VERS DANS LES REINS
causés par l'expulsion des acéphalocystes se montrent de nouveau. Quelquefois les malades guérissent; d’autres fois ils dépérissent. 2° Le kyste peut s'ouvrir à la région lombaire. Les malades éprouvent une douleur vive, continue, pulsative ; la région lombaire se tuméfie et rougit; on y perçoit une fluctuation profonde. Que l’abcès s’ouvre spontanément ou qu'il soit ouvert par le chirurgien, les acéphalocystes s’échappent à l'extérieur par cette voie, 3° Dans quelques cas plus heureux encore, mais rares, la tumeur s’enflamme, et, au lieu de se vider dans le bassinet ou au dehors, elle revient sur ellemême; le kyste se rétrécit et s’oblitère. 4° On a vu les acéphalocystes se frayer une issue dans l’intestin, l'estomac, les voies respiratoires.
Diagnostic. — Il est très difficile, jusqu’à ce que les acéphalocystes aient été rejetées au dehors. Alors même que ce phénomène est accompli, des erreurs sont faciles à commettre. Ainsi les kystes acéphalocystiques voisins de la vessie et ouverts dans cet organe peuvent en imposer pour des acéphalocystes des reins. Un kyste acéphalocystique du rein droit ouvert à l'extérieur pourrait être pris pour un kyste analogue du foie. L’abcès lombaire qui se forme dans les acéphalocystes du rein se distingue de labcès suite de pyélite par l'existence antérieure, dans ce dernier cas, de coliques néphrétiques. |
Traitement. — Lorsque la tumeur est intacte, par cela seul qu’il est difficile d'en reconnaître la nature, les ressources de la thérapeutique sont bornées. Dans le cas où le diagnostic serait assuré, le chirurgien devrait-il ouvrir le kyste par la région lombaire, en employant les caustiques et l’incision ? Lorsqu'il se forme un abcès à la région lombaire, il faut donner issue au pus. Enfin, dans le cas où les acéphalocystes sont expulsées par les conduits urinaires, il convient de favoriser cette expulsion par l’usage des diurétiques. Les accidents de colique néphrétique que cette issue détermine quelquefois seront combattus par l'administration de l’opium. ]
Vers dans les reins.
Les vers qui ont été trouvés dans les reins de l’homme sont le strongle géant, le Spiroptera homainis et le Dactylius aculeatus (1).
Les accidents que ces vers déterminent sont analogues à ceux des calculs rénaux : douleurs, hématuries, parfois rétention d'urine dans les calices, et formation d’une tumeur lombaire, qui peut s'ouvrir spontanément à l'extérieur.
Leur présence ne pourrait être reconnue qu’autant que quelques-uns
auraient été expulsés. On ne connaît pas de remède propre à favoriser leur expulsion.
(1) On consultera avec intérêt le Traité des entozoaires et des maladtes vermineuses de l’homme, par le docteur C. Davaine, 1860, p. 268 et suiv.