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sion de l'aponévrose, on dirige les recherches en marchant vers le tendon d'Achille. Le premier objet qu'on trouve, c'est l'artère entre les deux veines satellites ; plus en arrière, le nerf, puis le tendon d'Achille. {Voyez la figure U8, qui pourra servir aussi quand je parlerai de la section du tendon d'Achille.
B. Artère péronière. — Ce n'est que sur le point où le soléaire s'éloigne des jumeaux, qu'on doit lier cette artère.
Le point de départ est le bord postérieur du péroné : incision de 3 pouces (9 centimètres), parallèle à ce bord; après la peau, on divise l'aponévrose superficielle, la racine du soléaire, l'aponévrose profonde, et on trouve l'artère entre les fibres du long fléchisseur du gros orteil , ou sur sa face postérieure interne.
Maladies de l'aorte (1).
J'ai déjà dit que l'audace jointe au génie chirurgical ne connaissait pas de limites, et qu'on avait lié l'aorte. Je dois ajouter ici que la première opération fut pratiquée par A. Cooper le 25 juin 1817, à neuf heures du soir, et le 27 du même mois, à une heure dix-huit minutes après midi, le malade n'était plus. James, à l'hôpital d'Excester, a répété la même opération , et la mort est survenue quelques heures après. Ainsi deux tentatives, deux morts.
Si la possibilité d'une circulation indirecte ou supplémentaire était la seule condition de réussite à la suite d'une ligature pour le traitement d'un anévrisme, certes les faits de rétrécissements considérables de l'aorte, et même d'oblitérations spontanées, les expériences tentées sur les animaux vivants, viendraient prouver que ce tronc est facileitient suppléé par les branches qui en émanent. Mais dans la question de savoir si l'aorte abdominale peut être liée, il y a autre chose à considérer. Percer sur deux points différents une aussi large séreuse que le péritoine, porter une ligature sur un si gros tronc artériel, embrasser une si grande quantité de nerfs voisins d'une énorme veine, être presque persuadé que le lien portera sur un vaisseau qui n'est pas sain, avoir des doutes sur les limites du mal, et souvent sur sa nature : voilà des considérations qui, jointes à d'autres et aux deux insuccès, feront singulièrement réfléchir le praticien qui sera tenté d'imiter A. Cooper. On a demandé naïvement s'il était possible de lier l'aorte; mais tout est possible en médecine opératoire, sous le rapport du manuel : la plus grande difficulté ne réside jamais dans l'exécution.
(1) Je place ce court article à la fin, et comme appendice, parce que la ligature (loiil il va être question n'a guère de rapport avec tout ce que je viens de dire «ur la chirurgie et la médecine opératoire desarlèrcs.
MALADIES DE l'aORTE. 771
Voici d'ailleurs comment on découvre et on lie l'aorte ventrale.
Flexion des cuisses sur le bassin , tôte et poitrine élevées. Incision à l'abdomen de 3 ou U pouces (12 centimètres) sur le côté gauche de la ligne médiane ; elle sera légèrement courbe, sa partie moyenne et sa concavité répondront à l'ombilic. Diviser avec soin le péritoine, rejeter à droite le paquet intestinal, reconnaître avec l'index la position de l'artère, déchirer avec l'ongle la séreuse qui la recouvre; le doigt, glissé sous elle, conduira une aiguille courbe qui porte une ligature. Un fil est coupé, l'autre laissé vers l'angle inférieur de la plaie qu'on réunit immédiatement.