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ne contiennent qu'une seule espèce de sporanges. Ceux-ci sont fixés à la feuille fructifère par un pédicule court, étroit ou large, ils sont presque cylindriques, un peu arqués par leur extrémité qui est mousse, ou bien ils sont claviformes, pourvus parfois de côtes longitudinales peu marquées; la déhiscence du sporange se fait par une fente latérale qui le partageait vraisemblablement en deux. L'enveloppe du sporange est formée de deux couches de cellules, dont l’extérieure, plus épaisse, a ses éléments rectangulaires, disposés perpendiculairement selon leur grande diagonale. Les spores des deux sortes ressemblent à celles des Sélaginelles vivantes aussi bien par leur forme que par leur grosseur; les macrospores, qui sont sphériques, portent à leur sommet une très petite pyramide triangulaire dont les côtés se déchirent vraisemblablement, comme chez les Sélaginelles, lors de la fécondation, à la suite de la formation du prothalle. Les spores, et surtout les macrospores, se trouvent parfois en si grosses masses, qu’elles forment une couche épaisse de plusieurs centimètres. La structure anatomique de l’axe de l’épi correspond à celle de l’espèce à laquelle il appartient : c'est un cylindre vasculaire tantôt rempli de moëlle, tantôt entièrement formé de vaisseaux.
La plupart des épis de Lépidodendrons se trouvent écrasés et transformés en charbon amorphe; ceux qui sont enfermés dans les nodules de sidérose et qui sont remplacés par le carbonate de fer, montrent encore généralement leur structure interne, bien qu'on ne les obtienne que par fragments. Les meilleurs pour l’observation microscopique sont les échantillons silicifiés, mais ils sont extrêmement rares.
3e famille: ISOËTÉES.
Plantes ayant le port de Joncs, terrestres ou aquatiques, parfois aussi amphibies. Tige très courte, épaisse, non ramifiée, presque divisée par deux ou trois profonds sillons, chargée d’un épais faisceau de feuilles fertiles et stériles, de forme cylindrique, pointues à l’extrémité, qui atteignent une longueur de 10 à 80; racines nombreuses, longues, naissant des sillons de la tige.
La tige est traversée par un faisceau vasculaire axile, de structure concentrique, formé au centre de trachées et présentant à la périphérie une couche de cellules particulières, de forme tabulaire, considérées comme libériennes. Les cordons vasculaires qui se rendent des feuilles dans la tige s’insèrent sur le cordon axile; tout à l’entour existe une couche épaisse de parenchyme cortical.
Les Isoëtes sont les seuls des Cryptogames vivants dont la tige présente un accroissement secondaire, bien différent d’ailleurs de celui que l’on observe chez les Phanérogames. Le faisceau vasculaire axile est entourée d’un cambium qui, du côté interne, augmente l'épaisseur du bois, tandis qu’il ajoute à l’écorce par sa périphérie. L’accroissement de l'écorce est beaucoup plus intense que celui du faisceau vasculaire, 1l se
fait exclusivement par des cellules parenchymateuses. Schimper-Zittel, Traité de Paléontologie. t, IT, 19
194 PTÉRIDOPHYTES. LYCOPODIACÉES
Les deux sortes de sporanges se ressemblent assez bien: ils sont ronds, uniloculaires et reposent dans la fossette que présente la gaïne foliaire: les macrosporanges sont en rapport avec les feuilles inférieures, les microsporanges avec les feuilles supérieures. Macrosporanges et microsporanges sont nombreux dans la cavité qui les abrite.
Le développement des microspores se fait comme chez les Sélaginelles. Le prothalle femelle est endogène comme dans celles-ci et remplit complètement la spore; il la déchire en trois valves par son développement.
Cette famille comprend seulement le genre
Isoëtes L., représenté par une cinquantaine d'espèces du Nord à l’'Equateur.
On ne connaît à l’état fossile que deux espèces aquatiques qui rappellent notre I. lacustris; elles appartiennent aux couches tertiaires: I. Braunii Ung.
et I. Scheuchzeri A1. Brong., d'Oeningen; la première se trouve aussi dans les lignites de Wetteravie.
4e famille: SIGILLARIÉES.
Végétaux arborescents, aux dimensions très considérables, présentant un tronc dressé, souvent régulièrement marqué de sillons longitudinaux, non divisé ou terminé par une ou deux dichotomies. Feuilles très longues, étroites, semi-cylindriques, à trois ou quatre côtés, terminées en pointe, fermes, pourvues d’une forte nervure médiane, disposées en verticille ou en spirale, d’après les mêmes lois que les feuilles de Lépidodendrées. Les cicatrices foliaires peuvent être au contact Les unes des autres et d'ordinaire régulièrement hexagonales par pression réciproque, les orthostiches étant séparées par des lignes en zigzag —, ou bien ces cicatrices sont plus ou moins écartées entre elles, celles qui reposent sur une écorce lisse sont aussi dépourvues de coussinets; les cicatrices foliaires situées sur les bourrelets de l'écorce à l’extrémité supérieure des coussinets, bourrelets dont la forme et la décurrence varient avec les espèces, sont hexagonales-arrondies ou un peu allongées; les deux angles inférieurs seulement peuvent être remplacés par un arc, ou bien tous sont arrondis, ce qui fait paraître la cicatrice pyriforme ou même cordiforme. Des trois petites cicatrices situées dans la moitié supérieure de la cicatrice foliaire, la moyenne est ronde et provient du faisceau vasculaire de la feuille, tandis que les deux latérales sont ovales ou semi-lunaires et correspondent à des conduits intercellulaires comme les petites cicatrices situées au même point chez les Lépidodendrées. Lorsque la couche externe de l'écorce s’est détachée, on ne voit plus, à la place des cicatrices foliaires, que deux fossettes, ovales ou fusiformes, rapprochées ou confluentes, qui ont des dimensions assez importantes sur les troncs à larges côtes; quand elles sont distinctes l’une de l’autre, elles ont des
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dimensions différentes. Les troncs ainsi décortiqués ont été décrits sous le nom de Syringodendron.
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