‹ Traité de pathologie externe et de médecine opératoire (volume 3)Chapitre 143 sur 302 · SOUS-CUTANÉES · texte numérisé non relu

SOUS-CUTANÉES

Anatouiie.

Le lissu cellulaire, très serré quand il parlicipc à la slrucUire du devine, devient plus Iflclie à mesure qu'il est examiné dans des couches plus profondes ; il prend d'abord l'aspect filamenteux , puis la forme celluleuse se prononce :

ANATOMIE. 595 1 est des points ofi ces celliileuses, qu'on peut consid<^rer comme de petites ééreuses à l'état nidimentaire, en prennent définitivement les caractères : ce 60nt alors des cavités closes qu'on a appelées bourses muqueuses, mucilaineuses. Maïs leur structure étant surtout analogue à celle des séreuses, ■e nom de bourses séreuses est plus convenable. Ce qui conviendrait le mieux, :.:ar on ne préjugerait rien sur la nature de ces organes, ce serait de les appeler avilés closes soiis-culanées. J'ai placé en tète de la section ces deux derlitu-es dénominations pour obéir en même temps à l'usage, et indiquer l'analogie de ces cavités avec les autres dont il a déjà été question. D'ailleurs je me servirai indifléremment des deux dénominations. J'indiquerai, dans un tableau, ie siège des cavités closes développées normalement, et de celles qui sont accidentellement formées.

Béclard définissait ainsi ces cavités : petits sacs séreux contenant un liquide «nctueux, à parois minces, ordinairement vésiculaires, arrondis et multilocualaires à leur intérieur, sacs qui se rencontrent partout où la peau recouvre des iparties qui exercent de fréquents mouvements, et dont l'usage est de faciliter fie glissement de cette membrane. On voit par celte définition que Béclard voulait parler surtout des cavités closes sous-cutanées. A celte définilion de Béclard, îtqui est déjà un commencement de description , j'ajoute que la grandeur de la bourse varie depuis 1 jusqu'à 5 centimètres; ses parois, en général minces, ont

tiqnelquefois été trouvées avec une certaine épaisseur. Il est des bourses qui >ne sont pas complètement closes, elles communiquent alors avec le tissu ■cellulaire ambiant, ce qui est plus malheureux, mais tout à fait exceptionnel;

til en est qui communiquent avec quelque gaîne ou quelque articulation du ivoisinage. Il est de ces bourses qui sont naturellement en rapport avec les tendons, les muscles : il en sera question ailleurs. On comprend que si, pat •des habitudes professionnelles ou autres, une partie de la peau est soumise à ' des mouvements prononcés et souvent répétés, il se développera sur ce point des cavités closes : ainsi sur des saillies anormales causées par des difformités des : pieds, du rachis ; siu- des saillies natiu-elles qui, dans des professions particu- I lières, sont soumises à des frottements rudes et souvent répétés. D'ailleurs voici le tableau qui représente le siège des cavités closes normales et anormales.

Tableau représentant le siège des bourses séreuses ou cavités closes sous-cutanées, normales et anormales.

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