LIGATURE DES ARTÈRES DE LA JAMBE
le bord inlerne du tendon d'Achille, formerait avec le bord correspondant du tibia un espace au milieu duquel on trouverait l'artère {voyez fig. lZi8 qui représente cet espace à sa partie inférieure). Cette donnée servira aux diverses ligatures qu'on fera au-dessous de celle que je vais décrire, c'est-à-dire au-dessous du quart supérieur de la jambe. On ne doit jamais lier la tibiale postérieure plus haut (1).
Au-dessous flu quart supérieur «le la jautbe. — Jambe un peu fléchie, un peu inclinée en dehors, ne reposant que sur la malléole externe et le genou,
mollet portant à faux. Fig. 148.
S'assurer de la position de la grande saphène, pour la ménager; incision de U pouces (1 2 centimètres), selon la direction du bord interne du tibia , diviser l'aponévrose et écarter le muscle jumeau. Le muscle soléaire se présente , inciser ses fibres musculaires à 8 lignes ( 2 centimètres) du bord tibial ; une fois parvenu au plan fibreux profond, le saisir avec des pinces pour le percer avec ménagement, car cette couche du soléaire recouvre immédiatement les vaisseaux ; par cette ouverture, introduire une sonde caimelée qui sert à débrider suffisamment pour mettre l'artère à découvert; elle est appliquée sur la couche profonde des muscles de la jambe.
En incisant le soléaire à une certaine distance du bord tibial , on croit, comme je l'ai dit, rendre l'opération plus facile; mais il faudra, dans la recherche du vaisseau , ne pas oublier le point de départ, qui est toujours le bord tibial.
Au niveau «le la ■uallcole. — La tibiale postérieure est découverte par une incision qui dépassera en haut et en bas la malléole interne; elle sera dans la direction d'une ligne qui diviserait en deux parties égales l'espace qui est limité par le tendon d'Achille et la malléole. Il vaut mieux se rapprocher de la malléole; alors, après la divi-
(1) Explication de la figure 9. a, tendon d'Achille ; 6, lléchisseur des orteils
ctjambicr poslcrieur ; c, ligament annulaire divisé ; ci, artère tibiale postérieure.