‹ Traité de pathologie externe et de médecine opératoire (volume 3)Chapitre 29 sur 302 · I. — Charpie brute · texte numérisé non relu

I. — Charpie brute

Les brins de fil qui la composent sont mêlés, et à l'état où on les trouve au sortir des mains des ouvriers ; elle possède la propriétii d'absorber avec facilité les fluides versés à la surface des parties sur lesquelles elle a été appliquée. On a diversement disposé la charpie et formé des plumasseaux, des boulettes, etc.

n. — Plumasseaux (fig. 36).

On dispose les brins de charpie parallèlement; pour cela, on tient de la main droite une masse de charpie, on en présente des portions à la main gauche , qui les saisit par une de leurs extrémités, entre; le pouce et le reste de la face palmaire de la main et des doigts. L'autre extrémité des brins de charpie est entraînée toujours dans le même sens par la main droite ; il faut répéter une ou deux fois lu même manœuvre. Les besoins du pansement , le lieu à panser, feront varier les plumasseaux ; c'est ainsi qu'ils ^'S- 36. seront allongés, ronds, ovales, carrés. Pour plus de régularité , il est des chirurgiens qui retranchent avec des ciseaux tous les fils qui hérissent la circonférence du plumasseau, d'autres replient les bouts de ces fils. Le plumasseau sera doux, égal, élastique, régulier. On en supprimera tout bourrelet, toute nodosité des bords. La charpie brute absorbe mieux les Immeurs que la charpie disposée en plumasseaux ; mais on étend plus facilement sur eux une couche do cérat ou d'onguent, et avec eux le pansement se renouvelle plus facilement et avec plus de promptitude.

in. — Boulettes (lig. 37).

La charpie peut être roulée dans les mains et prendre la forme de boulettes de consistance plus ou moins grande ; selon les cas, on les fait comme un pois, comme une noisette, comme une noix. Elles servent au pansement d'une plaie profonde

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dont il faut maintenir les parois écartées. Après l'extirpation dos j ganglions lymphatiques, on en remplit les cavernes laissées par les i ganglions, alin de diriger convenablement la cicatrice, du fond vers ■ la peau. Les boulettes sont aussi employées pour absterger le pus quand on renouvelle un pansement. Elles sont quelquefois utilisées ■ pour exercer une compression modérée sur les orifices des vaisseaux, comme les tampons, quand elles sont imprégnées de substances médicamenteuses, liquides ou pulvérulentes; elles peuvent ainsi dompter une hémorrhagie fournie par les petits vaisseaux.

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