ARAUCARIEÆ
le Crétacé inférieur (assise de Kome), jusque dans le Crétacé supérieur et le plus supérieur (assises d’Atane et de Patoot), elle a été observée également près de Bagnols (Turonien) en France. J'ai distingué deux espèces dans les formations de Gosau à Salzbourg: C. cretaceum et C. Suessii, la première se trouve aussi près de Brandenberg, dans le Tyrol septentrional. Cyparissidium mucronatum Heer n’a été trouvé que dans les couches de Patoot au Groënland. D’après une note de M. HgEer, M. DE Saporra a trouvé dans le Turonien de France, près du Beausset, une espèce différant de Cyparissidium gracile Heer par des cônes plus petits.
SPHENOLEPIDIUM Heer. !
Branches et rameaux alternants, avec feuilles spiralées, courtes, se recouvrant, décurrentes à la base, effilées ou pointues, serrées sur les rameaux jeunes, distantes sur les vieux, un peu courbées en dedans. (Cônes, sur de petits rameaux latéraux axillaires, pourvus de feuilles appliquées, et formant grappe; ces cônes sont persistants, allongés ou sphériques. Écailles strobilaires persistantes, coriaces, cunéiformes, tronquées sur le bord supérieur, et s’écartant horizontalement quand elles sont arrivées à maturité.
Le nom de Sphenolepis Schenk, a été changé en Sphenolepidium par M. Hger, ce nom ayant déjà été
signer des restes de poissons. Ce genre est: voisin des genres vivants Arthrotaxis et Widdringtonia, surtout du premier, par la structure du cône; mais il se rapproche aussi Fig#20 des formes fossiles et vivantes de philo SPACE IEUR Schenk. 4 Rarnenxe, b rameau Sequoia à feuilles squamiformes, avec cônes, € cône, d Sphenolepidium Kurrianum Schenk. Rameau avec cônes. Wéaldien de Rehburg. (D'après nature.) ayant comme elles, les rameaux pourvus de feuilles dressées, et pour $. sempervirens Endl., du moins, la disposition racémeuse des fleurs femelles. La structure des écailles strobilaires n’est pas encore tout à fait connue, parce que l’on ne sait pas encore les relations de l’écaille ovulifère avec l’écaille protectrice : Il paraît que la première dépasse un peu la seconde. D'après M. »£ SaporrA il existe au moins deux graines, mais peut-être aussi trois et même cinq. Le genre apparaît dans le Rhétien du sud de l'Amérique dans les Psammites charbonneux de Mareyes, province de San Juan, avec Sphenolepidium rhæticum Gein., et dans l’Infralias de Metz avec S. Terquemi Sap.; dans le Wealdien, on
1SCHENK, Wealdenflora. Cassel, 1871. — SAportA, Paléontologie franc. t. III. — SCHIMPER, Traité t. III, — Her, Contributions à la flore fossile du Portugal, Lisbonne, 1881,
employé par M. Acassiz pour dé-
ut.
SPHENOLEPIDIUM. INOLEPIS © 295
connait jusqu'à présent trois espèces, dont l’une, $. debile Heer, appartient au Wealdien du Portugal, et les deux autres S. Sternbergianum (fig. 210%-c) et S. Kurrianum (fig. 2104) au Wealdien du nord-est de l’Allemagne et du Portugal.
INOLEPIS Heer. :
Rameaux étroits, alternants, à feuilles courtes, squamiformes, décussées, se recouvrant, serrées, un peu distantes au sommet, courbées en dedans. Cônes ovoïdes; écailles persistantes, disposées en spirale, coriaces, se recouvrant, rétrécies en forme de coin à la base, avec une côte longitudinale forte sur la face externe, et un sommet arrondi. On n’a pas observé les graines.
Les rameaux ont l'aspect de ceux des Cupressinées, ainsi que (à l’exception des vieux rameaux de Widdringtonia) la disposition décussée des feuilles de ce groupe; par contre, les cônes présentent comme contraste avec ceux des Cupressinées, une disposition spiralée de leurs écailles, comme cela se rencontre chez les Araucariées, les Taxodinées et les Abiétinées. L'examen des types originaux de HEEr, qui présentent des cônes associés avec les rameaux, établit que ces cônes appartiennent bien aux rameaux.
M. Hger les rapporte aux Cupressinées; la disposition décussée des feuilles parle, il est vrai, en faveur de cette opinion, cependant on doit, je crois, accorder plus d'importance à la disposition spiralée des écailles strobilaires, disposition qui ne se rencontre pas chez les Cupréssinées vivantes, ni chez les Cupressinées fossiles.
Par la forme des cônes et des écailles, ils rapellent beaucoup les Abiétinées, comme le fait remarquer également M. Fig. 211.
Hger,; la disposition et la forme de leurs Zmolepis imbricata Heer. a b Rameau, © d cônes. feuilles est cependant tout à fait étrangère Crétacé inférieur re de Kome) Groënland.
AA : : (D'après Heer.)
aux Abiétinées fossiles et vivantes. Pour
cette raison je placerai plutôt ce genre-parmi les Taxodinées, qui à part la disposition différente des feuilles, présentent la même forme de feuilles qu’Arthrotaxis et diverses Séquoiées, ainsi que la disposition spiralée des écailles strobilaires, des Taxodinées. En faveur de ces vues parlent également, ce me semble, les sections transversales de deux cônes données par M. Herr.
Le genre est éteint, et à moins qu'il n’en existe des débris par les fossiles que l’on est convenu de désigner sous le nom de Thuyites, il serait limité à la période crétacée et au Groënland avec deux espèces : Z. imbricata Heer appartenant aux couches de Kome (Urgonien) (fig. 211), et Z. affinis Heer, des couches de Patoot (Crétacé supérieur). On ne sait si celle-ci diffère essentiellement de
1 HER, Flora foss, arct. t. III. VII.