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prétidre que ces variations du procédé de Strotneyer n'ont pas une EXième importance; cependant je dois dire que C’est la modification de M. Bouvier qui a prévalu (1).
B. SECTION DU COURT FLÉCHISSEUR DES ORTEILS ÊT DE L'APONÉVROSE PLANTAÏRE. — C'ést pour lé piéd bot que j'ai appelé plantaire qu'on pratique cette opération. Le malade ayant le pied étendu et maintenu par un aidé, le chirurgien introduit par ponction, entré les téSuments et la bride fibreuse, le ténotome de droite à gauche, où de gauche à droite, presque indifféréminent. Après avoir retourné le tranchant de l'instrument, il suffirait d'en iéttré lé manche un peu au-dessous. du plan de la plante dü pied, pour né rien éraitidré en divisant la corde de sa face cutanée vers sa face profonde. Comme il ést assez difficile, dans cette région, de distinguer ce qui appartient à l’aponévrose de ce qui se rapporte au muscle coùrt fléchis= setir où à ses tendons, il conviendrait de porter les incisions le plus en ar rière possible, à moins que la bride ne fût beaucoup plus saillante ou plus soulevée en avant que vers le calcanéum. L'important serait de ne porter le tranchant de l'instrument ni trop en dehors ni trop en dedans, attendu que l'artère plantaire reste presque en entier sur les bords du pied. Si, après avoir divisé la bride principale, le toucher en faisait découvrir d’autres au voisinage de la première, on tâcherait de les atteindre sans désemparer, el. de les diviser par la même ouverture des téguments (2). M. Velpeau ajoute : « Comme cette variété de pied équin (pied bot plantaire) est presque tou= jours accompagnée d’un degré plus ou moins prononcé de luxation de la seconde rangée des os du taïse sur la première, la section du tendon d’Achille ou de l’aponévrosé permet rarement un redressement immédiat du pied. Il faudrait donc s’atténdre à quelques difficultés de ce côté, et compter sur le secours des machines pour compléter la guérison. Du reste, si la difficulté de redresser le piéd dépendait de la rétraction concomitante de quelque autre tendon, il conviëndrait de le diviser come ceux de la plante du pied. C’est ainsi qué la section du tendon d'Achille, du long fléchisseur commun, pours
rait êtré “auaus après celle du court fléchisseur ou de l'aponévrose. Dans tous les cas, of h’en viendra à ces diversés opérations qu'après la section du tendon d'Achille, par où il faut toujoufs commencer toutes les fois qu il y a pied équin. Ce n’est que quand elle est insuffisante qu’on fait une autre ténotomie. » É
C. SECTION DU TENDON DU JAMBIER ANTÉRIEUR. — Elle a été exécutée pour redresser lé pied bot latéral interne ou varus. MM. V. Duval, Dieffenbach et Stromeyer ont fait cette opération; elle est soumise aux règles déjà posées. On se servira d’un ténotome à très petite lame. On piquera en
(1) Mémoires de l’Académie royale de médecine. Paris, 1838, t. VII, p. 411 et suive — Leçons cliniques sur les maladies chroniques de l'appareil locomoteur. Paris, 1858; p. 240 et suiv.
(2) Velpeau, Médecine opératoire, nouvelle édition, t. I, p. 559 et suiv.