‹ Traité de pathologie externe et de médecine opératoire (volume 3)Chapitre 202 sur 302 · SECTION HUITIÈME · texte numérisé non relu

SECTION HUITIÈME

Anatomie.

La principale division des nerfs est celle-ci : 1° nerfs céphalo-rachidiens, dont l'origine ou extrémité centrale est à la moelle ou à ses prolongements crâniens : ce sont là les nerfs de la vie de relation ; 2° nerfs ganglionnaires, c'est le grand sympathique , aboutissant à des ganglions : ce sont les nerfs de la vie nutritive.

1° Nerfs céphalo-rachidiens.— On a divisé les nerfs céphalo-rachidiens en spinaux el crâniens. Les premiers sortent par les trous de conjugaison ; les seconds sortent par les trous de la base du crâne. «Comme la ligne de démarcation qui semble séparer le crâne du rachis s'est efl'acée devant l'élude comparative et analytique du crâne et de la vertèbre, on voit les nerfs crâniens ramenés, à beaucoup d'égards, à la distribution si simple et si régulière des nerfs spinaux. De ce parallèle entre les nerfs crâniens et les nerfs racliidiens, il ressortira ce principe, que le lieu de sortie des nerfs hors des caviiés osseuses est une circonstance tout à fait secondaire de leur histoire, tandis qu'au contraire, i les circonstances fondamentales sont déduites de leur extrémité centrale et de . leur mode de distribution à leur extrémité périphérique ; on verra aussi que la seule base rationnelle d'une bonne classification des nerfs ne peut reposer que sur la considération de leur origine. » (Cruveilhier.) Pour cet anatomiste el pour moi, les nerfs crâniens sont des nerfs qui naissent du bulbe rachidien et de ses prolongements crâniens, et les nerfs spinaux des nerfs qui naissent de la moelle au-dessous du bulbe.

Je vais, imitant M. Cruveilhier, parler d'abord des nerfs spinaux, puis des nerfs crâniens.

Lc^ nerfs spinaux, ceux qui sortent par les trous de conjugaison , parmi lesquels il fdut ranger les trous sacrés, sont au nombre de trente et une paires; ' ec qui est en l apport avec le nombre des vertèbres. Il existe de grandes analo^ t gies et peu de dillérences entre les neris spinaux au point de vue de leur origine • et de leur trajet dans le canal rachidien. Ces nerfs émanent de la moelle par une double série de filets ou racines. l,es anlérieures se détachent des parties latérales de la lace anlérieiirede la moelle; ks poslériexires se détachent des parues latérales de la face postérieure. On a appelé aussi ces dernières racines ganglionnaires , parce qu'elles aboutissent plus particulièrement aux ganglions spniaux. Le cordon des racines postérieures se renlle immédiatement, et forme un ganglion olivaire qu'on appelle ganglion vertébral ou spinal. Ce ne sont, en geneial, que les racines postérieures qui se rendent aux ganglions vertébraux

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lesquels occiipenlles trous de conjugaison ; ceux de la région sacrée sont renfermés dans le canal sacre. Il y a irenle paires de ganglions spinaux, et même trcnle el une paires quand il en existe une pour la première paire cervicale.

Le cordon qui l'ail suite au ganglion est cylindrique, plexilorme, comme crevassé. De ce cordon , dans lequel il est impossible de débrouiller ce qui appartient aux racines antérieures de ce qui appartient aux racines postérieures partent trois oi dres de branches : 1° les branches spinales postérieures, qui fournissent aux muscles et aux téguments de la région spinale postérieure; 2" les branches spinales anlérieiires , véritable continuation du nerf, deslinées à fournir aux parties latérales et antérieures du tronc et aux extrémités supérieures et inférieures ; 3° les branches spinales ganglionnaires qui vont se rendre aux ganglions du grand sympatliique.

Je vais dire maintenant la destination des branches postérieures et antérieures des nerfs spinaux.

Les branches postérieures viennent des cordons plexiformes qui font suite aux ganglions spinaux correspondants ; elles sont généralement plus petites que les branches antérieures, se dirigent en arri(;re , et sortent immédiatement par des trous que M. Cruveilhier a considérés comme des trous de conjugaison postérieurs. Ces branches se divisent en plusieurs rameaux postérieurs qui se répandent dans les grands espaces cellulaires qui séparent les muscles longs du dos, et vont se perdre les uns dans les muscles et les autres à la peau, il y a uniformité entre ceux de ces nerfs qui sont destinés au même genre d'organe; leurs dilTérences sont en raison de celles que présentent les parties auxquelles ils sont destinés.

Les branches antérieures, plus volumineuses que les postérieures, qui sont la continuation de ces nerfs, sont destinées aux parties latérales et antérieures du tronc, aux membres supérieurs et inférieurs. Les branches destinées au tronc ont une grande uniformité et une grande simplicité de distribution : ainsi les branches intercostales. Les branches des membres présentent dans leur distribution une complexité en rapport avec celle des parties auxquelles elles sont affectées : ainsi les branches antérieures cervicales, lombaires et sacrées. On les voit, à leur sortie du canal rachidien, communiquerenlrc elles pour constituer les plexus, desquels parlent les nerfs qui vont délinitivement se répandre dans toutes les parties du corps. 11 y a quatre grands plexus : deux pour la région du col et pour le membre supérieur , le plexus cervical et le plexus brachial ; deux pour la région lombaire et pour le membre inférieur, le plexus lombaire et le plexus sacré ou crural.

Les nerfs crâniens sont ceux qui sortent par les trous de la base du crâne el nullement les nerfs qui naissent du cerveau , comme la dénomination assez généralement adoptée de nerfa du cerveau, nerfs encéphaliques, semblerait l'indiquer. J'admettrai, avec Williscl la plupart des anatomisles, neuf paires de nerfs crâniens, lesquellessont presque indilléremment désignées, tantôt d'après l'ordre de leur origine , par les noms numériques 1'% 2% 3% etc., en procédant d'avant en arrière, tantôt d'après leur distribution et leurs usages. Voici leur nomenclature considérée sous ce double point de vue : 1" paire, ou nerfs olfactifs; 2" paire, ou nerfs optiques; o" paire, ou nerfs moteurs oculaires communs; ù"^ paire, ou nerfs pathétiques, nerfs trochléateurs; 5' paire, ou nerfs trijumeaux ou irifaciul ; 6° paire ou nerf moteur oculaire externe;

l portion molle, nerf auditif; 7- paire, divisée en | ^ f^^jg, .

ipneuino-gastiiqiie , ou iiorf vague ; glosso-pliaryngien ; accessoire de Willis, ou spinal ; 9' paire , grand hypoglosse.

Les nerfs céphalo-rachidiens transmettant le mouvement et la sensibilité, ils ne peuvent être lésés sans altération de ces deux propriétés. D'apiès de nombreuses expériences, les (ilets des racines antérieures seraient destinés à la motilité; ceux des racines postérieures à la sensibilité.

Ces nerfs se distribuent à la moitié de l'organisme, il n'est pas une lésion iraumatique qui ne soit avec douleur, et c'est parce qu'ils n'en renferment qu'en 1 très petite proportion, que les os, les cartilages, les ligaments ont une sensibilité SI obscure; la peau, où beaucoup de nerfs viennent s'épanouir, possède au con- 1 traire une vive sensibilité. Mais cette propriété n'est pas toujours en raison du . nombre et du volume des nerfs : ainsi l'urètre, la surface du gland, qui jouissent «dune sensibilité si exquise, reçoivent ceriainement moins de nerfs que l'œsoïphage et le pharynx. Ce que j'ai dit de la sensibilité de la peau explique la s somme plus grande de douleur pour le premier temps des opérations.

Les nerfs se ramifient à la manière d'une branche d'arbre; tout rampau dont »oû interrompt la continuité avec le tronc en reste absolumnnt séparé. J'aimonlitré qu'il n'en était pas de même des vaisseaux qui forment partout dos cercleschaque branche peut donc être divisée sans arrêter la circulation nulle pari. '

Si Ion étudie la structure des nerfs céphalo-rachidiens , on trouve que chaque cordon nerveux est composé d'un faisceau de filaments réunis entre eux .par un tissu cellulaire rare, dense et très fin, puis enveloppé par une gaîne plus .ou moins complète. Chaque filament est à son tour formé d'une sorte de tube ^fibreux ou névrilématique et d'une proportion variable de matière nervale. Ce ■Mlubc est dépourvu de cloisons celluleuses à son intérieur; le mercure qu'on y i-ousse peut parcourir le lilet, ce qui a pu, quoiqu'à tort, faire croire que les «nerfs étaient creux et canaliculés comme les vaisseaux.

L'inllammalion des nerfs est rare, parce qu'ils contiennent peu de vaisseaux isanguiiis, que leur tissu cellulaire est filamenteux et sec ; leur trame organique ,pure„,ent fibreuse d'ailleurs, est peu favorable à l'accumulation des nuides.' ^Celte texture serrée a d'autres conséquences : 1" le pus, quand il s'y est formé kse dissémine en stries ou par petits points dans les interstices des filaments uervoux au heu de se rassembler en foyers; 2- les productions et les dégé. é- .escences douées de quelque prédilection pour les tissus durs, tels q.fe les h wfr. TT' souvent. Les vives douleurs des pi-'

t 1 'm*" ' ^'^'•^"'^■"«"^ P'"« 0" »>oins prononcé des divers filets,

comme elles taucl.ent par quelques points 1 , n.atière nervale, ces petîte .)la:es laissent souvent à leur suite une induration, une espèce de ^œud.'

T rT""^^'" P''""'^ ^^'-"^«''l '^oni.nrs très vives,

«a,ce que les filets conservés réagissent plus ou moins sur ceux qui ne le sont ^s. Apres leur section complète, les nerfs ne se rétract-nt pas, ou c'est à un mé- « ocie degré, car, en général, ils sont libres et mobiles au milieu des muscles • Neius branches, leurs filaments sont contenus dans des tubes presque inertes' inisi, après une amputation, les nerfs un peu volumineux proéminent et ncn*

'dans 1!"''^"'' '"'^'"^'"^ îf--"'"''^ ^'^ coupe,

(■ans le opérations qu'on pratique sur les nerfs ,,our traiter certaines névnd-

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l)V MALADIES DES NEIU'S.

(iéiiéralemenl moins leiuliis, el plus soup'.es encore que les vaisseaux, les nerfs se plient à tous les mouvcuicnls, à ions les cliangcments (ralliindedu corps; ce qui est fort lieurcux , car le moindre tiralMemciit exercé sur eux amènerait de violenles douleurs. Les rapports des nerfs avec certains os les exposent à la GominolioM et aux eonlusions. On connaît l'engourdissement momentané de louie la portion cubitidc de l'avant-bras et de la main par un coup sur le coude; on a vu une chute sur le sacrum paralyser momenianément les membres inférieurs.

Par leur forme arrondie, leur fermeté, leur teinte blanche ou rosée, les nerfs ne peuvent guère être confondus avec les artères, ni avrclesveims qui sont noirâtres et inliniment plus molles. Ils n'ont pa.de gaines propres, el sont tantôt plus, tantôt moin'} éloignés des vaisseimx. Quelques nerf* rampent à la surface des vaisseaux, de manière à ne pouvoir en être que diffioilemenl séparés. Ils forment quelquefois une sorte de natte, de pli'xus qui enveloppe et cache le tronc artér.el de manière à rendre les ligatures très difficiles; le plexus axilla re est dans ce cas. Le plus souvent néanmoins, on ne voit qu'un nerf le long du vaisseau principal, et de même que les nerfs sous-cutanés, il se tient ordinairement un pou plus suporliciel. En parlant des artères, j'ai souvent montré l'utilité de ce nerf dans la reclierclie du vaisseau à lier. J'ai dit que dans le faisceau vasculaire et nerveux, c'éiait le nerf qui était le plus superficiel.

Les nerfs qui n'accompagnent ni les artères ni les veines semblent destinés aux muscles; il en est qui traversent des ouvertures osseuses ou ostéo- fibreuses qui ne peuvent les comprimer dans l'état normal. On voit cela au crâne, au bassin, au racliis, il est des nerfs qui passent dans l'intervalle de pièces mobiles du squelette, et peuvent être comprimés dans certains mouvements au point d'engourdir l'a totalité du membre. La plupart finissent par se mettre en contact immédiat avec la surface de certains os, et quelques uns par la contourner sur un point déterminé. Ces rapports les exposent à des blessures dans les fractures, à être renfermés dans le cal, d'où des douleurs extraordinaires, des convulsions el quelquefois le tétanos.

La solidité du névrilème, la réunion d'un certain nombre de (ilets dans chaque cordon donnent à celui-ci une très grande ténacité, une extrême résistance dans le sens de leur longueur : ainsi, la déchirure des nerfs n'a lieu qu'après celle ties vaisseaux, ou même des muscles, et, en général, les tractions exercées sur eux" peuvent en ébranler les racines à la moelle, les déiacher du cordon rachidieo Dlutôl que de les rompre dans leur trajet, s'ils conservent quelque liberté au milieu des parties dont ils traversent les inlersiices. Leurs lilets élanl parallèles, il est au contraire facile de les déchirer, ou plutôt de les éparpiller en travers.

2" Grand sympathique. -Us nerfs émanés du centre céphalo-rachidunse distribuent aux organes des sens, à la peau, aux muscles, en un mol a lou. les orL'anes de la vie animale ou de relation. Le nerf pneumo-gaslnque seul se distribue aux organes de la respiration el à la partie supérieure du canal alimenlaire, pharynx, œsophage, estomac; en outre, il existe pour tous les viscères soustraits à la volonté et la conscience un appareil nerveux particulier qu on appelle grand sympathique , système des ganglions , etc.

Le orand syn.pathique .si représenté par un long cordon n.onilifo.nie étendu de chaque coté de la colonne verlébrale, depuis la première vertèbre cervicale jusqu^i la dernière vertèbre sacrée. Au niveau de chaque vertèbre, il y a un rentlement, un ganglion communiquantd'unc part avec tontes les panes rachidienues el crâniennes, et donnant ensuite tous les nerfs viscéraux. D.-ux

pal lies consument essenlidlement le grand sympalliique : 1" partie cenli'jile : les deux cordons; 2" purtie viscéi;ile ou médiane : les plexus et les ganglions celle partie coinnuinique avec les coi'dons ceiilraiix, entoure les artères, leur forme une espèce dégaine, et pénètre, avec elles, dans les viscères, en établissant une communication entre le corclon du côté droit et celui du côté gauche.

La forme ganglionnaire du grand sympalliique lui donne une vie en quelque sorte indépendante, mais ses connexions avec le système cérébro-spinal, par autant de racines qu'il y a de troncs nerveux, le rattachent intimement à la moelle épinière. En oirel, la destruction de ce centre prive le grand sympa> ihique de la plus grande partie de sa puissance, et linit par en anéantir complètement les fonctions. « rv'ayanl point de névrilème, se modlliant plus ou moins dans les plexus et dans les ganglions qu'ils sont obligés de traverser, les rameaux du nerf Irisplanchnique ne doivent conduire qu'avec peine les impressions jusqu'au cerveau, et encore ne les y amènent-ils qu'après leur avoir imprimé des caractères particuliers, La compression, la torsion, la déchirure du testicule, des intestins, sont, accompagnées de soullrances de même nature, parce que leurs nerfs sont fournis par le grand sympathique. Comme les filaments de ce nerf se mêlent d'une manière irilime aux organes, il est à peu près impossible de les en séparer. C'est à cela qu'il faut s'en prendre si , quand on étrangle une partie qui ne renferme que des nerfs ganglionnaires, la douleur, moins aiguë, plus sourde d'abord, dure plus longtemps et finit par devenir plus vive que s'il y parvenait des cordons du système rachidien. Le mélange devient tellement intime dans certains appareils, qu'on finit par ne plus pouvoir en suivre les traces. C'est ainsi que le système vasculaire ne laisse apercevoir des filets nerveux autour de ses branches qu'à leur origine, et qu'il est bientôt impossible d'en démontrer le moindre vestige dans aucune de ses tuniques.

.< La distribution du nerf ganglionnaire est telle, il existe un tel consensus ealre toutes ses parties, que ses maladies, comme fonctions, ont une grande tendance à se généraliser, et que l'un de ses rameaux, venant à se perdre, est aussitôt suppléé j)ar les autres; une foide d'opérations viennent à l'appui de cette assertion. Jamais, en effet, on n'a remarqué que la section des plus grosses branches du grand sympathique ait sérieusement inquiété le chirurgien, ni qu'il en soit résulté la moindre apparence de paralysie dans les organes circonvoisins.

« Dépourvu du lissu cellulaire et de vaisseaux appréciables, le grand sympathique ne paraît guère susceptible de s'enllammer par lui-même; mais sa nature gélatineuse et la sensibililé obtuse dont il jouit le rendent sujet à quelques dégénérescences particulières, notamment à des tumeurs rougeàtres dures homogènes, qui ne semblent être, le plus souvent, que le résultat d'une hypertropliie de quulques uns de ses ganglions. »

Voici, selon M. Velpeau, les ai)plicalions générales qu'on peut faire de l étude du système nerveux : « Dans son ensemble, l'appareil nerveux ollre quatre nuances quant à ses fonctions, el qu'on rencontre souvent dans la même partie. Prenez l'œil : les nerfs du mouvement animent les muscles de cet organe, el des «leis sensitifs yarrivent en certain nombre ; il en reçoit d'autres du gi and sy»ipatliiqiK! pour présider à ses fonctions nutritives; on y trouve eiiiin un nerf à -tensaiion spéciale, le nerf optique. Une maladie ou mie opération peut donc « lérer profondément la sensibilité de l'œil ou de toute autre partie, sans trou- > er sa moiiliié non plus que sa nutrition, cl réciproquenienl. Un malade peut '«•R amaurolique sans perdre la forme et les autres propriété?! anatomiques de

9t) MALADIES DUS NEUI'h

l'organe. Si la doslniction des filets du grand sympalljique qui viennent se distribuer dans l'œil entraîne parfois la cécité, c'est que, présidant à toutes les nutritions, ces lilels ne sont pas moins nécessaires îi la réline, à l'iris et à la coque oculaire elle-mômc qu'à l'existence de l'individu considéré en masse. Ilien ne serait plus facile, ajoute iM. Velpea«, que d'appliquer à une foule d'autres parties, et presque à tout le corps, ce que je viens de dire de l'œil, que de montrer partout la spécialisation du système nerveux, et la possibilité d'altérer les fonctions de cliacune de ses nuances sans nuire à l'exercice des autres.» {Anat. chirurgicale.)

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