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Pachyptéridées

Dichopteris Zigno. Fougère herbacée à feuilles grandes bipartites, simplement pennées (ou bipennées?); rachis épais; pennes naissant à angle aigu, linéaires

Fig. 100. Fig. 101.

Thinnfeldia incisa Sap. du lias 1 Scleropteris Pomelii Sap. (grand. nat.). 2 pennes à inférieure (d'après Saporta). pinnules entières. 3 Puchypteris ovala Brong.

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lancéolées, partagées en segments losangiques, ou elliptiques et mousses, ou un peu pointus, en connexion par la base, parfois aussi presque complètement séparés; nervures naissant plusieurs ensemble du rachis, de même grosseur, simples ou une fois bifurquées, cachées dans le parenchyme qui était charnu ou coriace, rarement bien visibles. D’après pe Z16no il y a des fructifications de forme arrondie, qui couvrent toute la face inférieure des segments et qui contiennent des sporanges munis d’un anneau circulaire complet.

Le peu d’espèces connues dans ce genre proviennent du lias du Vicentin.

Seleropteris Sap. (fig. 101). Fougère herbacée de dimensions moyennes ou même petites, avec des feuilles une ou deux fois pennées, ovales-triangulaires, larges, de consistance solide; pennes de premier ordre sessiles, linéaires, étroites mousses, lorsqu'elles sont simples, plus larges, linéaires-lancéolées, lorsqu'elles sont pennées. Dans le premier cas, les segments ont une nervure médiane et sont elliptiques ou losangiques-dimidiés, mousses ou acuminés, ceux qui sont dimidiés présentant parfois à leur bord antérieur deux ou trois incisions légères, décurrents par leur base rétrécie; segments basilaires antérieurs insérés dans l'angle entre la penne et le rachis, plus larges que les autres, parfois pourvus d'un ou deux lobules latéraux. Les pennes de second ordre, sur les frondes bipennées, sont courtes, linéaires-lancéolées, crénelées sur les bords ou partagées en lobules ovales avec plusieurs nervures longitudinales; à la partie supérieure de la feuille, les pennes de premier ordre deviennent simples, linéaires-étroites, avec des bords crénelés ou à lobes peu profonds.

Les espèces du genre problématique Pachypteris Brong. semblent appartenir les unes aux Scleropteris, les autres aux Dichopteris: il est vraisemblable que ces deux derniers genres ont d’ailleurs une étroite parenté entre eux: il est possible, toutefois, que ce genre appartienne aux Dicksonia Hook. comme le pense HEEr; ce savant a décrit et figuré’ une série d'espèces, qui semblent être voisines des Scleropteris et en partie des Dichopteris: elles proviennent du jurassique (moyen?) de la Sibérie orientale et des territoires de l'Amour. Comme jusqu'ici on n’a trouvé d'organes de fructification rattachant ces plantes aux Dicksonia vivants, que sur quelques-uns des exemplaires provenant de Sibérie, il faut laisser parmi les fougères fossiles incertae sedis, les espèces kimméridgiennes décrites par SarorTA, de même que le Sphenopteris lanceolata Phill. (de l’oolithe).

Fig. 102. . 11:

Slachypteris spicans Pom., grand. Stachypteris Pomel (fig. 102). Fougères petites, déli-

nat. (d'après Saporta) du jurassique cates, très-découpées, rappelant par leur port quelques-

blanc.

unes des petites espèces de Cheilanthes. Frondes biou tripennées, pennes de premier et de second ordre assez écartées, les dernières ovales ou allongées, découpées en segments mousses, extrêmement petits,

! H&Er, Flora fossilis arctica IV (1877) et V (1878).

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sur lesquels les nervures ne sont pas visibles. Fructifications disposées sur la série de lobules serrés étroitement et à bords réfléchis sur les côtés, qui terminent les rameaux ou même toute la partie supérieure de la fronde. Ces folioles fructifères prennent, par leur groupement, l’aspect de délicats épis distiques, que rappellent en petit les rameaux fertiles des Struthiopteris.

Parmi les Cheilanthées vivantes, le genre Onychium présente peut-être quelque ressemblance avec les Stachypteris, par rapport à ses organes de fructification.

Les deux espèces soigneusement décrites et figurées par SarorTa dans la Flore fossile du terrain jurassique, sous les noms de Sf. spicans et lithophylla Pom. proviennent la première de la partie inférieure, la seconde de la partie supérieure du calcaire corallien du pays de Verdun.

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