‹ Traité de paléontologieChapitre 45 sur 183 · YX (4 DL NN K S \ K NS N NN · texte numérisé non relu

YX (4 DL NN K S \ K NS N NN

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Fig. 109.

Dictyophyllum Minsteri Güpp. (fragment de penne d'après Nathorst). a sporanges, b une spore très grossie (d’après Schenk).

allongés, oblongs ou linéaires-lancéolés, d'ordinaire largement soudés par la base, aux bords entiers ou parfois crénelés; nervure principale des pennes forte; les nervures de second ordre qui se rendent aux segments, en atteignent le sommet et se perdent là dans un réseau; elles naissent sous un angle assez ouvert,

1 NarHORST, Om Floran Skânes Kolfürande Bildingar. I. Floran vid Bjuf. Stockholm 1878.

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les nervures latérales se détachent à angle droit et se partagent bientôt en deux branches qui forment, avec les bifurcations voisines, des mailles allongées à 5 ou 6 côtés. Les angles de ces mailles envoient de fines nervures qui se réunissent pour former un autre réseau un peu plus fin, dans les maiïlles duquel se développe un réseau de troisième ordre extrêmement délicat, visible seulement à la facè inférieure de la feuille; le bord des segments est entouré d’une nervure marginale. Les sporanges revêtus d’un anneau multiarticulé (complet ?) recouvrent tout le côté dorsal des segments; les spores sont tétraédriques-arrondies et lisses.

Le Thaumatopteris Güpp. doit être réuni à ce genre, avec lequel il concorde parfaitement pour le mode de division de la feuille, la nervation et ies fructifications.

La forme des feuilles est très-variable dans la même espèce, les pennes sont tantôt larges et tantôt étroites, tantôt elles sont partagées en segments courts, arrondis par le haut, ou bien les divisions sont très-longues, linéaires-lancéolées.

D’après NarHorsr, la tige dans ce genre est rampante, épaisse, dichotome et porte de grandes cicatrices rondes avec des traces de faisceaux vasculaires, ce qui montre que les feuilles se désarticulaient avec l’âge.

Ce type de Fougère, qui n’a plus de représentant dans la flore actuelle, a vécu depuis l’époque rhétienne jusqu’au commencement du crétacé; c’est dans ce premier terrain qu'il acquiert tout son développement, principalement en Allemagne (Franconie) et en Suède (Scanie), où le D. (Thaumat.) Münsteri Gôpp.

paraît avoir subsisté longtemps dans les endroits marécageux. On trouve, mais rarement, dans le wealdien de la Basse-Hesse le D.

Rômeri. On a trouvé dans le crétacé inférieur du Groënland un très-beau fragment de fronde fructifère de l’espèce D. Dicksoni.

Clathropteris Brong. (fig. 110). Fronde longuement pétiolée, digitée, à segments plus ou moins cohérents entre eux par la base, larges d’un à plusieurs pouces, longue d’un demi-pied à deux pieds, irrégulièrement et grossièrement dentée sur les bords; aussi loin que les lobes ne sont pas séparés et jusqu’à la hauteur où commencent les denticulations, les nervures forment un réseau irrégulier de mailles à trois côtés; plus haut, les nervures de second ordre, nées presque à angle droit à une distance assez uniforme de la nervure principale, courent parallèlement dans les denticulations du bord; les champs qu’elles ménagent entre elles sont partagés en grands espaces rectangulaires presque égaux, par des

Fig. 110.

Clathropteris platyphylla Brong. a fragment de feuille grossi avec sores.

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nervures de troisième ordre détachées à angle droit; c’est la disposition de ces rectangles qui a déterminé le nom du genre: à leur intérieur, les nervures de quatrième et de cinquième ordre forment un double réseau délicat. Les sores petits, étoilés, nus, recouvrent le limbe à sa face inférieure; ils sont formés de 6 à 12 sporanges de forme arrondie, pourvus d’un anneau complet et multiarticulé, qui contiennent des spores tétraédriques, verruqueuses.

La seule espèce connue de ce genre CZ. platyphylla Brong., ressemble complètement, sous le rapport de la nervation, aux Drynariées tropicales, particulièrement au Drynaria quercifolia; les fructifications ont aussi une grande ressemblance, mais les caractères de la fronde sont différents.

Ce genre, comme le précédent, appartient vraisemblablement aux Polypodiacées.

Localité: dans les couches rhétiennes et le lias inférieur d'Europe; assez commun :.

Protorrhipis Andrä. Fronde semi-orbiculaire ou cordiforme-arrondie, aux bords entiers ou grossièrement denticulés, de consistance assez dure; nervures primaires se séparant dès la base pour rayonner dans la fronde, plusieurs fois bifurquées et arquées; nervures secondaires détachées presque à angle droit et anastomosées en un réseau primaire de mailles plus ou moins régulières, à quatre ou à un plus grand nombre de côtés; à l’intérieur du réseau primaire, existe un réseau secondaire délicat formé par les anastomoses des nervures tertiaires.

Ces Fougères, dont une espèce, Pr. Buchii Andrä, du lias inférieur du Banat, se distingue par sa grande taille et par le bord de ses feuilles grossièrement denté, et une autre, P. asarifolia Zigno, du lias du pays de Vérone, caractérisée par ses plus faibles dimensions et par la forme de ses feuilles, qui rappellent celles de l’Asarum, peuvent être considérées soit comme des feuilles stériles, telles qu’on les voit chez les Drynaria, Platycerium etc., soit comme des feuilles adventives de Fougères; à première vue, elles rappellent beaucoup les feuilles de Dicotylédones. De semblables productions ont été aussi récemment trouvées par NATHORST dans le grés liasique de Suède. LEsquereux a figuré sous le nom de Zdiophyllum rotundifolium une feuille provenant du carbonifère de Pennsylvanie, qui pourrait appartenir également à cette série (voyez son atlas pour la flore houillère de Pennsylvanie pl. XXIIT, 1879).

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