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Fig. 144.
Sigillaria. a tronc restauré; b une feuille, c fragment d'écorce du Sig. pachy- Fig. 146. derma Brong.; d id. du Sig. tessellata Brong., e coupe transverse d’un tronc. Sigillaria tessellata Brong. a écorce externe “ { vaisseau scalariforme provenant de l'anneau ligneux qui entoure le cylindre avec les cicatrices foliaires, b écorce interne, médullaire, g vaisseau ponctué de la portion externe du même anneau ligneux c surface du cylindre ligneux. (d'après Zittel).
Il faut encore faire remarquer que les traces des feuilles paraissent de formes très différentes selon que la décortication est plus ou moins profonde; ce fait rend souvent la détermination spécifique très 1in-
certaine, 13°
196 PTÉRIDOPHYTES. LYCOPODIACÉES
Structure du tronc. Le tronc des Sigillariées présente à l'extérieur une écorce très puissante; un cylindre ligneux relativement mince entoure la moëlle.
Fig. 147. Fig. 150.
Sigillaria elongata Brong. Carbonifère de Bel- Sigillaria reniformis Brong. Mines de Flenu gique (d’après Brongniart). près Mons (d’après Brongniart).
C’est chez les Sigillaria elegans Brong. et S. spinulosa Güpp. que la structure anatomique est le mieux connue. La description suivante ne s’applique
pr
Fig. 149. Fig. 148.
Sigillaria Defrancii Brong. (d'après Brongniart). Sigillaria rugosa. Wilkerbarre en Pennsylvanie
(d’après Brongniart).
qu'à ces deux espèces. Nous parlerons plus loin du Sigillaria (Lepido-
dendron?) vascularis Binn. et du Diploxylon Corda, dont la systématique est incertaine,
SIGILLARIÉES 197
Le cylindre ligneux est formé, chez le S. elegans, de coins ligneux distincts, tandis que celui du $S. spinulosa n’est pas ainsi divisé; au reste la structure anatomique est essentiellement la même chez les deux espèces: le bois est formé de vaisseaux scalariformes semblables entre eux, disposés radialement, dont les séries régulières sont souvent interrompues par de minces rayons médullaires et par les faisceaux foliaires qui traversent le cylindre ligneux en se courbant en arc. De nombreux cordons vasculaires disposés en cercle et dont la coupe représente un croissant, s'appuient contre le côté interne du cylindre ligneux; ils sont formés, du côté externe, qui est plat ou faiblement concave, de vaisseaux étroits, aux épaississements disposés en spirale, et, du côté interne, de vaisseaux réticulés ou scalariformes; le diamètre de ces éléments régulièrement disposés, s’accroit en direction centripète.
Il est vraisemblable que les cordons vasculaires internes sont d’ordre primaire et que le cylindre ligneux est le produit d’un cambium. L’accroissement en direction centripète du diamètre des vaisseaux dans les cordons primaires et l'existence de vaisseaux spiralés étroits à leur périphérie, fait croire à un développement en direction centripète, comme chez les Lycopodium. Les parties de l'écorce presque contiguës au cylindre ligneux et qui, en partie du moins, doivent être considérées vraisemblablement comme des produits en direction centrifuge de la zone d’accroissement, étaient presque complètement détruites dans les fragments observés. Les restes de cette zone de tissus sont représentés par des cellules polyédriques, serrées, auxquelles s’adjoignent peut-être, chez le $. spinulosa, des canaux résinifères ou qui ont contenu du mucilage.