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Lomatoptéridées

Lomatopteris Schp. (fig. 98). Fronde pétiolée, simple, longuement linéaire, avec un rachis épais, pennée à pennes découpées ou simplement pennée; pennes entières à la partie supérieure et à la partie inférieure de la fronde, aussi bien qu'à leur pointe dans les autres parties, partout ailleurs partagées en lobules ovales ou demi-ovales, décurrents sur les entre-nœuds du rachis, entourés d’un épais bourrelet (ou du bord réfléchi?); nervures cachées dans le parenchyme charnu ou coriace, disparues à l’état fossile, dans lequel la fronde est souvent conservée sous la forme d’une membrane épaisse, cornée, où sont encore visibles les stomates de l’épiderme; on ne retrouve sur les empreintes que la nervure médiane.

Les frondes sont très variables, aussi bien pour la taille que pour la segmentation et celle-ci est souvent très irrégulière.

Parmi les Fougères herbacées actuelles, les genres Myriopteris F., Plecosorus F., Jamesonia H. et G., du groupe des Cheïlanthées, peuvent peut-être se comparer avec ce type. Ils ont également des frondes épaisses avec les bords réfléchis.

1 E. Weiss, Studien über Odontopteriden in Zeitschr. der deutsch. geol. Gesellsch, XXII (1870).

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On ne peut cependant décider s’il existe une véritable parenté entre ces formes vivantes et nos Fougères fossiles, par suite du manque de fructifications chez ces dernières.

Trois espèces de ce genre se rencontrent

dans les couches bathoniennes et trois autres dans le kimméridgien. La première espèce connue, assez largement répandue dans les schistes lithographiques de Wurtemberg, est le Z. jurensis Kurr. sp. SCHEXK (Palæontogr.1875) décrit etfigureun Lomatopteris (L. Schimperi) des sables deHastings de Stemmen, Saporra en possède un échantillon qui provient de la craie turonienne.

Cycadopteris Zigno (fig.

99). Feuille simple ou bipennée, avec un rachis épais, strié longitudinaiement; pennes parfois indivises, alloagées, mousses, à bords entiers, cohérentes par la base, avec une nervure moyenne épaisse et des nervures latérales fortes, d'ordinaire seg-

Fig. 98. Fig. 99. mentées en lobes plus ou Lomatopteris burgondiaca Say. du jurassique Pennes du Cycadopteris moins profonds, à lex blanc supérieur (d’après Saporta). heterophylla Zigno ?/1

ception de la pointe des pennes ou des pennes de la partie supérieure de la fronde qui restent indivises; pinnules ovales ou allongées, décurrentes, charnues ou coriaces, réfléchies en bourrelet, à nervure moyenne épaisse, comme les quelques nervures latérales qui sont simples ou une fois bifurquées. Les feuilles, dans la même espèce, ont de 2 pouces à 1 pied ‘/ de longueur; elles sont très-variables de forme, comme dans le genre précédent.

Ce type particulier de Fougère herbacée, dont la fronde vraisemblablement était épaisse et coriace ou dure et charnue, semble avoir été propre au jurassique moyen et inférieur. Il est très douteux que l'espèce du culm rapportée # ce genre par STur lui appartienne en réalité; la nervation délicate des feuilles est très différente.

Thinnfeldia Ettingsh. (fig. 100). Feuille simple et segmentée en pinnules ou une fois pennée avec les pennes segmentées, de consistance coriace, ou charnue, ferme, avec le rachis d'ordinaire épais; segments de la fronde presque opposés, plus ou moins allongés ou linéaires lancéolés, décurrents par leur base rétrécie, ce

(d’après de Zigno) du lias.

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qui rend le rachis plus ou moins aïlé; nervation des pinnules intermédiaire à celle des Neuropteris et des Odontopteris, par l'existence dans certains cas d’une nervure médiane délicate qui rappelle ce qui se passe dans les premiers, et, dans d’autres cas, par la presque complète disparition de cette nervure, comme c’est le cas pour les Odontopteris. L'’épiderme porte sur les deux faces de nombreux stomates.

Ce genre, rangé avec raison par Fr. BrAuN parmi les Fougères sous le nom de Kirchnera, fut plus tard classé parmi les Conifères comme ressemblant aux Gymnocladus par ETTINGSHAUSEN; SCHENK en à fait une Cycadée. Son classement dans les Lomatoptéridées ne peut être considéré que comme provisoire. On ne connaît pas de forme analogue dans la flore actuelle, à part chez les Dicksonia, dont les folioles, par leur forme et leur consistance, rappellent de quelque manière les T'hinnfeldia.

Ce genre caractérise la formation rhétienne et le lias inférieur; on l’a aussi rencontré dans l'Inde (Rajmahal).

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