Cyclopteris-Archæoaa nn Pieris Das) Jucksoni et Rogersi Daws, 3 réceptacle fructifère (d'après nature) du vieux ÂÆalliana Güpp., se rencontrent dans les
PRESSE En mêmes couches au Canada.
Triphyllopteris Sch. (fig. 87). Feuilles portées sur un pétiole long et épais, bifurqué supérieurement, tripennées; pennes de premier et de second ordre se détachant sous un angle plus ou moins ouvert, écartées les unes des autres lorsqu'il s’agit de pennes fertiles; pennes de troisième ordre pétiolées, pourvues seulement d'ordinaire d’un petit nombre de folioles écartées les unes des autres; celles-ci ont un court pétiole et se détachent à angle aigu, les inférieures sont larges, obovales, partagées en trois, plus rarement en cinq lobes courts, les moyennes un peu plus petites, obscurément trilobées, les supérieures oblonguesspatulées avec ou sans découpures; nervures nombreuses, d’égale grosseur, plusieurs fois bifurquées, se détachant sous un angle très-aigu; feuilles de consistance coriace, membraneuse; pennes fructifères développées à la façon d’une cime scorpioide; sores (sporanges ?) disposés en grappe, arrondis, finement grenus; on ne peut, dans aucun cas, les comparer aux sporanges des Aneëmia, qui sont nus et portent un anneau en opercule!.
1 Dawson réunit les espèces que nous classons comme Triphyllopteris dans lé sousgenre Aneimites, appartenant au genre Cyclopteris, et il donne des dessins très-instruc-
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Les espèces suivantes appartiennent à ce genre: Cyclopt. elegans, trifoliata, thuringica dissecta, Richteri Ung. des schistes à Cypridines (culm?), qui forment une seule espèce; Cyc. furcillata Ludw., des mêmes couches, Cycl. (Aneimites) valida, acadica, incerta Daws., du dévonien supérieur, Sphenopteris foliolata Stur et Cycl. rhomboidea Ettingsh., du culm de Bohême, Triph. Collombi Sch. du culm des Vosges, qu'il n’est pas rare de trouver en fructification. En somme, ces plantes sont limitées au dévonien supérieur et aux couches les plus inférieures de la formation carbonifère (couches palæanthracitiques).
Adiantides Gôpp. emend. Fronde de 3-5 fois pennée, rachis et ses divisions unis. arrondis, non ailés; folioles éparses, obovales ou arrondies spatulées, quelquefois incisées ; nervure moyenne très-délicate, nervures latérales nombreuses, se bifurquant à angle très-aigu, courant jusqu’au bord.
Cette plante rappelle un peu certains Adiantum qui vivent maintenant sous les tropiques; sa parenté, cependant, ne peut être fixée tant que l’on ne connaît pas ses organes de fructification. Elle appartient au culm et aux couches houillères inférieures ; il est possible qu’elle soit plus voisine des Palæopteris de la même époque, que de notre genre Adiantum.
Il faut placer ici: À. antiquus Ett. sp., tenmuifolius Güpp., oblongifolius Güpp., dont la mode de ramification et la découpure des folioles ne rappelle pas peu les Triphyl- #5 lopteris, Cyclop. obtusa Daws., Cycl. nana :££. Eichw., À. antiquus Ett. etc. (voyez STUR * loc: .cit.).
Il n’est pas certain que les Ad. bellidulus et concinnus Heer, du jurassique de la Sibérie orientale, doivent ètre rapportés à ce genre.
Les débris que l’on en possède sont trop pe- Fig. 87.
tits pour pouvoir permettre une détermination 7"#?hvllopteris Collombi Seh. du Culm, 1 penne t stérile. 2 penne fertile (d'après nature).
exacte.
Eopteris Sap. (fig. 88). Fronde pennée (ou bipennée?); rachis mince, arrondi: folioles opposées ou presque opposées, se détachant horizontalement, ovales allongées ou obovales, rétrécies vers la base, à bords entiers; entre les folioles
tifs de leur pétiole, de la ramification du rachis, des frondes et des fructifications (Quart. journ. geol. Soc. Nov. 1862 et Mai 1866, et particulièrement: Geol. Survey of Canada, Report on the fossil Plants, tab. VII, 1873).
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principales existent des folioles petites, orbiculaires ou ovales, dimidiées; les nervures naissent plusieurs ensemble de la base, elles sont plusieurs fois bifurquées et se rendent au bord en se courbant légèrement.
Cette Fougère a été trouvée par le prof.
Morière, de Caen, dans les schistes ardoisiers à Calymene Tristani du silurien inférieur, à Angers; le comte DE SarorTA l’a fait connaître dans la séance de l’Académie des Sciences de Paris le 3 sept. 1877. Depuis, d’autres empreintes du même type de Fougère ont été trouvées par H. Crié dans les schistes de la même formation, à Trélazé, au sud-est d'Angers; SAPORTA y voit une seconde espèce (Eopt. Criei).
La découverte de ce genre dans le silurien inférieur est d'autant plus importante que, jusque là, on ne connaissait aucune plante terrestre dans cette formation.
On ne peut décider, avant de plus amples renseignements, si ce type de Fougère doit être rapporté aux Palæoptéridées ou aux Cardioptéridées, avec lesquelles il présente aussi quelque ressemblance. On peut le placer ici, provisoirement.