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Fig. 226.
Palæwocyparis princeps Saporta. Jurassique supérieur de Solnhofen. (D'après nature.)
Sous ce nom de Palæocyparis M. ne SAporTA à réuni des rameaux appartenant aux Cupressinées, et décrits antérieurement comme Caulerpites, Thuyites, Arthrotaxites Unger et Echinostrobus Schimper; ils avaient été reconnus comme Conifères par M. BronGnIART, partageant avec T'huya la disposition décussée des feuiles, et se distinguant par là des Arthrotaxis et Echinostrobus. Si, comme l'indique M. DE Sarorra, les rameaux du P. elegans Sap. décrits par lui, portent des cônes,
‘SAPORTA, Paléontologie franc. t. II.
PALÆOCYPARIS. PHYLLOSTROBUS 311
la forme de leurs écailles strobilaires, décussées, avec leur sommet en forme d’écusson, héxagonales par pression réciproque, fournirait un nouveau caractère. D'après les dessins de M. pe SaporrA, le cône est terminal, disposition qui n’est pas impossible, mais qui plus tard doit changer, quand la pousse principale continue sa croissance. Les espèces connues jusqu’à maintenant appartiennent, d’après les spécifications de M. pe SaporTA, au Jurassique moyen et supérieur : P. expansa Sap. (Thuyites, Echinostrobus Schimper), Stonesfield, Scarborough; P. robusta Sap. (Echinostrobus Schimper), Etrochey, appartiennent au Jurassique moyen; le Jurassique supérieur possède P. elegans Sap. (Thuyites Sap. olim.) lac d’Armaille près de Belley, Ain; P. virodunensis Sap., P. Falsani Sap., P. corallina Sap., P. Itieri Sap. (Thuyites Sap. olim.), P. Funesti Sap., P. recurrens Sap., P. secernenda Sap., du Jurassique supérieur de France, P. princeps Sap. (Arthrotaxites Unger, Echinostrobus Schimper ex p. fig. 226) Solnhofen, Nusplingen.
PHYLLOSTROBUS Saporta. !
Cupressinée distinguée d’abord par M. DE Saporra sous le nom de Thuyites strobilifer (Scaimrer, Traité, t. IL.), du Jurassique supérieur d’Orbagnoux, et plus tard séparée de Thuyites, comme genre à part, (Notice sur les plantes fossiles du niveau des lits à poissons de Cerin, THiozrièRe, Description des poissons fossiles, II° partie, Lyon 1871). D’après les dessins qui m'ont été gracieusement communiqués par M. pe SarorrA, le type est un rameau fructifère, également bien caractérisé par ses feuilles serrées. Les feuilles sont insérées sur quatre rangs, en verticilles décussés de deux; les feuilles latérales sont lancéolées, émoussées, distantes, à demiembrassantes, en forme de nacelle, avec base décurrente; les feuilles faciales, ovales. Le cône, porté à l'extrémité d’un rameau latéral court, se compose de quatre écailles, qui, à en juger par l'empreinte peu profonde, étaient assez minces; sous le cône ‘ . T x Phyllostrobus Lorteti Sap. a b rameau avec il y avait probablement, deux verticilles dé- ne ç gross: Jurassique supérieur (Kimmécussés de deux bractées. Les écailles stro- ridgien) d'Orbagnoux. (D’après Saporta.) bilaires semblent avoir leurs bords un peu courbés en dedans, et porter un prolongement sous le sommet. Par le nombre de ses écailles, ce cône se rapproche de ceux des Callitris et des ZLibocedrus; par l'aspect de ses rameaux, cette espèce rappelle les Thuyopsis. La seule espèce connue est Ph. Lorteti Saporta (fig. 227).
Fig. 227.
! SAPORTA, Paléontologie franc. t. II.
ARAUCARIEZÆ