DETEPIE TES C DATE DE
ÉDACATE DER
présentant tantôt en groupes arrondis, RARE se REC] QD 24
NICE fs LE
Va
tantôt en bandes radiales rarement anasto- , Se LEE, ’ « S mosées et contenant des canaux à gomme.
Ce sont ces bandes fibreuses qui donnent
L Fig. 173.
aux rameaux un aspect cannelé. A la lot | ue è Coupe longitudinale rudiaire de Cordaixylon surface extérieure de l'écorce, se trouvent Brandlingii Grand’ Eury.
Permien de Frankenberg en Saxe.
(D'après nature.)
des cicatrices foliaires transversales courtes, avec la trace des faisceaux fibro-vasculaires se rendant dans la feuille.
L’écorce des vieux troncs éprouve un changement remarquable, dû à un accroissement important par de nouvelles formations dans le méristème. Cette écorce montre une série de bandes concentriques alternativement claires et sombres qui s’exfolient rapidement, par suite du mauvais état
236 CORDAITÉES
de conservation. Ces zônes tangentielles sont formées de trachéides avec ponctuations aréolées, séparées par des lames cellulaires, de deux à trois rangées de cellules en épaisseur, sur quatre à seize en hauteur. Les zônes claires sont formées de trachéides, les foncées de cellules. L’écorce est séparée du massif ligneux par une assise de parenchyme. Comme le dit M. RENAULT, et comme cela paraît vraisemblable, la formation de tissus caractérisant les vieilles écorces de Cordaïtes à son origine dans l’assise extérieure méristématique de l’assise parenchymateuse interne, et par suite les assises externes de l'écorce précédemment formées s’en détachent. Les vieilles écorces que l’on rencontre isolées sont désignées par M. Graxp’ Eury sous le nom de Cordaifloios.
Les feuilles de Cordaïtes s’insérent sur les rameaux par une base rétrécie sans nervures, (par suite du puissant développement du parenchyme, ces nervures ne sont pas visibles); elles sont de dimensions très diverses: leur longueur varie de 0,02 à 1,0, leur largeur peut atteindre jusqu’à 0,20; elles sont traversées par des nervures parallèles égales ou inégales, présentant souvent entre elles des rides (fossilisation), elles sont coriaces, simples, parfois tailladées à l’état fossile, par suite de la protection 1insuffisante de leurs bords, soit pendant la vie, soit pendant la fossilisation. Dans les bourgeons, les feuilles sont enroulées vers l’intérieur, les plus externes entourant celles qui sont au centre. M. Gran» Eury divise les Cordaïtes en trois groupes d’après la forme des feuilles, et ces trois groupes sont d'autant plus sûrs, qu'ils offrent presque le seul moyen de déterminer .convenablement les nombreuses feuilles rencontrées isolées ; des découvertes ultérieures pourront donner des éclaircissements à ce sujet, et montrer les rapports de ces groupes basés sur la forme des feuilles.
Les Cordaïtes proprement dites, Æucordaites de M. GranD’ Eury, dont la structure foliaire est la mieux connue, grâce aux recherches de M. Rexauzr, ont des feuilles spatulées, obovales, elliptiques ou lancéolées, arrondies au sommet, entières, sessiles, coriaces, longues de 20 à 60°", parcourues par de fortes nervures égales ou inégales.
Le deuxième groupe, Dorycordaites GRaxD’ Eury, est caractérisé par des feuilles lancéolées, pointues au sommet, avec nombreuses nervures fines et égales, leur longueur atteint 40 à 50°m.
Le troisième groupe, celui des Poacordaites, est caractérisé par des feuilles étroites, linéaires, entières, obtuses au sommet, longues de 40°, avec des nervures presque égales. Elles se rencontrent dans le Carbonifère supérieur du Bassin de la Loire, comme les Cordaites proprement dites, mais jamais réunies avec ces dernières; les Dorycordaites existent dans des couches plus profondes.
CORDAITÉES 231
Chez tous ces groupes, les feuilles sont très rapprochées dans le jeune âge, elles s’espacent plus tard à cause d’une forte croissance intercalaire des entre-nœuds. D’après les dessins de feuilles et de rameaux donnés par M. Gran» Eur, les feuilles de ces espèces sont plus petites sur les petits rameaux que sur les grandes branches.
La structure des feuilles a été étudiée par MM. GraxD’ Eury et RENAULT sur différents échantillons silicifiés du groupe des Eucordaites. La section transversale de la plupart de ces feuilles montre, contre l’épiderme de la face supérieure, un tissu d’assimilation en palissades traversé par des groupes de cellules mécaniques qui sont limitées aux faisceaux fibrovasculaires; l’espace compris entre les faisceaux est occupé par un tissu appelé parenchyme transverse. Sous l’épiderme de la face inférieure se trouve un tissu lâche, traversé par des groupes de cellules mécaniques. Les faisceaux fibrovasculaires sont formés d’un groupe de trachéides spiralées, scalariformes, ponctuées, puis du liber, et sont entourés d’une gaine fibreuse (Cordaites lingulatus Grand'Eury, C. rhombinervis Grand’ Eury, C. tenuistriatus Grand’ Eury).
Un deuxième type de Cordaïtes est caractérisé par l’abondance du tissu mécanique; chez lui des ïilots plus petits de ce tissu se trouvent entre ceux qui sont contigus aux faisceaux fibrovasculaires. Ce tissu est encore plus développéchezletroi-
y ges Lei: TC CHERS RASE
sième type: il forme sous l’épiderme des faces inférieure etsupérieure de la feuille,
une assise avec prolongements cunéiformes(fig.174). Chez le quatrième type, le
DRASS ee
tissu mécanique est “Rd... D. + beaucoup moins développé. Il forme de petits îlots sous l’épi- .
la face sUu- LUS 0 0000 000000660000000000000000000000000000 00 D Là Fig. 174.
périeure, et sous Section transversale d'une feuille de Cordaites. ©. anguloso-striatus Grand'Eury. l’épiderme de l’autre a Faisceau fibrovasculaire, # trachéides spiralées, p tissu d'assimilation,
b, c liber, d gaine du faisceau, } Ah’ tissu mécanique en rapport avec les faisceaux fibrovasculaires, 2 tissu mécanique entre les faisceaux fibrovasculaires,
face, desgroupes plus grands, allant jus- f tissu de dérivation dechiré. (D'après Renault.)
qu'au milieu de la feuille et alternant avec d’autres plus petits: ceux-ci sont parallèles aux faisceaux fibrovasculaires, comme ceux de la face supérieure, tandis que les plus gros alternent avec eux (C. crassus Grand’Eury).
238 CORDAITÉES
Les sections transversales, des feuilles de Cordaïtes du Carbonifère de Langendreer, près de Bochum, qui m'ont été gracieusement communiquées par M. le Dr. FeLix, s’éloignent de toutes celles décrites par M. RENAULT. Elles se rattachent à son deuxième type, mais en diffèrent par ce qu’entre les faisceaux fibrovasculaires, est intercalé un cordon de tissu mécanique se reliant avec celui qui se trouve sous l’épiderme. Le parenchyme transverse est donc accompagné de ces cellules, sur les sections faites suivant la surface. Dans ces sections, le parenchyme transverse, compris entre les faisceaux fibrovasculaires, est composé de cellules ramifiées avec de’grands interstices, il fonctionne comme tissu conducteur, et mérite une mention spéciale. Les Cycadées et une grande partie des Conifères présentent tout-à-fait la même disposition du parenchyme transverse.
Comme :1l ressort des rapports de structure des feuilles de Cordaïtes, précédemment énoncés, ces feuilles sont flexibles ; toutes les feuilles munies d'un tissu mécanique moins développé peuvent donc appartenir aux espèces à petites feuilles étroites, celles à tissu mécanique plus développé appartiennent aux espèces à larges feuilles longues.
Les fleurs des Cordaïtes, déjà désignées depuis longtemps sous les noms d’Antholithus Pitcairniæe Laindl. et Hutton { Cordaianthus Pitcairniæe Goldenb.) et de Botryoconus Güppert, ou déterminées aussi comme fructifications de Calamites C. Volkmanni Ettingh., sont actuellement classées et assez bien connues, grâce aux recherches de MM. GOLDENBERG, DAwWsOxX, CARRUTHERS, Weiss, HEER, LESQUEREUx et surtout de MM. Graxp’'Eury et RENAULT. M. GraxD'Eury les désigne sous le nom de Cordaianthus. Ce titre de Cordaianthus doit être conservé tant que l’on ne parviendra pas à rattacher les fleurs rencontrées isolées, aux rameaux et aux feuilles auxquels elles appartiennent; l’on peut du moins de cette façon distinguer ces formes remarquables de fleurs.
Les fossiles désignés sous le nom d’Antholithus se rangent tous ici, pas un seul peut-être n'appartient au genre Nœggerathia.
Les inflorescences mâles et femelles en grappes sont
PER NNE de | disposées sur leurs branches, à l’aisselle des feuilles,
rescence de Cordaites. OÙ SOnt reportées un peu plus haut par suite d’un ac-
FR co croissement intercalaire, Les épis ovoïdes, sessiles ou à
court pédicelle, situés à l’aisselle d’une feuille protectrice,
sont disposés en spirale, et leurs nombreuses bractées spiralées entourent les fleurs nues (fig. 175).
M. GraxD’Eury décrit les fleurs mâles (fig. 175. 176) sous le nom de
Cordaianthus gemmifer et distingue comme espèces: C. circumdatus,
Fig. 175.
CORDAITÉES 239
C. glomeratus, C. foliosus, C. gracilis. La structure de ces fleurs a été plus exactement étudiée par M. RENAULT sur des inflorescences silicifiées ; de ces recherches il résulte que chaque fleur mâle se compose de 2-4 étamines avec 3-4 sacs polliniques dressés (microsporanges). Ces microsporanges sont situés soit à l’aisselle des bractées, comme chez Cordaianthus Penjoni Ren. (fig. 176), soit autour du sommet concave de l’axe de l'épi, comme chez C. glomeratus Grand'Eury et C. Saportanus Ren. qui sont à peine différents l’un de l’autre.
Cette dernière disposition qui se rencontre aussi chez les fleurs supérieures de C. Penjoni fait supposer qu'il existait peut-être un ovule rudimentaire (macrosporange). Welwitschia présenterait une disposition analogue. Les cellules polliniques (microspores) sont elliptiques, avec un tégument extérieur finement réticulé ; elles renferment à leur intérieur une cellule, qui, postérieurement à son séjour dans la chambre pollinique,
éprouve une segmentation ; DR | 26 elles partagent cette propriété “ avec les cellules polliniques Fe ne
2 d C lé Cordaianthus Penjoni Renault.
(microspores) es ycauees a Axe du chaton, b bractées, c étamines, d base des microsporanges, et des Conifères, et ce fait se ee’ microsporanges, f fragment de microsporange, p sommet
/ ; excavé de l'axe.
présente aussi chez les cellules St-Etienne. (D'après Renaulf:)
polliniques des autres Pha-
nérogames, quand disparaît la membrane entourant le grain. RENAULT décrit deux espèces: Cordaianthus Penjoni Ren. (fig. 176) et Cordaianthus Saportanus Ren.
Les fleurs femelles (fig. 177) sont décrites par M. GranxD'Eury sous le nom de Cordaianthus baccifer, et il distingue comme espèces: C. sub Volkmanni, C. nobilis, C. sub Germarianus, ©. prolificus, C. dubius, C. racemosus. Grâce aux travaux de M. RENAULT, nous connaissons bien aussi la structure des fleurs femelles. Chaque épi renferme plusieurs ovules nus
240 CORDAITÉES
(macrosporanges); chacun de ces ovules est placé à l’aisselle d’une bractée, et à l'extrémité d’un court pédicelle. Les ovules sont droits, orthotropes, avec
0,0 637 Vs fe 0° 00
Fig. 177.
Cordaianthus Grand’ Euryi Ren. Macrosporange.
c Tégumert externe, x nucelle, cp chambre pollinique, g prolongement en pointe du nucelle, p p‘ microspores, v{ faisceau fibrovasculaire à la face interne du tégument intérieur. St-Etienne. (D’après Renault.)
(Les bractées ne sont pas représentées.)
Fig. 178.
a Axe d’une Cordaite portant des graines (Cordaianthus anomalus Carruthers), b Cordaispermum Gutbieri Ren., c graine de a un peu grossie. Zwickau.
(D'après Carruthers et d’après nature.)
cence des Cordaïtes.
deux téguments, le nucelle est prolongé en une longue pointe sous laquelle on trouve une chambre pollinique produite par résorption; c’est dans cette chambre que MM.BRONGNIART et RENAULT ont remarqué, dans quelques cas, des microspores. M. RENAULT distingue trois formes: ©. Walliamsoni Ren., C. Grand’ Euryi Ren.
(fig. 177)et C. Zeilleri Ren.; M.
LESQUEREUX en areconnu une, Cordaistrobus Grand Euryi; M. DE SAPORTA a décrit Antholites Grepini (Bascoup en Belgique); M. Dawsox : À. devonicus et À. floridus du Dévonien du Canada.
Chez les graines mûres, du
moins pour quelques cas, l’axe court qui supporte les fleurs femelles s’allonge, comme chez Cordaianthus Lindleyi Carruthers et C. anomalus Carruthers (fig. 178). Le tégument externe devient charnu (sarcotesta), l’intérieur osseux (endotesta); et la graine a ainsi l'aspect d’une prune.
Ces graines se rencontrent en grand nombre dans le Carbonifère, mélangées sans ordre avec d’autres restes de Cordaïtes, et la minorité d’entre elles seulement est connue en rapport avec l’axe d’inflores-
L'association ordinaire des graines, des feuilles,
des fleurs et des rameaux de Cordaïtes, indique leurs rapports avec Cor-
CS Sd om me re em
af rt das poses dsiné Miche
Ft
CORDAITÉES 241
daïtes ; elle peut devenir décisive à ce point de vue lorsque ces restes se rencontrent seuls dans une couche.
Nous devons une connaissance plus précise de ces graines aux recherches de BRONGNIART, qui ont jeté sur ce sujet plus de lumière que les nombreuses figures et descriptions des graines transformées en houille ou conservées à l’état d'empreintes; car l’état de conservation a été souvent une cause d'erreur dans la caractéristique des différentes espèces. J’ai suivi ici les données de BRONGNIART et de RENAULT.
Cordaispermum Brongniart (fig. 178?); cordiforme, échancrée à la base, avec une pointe mousse, parfois fendue en deux (à cause de l’état de conservation ?). On doit ranger ici les graines décrites comme Cardiocarpus, Sarcotaxus Avellana Brongniart, Cyclocarpus Güpp. et Samaropsis Gôpp.
Diplotesta Grand’Eury ; sub-sphérique, presque aussi haute que large avec délimitation nette des 2 assises.
Sarcotaxus Brongniart; ovale, avec tégument extérieur charnu très développé, épiderme lâche.
Leptocaryon Brongniart ; ovale ou sphérique, tégument interne dur ; caréné sur les côtés, carène saillante.
Taxospermum Brongniart; cylindrique, arrondie à la base, avec pointe mousse, enveloppe pierreuse carénée.
ERhabdocarpus Gôpp. et Berger ; ovale ou oblongue, avec sillons longitudinaux, terminée soit en pointe soit en arête émoussée.
Ces graines, différentes par la forme et la structure, montrent aussi bien que la forme des feuilles et le développement des inflorescences, que sous la dénomination de Cordaïtes, on a réuni moins une genre bien limité, qu’un groupe de genres issus les uns des autres, mais différents entre eux. D'’heureuses trouvailles viendront ultérieurement donner de plus amples renseignements à ce sujet.
Le Samaropsis de GüPPerT, différent du Samaropsis de Hrer, est tout aussi peu pourvu d'ailes que les graines précédentes; je considère ce qui a été pris pour aile, comme un tégument charnu, qui dans certains cas, peut se rompre au sommet par suite de pression. On ne sait, au moins pour le moment, si la présence ou l'absence de pédicelle a de l’importance pour la systématique. Comme exemple de graine de Cordaïtes arrivée à maturité avec un long pédicelle, on peut citer Cordaianthus Lindleyi, Carruthers ; comme exemple du cas contraire, ou de chute du pédicelle, on peut citer la graine décrite comme Æhabdocarpus ovoideus Güpp.
Les restes de Cordaïtes, surtout les feuiiles, se présentant le plus souvent en fragments, il est essentiel de ne s'arrêter qu'aux fragments de feuilles caractérisés par la constitution de leurs nervures; ce caractère peut même manquer de certitude, par suite du mauvais état de conservation des feuilles. Les nervures sont égales ou sub-égales chez Cordailes palmaæformis Weiss, C. Robbii Dawson,
Schimper-Zittel, Traité de Paléontologie t. II. 16
249 CORDAITÉES
du Dévonien du Canada; ou bien il y a alternance de nervures fortes et de nervures faibles, 2-5 nervures faibles entre 2 fortes, comme chez C. principalis Gein., et C. Ottonis Gein., C. Goldenbergianus Weiïss, qui en différent à peine; ou 2-3 faibles entre 2 plus fortes: C. microstachys Goldenb. ; C. linearis Grand’ Eury, a de nombreuses nervures alternativement faibles et fortes; C. borassifolius Unger, a toujours une nervure plus faible entre deux plus fortes. C. Rôüsslerianus Gein. et ©. crassinervis Heer sont caractérisées par des nervures egalement fortes. M. Lesquereux (Coalflora of Pensylvania) distingue dans le Carbonifère de l'Amérique du Nord des espèces plus aberrantes, d’après des feuilles et des fleurs en partie attachées à des restes de troncs ; quelques-unes de ces espèces sont réunies à des types déjà connus. Heer (Flor. foss. arct. vol. I) en décrit, provenant de l’île de Melville, qui sont trop mal conservées pour qu’on puisse les déterminer sûrement.
La connaissance plus exacte des Cordaïtes a permis d'établir leurs relations avec les autres groupes de plantes. Elles prennent place par la structure de leurs fleurs entre les Cycadées et les Conifères; elles se rapprochent des premières par le développement de la chambre pollinique à l’intérieur du nucelle, et par le développement du col consistant en plusieurs rangées de cellules, mais se rapprochent des Conifères par leurs fleurs mâles dont les anthères différent seulement de celles de Gingko par la direction, et que l’on peut comparer aussi bien aux anthères des Gnétacées, de Welwitschia par exemple. Le double tégument de l’ovule les éloigne des Cycadées et des Conifères ; elles partagent cependant ce caractère avec les Gnétacées. La division du faisceau fibrovasculaire dans
les feuilles, comme la structure de cet organe, rappellent des caractères de
Zamiées. La structure des trachéides du bois, en ce qui concerne la conformation des ponctuations aréolées, les rapproche des Cycadées et des Conifères (Dammara, Araucaria), tandis que le développement du massif ligneux s'accorde entièrement avec celui des Conifères.
Il est vrai que la moëlle est disposée en éventail, contrairement à ce qui se rencontre maintenant chez les Cycadées et chez les Conifères. Comme cependant le prouve l’existence d’une telle moëlle, chez les Dicotylédones, ce fait est simplement le résultat du développement et ne peut être employé pour déterminer un groupe isolé. J’ai choisi le titre de Cordaites, quoique celui de Pycnophyllum de BRoNGNIART ait la priorité, parceque le premier est plus généralement employé. Les Cordaïtes s'étendent du Silurien et Dévonien (Dawson) jusqu’au Permien.
Fréquemment les restes de Cordaïtes, fragments de feuilles ou inflorescences, ont été décrits comme Nœggerathiées, erreur qui est excusable, vu l’état des connaissances. Deux inflorescences racémeuses des formations permiennes méritent encore d’être mentionnées : Schützia anomala Geïn. et Dictyothalamus Schrollianus Gôüpp. qui ont beaucoup d’analogie avec des inflorescences de Cordaïtes. Toutes deux ont été réunies par SCHIMPER, qui considérait la première comme la fructification, la seconde comme l’inflorescence mâle d’une Conifère. Je crois ce rapprochement mauvais, et je pense qu’elles appartiennent également au groupe des Cordaïtes. Narnorstr prétend qu'elles appartiennent aux Balanophorées et
DOLEROPHYLLEZÆ. DOLEROPHYLLUM 243
que Dictyothalamus ressemble à Sarcophyte, et Schützia à Lophophytum. I] faut ajouter que l’habitus parle en faveur de cette idée; des recherches ultérieures permettront de trancher la question. Le Trigonocarpus (?) Rôüsslerianus Geiïn. (Permien de Braunau en Bohême) appartient peut-être aussi aux Cordaïtes; si son Zrigonocarpus Rüsslerianus Gein. (Dyas de Naumburg dans la Vétteravie) est identique aux types de Bohême, ce serait un nouvel argument en faveur des Gymnospermes. Le genre Rhynchogonium, distingué par HEer (Flora foss. arct. vol. IV), pourra ultérieurement être distingué, comme genre particulier, des restes réunis maintenant sous le nom de Cordaïtes.
DOLEROPHYLLEZÆ Saporta.
Dans sa flore fossile des formations permiennes, M. GôüPrErrT donne la description et le dessin (p. 1535 pl. 62 fig. 1-6) d’un bourgeon avec feuilles enroulées qu’il rapproche de celui d’un Musa, et il en conclut la présence des Monocotylédones dans les temps paléozoïques. Ces bourgeons ont été soumis dernièrement aux recherches de MM. pe SaporTA et RENAULT qui sont arrivés à de tout autres résultats (Comptes-rendus t. 86 p. 805, t. 87 p. 393); SoximPper les avait déjà indiqués brièvement
(Manuel, IL. p. 142).
DOLEROPHYLLUM Saporta.
Feuilles sessiles, entières, largement ovales ou rondes, échancrées en cœur à la base, découpées, de texture coriace, avec bords cartilagineux ; nervures rayonnant en eventail à partir de la base, plusieurs fois bifurquées sur leur longueur et allant jusqu’au bord. Les feuilles présentent un épiderme épais, leurs faisceaux fibrovasculaires sont entourés de canaux à gomme (résine ?); en tombant, elles laissent aux troncs qui sont désignés sous le nom de Calamodendron, une cicatrice elliptique transverse ou ronde. Des cellules polliniques (microsprores), analogues à celles des Gymnospermes, ont été observées par Rexaurr. Ces feuilles avaient été rapportées à diverses espèces de Cyclopteris, Nephropteris, Cardiopteris, Aphlebia.
M. pe SarortA considère les débris rapportés ici à Dolerophyllum, moins comme formant un genre bien limité, que comme appartenant à un groupe allié aux Cycadées et aux Cordaïtées, mais ne pouvant leur être réuni, pas plus qu'aux Salisburiées.
M. pe SaporTA rapproche des bourgeons, comme feuille développée, le Nœggerathia cyclopteroides, décrit également par Gôrrertr, et il les désigne tous les deux sous le nom de Dolerophyllum Güpperti (Sarorra, Paléont. franc. t. II p. 225 sq., Comptes-rendus t. 86 p. 802). M. ScuimPerR remarque, que Cyclopteris (Nephropteris) orbicularis Brongt., C. obliqua Brongt. et C. dilatata Lindl. et Hutt. appartiennent aussi aux Dolerophyllum.
244 DOLEROPHYLLUM
Il est établi maintenant que le bourgeon, décrit par MM. Ercxwazp et GôPPERT, ne peut être rapporté aux Fougères, et encore moins aux Cycadées, parce qu'aucun de ces groupes n’a de bourgeons disposés de la sorte. D'autre part rien ne parle en faveur des Monocotylédones, puisqu'il n’est pas prouvé que les divers restes rapportés aux Monocotylédones dans les formations anciennes, appartiennent réellement à ce groupe ; le parcours des faisceaux fibrovasculaires, figuré par GôPrerT (fig. 4), témoigne également contre cette manière de voir. La disposition des feuilles dans le bourgeon en question est répandue il est vrai, chez les Dicotylédones, mais aussi parmi les Conifères chez Dammara et Podocarpus, et chez les Cordaïtes on la rencontre de nouveau. Tout appuie donc les vues de M. DE SAPORTA pour qui ces restes ont appartenu à un groupe voisin des Conifères. En outre, le parcours des faisceaux fibrovasculaires dans les feuilles, ne s’écarte pas essentiellement de celui qui existe chez Gingko. La structure du type de M. GôPPERT, dans la collection paléontologique de Berlin, est aussi en faveur de vues de M. DE SAPORTA. r
Les feuilles présentent en certaines places, des cellules épidermiques assez bien conservées, dont les parois extérieures sont très épaisses ; sous cet épiderme se trouve un parenchyme à parois minces, suivi par un parenchyme à grosses cellules. Ce parenchyme est creusé de lacunes également distantes les unes des autres, que GôPPERT décrit comme canaux à air. Ces lacunes, comme nous l’apprend immédiatement leur constitution, sont les places où le tissu a été arraché. Leur distribution sur une coupe transversale et leur parcours, montrent que c’étaient les faisceaux, et aussi, selon M. RENAULT, les canaux gommeux qui rempissaient primitivement ces lacunes. Si on réunit les espèces de Cyclopteris, décrites plus haut, aux Dolerophyllum, on doit aussi y ajouter Cyclopteris oblata Lindl. et Hutton (Foss. Flora t. II pl. 217) et Adiantites giganteus Gôpp. (Syst. filic. foss. pl. VIT) . Permien de Russie, Hermannsdorf en Bohême.
On doit encore mentionner ici le genre Whättleseya, distingué par NEWBERRY ; MM. Newgerry et Lesquereux (Coalflora of Pennsylvania p. 523 pl. IV fig. 1-3. Harrisburg 1879 - 1880) réunissent sous ce nom des feuilles simples ou pennées, cordiformes, pétiolées, d’une texture compacte, dont le bord supérieur tronqué est ondulé ou dentelé, dont les nervures partant du pétiole et s'étendant jusqu'au bord basilaire, donnent dans le limbe des branches parallèles formées de nervures plus fines. Les dessins de M. Lesquereux (fig. 1) présentent la disposition des nervures d’une tout autre façon, mais elle ne peut guère différer de celle qui est indiquée ici. Dans les fig. 2 et 3 (W. integrifolia et W. undulata) la
1 J’ajouterai ici, que les espèces de Psygmophyllum mentionnées par SCHIMPER (Traité, vol. II p.192), Ps. expansum et cuneifolium doivent être ranger parmi les Fougères, comme l’a prouvé SAPORTA, et comme me l’a montré l’étude d'exemplaires assez bien conservés provenant du Kupfersandstein de Russie. Par contre, je ne crois pas que Ps. ctenoides Schimp. (Næœggerathia ctenoides Gôpp., Foss. Flora der perm. Form. $. 159 Tab. 40 Fig. 1), ni l'espèce décrite par moi (dans Rrcaraoren’s Reise vol. IV) Ps. angustilobum de Kai-ping dans la province de Tschili, doivent être placées dans le même groupe, avec les 2 espèces citées ; ces espèces appartiennent, par la division de la feuille, à des Conifères parentes de Gingko.
CONIFERÆ 245
base étant incomplète ne permet pas de juger la question ; d’après les dessins cependant, il semble que la disposition des nervures ne répond pas à celle de la fig. 1, mais se rapproche plutôt de celle de Dolerophyllum. On distingue trois espèces : W. elegans Newberry, W. integrifolia Lesq., W. undulata Lesq. M. Les- QUEREUX les range dans les Nœggerathiées. Comme les organes reproducteurs sont inconnus, leur place est douteuse; elles pourraient cependant bien appar-
tenir à un groupe des Gymnospermes.
CONIFERÆ.
Les Conifères sont essentiellement caractérisés par la croissance énergique de l’axe principal, et par ses bifurcations ; il n’y à pas toutefois de bourgeons à l’aisselle de toutes les feuilles, et ceux qui apparaissent ne se développent pas tous. Les axes latéraux présentent une disposition bilatérale, et, par suite de leur croissance en grand nombre dans un même plan normal à l’axe (verticille), ils déterminent la forme pyramidale de ces individus généralement arborescents.
L'apparition des rameaux courts demande ici une mention spéciale ; ce sont des axes latéraux à croissance longitudinale limitée ou très faible qui sont disposés chez les Gingko, Larix, Cedrus, à l’aisselle de feuilles vertes, chez les espèces du genre Pinus proprement dite, aux aisselles de feuilles rudimentaires, non vertes, membraneuses, des branches longues. Ces rameaux courts portent un grand nombre de feuilles dans le premier groupe, tandis qu’il ne s’en développe que 1-5 sur chacun, chez les pins, ce qui donne un bon caractère pour distinguer ces genres. De plus, Taxodium perd ses rameaux feuillés à l’automne !; Phyllocladus et Sciadopitys portent aux aisselles de feuilles rudimentaires des axes latéraux foliacés plats verdâtres (Cladodes).
Le tissu de la racine, du tronc et des branches, se compose de la moëlle, du bois primaire qui l’entoure, du tissu de formation (cambium) de l’assise du phloëm (liber) et de l'écorce. Dans l’étude des bois de Conifères fossiles, à l’exception de ceux des lignites, on s'occupe seulement du massif ligneux, parce que l’écorce est généralement perdue. Comme cette étude demande à être traitée spécialement, nous nous bornerons ici à l'exposé des traits principaux.
Le massif ligneux de la racine des Conifères se compose d’un bois primaire sans moëlle, de forme elliptique ou triangulaire toujours constitué par des trachéides. Ce bois primaire est entouré par le bois secon-
1 Her mentionne la chute des rameaux de Sequoia sempervirens en été. Je nai jamais remarqué ce fait, mais constate que cette espèce conserve, pendant deux à trois ans, ses rameaux feuillés, avec les petites et courtes feuilles disposés à leur base, et qui sont les anciennes pièces de recouvrement du bourgeon.
246 CONIFERÆ
daire, formé de trachéides avec ponctuations aréolées. Le diamètre de ces trachéides est plus grand que celui de mêmes éléments dans la tige, la limite des divers cercles annuels est très bien marquée. Du parenchyme rayonné partage le bois en bandes radiales.
Le massif ligneux du tronc entoure une moëlle formée de cellules parenchymateuses ; souvent cette moëlle, chez Podocarpus, Dammara, montre çà et là des cellules ligneuses à parois épaisses. Le massif ligneux lui-même, se compose de bois primaire disposé en groupes séparés par du parenchyme rayonné. Ce bois primaire est formé de trachéides spiralées, annelées et réticulées, tandis que le boïs secondaire se compose de trachéides avec ponctuations aréolées. Plus extérieurement viennent un tissu parenchymateux, puis un parenchyme ligneux qui se rencontre chez toutes les Conifères, quoique peu développé chez beaucoup d’entre elles. Il contient dans ses cellules de la résine, ou bien il renferme des canaux gommeux (appelés canaux à résine), chez les sapins, les pins (Pinus, Abies). Une deuxième forme de parenchyme, est le parenchyme rayonné (rayons médullaires): le parenchyme primaire va du bois primaire jusqu’à la périphérie, le parenchyme secondaire est limité à des surfaces moins grandes ; tous deux sont formés de cellules rectangulaires, disposées en rangées radiales entre les trachéides, généralement sur une seule rangée, ou sur plusieurs lorsqu'elles entourent un canal à résine, disposé horizontalement. Signalons enfin les taches de moëlle ou prolongements de rayons médullaires, qui sont en partie et peut-être aussi sans exception, des cicatrisations de blessures guéries et formées de bois parenchymateux.
Les feuilles des Conifères disposées en spirale ou en verticille de 2, 3, 4, sont aciculaires, chez les pins, les sapins etc., ou étroites et plates chez les épicea (Picea), ou larges (Dammara, Gingko), ou petites, étroitement serrées contre les rameaux, chez la plupart des Cupressinées. Les bases des feuilles croissant avec les rameaux, persistent souvent longtemps ; elles sont désignées sous le nom de coussinets foliaires. Les jeunes axes et les feuilles sont protégées soit par des écailles de bourgeons, soit par les feuilles plus vieilles, soit par de petites feuilles vertes. La structure des feuilles ne peut être indiquée ici que d’une manière générale. Un épiderme, composé de cellules droites à parois externes assez épaisses, recouvre les faces supérieure et inferieure, qui presentent toutes deux ou l’une d'elles seulement, des stomates profondément enfoncés, avec leurs cellules de bordure ; ces stomates sont disposés le plus souvent en rangées et rarement irrégulièrement. Sous l’épiderme, se trouvent presque toujours un hypoderme formé de fibres sclérenchymateuses, puis un tissu d’assimilation en palissades. Parfois, entre la face supérieure et la face infé-
CONIFERÆ 247
rieure, se trouvent des cellules de sclérenchyme rameux, allongées perpendiculairement au grand axe de la feuille, ou parallèles à cet axe. Dans la feuille circulent un ou plusieurs faisceaux, car il y a des feuilles à une ou à plusieurs nervures ; les faisceaux du pétiole s’étalent dans le limbe en branches nombreuses. Les faisceaux eux-mêmes, composés de bois et de liber, sont accompagnés de tissu de transfusion disposé latéralement ou en grandes masses; à ce tissu s’adjoint un parenchyme transverse allongé parallèlement au grand axe de la feuille, et pourvu de nombreuses lacunes. Les parois du tissu de transfusion sont finement réticulées, épaisses, ou pourvues de formations analogues aux ponctuations aréolées. À la face inférieure se trouve un tissu appelé parenchyme spongieux. Quand les feuilles fossiles des Conifères sont transformées en houille, la cuticule avec le vestibule des stomates est seule conservée, et rarement les tissus profonds sous-jacents sont encore visibles.
Les fleurs sont constamment de sexes séparés, soit monoïques, soit dioïques, les premières nombreuses, les dernières plus rares. Elles ne se trouvent pas au sommet de l’axe principal, mais au bout des axes secondaires, à l’aisselle de feuilles vertes et de feuilles rudimentaires, fréquemment entourées de bractées. S’il existe des rameaux courts c’est sur elles que les fleurs atteignent leur développement.
La fleur mâle se compose d’un grand nombre d’étamines (sporophylles) attachées à un axe plus ou moins allongé (chaton). L’étamine est scutiforme, avec 3 - 8 gros sacs polliniques (microsporanges) sur sa face inférieure, chez Taxus, avec un plus grand nombre chez Araucaria et Dammara. La lame de l’étamine est parfois réduite à une protubérance sur la face inférieure de laquelle se trouvent 3 sacs polliniques (Gingko), ou bien elle se développe en un petit limbe spatulé, avec le plus souvent 3 sacs polliniques chez les Cupressinées, et avec 2 sacs chez les Abiétinées. Comme chez les Cycadées, il se forme aussi dans les cellules polliniques (microspores) des Conifères, un prothalle rudimentaire composé de deux cellules, dont l’une se courbe à l’intérieur de la microspore chez un certain nombre d’espèces. Une excroissance de la face inférieure de l’étamine, homologue de l’indusie des Fougères, protége le sac pollinique, quand celui-ci ne l’est pas par sa position ou sa structure.
Les fleurs femelles montrent, en comparaison de fleurs mâles, une plus grande variété. Comme elles sont en général mieux conservées à l’état fossile, et qu’elles sont surtout utilisées pour la classification, il est nécessaire de s'étendre ici un peu plus sur elles.
Chez les Taxacées, les ovules (macrosporanges) ont une origine foliacée, comme chez Microcachrys; dans ce genre, les ovules sont placés les uns
248 CONIFERÆ
à côté des autres sous la pointe de l’écaille (carpelle) ; chez Dacrydium, ils sont au milieu ou presque au milieu de l’écaille ; chez Podocarpus, ils sont réunis à l’écaille sur toute leur longueur, ou libres. Le sommet de l’ovule est chez ces espèces, tourné vers le bas. Les ovules naissent de l’axe, ils sont droits, isolés sur leur axe, à l’aisselle de bractées et réunis en une inflorescence ; ils sont disposés sur un rameau chez Cephalotaxus, chez Torreya les ovules sont réunis par deux sur un axe court entouré de 2 paires de bractées décussées, chez Gingko par 2, 3 ou 4 au sommet de rameaux grêles situés à l’aisselle des feuilles internes des pousses courtes, chez Taxus à l’extrémité de rameaux latéraux feuillés, chez Phyllocladus, sessiles ou courtement pédicellés sur les bords des axes foliaires, à l’aisselle de petites feuilles rudimentaires. Pendant la maturité, il se développe chez presque toutes les Taxacées un arille charnu, qui, sur les graines müres, est percé d’une petite ouverture, ou entoure seulement la partie inférieure; chez (ringko, il reste rudimentaire, il manque chez Cephalotaxus. Aussi chez ces deux genres, l’assise extérieure du tégument se transforme en une enveloppe succulente, et son assise intérieure en une enveloppe solide de consistance osseuse, tandis que chez les autres genres, le tégument n’éprouve que ce dernier changement. Chez Podocarpus et Dacrydium, V'arille apparaît comme un second tégument, dès avant la fécondation.
Chez les Araucariées (Dammara, Araucaria, Cunninghamia, Sciadopütys), l’ovule de Dammara est situé au dessus de la base du carpelle, il est dérangé de sa place primitive et reporté vers le haut, par suite d’un accroissement intercalaire ; chez Araucaria la partie de l’ovule qui touche au carpelle est seule pourvue d’un tégument libre, et l’on trouve à la base de l’ovule, anatrope comme celui de Dammara, une petite excroissance du carpelle qui manque chez Dammara; cette excroissance est étroite, dentelée, épidermique et recouvrant les trois ovules chez Cunninghamia; par contre chez Sciadopitys, sur les 8-9 ovules anatropes, se développe un épais et puissant bourrelet, qui à la maturité, s'élève audessus du carpelle. Pour cette raison, ce genre serait mieux placé près des Taxodinées.
Chez les Taxodinées, le développement de la face interne du carpelle à la base ou au milieu de laquelle sont placés les ovules, est variable. Il est plus important chez Cryptomeria, Taxodium, Glyptostrobus, et moins important chez Sequoia, Arthrotaxis ; la pointe du carpelle se dirige toujours ici vers le bas, et par suite les écailles du cône mür sont pourvues d’une apophyse ou d’un ombilic.
Chez les Cupressinées (Frenela, Widdringtonia, Callitris, Thuja, Biota, Chamaæcyparis, Thuyopsis, Cupressus, Fitzroya (Diselma), Libocedrus, Juni-
TAXACEÆ 249
perus, Actinostrobus), les ovules droits sont situés aux aisselles des carpelles (écailles de cônes) tantôt isolément, tantôt réunis par deux ou plusieurs ; ces carpelles sont eux-mêmes disposés par groupes verticillés de 2, 3 et 4. La face interne du carpelle subit après la fécondation, un accroissement qui pousse le sommet de l’écaille vers le bas et l’extérieur.
Chez les Abiétinées (Pinus, Abies, Picea, Cedrus, Larix, Tsuga, Pseudotsuga), l’écaille ovulifère est située à l’aisselle de bractées disposées en spirale, elle s’avance sur la base de la bractée, et sur les cônes jeunes, elle apparaît comme un bourrelet transversal sur les bords latéraux duquel se développe un ovule. Arrivé à maturité, ce bourrelet se transformera en une écaille strobilaire ligneuse, portant des graines, aplatie ou épaissie au sommet; la croissance de la bractée est ordinairement atrophiée. Les graines müres sont pouvues ou dépourvues d'ailes !.
TAXACEÆ.
A l’époque actuelle, le groupe des Taxacées est répandu sur toute la surface de la terre; mais il n’en était pas de même dans les époques antérieures. Ainsi le genre Gringko, commençant au Permien et au Rhétien, il présente dans le Jurassique un puissant développement, et florit d’une manière ininterrompue dans le Tertiaire, avec un nombre d’espèces qui va en décroissant peu à peu; il était étendu alors sur tout l’hémisphère nord, il est représenté maintenant par une seule espèce, G. biloba, qui existe en Chine et au Japon et est seulement cultivée en Europe. Ce genre eut aux époques géologiques une vaste répartition géographique, ainsi il ne manque presque nulle part là où existent des formations du Rhétien, du Jurassique, du Wealdien, du Crétacé et du Tertiaire, et au Tertiaire on le rencontre même au milieu de la zône arctique. Les nombreuses formes de ce genre ainsi que les types qui s’y rattachent étroitement, Gingkophyllum, Dicranophyllum, Trichopitys, Baiera, Czekanowskia, Rhipidopsis, établissent une grande variété dans ce groupe. Les fleurs fossiles autant qu’elles sont connues et rapportées à leurs feuilles, se rapprochent tellement par leur structure du dernier descendant vivant de ces types, qu’à exception du plus ou moins grand nombre des sacs polliniques (microsporanges), et de la lame plus développée des étamines (chez Bañera, elle à la forme d’une apophyse cylindrique) on peut à peine y noter une différence. Il y a certes des motifs suffisants pour réunir ces formes en
1 STRASSBURGER, Die Coniferen und Gnetaceen. Jena, 1872. Die Angiospermen und Gymnospermen. Jena, 1879. — Ercnrer, Die weiblichen Blüthen der Coniferen. Berlin, 1881. — Gügez, Grundzüge der Systematik und speciellen Morphologie. Leipzig, 1882.
250 CONIFERÆ
un groupe à part sous le nom de Salisburiées, cependant, à mon avis, il n’y à pas de raison absolue pour les séparer des Taxacées.
Dans les formations crétacées supérieures et dans le Tertiaire se rencontrent encore Gingko avec trois genres, qui peuvent être rapprochés des genres vivants: Torreya, Cephalotaxus, Podocarpus ; il y a en outre des TZazites et des Phyllocladites répondant aux genres Taxus et Phyllocladus, si toutefois leurs restes sont bien interprétés et s’ils n’admettent que cette seule interprétation. Taxus est maintenant réprésenté sporadiquement sur l’Europe entière, par une seule espèce qui, comme Ginkgo, est en train de s’éteindre ; ses autres espèces, peu nombreuses, appartiennent au nord de l'Amérique et à l’est de l’Asie. Podocarpus est répandu depuis l'Amérique centrale, à l'Amérique méridionale, le sud de l’Afrique, les îles de l'Océan Pacifique, jusqu’à la partie orientale de l’Inde, le Japon et les îles Malaises ; sa repartition actuelle n’a de rapports avec celle de ses ancêtres présumés du Tertiaire, que si on les suppose arrivés à cette époque à leur limite septentrionale ; la répartition géographique des Taxus au contraire, s’explique bien par leur distribution à l’époque tertiaire. Conchophyllum, s’il est réellement allié à Dacrydium, expliquerait la répartition actuelle de Dacrydium dans l’ Archipel Malais, les îles de l'Océan Pacifique, la Tasmanie, la Nouvelle-Zéelande, le Chili. Parmi les autres Taxacées, Cephalotaxus est répandu dans le Japon et la Chine, Torreya au Japon, dans le nord de la Chine et en Amérique, Microcachrys est limité à la Tasmanie, Saxogothea au Chili, Phyllocladus à l’Archipel Malais, à la Nouvelle-Zéelande et à la Tasmanie. La présence des 2 premiers genres, a été reconnue dans les contrées polaires, aux époques crétacée et tertiaire.
Un deuxième groupe de Taxacées, se rapproche des Cordaïtes, par la forme de ses feuilles (Phænicopsis, Feildenia), ainsi que par la forme de ses fleurs femelles (Cephalotaxus), mais il ne présente aucune forme voisine de nos Conifères actuelles. Il apparût dans le Jurassique et vécut jusque dans le Tertiaire,
Ce ne sont pas des formes voisines d’Araucaria et de Dammara, qui se rencontrent dans les formations anciennes, comme on le supposait, en se basant sur la structure du bois, mais bien des formes très voisines des Taxacées et appartenant à ce groupe. Ces fossiles anciens, c’est-à-dire les Calamodendrées, Cordaiteæ et Dolerophylleæ ont été rangés entre les Cycadées et les Conifères, dans le chapitre précédent. Les bois fossiles recueillis jusqu’à présent dans les formations anciennes, n’ont pas cependant la structure du bois des Taxacées vivantes, mais bien celle des Araucaria et Dammara vivants, ou même une structure différente, comme nous pouvons l’observer chez Calamodendron et Arthropitys.
Dr 4
TAXACEÆ 251
De même que pour les Cordaïtes, il existe des liens de parenté rattachant ce groupe aux Cycadées et aux Fougères ; il est bien certain, et cette opinion à été appuyée par MM. STRASSBURGER et GÔBEL, que les Conifères de l’époque actueile présentent aussi avec eux de puissants liens de parenté. Ces relations se manifestent par la ligule des fleurs femelles, par l’excroissances de l’étamine recouvrant les sacs polliniques, par le prothalle rudimentaire des cellules pollinjques (microspores), par
Fig. 179.
Ginkgophyllum Grasseli Saporta. Permien de Lodève. (D'après M. de Saporta.)
l'accroissement des ovules (macrosporanges) avant et après la fécondation et par la structure du bois primaire de la racine. Ces caractères montrent aussi des relations avec les Sélaginelles et les Isoétées, ainsi qu'avec certaines fructifications d’Astérophyllites, qui du moins par la structure de leurs axes, se rapprochent des Lycopodiacées plus que de tout autre groupe.
252 CONIFERÆ
GINGKOPHYLLUM Saporta.
Feuilles alternantes, décurrentes sur le rameau par un pétiole à base rétrécie, limbe à contour allongé, cunéiforme, plusieurs fois bifurqué avec partie terminale bilobée, écourtée, dentelée. Faisceau vasculaire se ramifiant dichotomiquement. Organes de reproduction inconnus.
Par la division de la feuille, comme par le parcours des faisceaux vasculaires, il se rapproche du genre Baiera F. Braun: mais il en diffère par ses feuilles décurrentes sur le rameau. M. Hxer le rattache à Paiera, et certes beaucoup de caractères sont communs à ces 2 types, cependant il est nécessaire de les séparer provisoirement. Trois espèces, limitées au Permien, sont connues actuellement : Gingkophyllum Grasseti Sap. du Permien de Lodève (fig. 179) G. flabellatum Sap. (Nœggerathia flabellata Lindi. et Hutton, Psygmophyllum Schimp.) du Carbonifère d'Angleterre, G. Kaminskianum Sap. du Permien de Kaminsk. On peut citer ici Schizopteris anomala Brongt., dont M. ScximPEr mettait déjà en doute les relations avec les Fougères, et un fragment décrit par M. Lesquereux comme ZLepidoxylon anomalum (Lesquereux, Coalflora pl. 83 fig. 584)1.
BAÏERA: F -Rracremende
Feuille coriace, rétrécie en un long ou court pétiole, en éventail, à limbe avec ramifications dichotomiques et sections linéaires, parfois rubanée, échancrée ou entière à la pointe, attachée à une branche courte. Faisceaux vasculaires sortant en éventail de la base de la feuille, et se bifurquant. Fleurs mâles avec nombreuses étamines disposées en spirale, filet mince, étamine avec limbe rudimentaire et 5 à 12 sacs polliniques (microsporanges) disposés en verticilles. Fleurs femelles sur un axe ramifié. Graine charnue (Carpolithes cinctus Nath.).
M. Hrer à classé les feuilles de ce genre, auquel il ne faut pas réunir Hausmannia Dunker du Wealdien, leur véritable place, après qu’elles eurent été attribuées aux Algues, aux Fougères et aux Marsiléacées. Dans le Rhétien, Baiera Münsteriana Heer (fig. 1804) est représenté par des fleurs mâles, par l’état jeune de la graine (fig. 180‘), et en même temps des feuilles qui ne sont pas encore développées (fig. 1804) à côté de graines mûres {fig. 180/), qui montrent que celles-ci étaient en forme de prunes et avaient un tégument charnu.
Le genre, aujourd’hui éteint, se rattache étroitement d’un côté à Gingkophyllum Sap., de l’autre à notre Gingko actuel. Commençant au Permien avec Baiera digitata (Fucoides Brongt., Zonarites Schimp., Schizopteris Geïn.) et B. virgimica Font. et White, il persiste jusque dans la craie supérieure (Baiera
SAPORTA, Paléontologie française vol. III p. 228. Comptes-rendus vol. 80. 86. — LesquEREUux, Coalflora of Pensylvania.
? Her, Flora foss. arct. t, IV ; Zur Geschichte der Gingko-artigen Bäume in ENGLER, Jahrbücher Bd.T. — SaporrTA, Paléontologie franc. vol. IL. III. — NarnorsT, Beitr. 2. foss. Flora Schwedens ; Flora von Palsjo ; Foss. Floran vid Biuf.
BAIERA 253
sagittata Heer d’Atanekerdluk, Groënland). Encore rare dans le Trias (Baiera (Sclerophyllina) furcata Heer), il se rencontre dans le Rhétien et le Jurassique moyen avec de nombreuses espèces; dans le Rhétien Baiera tæniata Schenk, B. Münsteriana Heer (Jeanpaulia Unger) Rhétien de Franconie, B. minuta Nath.
Fig. 180.
Baiera Münsteriana Heer.
a Feuille, b c fleurs mâles, b état plus jeune, c développée, d feuille jeune, e graines non mûres, f graine plus mûre. (Rhétien de Baireuth.) (D’après nature.)
B. paucipartita Nath. (fig. 181), B. curvata Nath, B. Geinitzi Nath., B. marginata Nath., Rhétien de Schonen et d’Helsingborg, Baüera longifolia Heer, se trouve en France dans le Jurassique supérieur, B. Czekanowskiana Heer, B. angustiloba Heer, B. pulchella Heer (Scleropteris Pomel), B. palmata Heer, Jurassique moyen de Sibérie, B. gracilis Sap., Jurassique moyen d'Angleterre. Dans le Crétacé inférieur, on rencontre encore : B. cretosa Schenk (peut-être le Zonarites digitatus Lesq., [Cretac. F1.] de Nebraska, qui est une Baiera), B. dichotoma Heer (Wernsdorf en Moravie, Groënland), dans le Cénomanien du Groënland B. sagittata Heer, B. incurvata Heer, B. leptopoda Heer. On peut aussi citer parmi les Baiera, Psilotum inerme Newb. du Miocène de l'Amérique du Nord (Fort-Union), voisin du B. angustiloba Heer. Ainsi ces formes iraient jusqu’au Tertiaire. Schiseites dichotomus Gümbel du Permien de Erbendorf et Chondrites spec. Gein. (Nachträgen zur Dyas vol. II) appartiennent sans doute à ce groupe. Les graines de ces types comme celles des genres voisins, sont en partie décrites comme espèces, de Carpolithes. En ce qui concerne les fleurs mâles, il faut remarquer que le limbe cylindrique de l’étamine, manque chez une partie des fleurs classées
254 CONIFERÆ
ici, et que d’autres au contraire possèdent ce limbe. On peut se demander si les premières n’appartiennent pas à un autre genre, et si les dernières seules ne se rapportent pas aux Baiera.
Fig. 181.
Baiera paucipartita Nath. Rhétien de Schonen. (D’après un dessin de Nathorse.
GINGKO L.'
Feuilles sur des rameaux courts couverts de cicatrices disposées en spirale, d’écailles de bourgeons tombées, ou adhérentes et développes peu à peu en un limbe ; les feuilles sont coriaces, pétiolées, en forme d’éventail, rétrécies à la base dans le pétiole, fendues 2 ou 3 fois, divisées dichotomiquement, rarement entières ; les faisceaux du pétiole à leur entrée dans le limbe se divisent en 2 cordons qui circulent à droite et à gauche sur le bord inférieur de la feuille. Les ramifications de ces cordons principaux couvrent les parties latérales de la feuille, tandis que son milieu est parcouru par des cordons qui sortent du pétiole entre
! Her, Flora foss. arct. t, IV. — Saporra, Paléontologie française t. III,
GINGKO 255
les deux cordons latéraux principaux. Toutes les nervures qui parcourent la feuille se ramifient dichotomiquement. Fleurs dioïques. Fleurs mâles avec nombreuses étamines disposées en spirale, support filiforme, 2, rarement 3 sacs polliniques (microsporanges), limbe développé sous forme d’un petit tubercule. Fleurs femelles réunies par 2 ou 3 au sommet d’un axe grêle, ovules (macrosporanges) droits, charnus quand ils sont mürs, avec un arille faiblement développé à la base. Les fleurs mâles et femelles sont disposées aux aisselles des feuilles.
Le seul genre de Salisburiées, groupe autrefois si riche et si varié, qui se soit conservé dans la période actuelle, est représenté par l’unique Gingko biloba 1. de la Chine et du Japon. Longtemps ces fossiles furent rangés parmi les Fougères, et décrits comme espèces de Cyclopteris, Adiantites et Baïera, jusqu'à ce que M. Hggr leur eût donné la place qu’ils occupent maintenant. Cette place n’est pas douteuse, en ce qui concerne les feuilles, puisque les feuilles fossiles présentent les caractères des espèces encore vivantes; quoique le parcours des nervures dans les feuilles fossiles ne s'accorde pas exactement avec celui de la plante vivante, bien représenté par MM. Drure (Scuenx, Handbuch der Bot. I, 654) et Her (Urwelt der Schweiz). Il faut tenir compte ici de la forme de la feuille, et aussi de ce fait, que chez les espèces vivantes le bord inférieur de cette feuille est renforcé par 3 ou 4 assises de fibres sclérenchymateuses.
Les Gingko apparaissent pour la première fois dans le Permien avec G. primigenia Sap.; dans le Rhétien avec G. antarctica Sap. (Australie) et G. crenata Nath. (Cyclopteris Brauns). Ils se présentent en plus grand nombre dans le Jurassique moyen d'Angleterre, de Sibérie, du Spitzberg, du sud de la Russie, de l'Amour et du Japon, avec 12 espèces parmi lesquelles G. Huttoni Heer, G. digitata Heer et Gr. n-
tegriuscula Heer, qui n’en Le © | est pas distincte, sont les AR | plus répandues ; la plu- 2 KK \ | & X 2 \ | SN
part des autres sont sibé- SRE RN
riennes, une espèce vient SK
du Japon. Le Wealdien possède une espèce, G.
multipartita Heer (fig. A N/A En — NN N
182), les formations cré- 46 ||
tacées Urgoniennes du |
Groënland, 2 espèces (Cr.
arctica Heer, G. tenui- Striata Heer, cette dernière se trouve encore au Portugal); l’Aptien de Suisse en à une (G. ? Jaccardi Heer), le Cénomanien du Groënland, deux (G. primordialis Heer, G. multinervis Heer), le Tertiaire, une dans l'Eocène (G. eocenica Heer); et dans le Miocène G. adiantoides Heer (Groënland, Italie, Sachalin), cette dernière très voisine des espèces vivantes, G. reniformis Heer (Sibérie).
Fig. 182.
Gingko multipartita Heer. Wealdien du Deister, (D’après nature.)
256 CONIFERÆ
On doit réunir aux autres espèces de Gingko, le genre Saportæa du Carbonifère supérieur de Pensylvanie, décrit par MM. FonTaxe et Warre. Le contour profondément déchiqueté du limbe des Gingko, existe aussi chez Saportæa, les feuilles sont pétiolées, les faisceaux du pétiole se dirigent à leur entrée dans le limbe à droite et à gauche de la face inférieure de la feuille, et envoient de ces cordons basilaires, des branches ramifiées dichotomiquement dans le limbe, tandis que ceux qui occupent l’axe de la feuille traversent le limbe en droite ligne. La disposition des nervures est donc la même que celle de Ginkgo, et par conséquent, aussi longtemps qu'on ne connaîtra que les feuilles, on ne pourra pas donner de raison importante pour séparer Saportæa de Gingko. Les auteurs distinguent deux espèces: G. grandifolia, chez laquelle les nervures basilaires ont laissé une puissante empreinte, et G. salisburioides, du houiller supérieur de Waynesburg', chez laquelle les cordons vasculaires sont à peine plus forts que chez l'espèce actuelle. G. polymorpha Lesq. est un Thinnfeldia.
RHIPIDOPSIS Schmalhausen.?
Feuilles longuement pétiolées, coriaces, avec limbe en éventail, profondément découpé, à sections cunéiformes, rétrécies à la base, étalées au sommet, obtusément arrondies, et à lobes du milieu grands, lobes latéraux plus courts, lobes les plus inférieurs petits. Nervures très ramifiées dichotomiquement.
Rhipidopsis est indiqué par M. ScHMALHAUSEN dans le Jurassique moyen de la Petschora. Il se rapproche beaucoup de Gingko, mais il en diffère par la division presque basilaire du limbe, la forme des sections et la taille remarquable de la feuille. Les graines largement ovales, émarginées au sommet, charnues, que l’on rencontre avec ces feuilles, appartiennent peut-être à ce groupe, ainsi que des morceaux d’écorce couverts de cicatrices foliaires rondes. Provisoirement, on place ici une espèce connue, À. gingkoides Schmalh. (fig. 183). Rhipidopsis densinervis du groupe de Damuda et Panchet est distinguée par M. FEISTMANTEL à cause de ses nervures resserrées.
DICRANOPHYLLUM Grand’Eury.ÿ
Rameaux grêles, simples ou ramifiés, avec feuilles disposées en spirale, coriaces, linéaires, entières ou bifurquées une ou deux fois au sommet, à sections pointues, attachées au rameau par un coussinet foliaire décurrent. Nervures puissantes séparées par des nervures plus fines.
1 FONTAINE et Wuitre, The permian or upper carboniferous Flora. Harrisburg, 1886. ? SCHMALHAUSEN, Beitr. zur Juraflora Russlands. Petersburg, 1879. * GRAnD’Eury, Flore carbonifère du départ. de la Loire. Paris 1877. Comptes-rendus,
vol. 80. —- ZrrLzer, Végétaux foss, du terrain houiller de France. Paris, 1880. Bull. de la Soc. géol. de France sér. 3, vol. 6. — Lesquereux, Coalflora of- Pensylvania.
Harrisburg, 1879-1880, — Saporra, Paléontologie française, vol. IT.
RHIPIDOPSIS. DICRANOPHYLLUM 251
M. GraAnn'Eury a distingué deux espèces: Dicranophyllum striatum Grand'- Eury et D. gallicum Grand'Eury, du Carbonifère supérieur du département de la Loire ; M. ZeIzLer a décrit une troisième espèce (D. robustum Zeïller) du Car- bonifère supérieur d’Alais ; deux autres espèces (D. latum Schenk, D. angustifolium Schenk) ont été trouvées par M. von RicHTHoFEN dans le Carbonifère de
Fig. 183. :
Rhipidopsis gingkoides Schmalh. Oolithe de la Petschora. (D'après Schmalhausen.)
Chine à Kaiï-ping, province de Tsehi-li; enfin M. Lesquereux décrit également deux espèces du Carbonifère supérieur de Pensylvanie: D. dichotomum Lesq. et D. dimorphum, la première caractérisée par ses feuilles très étroites, la seconde, plus voisine des espèces françaises n'est cependant que peu incisée au sommet. M. Dawson mentionne en Australie un D. australicum, qui ne nous paraît qu'un fragment mal conservé d'une plante indéterminable. M. ZeILLer trouva en compagnie des espèces décrites par lui, des étamines avec des Schimper-Zittel, Traité de Paléontologie t. II. | 17
258 CONIFERÆ *
sacs polliniques, voisins de ceux de Taxus et de Gingko. M. GranD'EURY a observé des bourgeons ou des graines à l’aisselle de feuilles d’abord droites et rigides, et plus tard pendantes. Par la forme des feuilles, ce genre se rapproche beaucoup du suivant. Sigillariostrobus bifidus E. Gein. du Permien de Weissig appartient aussi aux Dicranophyllum ; il est identique au D. gallicum Grand’Eury.
TRICHOPITYS de Saporta.
Feuille avec un pétiole assez long, grêle, à limbe profondément divisé; pédifide, partagé en lambeaux étroits, linéaires, pointus, uninerves, dichotomes. Organes reproducteurs inconnus. Graine ayant la structure d’une prune.
L'espèce la plus ancienne, Trichopitys heteromorpha Sap.
du Permien de Lodève, fut distinguée par M. DE SAPORTA; on connaît dans le Jurassique moyen plusieurs espèces, comme Tr. Lindleyana (Solenites furcata Lindl. et Hutt.) de Scarborough (fig. 184), Tr. setacea Heer, Tr. pusilla Heer de Sibérie; dans le Jurassique supérieur, on cite 7r. laciniata Sap. (Jeanpaulia Sap., Dicropteris Pom.); les Trichopitys ne sont pas encore connus dans les formations plus récentes. Anciennement on les déterminait comme Algues, ou comme Fouoères. Les feuilles sont voisines par leur forme de celles de Dicranophyllum, et le mode d'attache des feuilles aux rameaux, qui est seulement connu dans les espèces rencontrées à Lodève, est le même.
Elles présentent d'autre part certaines relations avec les espèces de Baiera et
Fig. 184.
Trichopitys Lindleyana Sap. Gingko qui possèdent une feuille à section
Jurassique inférieur de Scarborough. (D'après Suporta.) étroite.
CZEKANOWSKIA Heer.?
Feuilles des rameaux courts réunies en grand nombre en un bouquet, divisées plusieurs fois dichotomiquement, à sections sétiformes ou étroitement linéaires avec nombreuses nervures longitudinales fines.
1 SarorTA, Comptes rendus, vol. 80. Paléont. franc. t. IIL. — Heer, Flora foss. arct. t. IV. | : Heer, Flora foss. arct. t. IV. V. VI. |
TRICHOPITYS. CZEKANOWSKIA. FEILDENIA 259
Les feuilles de Czekanowskia rappellent celles de Trichopitys, cependant leurs lobes ne sont pas uninerves, mais possèdent plusieurs nervures fines. M. Her rattache à ces feuilles, des fleurs mâles dont les étamines portent à leur sommet un sac pollinique (microsporange) et prolongent leur limbe en une courte apophyse, ainsi que des restes de fructifications racémeuses et des graines; ces fructifications se trouvent associées aux feuilles et portent sur des pédicelles latéraux courts, 2 graines aplaties du côté intérieur, et bombées du côté extérieur, dont l’enveloppe charbonneuse témoigne un tégument charnu. Cette structure rappelle celle des fleurs femelles de G. biloba L., comme en étant une forme plus développée. Je reviendrai plus tard sur une remarque de M. HEEr qui tend à rapprocher les rameaux pourvus de feuilles de mon Schizolepis de Czekanowskia.
Ce genre apparaît pour la première fois dans le Rhétien de Scanie (C°. rigida Heer et C. longissima Nath.), ensuite il se rencontre dans le Jurassique moyen (C. Heerii Nath., Gristhorpe); OC. setacea Heer, C. rigida Heer; sont Jurassiques en Angleterre et en Sibérie, ce dernier également Jurassique en Chine, et C. palmatisecta Heer en Sibérie. Une espèce se trouve dans le Wealdien du Portugal, C. nervosa Heer, une autre C. dichotoma Heer dans les couches de Kome (Urgonien) du Groënland. M. FriSTMANTEL mentionne aussi ce genre à Jabalpur
FEILDENIA Heer.t
Feuille roide, coriace, entière ou fendue en deux, allongée, rétrécie à la base, à sommet arrondi emoussé, et des nervures puissantes (7-12), entre lesquelles circulent des nervures plus délicates (fig. 185°).
D'abord décrite par M. Hggr sous le nom de Torellia, nom déjà donné à un genre de mollusque, et qui passa en synonymie, elle fut ensuite appelée Feidenia. Elle est voisine de Phœnicopsis Heer, mais elle rappelle aussi les Cordaites par la disposition des nervures comme par la forme des feuilles. Les espèces distinguées par M. Hger et appartenant au Miocène du Spitzberg et de la Terre de Grinnell, sont : Feildenia rigida Heer (fig. 185), FF. bifida Heer, F. Mossiana Heer et F. major ÿ Heer, la dernière rencontrée jusqu’à présent ul seulement dans la Terre de Grinnell. Des [Il graines pointues, écourtées à la base sont rangées par M. Hger parmi les Feildenia. Fig. 185.
Les feuilles sont disposées soit sur des Feaildenia rigida Heer. Miocène de la Terre de À « Grinnell. 4 Rameau avec feuilles, b feuille isolée,
rameaux Courts, soit en spirale sur des c morceau de feuille grossi. (D'après Heer.)
rameaux Jongs comme cela se rencontre
encore aujourd’hui chez les Conifères, par exemple chez Gingko et Larix.
1 Hger, Flora foss. arct. t. II. V.
260 CONIFERÆ
PHŒNICOPSIS Heer.!
Feuilles coriaces, rubanées, entières, sessiles ou courtement pétiolées, disposées en grand nombre sur des rameaux courts munis d’écailles pérulaires.
On ne les connaît jusqu’à présent que dans le Jurassique moyen, où elles ont 3 espèces: Ph. speciosa Heer, Ph. latior Heer, et Ph. angustifolia Heer. Dans la région de l’Amour on rencontre ces mêmes espèces ; les deux premières existent aussi à Andôe en Norwège,; ainsi que Ph. speciosa (fig. 186) et angustifolia en Sibérie. M. FrisTmanTEez signale le genre devant Jabapur. Le genre Eolirion de l'Urgonien de Moravie (Wernsdorf), établi par moi, doit trouver également ici sa place.
Un fait digne de remarque est la rencontre isolée de rameaux courts, de Baiera, Czekanowskia et Phænicopsis, munis d’écailles pérulaires et de feuilles développées; ce qui ne s’observe chez les Conifères vivantes que dans un seul cas chez Pinus (Sapins), si toutefois ces fossiles sont réellement des rameaux courts tombés. Taxodium perd ses rameaux à l’automne; les Conifères vivantes pourvues de même de rameaux courts telles que le genre voisin Gingko, et d’autres encore qui ont ce caractère, tels que ZLarix et Cedrus, perdent il est vrai leurs organes foliacés, mais les axes des rameaux courts restent en place.
Il faut rapprocher de Phænicopsis et Feildenia Heer, les fragments de troncs ou de branches décrits par M. Lesquereux (Coalflora of Pensylvania p. 556) comme Desmiophyllum gracile. D'après le dessin (pl. 82 fig. 1), ces feuilles linéaires, rubanées, rétrécies à la base, pourvues de puissantes nervures, sont aussi disposées par 3 ou 4 sur des rameaux courts. À la partie inférieure de la branche, elles sont disposées d’une façon spiralée ; M. LEsquEREUx considère ce fait comme un accident.
On désigne sous le nom de Taxites (Brongt. emend.) des restes de rameaux et de feuilles du Tertiaire (Miocène), qui se rapprochent de ceux du genre vivant Taxus. Ce genre vivant Taxus est caractérisé par des étamines scutiformes, crénelées sur les bords, avec 5-8 sacs polliniques sur la face inférieure, et par un ovule terminal dont le tégument arrivé à maturité se lignifie; un arille charnu entoure la base de la graine. M. Her décrit 7. validus du Miocène du Samland, 2°, microphyllus Heer d’Alaska ; MassazowGo 7, Eumenidum à Sinigaglia. M. NarnorstT mentionne 7. longifolius Nath. du Rhétien de Hôganäs et Helsingborg, T!. brevifolius Nath, T!. laxus Phill. de l’Oolithe d'Angleterre et une espèce de Taxites du Tertiaire de Mogi au Japon. Taxites pecten Heer, des couches de Patoot du Groënland, semble être un fragment de feuille d’une Cycadée. On doit exclure Taxites vicentinus Massal. et T. Massalongi Zigno du grès bigarré de Recoaro, de même que Taxites Langsdorfii Brongt., 7. Rosthorni Unger et 7. Phlegetonteus Unger, qui appartiennent à Sequoia Langsdorfii Heer; d’après les dessins donnés, les graines de Taxites des lignites de Vetteravie décrites par M. LupwiG, ne peuvent guère appartenir à ce groupe.
1 HEER, f‘lora foss. arct. t. IV.
PHŒNICOPSIS 261
Aux Cephalotaxus, dont les fleurs femelles isolées aux aisselles de bractées sont réunies en châtons ovoïdes, formant à leur tour une inflorescence racémeuse, on peut rapporter, Taxites Olriki Heer du Tertiaire du Spitzberg, du nord du
Fig. 186.
Phæœnicopsis speciosa Heer. Jurassique inférieur de la région de l'Amour. (D'après Heer.)
Groënland et d'Alaska. M. Her décrit comme Cephalotaxites insignis, un rameau chargé de feuilles et de graines, des couches de Patoot (Craie supérieure) du Groënland, qui est tout-à-fait comparable à Cephalotaxus. M. Her rapporte à
262 CONIFERÆ
Torreya, ses Torreya parvifolia et T. Dicksoniana des couches de Kome (Urgonien) représentés par des rameaux avec feuilles et graines charnues; on rencontre dans le Tertiaire du Groënland, Torreya borealis Heer, dans le Pliocène de Meximieux T. nucifera var. brevifolia Sap. et Marion. Le genre vivant diffère de Torreya par ses ovules entourés de deux bractées opposées. Les feuilles de ces trois genres sont disposées en spirale, droites sur des rameaux verticaux, elles sont bilatérales sur les rameaux horizontaux par suite de l’éclairement; chez Taxus, le sommet de la feuille est brièvement acuminé, la nervure visible sur la face supérieure et sur la face inférieure ; chez Cephalotaxus, la feuille est carénée sur sa face supérieure et se termine peu à peu en pointe ; chez Torreya, elle est fortement pointue, la nervure ne ressort ni sur la face supérieure ni sur la face inférieure.
On rapporte à Podocarpus L'Herit. des restes de feuilles uninerves analogues à celles du genre vivant Podocarpus, larges ou étroites, linéaires ou allongées, disposées en spirale ou opposées sur le rameau. L'espèce la plus répandue est Podocarpus eocenica Unger (Sotzka, Häring, Rulligen, Vetteravie, Armissan, Sinigaglia, Monte Bolca, Portugal, Kumi) de l'Eocène et du Miocène. Une série d'espèces du gypse d’Aix ont été décrites par M. DE SaPpoRTA, mais ce ne sont en partie que des variétés de cette espèce. M. GarpNErR mentionne un Podocarpus elatus de l'Eocène de Sheppey. M. Crié cite P. suessoniensis et P. Fycensis dans l’Eocène d'Angers et du Mans.
M. Hger décrit (Flora foss. arct. t. III, p. 129, fig. 17. 21) sous le nom de Phyllocladites rotundifolius du Miocène du Cap Staratschin au Spitzhberg, un reste plat, foliacé, dentelé sur les bords, qui presente des empreintes de corps ovales et a une ressemblance générale avec un cladode portant des graines de Phyllocladus. Le Phyllocladus subintegrifolius de la Craie de Nébraska (Cretaceous Flora) est rapporté par M. H£Er à Thinnfeldia.
J'ai décrit sous le nom de Conchophyllum Richthofeni (4° vol. du voyage de VON RICHTHOFEN) dans le Carbonifère de Kaiïi-ping dans la province Tschili, un reste de plante rapporté aux Conifères (p. 223 pl. 42 fig. 21-26). Il se rapproche de l’épi court des fleurs femelles du Dacrydium Franklini Hook. fil. Les carpelles sont disposés en spirale sur l’axe, plusieurs d’entre eux ont à la base une empreinte analogue à celle laissée par une graine. On ne sait au près de quelle Conifère il doit être classé, car on ne peut s'appuyer sur aucun caractère pour lui rapporter des feuilles de Conifères du même gisement.
Finalement on doit encore citer 2 fleurs que M. Hger (Flora foss. arct. t. VI p. 21. 22) décrit comme Amtholithes Schmidtianus et À. paniculatus du Jurassique de Ust Balei en Sibérie. Si on rapproche ces fleurs, des fleurs mâles décrites dans le même ouvrage comme G. grandiflora, on ne peut guère douter que ce ne soient les fleurs mâles d’une Taxacée, très voisine de Gingko, par la structure de ses fleurs; ses relations avec Phœænicopsis sont encore indécises. Elles sont surtout remarquables par leur axe puissant, le support assez long des 3-4 sacs polliniques (microsporanges), et leur taille considérable en général. On doit encore citer Euryphyllum Whüteanum Yeistmantel, des couches de Karharbäri, trouvé à Buriadi (Inde orientale), avec ses feuilles larges, cunéiformes,
WALCHIEÆ 263
rétrécies à la base, semblant se rapprocher de Phæœnicopsis et Feildenia. Comme on rencontre avec Euryphyllum des graines comparables à Cardiocarpus, on peut rattacher ce genre, ainsi que plusieurs, autres précités aux Cordaïtes. La nervation est dichotome et ÆEuwryphyllum se rattache par là, à Baiera, Ginkgo, etc.
WALCHIEÆ
WALCHIA Sternberg.!
Arbres ayant le port des Araucaria, avec branches latérales distantes, alternantes, sur deux rangs; sur ces branches sont disposées en spirale des feuilles linéaires falciformes, triangulaires, carénées, un peu décurrentes à la base; les rameaux du premier ordre ont de longues feuilles droites. Cônes ovales, avec
écailles imbriquées se recouvrant, acuminées, disposées en spirale, persistantes.
C’est un genre caractéristique du Permien, que l’on place habituellement près de certaines espèces d’Araucariées, par exemple de Araucaria excelsa, mais dont la place cependant reste douteuse, parce que l’on ne connaît pas suffisamment les fleurs ni les bourgeons. A plusieurs points de vue, ce genre est voisin de Conifères jurassiques, comme Brachyphyllum et Pagiophyllum.
Les inflorescences décrites par M. GôPPpERT, sont des inflorescences mâles, dont les fleurs sont disposées à l’aisselle des feuilles ; les corps ellipsoïdes, arrondis au sommet, munis de 2 à 4 raies longitudinales, sont des graines; on les rencontre comme les cônes, associées aux rameaux. Les cônes devaient être terminaux, je crois cependant plus vraisemblable qu'ils étaient axillaires.
Les liens de parenté de ce genre sont douteux, parce que l’on ne connaît pas assez les organes de reproduction. A l'exemple de M. DE SArorTA, j'en ai formé un groupe à part, avec Ullmannia, mais j'admets que ces 2 genres ne sont pas bien éloignés des Araucariées, et qu’une partie des espèces de Brachyphyllum de M. pe Sarorra doivent être rangées également ici. On rapproche ordinairement aussi Pagiophyllum Heer, des Ullmanniées.
L'espèce la plus répandue, est Walchia piniformis Sternberg (fig. 187. 188), à laquelle il faut réunir W. foliosa Eichw., et les états plus jeunes W. imbricata Schimp. et W. flaccida Güpp. W. filiciformis Sternb. est rarement distincte par ses feuilles falciformes très recourbées. Walchia lanceolata Schimp. (Utlmannia Güpp., Voltzia hexagona Geïin., Voltzia heterophylloides Schimp., Voltzia heterophylla Gôpp., Flore permienne) sont de vieux rameaux de Walchia piniformis, chez lesquels les feuilles sont droites et plus longues que sur les rameaux
? SCHIMPER, Traité IL. — Weiss, Flora der jüngsten Steinkohle. Bonn 1874-1866 — SAPORTA, Paléontologie française t, II,
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jeunes. Walchia longifolia Güpp. est tout-à-fait à exclure. A en juger d’après les dessins, il faut encore réunir à Walchia, Trichomanites frondosus GÔPPERT (Permflora Tab. 44 fig. 2), et probablement à W. linearifolia Gôpp., avec feuilles distantes, linéaires, pointues, peut-être plus flasques et pour cette raison courbées faiblement en dehors. Cette disposition des feuilles peut avoir une autre cause, car on trouve un changement analogue dans la direction de la feuille, chez Araucaria excelsa et Cunninghami; chez ces plantes, les feuilles du tronc et
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