AP) CE TS) 1Z \Z Z Z
ss
Fig. 158.
1 Zamites Feneonis Brgt., du jurassique supérieur de Orbagnoux (Départ. de l'Ain), grand. nat. (d’après Saporta) 2 Foliole faiblement grossie (d'après le même auteur) 3 Zamites arcticus H. du crétacé du Groënland (d’après Heer,
CYCADÉACÉES 215
été considérée par CARRUTHERS comme le type d’une famille particulière sous le nom de Wälliamsonia ainsi basé sur les apparents rapports de deux formes végétales éloignées l’une de l’autre. Avec le jurassique blanc, le nombre des espèces et des individus augmente. Le Z. Feneonis (fig. 158) semble avoir joué un rôle prédominant au temps de la formation du jurassique blanc supérieur, particulièrement du kimméridge; on rencontre des feuilles nombreuses et bien conservées de cette espèce dans le calcaire blanc compacte du département de l'Ain. Plusieurs espèces se trouvent encore dans les couches wealdiennes, quatre espèces extrêmement délicates, représentant un type particulier, avec des pennes serrées, linéaires, ont été rapportées par NorDENSkJdLD, du crétacé inférieur du Groënland, et figurées par H£Er, sur de nombreux exemplaires, dans sa flora fossilis arctica. Entre ces espèces, les Z, speciosus et arcticus (fig. 159) sont si abondantes à Kome et Ekkorfat, que, en commun avec le Pterophyllum concinnum H. et des restes de Sequoiées, leurs feuilles parfois presque entières, longues de 30 à 40‘ et larges de 4 à 8°", remplissent et recouvrent de grandes plaques de roches. C’est avec le Z epibius Sap., du miocène, que le genre Zamites s'est éteint en Europe.
Glossozamites Schpr. (Podozamites Sch. e. p.) Feuilles plus ou moins grandes, longuement linéaires-elliptiques ; pennes un peu écartées les unes des autres, chaque rangée insérée dans un sillon creusé à la face antérieure du rachis, de forme elliptique ou lancéolées-linéaires, les plus grandes étroitement linguiformes, arrondies à la pointe et à la base, celle-ci présentant en son milieu un callus pour l'insertion; les nombreuses nervures sont en partie entières, en partie simples ou doublement bifurquées, et se rendent aux bords en décrivant une courbe.
On peut considérer comme type de ce genre le Podozamites Zilteli Schenk sp. Il est certain que cette Fig. 159. forme végétale n'appartient pas aux Glossozamites Zitteli Sch. sp. Sphérosidérite du Wealdien
: à ; de Grodischt (d'après Schenk.) Fougères, à cause des deux sillons que l’on remarque à la face antérieure du rachis et dans lesquels les folioles sont insérées, à cause du callus qui est à la base de ces dernières et à cause de l'absence de la pinnule terminale, comme le montre le G1. obovatus Sch. sp.')
Les espèces peu nombreuses qui appartiennent avec certitude à ce genre, ont été observées dans les couches crétacées inférieures (urgonien), particulièrement dans les Karpathes; une espèce se trouve dans le même horizon au Groën-
1 Beiträge zur Flora der Vorwelt. II. Die fossien Pjlanzen der Wernsdorfer Schichten in den Nordkarpathen.
216 GYMNOSPERMES OU ARCHISPERMES
land. Le Pterophyllum oblongifolium Kurr que j'avais auparavant classé dans ce genre est un Zamuates ; il provient du lias supérieur.
Otozamites Fr. Braun emend. (Odontopteris Sternb. Güpp. — Otopteris Lindl. Schenk). Feuilles” petites, lancéolées-linéaires, plus ou moins elliptiques, rétrécies progressivement vers les deux extrémités, inégalement paripennées, se désarticulant de la tige; pinnules insérées sur la face antérieure du rachis, serrées, alternes, se recouvrant d'ordinaire à la base, quelquefois aussi sur une plus grande longueur, présentant toutes les formes depuis le lancéolé et l'ovale-lancéolé jusqu'à être presque rondes, la base se rétrécissant toujours brusquement, irrégulièrement cordiformes, la moitié antérieure prolongée en une saillie plus ou moins auriculée (d’où le nom du genre); le point d'insertion des pinnules est pourvu d'un callus; les nervures sont divergentes, les premières latérales se rendent dans les lobules de la base, en décrivant des arcs très accusés; les autres décrivent des arcs moins accentués pour se rendre aux bords; toutes sont plusieurs fois bifurquées.
Indépendamment de leur polymorphisme, les feuilles de ce genre se laissent encore très bien caractériser parce qu’elles sont inégalement cordiformes à leur base, dont le lobule antérieur est plus ou moins saïllant. Les folioles alternent régulièrement et, lorsqu'elles sont serrées, elles recouvrent complètement le rachis par leur base élargie; le rachis lui-même est aplati à sa face antérieure, mais il forme un demi-cylindre par sa face postérieure. Lorsque l’on a affaire à des empreintes de la face postérieure des feuilles le rachis recouvrant la base des folioles, il n’est pas facile de décider s’il s’agit de Zamites ou d’Otozamites. |
Les Otozamites peuvent se subdiviser de la façon suivante:
1'° groupe. Feuilles grêles, linéaires-lancéolées, progressivement rétrécies aux deux extrémités; folioles serrées, recouvrant complètement ou presque complètement le rachis, imbriquées par leur auricule, linéaires ou ovales-lancéolées, pointues ou mousses, ça et là légèrement falquées.
Nous considérerons comme forme fondamentale de ce groupe les Of. brevifolius Fr. Br. sp. et Of. latior, qui sont parfois abondants dans les couches rhétiennes de Baireuth.
2 groupe. Folioles recouvrant par leur base toute la face antérieure du rachis, presque entièrement linéaires, écourtées obliquement, de façon que le bord antérieur, se termine en droite ligne avec la pointe.
Forme typique: Of. pterophylloides Brngt. des formations bathonienne et oxfordienne.
3° groupe. Feuilles généralement assez grandes; pinnules indépendantes ou imbriquées à la base, proportionnellement larges, avec une très forte auricule basilaire, largement lancéolée, falquée, de consistance plus ferme.
Type: O. major Sch., du grès liasique inférieur.
4 groupe. Feuilles de taille moyenne ou petite; pinnules ovales avec une auricule arrondie, très développée, imbriquée et recouvrant complètement le rachis, surtout à la partie supérieure de la feuille, de consistance assez délicate.
Forme caractéristique Of. Beani Brgt. de l’oolithe de Bath.
CYCADÉACÉES DEL
5° groupe. Feuilles petites et très petites, linéaires, n'ayant parfois pas plus de 5°* de long et 5" de large; folioles ovales, cordiformes à la base, le lobule antérieur étant à peine plus développé que le postérieur, imbriqué, ou un peu écarté, surtout à la partie inférieure de la feuille.
C'est à ce groupe qu'appartiennent les plus petites Cycadées jusqu'ici connues.
Type: Of. microphyllus Brngt., du bathonien.
Répartition: Les Otozamites sont répandus depuis les couches rhétiennes inférieures, par toute la série jurassique, jusqu’au jurassique blanc inférieur (corallien), où elles disparaissent brusquement, pour faire place aux Zamites, qui, des maintenant, vout avoir un rôle prépondérant.
Les principaux points où l’on rencontre ces végétaux, parfois Fig. 160.
extrêmement délicats, sont, les Otozamites Beani Brgt. du Yorkshire (d'après Saporta). formations rhétiennes de Franconie, (environs de Baireuth, Kulmbach, Bamberg), où les empreintes des frondes délicates des Of. brevifolius et latior se montrent parfois très nombreuses et admirablement conservées; le lias inférieur de la Lorraine (Metz), le lias moyen d’Axminster (Angleterre), le lias supérieur du Wurtemberg (Ohmden), la grande oolithe du Yorkshire (Scarborough et Whitby), du Vicentin, le Cornbrash.d'Etrochey près de Châtillon-sur-Seine, l’oxfordien inférieur de Poitiers. Ces Cycadées se présentent souvent avec des Fougères et semblent avoir vécu dans des lieux humides ou couverts. Jusqu'ici, ce genre n’a pas été observé dans les formations jurassiques de l’extrême Nord; il n’est représenté dans l'Inde que par une ou deux espèces; mais le genre suivant, Ptilophyllum Morris le remplace et est très développé dans ce pays.
Ptilophyllum Morr. (Palæozamia Oldh. et Morr. e. p.). Feuilles au pétiole arrondi, caduques, petites ou atteignant à peine la dimension moyenne, linéaireslancéolées, parfois très étroites et proportionnellement longues, larges d'ordinaire de 2 à 5° sur une longueur de 20 à 25°", régulièrement pennées sans foliole impaire; folioles alternes, sessiles insérées sur la face antérieure du rachis, qu’elle recouvrent presque entièrement, étalées presque à angle droit, très serrées, s’imbriquant souvent par les bords, linéaires, légèrement arquées en avant et se terminant en une pointe oblique vers le haut; l'angle inférieur de la base de la foliole se prolonge inférieurement sous la foliole suivante, comme dans le genre Dioon, l'angle antérieur est arrondi, il n’est pas libre comme dans les Ofozamites; les folioles sont relativement épaisses et de consistance ferme, leurs nervures sont en partie simples, en partie une fois ou deux fois bifurquées, les latérales se rendent aux bords.
218 GYMNOSPERMES OU ARCHISPERMES
Les Ptilophyllum diffèrent donc des Ofozamites par la forme de leurs pennes serrées, et par les caractères qu'elles présentent à la base, leur décurrence et l’absence d’auricule libre.
Type: Of. cutchense Morr. et Oldh.
Localité: Observé jusqu'ici dans l’oolithe inférieure du Bengale (Rajmahalseries) seulement, plusieurs espèces, parfois en grandes masses, surtout dans une roche quarzeuse opaque, analogue à la calcédoine.
Ctenophyllum Sch. Feuilles petites, longues, linéaires, rétrécies progressivement vers la pointe et vers la base, régulièrement pennées; folioles petites, insérées par toute leur base à la face supérieure du rachis, dont elles couvrent toute la face antérieure en se rencontrant par leur ligne basilaire; les folioles sont arrondies à la pointe, linéaires, longues de 8 à 10", larges de 2 à 4, assez épaisses et de consistance ferme; les nervures sont bifurquées en partie, les latérales se rendant vers les bords.
Forme type: Pterophyllum pecten Lindl. et H.!,
Cette forme très délicate présente, au premier aspect, une grande ressemblance avec les Ptilophyllum, mais elle s’en distingue invariablement par ses pennes tout-à-fait linéaires, mousses à la pointe, arrondies aux deux angles de la base.
Répartition: Dans le lias supérieur Cf. (Pteroph. Kurr) gracile, dans l’oolithe inférieure de l’Angleterre (P4. pecten) avec une forme très ressemblante (Otozamites gracilis Feistm. nec Schimp. fig. 5 et 7 non fig. 6)° et le Péilophyllum cutchense très voisin, qui appartient à la même formation au Bengale.
Dioonites Bornem. Feuilles assez grandes, avec un rachis fort, demi-cylindrique; les folioles sont insérées par toute leur base à la partie antérieure du rachis, parfois un peu décurrentes en avant et en arrière, linéaires-lancéolées ou linéaires-allongées et pointues, de consistance ferme, coriace; nervures parallèles, simples.
On rencontre des fragments de feuilles qui présentent tous les caractères qui nous venons d'indiquer et qui rappellent les Dioon; on ne saurait dire, toutefois, qu'il existe une parenté générique entre ces fossiles et le genre actuellement vivant; en tout cas ils ne doivent pas être réunis aux Péerophyllum ou aux Zamites comme on le fait généralement,
L'on peut considérer comme types de ce genre le D. (Pteroph.) rigidus Andr. sp., du rhétien, le D. Kurri Sch. (Pteroph. acutifol. Kurr.), du lias supérieur, le D. (Pteroph.) Buchianum Ettingsh., du crétacé inférieur (urgonien) et le Péerophyllum PBrongniarti Schenk, de l'argile wealdienne.
Répartition: du rhétien au crétacé inférieur.
Pterophyllum Brngt. Feuilles pétiolées se désarticulant avec l’âge, de dimensions moyennes, plus ou moins linéaires, brusquement rétrécies par le bas et en haut, régulièrement pennées; pinnules impaires, insérées par toute leur base sur les côtés du
1 J'ai rapporté à ce genre, mais à tort le Pteroph. Braunianum Güpp. (Traité de Pal. vég.); au contraire, le Pteroph. gracile Kurr. (Otozamites gracile Sch.) doit être placé ici.
? FEISTMANTEL, Palæontol. Indica. Ser. XI. 2.
CYCADÉACÉES 219
rachis, nettement séparées ou fort peu confluentes, détachées à angle droit, les supérieures seulement redressées; ces pinnules sont linéaires, arrondies ou tronquées à l’extrémité, elles paraissent avoir été assez minces; les nervures sont nombreuses, simples et courent parallèlement aux bords.
Forme typique: Pt. Jægeri, Brngt.
Ce genre est facile à reconnaître à ses pinnules disposées à angle droit sur les côtés du rachis, tout-à-fait linéaires, arrondies ou tronquées à la pointe.
Répartition : dans le carbonifère supérieur et dans les couches houillères inférieures du permien; ce type atteint un développement très important dans le keuper et de là se montre, mais rare, dans toute la série jurassique,. pour se terminer avec une seule espèce dans le wealdien. La plupart des feuilles provenant des «Rajmahal-series» et désignées par OrLpHam et Morris sous le nom de Ptéerophyllum n'appartiennent pas à ce genre; même le P4 Rajmahalense Morr. et autres grandes formes de même ÉRARE
= : Pterophyllum Brongniarti Morris, Schistes arprovenance, mesurant plusieurs pieäs, pour- gileux du wealdien à Osnabrück (d'après Schenk). raient bien former un genre particulier.
Peut-être aussi, les petites formes jurassiques et wealdiennes telles que P£. Braunianum Gôpp., du rhétien, P£. Dunkerianum Ettingsh. nec Gôppert, de la même formation, Pt. Dunkerianum Güpp. et Lyellianum Dkr. des sables de Hastings etc., doivent-elles être séparées du genre Pterophyllum, car l'insertion latérale des segments dans ce genre forme un caractère essentiel. Mais souvent, le mode d'insertion des pinnules est difficile à voir.
Anomozamites Sch. Feuilles petites, linéaires ou rubanées, en partie entières (jeune âge?) d'ordinaire irrégulièrement segmentées; segments insérés sur le côté, parfois entiers ou seulement en partie incisés, partagés d'ordinaire en lobes inégaux rectangulaires, arrondis aux deux angles externes ou seulement à l’angle inférieur; nervures se détachant à angle droit, simples, parallèles. Les segments ont parfois le bord renflé.
Les formes principales sont: À. inconstans Güpp. sp, A. Lindleyanus Sch. (Pterophyll. minus Brngt.), À. Schaumburgensis Dkr. sp., Pter. marginatum Ung. Schenk.
Répartition: De ces 3 espèces, la première appartient au rhétien, la seconde à l'oolithe et la troisième au wealdien. Hger a fait connaître plusieurs espèces des couches jurassiques de la Sibérie orientale.
Sous-genre: Platypterygium Sch. Feuilles grandes, atteignant deux pieds et plus de longueur sur une largeur d’un demi-pied; limbe mince partagé en segments inégaux arrondis ou rhombiques avec les angles mousses; nervures parallèles, simples et bifurquées.
220 GYMNOSPERMES OÙ ARCHISPERMES Les formes principales sont: Pteroph. Braunsii Schnk., Pt. princeps, Meddlicottianum et Morrisianum Oldh.
Répartition: La première de ces espèces provient des couches rhétiennes de Seinstedt, les autres du jurassique inférieur (Raÿmahal-series) du Bengale, dans equel ces remarquables Cycadées sont abondantes.
Remarque: Peut être comparé aux feuilles laciniées de Macrotæniopteris.
Ptilozamites Nath. Feuilles longues, étroitement linéaires, plus rarement un peu élargies, se rétrécissant très insensiblement vers le haut, plus rapidement en bas; segments insérés latéralement sur un rachis épais, serrés, connivents à
la base, irrégulièrement rhombiques, obtusément triangulaires à la partie inférieure de la feuille, ou aussi lancéolés larges et émoussés, faiblemeut recourbés par le haut; nervures détachées à angle droit, parallèles, bifurquées dès la base, donnant rarement, ça et là, une division, toujours simples au bord
Très semblable au genre précé-
dent.
inférieur des segments.
= D ; == RE , Forme fondamentale: Pt. Heeri == NT LL , 24:
=Z - NZ observé seulement dans le rhétien == È Z EE SIN 'Z de Bjuf en Scanie.
Si SE Z Nilssonia Brngt. (et Pterozamites = = RS ‘# Z Sch., Pterophyllum Gôpp. Schenk —=; À SE LL e. p.). Feuilles longues, linéaires- TE SÈ EC . . , & 2 elliptiques ou presque rubanées, = NE | ii N Ÿ tantôt plus larges, tantôt plus = ET) \ ÿ. , . n . , DEN ==: 2 ÿ étroites, . et très irrégulièrement segmentées dans la même espèce, DH À ‘à x :
=; plus FANÉENTAQRAREESE vernation RH Ë enroulée en spirale; segments très- = polymorphes sur une même plante,
AA
di = > a = EL Ù D = —+— > il = & = M sl Û
NANTERRE UN RARES LAN à AURA AREA LIL LLRÉ AR NN AAA \ r ANRT TERERRRERK
Fig. 162.
tantôt larges, tantôt étroits, carrés ou losangiques, arrondis ou avec l'angle antérieur seulement faisant saillie, largement ou étroitement lancéolés ou légèrement falciformes, plus ou moins profondément plissés et finement striés dans le sens longitudinal; nervures très fines, chacune entre deux stries, paral-
Vilssonia polymorpha Schenk. Portion supérieure d'une feuille lèles, simples.
simple et d'une feuille pennée. Du rhetien de Palsjô en Scanie (d'après Nathorst.)
Les fines stries ont été prises autrefois pour des nervures, d’où ce caractère attribué au genre: nervures
épaisses alternant avec des nervures délicates.’ * Voyez sur ce genre: A. ScHEenx, Fossile Flora der Grenzschichten des Keupers
und Lias Frankens 1867. — A. G. Narnorsr, Beiträge zur foss. Flora Schwedens 1878 et son Om Floran Skänes Kolfôrande Bildningar. I. F1 vid. Bjulf 1879. |
CYCADÉACÉES 221
L'espèce la plus fréquente de ce genre est le N. polymorpha Schnk., dont les limites spécifiques sont fort difficiles à préciser, à cause des innombrables formes qu’il présente. Ici se rangent: Pteroph. Münsteri Schnk., Pler. crassinerve Gôpp., Pter. Blasii Schnk., Pter. comptum Lindi. et Hutt.
Répartition: Ce genre apparaît dans la formation rhétienne, dans la végétation de laquelle il joue parfois un rôle important, surtout en Franconie et en Scanie, il disparaît avec le N. compta dans l’oolithe inférieure, sans laisser de traces dans les formations moyennes.
Sphenozamites Brngt. Feuilles de dimensions moyennes avec un rachis fort, demi-cylindrique qui s’allonge et s’épaissit progressivement vers le bas; folioles insérées latéralement, alternes, courtement pétiolées, écartées, ovoïdes-larges ou ovoïdes-losangiques, lisses ou découpées et épineuses sur les bords, qui présentent un étroit renflement; nervures disposées en rayonnant, plusieurs fois bifurquées.
Ce genre, par les dimensions et l'aspect général des feuilles, montre quelque ressemblance avec les problématiques Nœggerathiées. On peut mentionner, parmi les Cycadées vivantes qui s’en rapprochent, les Zamia et les Encephalartos.
Répartition: dans l’oolithe inférieure (ou lias?) du Vicentin et les couches inférieures kimmeridgiennes du département de l'Isère.
Macropterygium Sch. Feuilles très grandes, avec un rachis épais, pennées; pennes plus ou moins écartées, grandes, atteignant jusque 16°" de long et plus de 16” de large, naissant d’une base très. rétrécie, un peu décurrente en haut et en bas, cunéiformes et parfois incisées ou rubanées, avec des nervures nombreuses courant parallèlement aux bords (ou en partie dichotomes?)
Bronx à fait connaître sous le nom de Næœggerathia vogesiaca (Yuccites vogesiacus, Sch. et M.) l’espèce dont les pennes sont cunéiformes (M. Broni Sch.); l'espèce aux pennes rubanées a été indiquée par SCHENK, sous le nom de Pterophyllum giganteum (M. Schenkii Sch.).
Dans le keuper inférieur de Raïibl (Carinthie).
Types dont la position systématique est incertaine.
Nœggerathia Sternb. Feuilles avec un pétiole élargi à la base, pennées; pennes insérées verticalement, étrécies à la base, un peu décurrentes, larges, spatuliformes ou en éventail, ou aussi losangiques, larges, finement dentelées au bord supérieur, droites dans la vernation et serrées l’une sur l’autre, plus écartées et plus petites vers le bas, arrondies; nervures nombreuses, délicates, d'ordinaire indistinctes, bifurquées, toutes dirigées vers le bord supérieur; pennes fertiles occupant la partie supérieure de la feuille, dressées les unes contre les autres, transversalement ovales, avec une base très rétrécie, irrégulièrement incisées au bord supérieur, les lobules étant crénelés; organes de fructification sur la face. antérieure (d’après Geinrrz et Wauiss) ou à la face postérieure (d’après Srur) de la moitié inférieure des folioles, ordinairement au nombre de 17, disposés en deux arcs concentriques, «les internes occupant les sommet des angles d’un pentagone» (Srur); les «fruits» ou graines (?) sont ovales, larges de 3%" sur à peu près 4"" de haut, très comprimés et enfoncés par la pression dans la substance de la feuille,
222 GYMNOSPERMES OU ARCHISPERMES
Comme il ressort de ce que nous avons dit, nous avons affaire ici à un type qui n’a point d’analogue dans le règne végétal actuel. Pour décider s'il faut le ranger parmi tes Fougères (Ophioglossées ?) ou les Gymnospermes (Cycadéacées), il faut attendre la découverte d'organes reproducteurs qui ne soient pas sujets à discussion.’
La forme typique de ce genre est le N. foliosa St.; les autres espèces indiquées sont à peine autonomes.
Répartition: dans les couches carbonifères supérieures de Bohême, surtout celles de Radnitz (indiquée jadis par moi comme du carbonifère inférieur).
Fleurs males.
Androstrobus Sch. Cône long, cylindrique; écailles florales imbriquées, avec des sacs polliniques serrés Fig. 163. sur la moitié inférieure du côté dorsal et portant Foliole de Næggeraihia foliosa à leur extrémité un prolongement de forme lo- Sternb. (d'après Sternberg.) ; PRES É sangique, un peu réfléchi à la pointe.
On connaît jusqu'ici deux cônes de fleurs mâles qui appartiennent sans aucun doute aux Cycadées: l’un qui est long de 15°" environ (4. Balduini Sap.) rappelle le genre Cycas par sa forme et surtout par les sacs polliniques qui sont cylindriques, serrés les uns contre les autres et réunis en groupes comme dans ce genre, l’autre À. Guerangeri Brngt. Sap., n’est connu que par de courts fragments: ses sacs polliniques montrent de la ressemblance avec ceux des Dioon.
On trouve le premier de ces Androstrobus dans le cornbrash de Châtillonsur-Seine, la seconde espèce dans le crétacé du Mans.
Lepidanthium Sch. Cône allongé, terminé progressivement en pointe, pourvu d'un pédicule très épais, avec des écailles petites, lancéolées, serrées, disposées en spirale.
Ces fossiles, aux écailles délicates, qu'il n’est pas rare de rencontrer dans le Rôüth de Baireuth en compagnie de diverses Cycadées, surtout des Otozamites sont des fleurs mâles de Cycadées.
Fruits.
Feuilles fructifères.
Cycadospadix. Fossile longuement pédiculé, couvert de poils serrés, de consistance ferme, avec une fronde ovale lancéolée ou irrégulière, plus ou moins profondément incisée et deux séries de cicatrices fructifères sur le pédoncule.
? Voyez pour plus de détails: GeInitrz, N. Jahrb. f. Mineral. 1865. — D. Srur, Zur Kenntniss der Fructif. der Næœgg. foliosa St., in Verhandl. d. k. k. Geol. Reichsanstalt zu Wien 1878 Nr. 15. — Waiss, Bemerk. z. Fructif. von Nœggerathia. Zeiïtschr. d. deutsch. Geol. Gesellsch. 1879. — Consultez à propos des feuilles: R, ne Visrant, Di alc. generi
CYCADÉACÉES
Ces restes fossiles ressemblent tellement aux feuilles fructifères du genre Cycas, que l’on peut à peine émettre des doutes sur leur origine, d’autant moins
encore que, dans les mêmes couches, on rencontre non-seulement des feuilles, mais encore des semences qui rappellent ce genre. Souvent, les feuilles fructifères fossiles sont plus petites que celles des espèces vivantes, ce qui, au reste, est aussi le cas pour les feuilles ordinaires. Le plus souvent leur forme est aussi variable sur un même pied, ce qui est encore le cas aujourd’hui.
On trouve ce fossile dans les grès liasiques inférieurs, surtout à Hettange, et dans le calcaire corallien.
Cônes fructifères.
Zamiostrobus Endl. e. p. Châton ovale ou en cône allongé avec un axe et un pédicule épais; feuilles fructifères naissant d’un pétiole inséré perpendiculairement à l’axe, scutiformes et hexagonales, d’abord en connexion, séparées à la
Fig. 164.
Cycadospadix. Oolith des alpes vénétiennes (d'après de Zigno.)
mâturité, chacune portant deux graines assez grandes ou une seule par avortement. Les cônes fructifères rencontrés jusqu'ici et rapportés avec raison aux Cyca-
déacées — plusieurs auteurs y rapportent aussi des cônes de Conifères — montrent tous une ressemblance plus ou moins grande avec les organes correspondants des Zamiées vivantes et quelquefois, en particulier, avec ceux des Encephalartos. Ici aussi les petits fruits correspondent généralement aux petites feuilles.
Il est douteux que l’on doive séparer du genre Zamiostrobus pour en faire le genre Beania Carruth., les fruits de Zamiées dont les séries de feuilles fructifères sont plus éloignées les unes des autres, d'autant plus que, si l’on en juge par leurs dimensions, les écussons se touchaient très vraisemblablement par les bords.
Répartition: Du lias inférieur jusque dans le calcaire corallin supérieur; très rare; plusieurs espèces dans le wealdien, une espèce dans le miocène inférieur.
Fig. 165.
Zamiostrobus crassus Sch. Formation du wealdien de l'île de Wight (d'après Lindley et Hutton.)
di piante foss, Mem, dell’Instit. veneto vol. XVIII. Comte pe SarorrTA, Observat. Comptes
rendus de l’Acad. des Sc, Avril 1878,
294 GYMNOSPERMES OÙ ARCHISPERMES
Graines.
Cycadeospermum Sap. (Cycadinocarpus Sch.). Graines variant entre la grosseur d’un petit pepin de pomme et celle d’une amande ou d’une grosse prune, de forme conique ou ovale, lisses ou marquées de deux ou plusieurs rainures longitudinales.
Ces graines qu’il n’est pas rare de rencontrer et que l’on trouve en même temps que les restes de Cycadées, présentent une ressemblance assez grande avec celles des Cycadées vivantes pour que l’on puisse établir une comparaison. On les observe soit comme empreintes, soit comme moules, rarement avec la couche externe raboteuse de leur enveloppe, qui était charnue.
Troncs.
Les troncs des Cycadéacées fossiles ont été répartis dans ces derniers temps! entre les genres suivants d’après leur forme et d’après les caractères des restes de pétioles foliaires qui les recouvrent.
Bolbopodium Sap. (Cycadoidea L. et H. e. p.). Tronc petit ou de moyenne grosseur, épais, ovale, bulbiforme ou conique, complètement enveloppé des restes de pétioles plus ou moins longs, losangiques désarticulés. Les plus grands de ces troncs (Cyc. pygmæa L. et H., B. picturiense Sap.) rappellent ceux des Zamiées, les petits, qui ont à peine 3°" de haut et 2°" d'épaisseur (B. micromerum), les pousses latérales basilaires du Cycas.
Lias et calcaire corallin.
Cylindropodium Sap. (Mantellia Brngt. e. p.). Tronc arborescent, plus ou moins élevé, cylindrique; restes des pétioles courts, serrés, avec des cicatrices losangiques-transversales, de forme convexe.
Comparés aux Cycadéacées actuelles (ex. Encephalartos, Cycas), les troncs réunis dans ce genre étaient grêles: chez une espèce, la tige a seulement trois centimètres d'épaisseur; ces troncs sont recouverts par les restes courts des pétioles, dont les surfaces de désarticulation sont contiguës, sans traces intermédiaires d’écailles. Sur quelques-uns, on peut reconnaître nettement entre les bases des feuilles les traces d'une formation laineuse épaisse, comme chez les Macrozamia.
Il faut placer ici les Clathraria liasina Sch. (Manitellia cylindrica Brngt.) et Pucklandia gracilis Pomel.
Lias inférieur et oolithe supérieure.
Clathropodinm Sap. (Mantellia ex p. Brngt., Cycadoidea Buckl. Brngt., Tabl. Bennetites ex p. Carruth.) Tronc épais par sa puissante enveloppe d’écailles, de forme ovale-cylindrique ou ovale-conique, bases foliaires longues, losangiquestransversales ou elliptiques, pointues latéralement, les grandes alternant avec les petites; cylindre médullaire fort, cylindre ligneux formé de plusieurs cercles et traversé de nombreux rayons médullaires.
Ces troncs, par leurs importantes dimensions, la forme des cicatrices foliaires et la présence, entre celles-ci, de traces plus ou moins nombreuses de bour-
* Paléont. française. Terrains jurassiques. Végétaux. Cycadées par le Comte G. DE DAPORTA 1875,
CYCADÉACÉES 225
geons, rappellent le genre Cycas; les écailles n'étaient cependant pas réunies en un bourgeon, mais elles alternaient avec les feuilles; quelques espèces”présentent aussi des traits de ressemblance avec les ÆEncephalartos. Les bases foliaires montrent, comme dans ce genre, des couches concentriques d’accroissement. Il n’est pas rare que ces restes de pétiole soient creux par suite d’une fossilisation incomplète.
Nommons comme types du genre: Cycadites macrophyllus et microphyllus Buckl. (fig. 166), Clathropodium Trigeri et scarlatense Sap., Bennetites Saxbyanus Carr.
Dans le jurassique supérieur et le wealdien, parfois en abondance dans ce dernier terrain (île de Portland), dans la couche noire d’humus au sein de laquelle les plantes ont vécu.
Platylepis Sap. (Cycadoidea Morrière. Sch.). Tronc plus ou moins élevé, de grosseur moyenne, écailles de l'enveloppe longues, très larges, relativement à leur épaisseur; cylindres médullaire et ligneux pas développés en raison de la longueur du tronc.
Les écailles qui enveloppent le tronc sont minces et comparables à celles des Dioon.
Lias inférieur et moyen.
Cycadoidea microphylla Lyell.
Fittonia Carruth. Tronc d'ordinaire assez élevé, cylindrique, simple ou bien épais, ovale-cylindrique, avec une moëlle très épaisse et un cylindre ligneux mince, traversé par des rayons médullaires épais et très nombreux; les restes de pétiole qui forment l'enveloppe sont redressés, très renflés au-dessous du plan de désarticulation, les écailles des bourgeons sont également fort épaisses par suite d’un accroissement ultérieur.
Schimper-Zittel, Traité de Paléontologie. t. II. j 15
226 GYMNOSPERMES OU ARCHISPERMES
L'accroissement ultérieur des bases foliaires dans ce genre ne s'étend pas seulement aux coussinets foliaires, comme c’est le cas pour les Cycas et les Encephalartos, mais aussi à une partie du pétiole et à presque toutes l’enveloppe du bourgeon.
La forme sur laquelle CARRUTHERS a fondé ce genre est le Clathraria anomala ex p. Mantell, du wealdien; les trois espèces décrites et figurées par le comte DE SAPORTA Comme appartenant à ce genre, les F. (Clathr. Sch.) insignis Rigaumi et (Clathr. Sch.) Brongniarti proviennent du jurassique blanc supérieur; il est certain que le tronc délicat du wealdien de Hanovri, déterminé par ScHENK (Foss. fl. d. n. deutsch. Wealdf.) comme Clathr. Lyelli et pour lequel SAPORTA à proposé le nom de Ftt. Schenki, appartient aussi à ce groupe de troncs fossiles de Cycadées.
Bucklandia Presl. (Clathraria ex p. Brngt.). Tronc s’élevant jusqu'à plusieurs pieds, simple, parfois (dichotome?) ramifié, cylindrique, étranglé par places; coussinets foliaires sans prolongement pétiolaire, larges saillant au dehors en une carèene mousse, un peu arrondis en haut et présentant une cicatrice plus ou moins nette, fortement étirée en travers, portant des écailles; les coussinets peuvent encore être serrés, convexes-clypéiformes, irrégulièrement polyédriques par pression réciproque, losangiques-transverses, la cicatrice foliaire en occupant presque toute la surface; cicatrices des écailles des bourgeons disposées en plusieurs cycles aux points étranglés du tronc étroitement losangiques-transverses ou fusiformes, les supérieures (correspondant aux feuilles fructifères ?) plus larges; moëlle très développée, cylindre ligneux mince; parenchyme cortical peu développé.
Les caractères extérieurs et l’organisation interne de ces fossiles rappellent beaucoup le genre Cycas, de même que la ramification irrégulière qui se montre parfois; on peut aussi comparer à celles des Cycas les graines que l’on rencontre avec ces troncs. On peut donc admettre avec CARRUTHERS que, là où les Bucklandia n'appartiennent au genre Cycas même, dont elles ne se distinguent par leurs dimensions moindres, elles sont cependant d’un genre très voisin.
Répartition: Plusieurs espèces dans les sables de Hastings; une espèce dans le calcaire corallien; la question de savoir si le Cycadites Bucklandi Presl. in Sternb. (C. squamosa Brngt.), de l’oolithe infériéure doit être rapporté ici, reste douteuse.
CALAMODENDRÉES:
Il a déjà été question dans ce manuel des fossiles dont nous allons parler, et ScaimPer les à étudiés p. 160. Mais, comme mes observations ont changé je crois, la manière de les considérer, je dois revenir sur ce sujet, pour les placer avant les Conifères, comme groupe particulier, puisque, tant par les fleurs que par les fruits, ces plantes appartiennent à une série de formes intermédiaires entre les Conifères et les Cycadées.
CALAMODENDRÉES Brongniart.
Racines principales s’enfonçant perpendiculairement, fusiformes, articulées, développant de nombreuses racines latérales sur les nœuds. Troncs atteignant 85 à 90°" de diamètre, susceptibles d’accroissement, présentant une large moëlle, des rameaux verticillés et un corps ligneux, rayonné, partagé en plaques cunéiformes par des rayons médullaires primaires; les plaques ligneuses sont elles-mêmes traversées par des rayons médullaires secondaires. Bois primaire formé de trachéides et de liber, bois secondaire formé de trachéides et d'éléments libériens ou de trachéides seulement. Moëlle relativement large, de 2 à 2'/°" de diamètre. Cellules des rayons médullaires généralement plus ou moins allongées dans le sens vertical, en d’autres termes plus hautes que larges, formant une ou plusieurs séries. L’écorce, d’après RENAULT, est parenchymateuse, ou bien elle présente des fibres libériennes en dedans et est parenchymateuse à la périphérie ; parfois des canaux résinifères.
CALAMODEN DRON Brongniart, (CALAMOPITUS Williamson).
Moëlle parenchymateuse, formée de gros éléments. Bois primaire formé de groupes de trachéides disposées radialement autour de la moëlle, avec le liber disposé dans le sinus tourné vers le bois secondaire. Bois secondaire divisé par les rayons médullaires primaires en plaques cunéiformes à sommet tourné vers la moëlle, et qui sont formées de trachéides réticulées, et de fibres scalariformes de coupe rectangulaire, accompagnées sur les côtés de fibres libériformes, se montrant souvent comme des raies sombres, traversées de rayons médullaires secondaires. Rayons médullaires primaires présentant de larges cordons ellip-
1! Traduction de M. Fockæeu, Licencié - ès - Sciences. | 15*
298 CALAMODENDRÉES. ARTHROPITYS
tiques formés de 45 à 50 cellules en hauteur et jusqu'à 7 cellules en largeur au milieu de leur parcours: cordons des rayons médullaires secondaires étroitement elliptiques, formés, en hauteur, de 1 à 25 cellules disposées en une ou deux séries.
Calamodendron (Calamitea Cotta). Le C. striatum Brongniart (fig. 167) a des séries des trachéides plus larges que les séries libériennes, celles-ci dépourvues de séries de trachéides. Le C. æquale Renault a des séries de trachéides et des séries libériennes d’égale largeur, une ou deux séries de trachéides intercalées entre les séries libériformes. Outre ces deux espèces, RENAULT distingue encore le C. congenium Grand'Eury, dont les séries libériformes sont plus larges que les séries de trachéides. Le C. punctatum Ren., avec des séries de trachéides ponctuées et des séries libériformes, qui sont plus étroites que les séries de trachéides, n’est qu’un état de conservation du C. striatum Brongt.; du moins, des exemplaires de cette espèce provenant de Chemnitz et sur lesquels les ponctuations des fibres réticulées étaient moins bien conservées, m'ont rappelé les données fournies par RENAULT. GranD’'Eury distingue encore Calamodendron (Calamodendroxylon) intermedium et inversum, le premier étant inter-
médiaire aux Calamodendron congenium et
Calamodendron striatum Brongniart. Roth- siriatum, le second avec de très étroites liegende de: Chemnitz. (D'après nature.) séries libériformes traversées de nombreux rayons médullaires, e: des séries de trachéides
presque dépourvues de rayons médullaires. Les Calamodendron tenuistriatum et antiquius ont été décrits par Dawsox ; ils proviennent du Dévonien äu Canada.
ARTHROPITYS Güppert (CALAMITEA Cotta).
Moëlle formée de gros éléments. Bois primaire, formé de groupes de trachéides qui bordent la moëlle et sont disposés radialement (fig. 169. 170), dans leur sinus tourné vers la périphérie se trouve le liber. Bois secondaire formé seulement de trachéides scalariformes et rayées, divisé par des rayons médullaires primaires en plaques cunéiformes dont le sommet est tourné vers la moëlle. Rayons médullaires primaires réunis en cordons elliptiques, disposés radialement et perpendiculairement, formés dans le milieu de leur trajet par cinq ou six séries de cellules ; rayons médullaires secondaires formés de une ou deux séries (fig. 171. 171*).
Ecorce parenchymateuse, ou d'après RENAULT, pourvue de cordons de sclérenchyme disposés radialement et présentant des canaux résinifères.
Arthropitys bistriata Güpp. (fig. 168) et À. ezonata Güpp. sont les deux espèces distinguées par GopperT ; la dernière paraît douteuse à l’auteur lui-même et n’est qu'un état particulier de conservation de l'A. bistriata. Depuis, GRAND’ EURY et RENAULT ont fait connaître de nouvelles formes ; RENAULT établit sès espèces
M ea nr
quable et dont la position systéma-
CALAMODENDRÉES. ARTHROPITYS 229
d'après les caractères fournis par les rayons médullaires secondaires et par l'écorce, selon que cette dernière contient des fibres de sclérenchyme ou n’est que simplement parenchymateuse, et que les rayons médullaires sont formés de une ou plusieurs séries. Au premier groupe appartiennent, A. bistriata Güpp. (fig. 168-171), dont les cellules des rayons médullaires secondaires sont quatre ou cinq fois plus hautes que larges; À. communis Ren. (Calamodendron commune Binney, Calamites Williamson) à cellules des rayons médullaires secondaires seulement un peu plus hautes que larges. Dans le deuxième groupe se rangent: À. lineata Ren., avec des fibres rayées (Treppentracheiden), À.
punctata Ren., avec des trachéides ponctuées, À. medullata, dont les rayons médullaires primaires sont formés de cinq à six séries de cellules et les rayons médullaires secondaires de trois à quatre séries. (GRAND° Evry distingue encore À. subcommunis et À. dadoxyliana.
Les Arthropitys forment un groupe de fossiles à structure fort remar-
tique restera indécise jusqu’à ce que
Fig. 168.
l'on trouve leurs organes de fructifi- Arthropilys bistriata Güpp. Rothliegende de cation. Il est certain que ce que Chemnitz (d'après nature.)
l’on sait de leur structure jusqu’au-
jourd’hui, les rapproche plus des Gymnospermes que d'aucun autre groupe BRONGNIART et GÔPPERT n'avaient pas méconnu ces rapports, et RENAULT les rattache aux Gnétacées. Le développement du bois primaire et aussi du bois secondaire chez les Calamodendron diffère tellement de ce que l’on observe chez les Gymnospermes, que ces fossiles ne peuvent être rapportés à aucune forme connue de Gymnospermes, et doivent par conséquent former un groupe spécial. Leurs particularités de structure ne consistent pas seulement dans l'existence d'un liber au sein du corps ligneux primaire, — ce qui ne se voit pas dans les Gymnospermes actuelles — mais, encore dans la disposition particulière des séries libériformes qui limitent les séries de trachéides chez les Calamodendron, et que l’on doit considérer comme tissu mécanique. Il y a là une structure dont je ne connais aucun autre exemple chez les Gymnospermes; seul le bois primaire des Angiospermes Dicotylédones a montré plusieurs fois les mêmes particularités. Ce que nous savons de l'anatomie de ces fossiles indique des Dicotylédones: mais nullement des cryptogames vasculaires, bien qu’on les ait aussi classés parmi ces derniers. L'aspect des fossiles, l'articulation de la tige, l'existence de côtes, qu'elles soient placées à la surface externe, ou sur le moulage du tronc par la roche, ou encore sur la face interne de ces troncs dont la moëlle
230 CALAMODENDRÉES
a été détruite en tout ou en partie, tels sont les caractères qui ont été surtout invoqués pour établir la parenté de ces végétaux avec les Equisétacées. Aucun
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Fig. 169.
Arthropitys bistriata Güpp. Coupe d'une portion du corps ligneux au voisinage de la moëlle. #»7 moëlle, ms rayons médullaires, {rs trachéides du bois secondaire, Z lacunes dues à une destruction de tissu, £> trachéides du bois primaire, ph liber (d'après nature.)
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Fig. 171.
tangentielle (d’après nature.)
de ces caractères n’est cependant décisif, car les côtes ne peuvent faire défaut, étant donnée la structure de ces troncs, quand ils sont passablement conservés; et
CDocioennr
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FHOIEFAEAR tr sé
Fig. 170.
Arthropitys bistriata Güpp. m moëlle, tr trachéides du bois primaire, phl liber du bois primaire, tr trachéides du bois secon-
daire, plus grossi (d'après nature.)
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Fig. 171a.
Arthropitys bistriata Gôpp. Coupe longitudinale Arthropitys bistriata Güpp. Coupe longitudinale
tangentielle, plus grossie.
ARTHROPITYS PE à |
les Casuarinées aujourd’hui ne paraissent-elles pas, aussi articulées extérieurement ? Par suite de la mauvaise conservation habituelle des exemplaires, on a attribué à ces plantes des diaphragmes, des lacunes aérifères et un tronc creux ; mais tout cela est en rapport avec le degré de conservation. Les exemplaires les mieux conservés du houiller d'Angleterre, de Westphalie et de Chemnitz, montrent toujours une moëlle, et le bois primaire contient un liber ; la situation variable des lacunes, interprétées comme des canaux aérifères, montre bien qu’elles n'existent pas normalement. On cherche parfois dans l’entrecroisement des faisceaux fibrovasculaires sur les nœuds, une preuve de parenté avec les Equisétacées, mais il faut remarquer que, chez les Conifères dont les feuilles sont alternes, opposées ou verticillées, on peut observer le même trajet (Juniperus, Callitris, Frenela etc.). Les bourrelets annulaires observés sur des troncs creux fossiles (fig. 168), ainsi que la moëlle conservée en ce point sur de rares exemplaires, ne démontrent pas davantage l'existence de diaphragmes : ce sont les parties où se détachent les cordons fibro-vasculaires qui se rendent aux feuilles et aux rameaux, et où sont conservés des restes de la moëlle. Il est d’ailleurs inexact de dire que, chez les Equisétacées vivantes, la tige aérienne ne possède aucune lacune aérifère; chaque axe non souterrain d’Equisétacée possède ces lacunes et aussi un Conduit aérifère central, quand il à atteint son développement: ces lacunes se développent très tôt et les très jeunes parties seulement en manquent, mais il n'y à généralement rien de semblable dans les restes fossiles. Les axes souterrains des Equisétacées n’ont parfois aucune lacune centrale, mais une moëlle (Æquisetum arvense) ; ceci est en connexion avec la manière de vivre de cette espèce, qui habite un sol moins humide.
Les Sporophylles sont inconnus, quoique GRAND’ Eury penche à leur rapporter les formes décrites sous le nom de Calamostachys Binneyana et de Volkmannia ; mais d’autres voient dans l'association habituelle de ces fossiles avec les tiges des Equisétacées, une preuve de leur parenté avec ces plantes. Ces deux manières de voir manquent de preuves, comme aussi l'hypothèse que ces graines appartiendraient aux Polyptérocarpées, et celles du Slephanospermum achenioides Brongniart à l’Arthropitys dadoxylina GRAND’ Eury.
M. Gran’ Eury désigne les restes du tronc sous le nom de Calamodendroxylon, l'écorce sous celui de Calamodendrophloios, et les racines sous celui de Calamodendrea rhizobola ; il considére comme branches d’Arthropitys trois de ses espèces d’Asterophyllites. Nombre d'exemplaires carbonisés et de moules de Calamodendron et d’'Arthropitys ont été déterminés comme Calamites ; le Calamites cruciatus, par exemple, appartient au genre Ayrthropilys, d'après mes observations; D'après RENAULT et GÔôPpPpERT, il faut encore rapporter ici : Calamites gigas Brongt., C. pachyderma Brongt., C. scrobiculatus Schloth., C. radiatus Brongt., C. infractus Gutb., C. tuberculosus Gutb., C. articulatus Gutb. et C. approximatus Brongt., caractérisés par leur épaisse enveloppe charbonneuse. Il en est de même pour ces coupes de Calamites, si fréquentes dans les collections, qui proviennent du puits Augustus à Windberge près Dresde: leur tissu carbonisé présente tous les degrés de destruction et montre ainsi que les prétendues lacunes aérifères sont des résultats d’altération, car les points non altérés ont la plus complète ressemblance
43 vd CALAMODENDRÉES
avec les exemplaires silicifiés. En admettant que ces Calamites, dont la structure est identique à celle des Calamodendrées silicifiées, et qui n’en diffèrent que: par leur état de conservation, doivent être comptés parmi les Cryptogames vasculaires, leur comparaison avec les Equisétacées n’est basée que sur les Sporophylles et leurs Microsporanges, qui ne leur appartiennent peut-être pas. Ils sont complètement différents par leur structure, et l’on ne peut trouver de rapports entre eux et les Cryptogames vasculaires que sous le rapport des trachéides rayées et réticulées.
La structure générale des plantes dont nous parlons donne à penser que leurs conditions d'existence n'étaient pas telles que l’on se les représente d'ordinaire et qu’elles ne vivaient pas sur un sol inondé. Le tissu mécanique, dans la tige des Calamodendron présente comme particularités (fig. 167): les plaques de trachéides aux parois épaisses disposées radialement entre des groupes épais de trachéides aux parois minces, le riche développement du parenchyme qui indiquerait un accroissement périodique d'épaisseur, même si RENAULT n'avait pas démontré l'existence d’un cambium.
A côté de notre opinion sur leur position systématique, reste celle qui a été déjà exprimée, mais non justifiée par SCHIMPER (p. 160 de ce manuel), que Jes Calamodendrées seraient des formes parentes des Equisétacées, mais plus élevées en organisation. Pour lui, elles seraient donc, vis-à-vis des formes moins compliquées et moins développées, dans les mêmes rapports que les Lepidodendrées avec les Sélaginelles. Pour se prononcer définitivement il faudrait avant tout, être fixé sur les Sporophylles, et connaître en outre, la structure de ces formes si semblables extérieurement aux Calamodendrées qu’elles paraissent leur être identiques, mais qui, cependant, s’en éloignent par leur mince écorce de charbon et aussi, comme il résulte de l'examen des dessins de GRAND’ Eury, par le mode de développement des racines, semblable à celui de nos Æquisetum.
Depuis le Dévonien jusque dans le Permien !.
Wiraam a décrit (Internal Structure of fossil vegetables. 1883 p. 37) des troncs fossiles de Tweed Mill, comté de Berwick, sous les noms de Pitus antiqua et P. primæva et il les a figurés pl. VIIT fig. 1-3 et fig. 4-6; plus tard ces fossiles ont été figurés par EnpzicHer et GôPPERT comme Pissadendron et par KRraus comme Araucarioxylon. Je pense qu'il faut les rattacher ici, les fig. 1-3 à Arthropitys, et les fig. 4-6 à Calamodendron. De même il se pourrait que les fossiles de Craigleth Pitus Withami et P. medullaris (Palæoxylon Brongt., Araucariles Güppert, Araucariozylon Kraus) dussent être rangés ici.
1 GôPpERT, Fossile Flora der perm. Formation p. 179 1852. — Gmanr’Eury, Flore carbonifère du départ. de la Loire etc., Paris 1877. — WiLLrAMSoN, On the organisation of the fossil plants of the coal measures. part. IX p. 322 (1879). — ZeILLER, Végétaux fossiles du terrain houiller de la France. Paris 1880. — Srur, Zwr Morphologie der Calamarien. Vienne 1881. — RENAULT, Cours de bot. foss. t. II p. 165. Paris 1882. — STERZEL, Die fossilen Pflanzen des Rothliegenden von Chemnitz. Chemuitz 1875.
CORDAITEZÆ Grand’ Eury !.
La connaissance exacte de ce groupe est due presque exclusivement aux savants travaux de MM. GranD’ Eury et RENAULT, qui ont fait passer les Cordaïtes parmi les groupes de plantes fossiles les plus connus. D’après ces recherches, leur parenté avec d’autres formes vivantes ou éteintes est parfaitement établie; se rapprochant des Conifères, elles appartiennent par la structure de leurs fleurs mâles, à des formes voisines des Salisburiées de M. de SaporrA; elles se rattachent aux Cycadées par la structure de leurs fleurs femelles ; par la croissance et la structure de leur bois, on ne peut les séparer des Conifères. Le bois primaire üe la tige et des rameaux de Cordaïtes ne doit pas présenter d'accroissement centripète, comme le pense M. RENAULT, mais il croît comme celui des Conifères vivantes. Je ne vois donc aucune raison de ranger les Cordaïtes parmi les Diploxylées de M. Rexauzr. L’abondance des restes de leurs tiges, de leurs écorces et de leurs feuilles ont contribué pour une part 1mportante à la formation de la houille.
D’après les recherches de M. Graxp’ Eury, les Cordaïtes étaient des arbres de 20-30" de haut, la moëlle était disposée en éventail, le tronc élancé présentait des ramifications inégales. Au sommet du tronc et des rameaux étaient disposés des bouquets de feuilles arrangées en spirale. Ces feuilles laissaient en tombant des cicatrices transverses, qui ne sont plus visibles sur les vieux troncs, par suite de la croissance de
! BRONGNIART, Tableau. Paris, 1849 (Pycnophyllum). — UNGERr, Gen. et sp plant. foss. Wien, 1850 ({'ordaites). — Cora, Beitr. z. Flora der Vorw. Prag, 1867 (Flabel-
laria). — GoLDENBERG, Ueber den Charakter der alten Flora der Steinkohlenformation (1843). — Scaimrer, Traité. IL III. Paris, 1871-74. — Güppert, Fosse Flora der permischen Formation. Cassel, 1852. — Wearss, Fossile Flora der jüngsten Steinkohlen-
formation. Bonn, 1869-72, — Hxer, Flora foss. Hele. Zürich, 1877. — WILLIAMSON, On the organisation of the fossil plants of the coal measures. Part VIIL (1877). — GRAND’ Eury, Flore carbonifère du départ de la Loire. Paris, 1877. — RENAULT, Structure comparée de quelques tiges etc. Paris, 1878. Cours de bot. foss. I (1881). — ZEILLER, Végétaux foss. du terrain houillier. Paris, 1880. — BronGnrarT, Recherches sur les graines fossiles silicifiées. Paris, 1882. Annal. des scienc. natur. Sér, V. tom. 20. — DAwsoN, Geolog. Survey of Canada. Montreal, 1871. - Saporra, Paléontologie française. IIT. Conifères, Paris. — GüBez, Grundzüge der speciellen Morphologie. Leipzig, 1582. — Lesquereux, Coalflora of Pensylvania. Harrisburg, 1880-1882.
234 CORDAITÉES
l'écorce. Inflorescence: épi en grappe, fleurs monoïques. Graines avec une enveloppe pierreuse et des téguments charnus; racines courtes ne s’enfonçant pas profondément dans le sol.
La structure des racines et des tiges a été étudiée par M. RENAULT sur les espèces de Cordaïtes proprement dites; mais les rapports de structure de ces organes sont encore les mêmes chez les différents groupes de M. GraxD’ Eury, qui sont basés sur la forme des feuilles (Dory-Cordaites et Poa-Cordaites).
Chez les Cordaïtes proprement dites, l’écorce de la racine est très développée ; elle se compose d’une assise interne de cellules polyédriques reposant sur le cambium, et d’une couche périphérique de cellules subéreuses, Le massif ligneux est dépourvu de moëlle, il est formé par des trachéides dont les parois radiales présentent 2 ou 3 rangées de ponctuations aréolées hexagonales comme celles des tiges et des rameaux. Le bois primaire, formé d’une lame étroite et elliptique, occupe le milieu de ce massif ligneux. La racine présente à sa surface des côtes et des sillons profonds.
La moëlle des tiges et des rameaux est connue depuis longtemps déjà, à l’état d'isolement ; elle fut d’abord décrite par ArrTis sous le nom de Sternbergia, STERNBERG la décrivit ensuite sous le nom d’Artisia. Ce sont des corps cylindriques avec des sillons transversaux (fig. 172) ; on ne peut douter un instant qu'ils ne proviennent des Cordaïtes, car on les observe en contact avec le bois des tiges et des branches.
la moëlle, disposée contre le bois primaire, est formée de cellules ponctuées étirées normalement, et plus loin de cellules étirées transversalement, comme cela s’observe dans le bois de beaucoup de Dicotylédones, chez le Juglans par exemple. On remarque une structure analogue dans la moëlle de l’Arau-
Fig. 172.
Moëlle isolée de Cordaites-Artisia Sternberg. 1 Saarbruck. carioæylon medullosum de KrAus (Arau-
(D'après nature.)
carites de GüôPpERT) qui appartient aux Cordaïtes, comme l’a montré STERZEL.
Le bois des Cordaïtes est aussi connu depuis longtemps. Wirxam le premier le décrivit sous le nom de Püinites Brandlingü, puis ENDLICHER l’appela Dadozxylon, GôrrErT lui donna le nom d’Araucarites, KRAUS celui d'Araucariozylon et M. Graxn'Eury celui de Cordaixylon (ou mieux Cordaioxylon). Par la structure des parois radiales de ses trachéides, 1l ressemble au bois d’Araucaria et de Dammara. Ce caractère est général
Sur une coupe longitudinale d’un rameau,
CORDAITÉES 235
aux Conifères des formations anciennes ; il se conserve longtemps, et ce n’est que dans les formations très récentes qu’apparaît une plus grande variété dans la structure du bois, rappelant celle des pins vivant actuellement. L’Araucarioxylon ambiguum Kr. (Thann, Alsace) à aussi la structure d’un bois de Cordaïte.
Le bois primaire se compose, contre la moëlle, de trachéides annelées et spiralées, puis de trachéides scalariformes et réticulées traversées par des rayons de parenchyme primaire. C’est de lui que proviennent les faisceaux se rendant aux feuilles.
Le bois secondaire se compose de trachéides dont les parois radiales montrent le plus souvent trois, rarement quatre, deux, une ou cinq rangées de ponctuations doubles, hexagonales, spiralées. Le centre de l’aréole est fendu obliquement, souvent même on voit en projection, deux de ces parties se superposer, en se coupant en croix. Le rayon de parenchyme primaire est formé de deux rangées de cellules, le rayon de parenchyme secondaire est formé d’une seule rangée de cellules; leurs parois présentent des ponctuations aréolées, à moins qu’elles n’appartiennent aux parois des trachéides. (Fig. 173).
L'écorce des rameaux jeunes (décrite par M. Graxp'Eury sous le nom de Cordaicladus) se montre formée, dans les exemplaires étudiés par M. RENAULT d'une zône de liber en contact avec le cambium, et plus extérieurement,
v, . « 1 Res GC 42 ; AC LPS Rene ë d'une assise de cellules à section rectan- DAT CLEAN ETA gulaire ayant l'aspect d'un méristème: les "18816 (1 Gel fe" 77106
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plus extérieures de ces cellules contiennent des canaux à gomme. Dans les couches parenchymateuses externes on remarque des ilôts de fibres sclérenchymateuses se
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