SECTION QUARANTE-SIXIÈME
Anatomie,
Le bras a pour limites, en haut le bord inférieur de l’aisselle, en bas une ligne étendue de l’épitrochlée à l’épicondyle. Parfaitement arrondi chez les femmes et les enfants, il offre chez l’homme adulte des saillies musculaires plus ou moins prononcées. En avant se dessine le corps charnu du biceps, qui donne au bras une forme prismatique, en haut et en dehors se voit le relief du deltoïde au-dessous duquel existe une dépression ; en bas, les muscles épicondyliens et épitrochléens sont sépas rés du biceps par deux rainures qui vont se réunir au pli du coude. La peau est beaucoup plus mince et plus sensible à la partie interne qu’à la partie externe. Le tissu cellulaire qui la double peut acquérir une épaisseur assez considérable. L'apo> névrose brachiale, plus épaisse à sa partie inférieure, reçoit en haut l'expansion de l'aponévrose du deltoïde ; elle envoie latéralement deux prolongements qui se fixent aux bords interne et externe de l’humérus, et forme ainsi deux grandes gaînes ap0= névrotiques, l’une pour les muscles postérieurs, l’autre pour les muscles antérieurs. D’autres cloisons moins fortes séparent les uns des autres les muscles de la région antérieure; une gaine spéciale existe pour les gros vaisseaux et le nerf médian. On