‹ Traité de pathologie externe et de médecine opératoire (volume 2)Chapitre 28 sur 358 · LÉSIONS. VITALES · texte numérisé non relu

LÉSIONS. VITALES

I règne une grande obscurité sur l’histoire des maladies des vésicules en général. Cette obscurité vient des recherches peu multipliées en anatomie pathologique et de la difficulté, pendant la vie, de distinguer les Symptômes qui appartiennent aux lésions de ces organes de ceux qui expriment la souffrance des organes voisins; la confusion est bien plus facile quand il y à complication, c'est-à-dire quand ces organes voisins sont malades en même temps que les vésicules séminales, ce qui n’est pas rare du tout, ;

Inflammations.

Les inflammations des vésicules séminales sont assez fréquentes. Ainsi, quand il y à prestatite aiguë, il est rare que les vésicules séminales ne soient pas enflammées à un certain degré. Mais ce sont les inflammations si fréquentes de l’urèthre qui sont le point de départ ordinaire de ces phlogoses ; elles envahissent le canal déférent pour gagner le testicule. Ce sont surtout lesuréthrites anciennes, mal traitées, celles qui, s'étendant du col de la vessie, se fixent pendant quelque temps à la portion prostatique de l’urèthre, pour marcher encore ou vers la vessie, ou vers les vésicules séminales, et même dans les deux directions. C’est quand l’inflammation gagne les vésicules, après avoir sévi sur les canaux éjaculateurs, qu'on éprouve au moment de l’émission du sperme ces douleurs cuisantes, ces coups de dard qui éloignent le malade des excitations de nature à amener un pareil résultat, c’est-à-dire à changer la sensation voluptueuse en douleur cuisante. Quelquefois il n’y a pas douleur alors, mais lPéjaculation est trop hâtive; elle est moins voluptueuse, nullement en rapport avec l'érection, et celle-ci n’est pas complète.

C’est quand les inflammations de l’urèthre s'étendent jusqu'aux vésicules séminales qu’on observe l'éjaculation avec sperme sanguinolent.

Les autres symptômes de linflammation des vésicules sont très analogues à ceux de la prostatite. Il y a poids, chaleur dans le rectum; douleur pendant la défécation, souvent constipation; mais quand l’inflammation est bornée aux vésicules, il n’y a pas de rétention d'urine. Le traitement est tout à fait celui de la prostatite. Sangsues à l’anus, bains, etc. (voyez t. IV, page 721).

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