‹ Traité de paléontologieChapitre 71 sur 183 · CUPRESSUS · texte numérisé non relu

CUPRESSUS

avec douze étamines, disposées en verticilles décussés de deux, ces étamines ont un limbe arrondi et quatre sacs polliniques. Fleurs femelles terminales, aux extrémités de rameaux latéraux courts, des pousses annuelles, avec quatre bractées décussées sous la fleur. Six à dix carpelles, les supérieurs et les inférieurs dépourvus d’ovules, les autres avec nombreux ovules axillaires dressés. Arrivés à maturité, les carpelles se lignifient et forment un cône, généralement sphérique, persistant longtemps, et à écailles (carpelles) solidement réunies, dont la partie supérieure s’épaissit fortement; cette partie épaissie, devient hexagonale par pression réciproque, et porte presque en son milieu un court prolongement conique. Leur base se prolonge en un court pédicelle épais, par suite de croissance intercalaire. A la maturité, les écailles s’écartent les unes des autres, et mettent en liberté des graines pourvues d'ailes, sur les deux côtés.

Le genre Cupressus représenté actuellement, par douze espèces, vit depuis l'Asie jusqu'au nord-ouest de l'Amérique du nord, le Méxique et l'Amérique centrale. Grâce à la culture, une espèce (C. sempervirens fig. 225 ‘d) a pu étendre ses limites bien au delà de son pays d’origine; les autres espèces, comme C. torulosa (Himalaya), C. funebris (Chine), C. glauca (Goa), ont une aire géographique restreinte. Les espèces d'Amérique, appartiennent au sud de la Californie [C. Goveniana (fig. 225 45), C. macrocarpa, C. Macnabiana, C. fragrans]|, ou au Méxique [C. Lindleyi (fig. 225 +7), Benthami (fig. 225 9 ), thurifera]. Ces dernières sont toutes caractérisées, autant que j'ai pu en juger sur des exemplaires vivants et d’après des herbiers, par leurs feuilles étroites et pointues, caractère qu'elles partagent avec le C. funebris. À ce groupe appartiennent, ce me semble, les rameaux que M. Gürrerr figure comme T'huya Mengeana, des couches succinifères du Samland (pl. XVI fig. 211-214), qui diffèrent de Thuya, mais se rapprochent de Cupressus Lindleyi et C. Goveniana. Le fragment représenté fig. 218.

214 est un rameau d’un exemplaire plus jeune, à 2 Lai RSR

. IPTESSUS SEMPErvirens L.

ou provient d’une autre espèce; je connais des e f. Cupressus Lindleyi Klotsch. feuilles analogues sur les rameaux d'individus 2 } Cupressus Benthamë Endl. : é A es Rameaux d'âges différents.

jeunes de C. funebris. Si je ne me trompe, ces A fragments de rameaux appartiennent à deux espèces différentes dont l’une est parente d’une espèce de l'ouest de l'Amérique, et l’autre parente d’une espèce de l’est de l'Asie; il en résulterait pour Cupressus, les mêmes faits que pour les autres Cupressinées, savoir, son extension dans des régions où son éxistence est maintenant impossible, et ensuite la persistance de certaines formes dans les cantons où elles rencontraient des conditions favorables d’éxistence. Ces figures rappellent aussi des rameaux annuels de Chame- Cyparis mutkaënsis. Parmi les autres espèces également signalées dans le Tertiaire, Cupressites Brongniarti Güppert (de Salzhausen), est synonyme de

Fig. 295.

316 ARAUCARIEÆ

Callitris Brongniarti, à l'exception du pollen, qui provient de Betula; on ne sait si © pycnophyllus Massal., C. Mac Henrii Baïly, espèces douteuses, sont même des Cupressinées. Les rameaux figurés par M. GôPrerr (pl. XVI, fig. 220. 221) comme Cupressus sempervirens succinea, appartiennent à un Thuya; on trouve chez Thuya occidentalis des rameaux analogues, qui s’accroissent au moyen d'une pousse latérale, après la chute des fleurs mâles.

PALÆOCYPARIS Saporta. !

Rameaux et ramules plus ou moins plats à l’état jeune, bilatéraux, distants, alternes. Feuilles sur quatre rangs, en verticilles décussés de deux; elles se recouvrent sur les rameaux jeunes, et sont appliquées; squamiformes, avec une glande à résine sous le sommet. Pre

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