‹ Traité de pathologie externe et de médecine opératoire (volume 3)Chapitre 72 sur 302 · I. — Sangsues · texte numérisé non relu

I. — Sangsues

II y a un assez grand nombre de procédés pour leur application ; le meilleur est celui qui consiste à placer les sangsues dans une compresse disposée en creux dans la paume de la main , que l'on renverse sur la partie. La main du malade peut remplacer celle du chirurb'ien. Le malade indique ordinairement assez bien le nombre de piqûres qu'il éprouve; on sait alors la quantité des sangsues qui ont l)ris. On se hâte ordinairement trop de soulever la compresse. On met (luohiuefois les sangsues dans un petit verre qu'on renverse sur les téguments qui doivent être piqués. Dans ces deux cas, il faut que la surface de la partie soit assez large. Si elle est étroite , on saisit les sangsues une à une, et l'on présente aux téguments leur extrémité buccale. On agit ainsi pour dégorger les gencives, les paupières. Il faut de la patience pour réussir, ou des sangsues très avides Quand c'est à une certaine profondeur que les sangsues doivent être appliquées, on se sert d'un conducteur , d'un tube de verre , de carte , etc. Au col de la iiiatrice , dans le rectum , dans la gorge , on se sert de ces conducteurs 'liversement modifiés. La sangsue introduite dans le conducteur est [loussée avec un pinceau jusqu'au fond.

Il taut avoir soin que la partie sur laquelle on anniinuc ces anné-

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ne veulent pas mordre ; alors, au lieu de laver la partie avec de l'eau ordinaire , ou l'humecte avec du lait ou du sang : si elles ne sont pas avides , on les roule à sec dans un linge.

Pour hâter la chute des sangsues, on les pique , on leur coupe la queue, ou on les comprime fortement, on met sur leur tête un peu de sel ou de tabac. On peut aussi, avec l'ongle de l'index, détacher leur extrémité buccale. Quand, après leur chute, on veut favoriser l'écoulement du sang , on peut appliquer sur la partie une ou plusieurs ventouses. Il est préférable , soit de faire pendant un temps plus ou moins long des lotions avec de l'eau chaude, soit d'exposer la partie à la vapeur d'eau bouillante, soit d'appliquer des cataplasmes de farine de graine de lin bien humides et assez chauds , soit de mettre le malade dans un bain. Dans ce dernier cas, il faut surveiller le malade, surtout si c'est un enfant, dans la crainte d'une syncope. On a proposé aussi, dans le but d'avoir un écoulement de sang plus abondant, de couper la queue des sangsues pour qu'elles laissent échapper par cette solution de continuité le sang qu'elles aspirent par la bouche: c'est un mauvais moyen qui affaiblit ces animaux et hâte leur chute. Chaque sangsue tire de /i à 10 grammes de sang , suivant les sujets, et il s'en écoule encore à peu près autant après leur chute. Quand les sangsues ont pénétré dans une cavité profonde, dans le vagin, les fosses nasales, le rectum et même l'estomac, on conseille les injections avec la fumée de tabac ou sa décoction, ou bien le vinaigre. Il vaut mieux tout simplement une solution de sel de cuisine.

Ordinairement il est facile d'arrêter l'écoulement du sang; quelquefois aussi on éprouve des difficultés extrêmes : on a vu des enfants périr d'une hémorrhagie causée par la piqûre des sangsues. Il faut donc connaître les moyens d'arrêter le sang.

On comprime ordinairement avec une compresse en plusieurs doubles; on y joint l'agaric , la fibrine, la colophane, quand l'écoulement commence à être opiniâtre; on en vient ensuite à la cautérisation avec le nitrate d'argent ou avec une petite tige de fer chauffée à blanc. On applique quelquefois sur la partie une spatule chauiïée, mais avec l'intermédiaire d'un linge. Quand l'hémorrhagie est plus rebelle, on a tenté la suture de la petite plaie. On serre la plaie entre les mors des pinces à torsion, que l'on fixe. Ici mes serres-fines sont très applicables; on ouvre légèrement leurs crochets qui portent sur des côtés de la solution de continuité, on lâche la serre-fine, et il n'y a pins d'ouverture; on peut après un (piarl d'heure enlever ce petit instrument, l'hémorrhagie ne se renouvellera pas. On a aussi conseillé d'appliquer une ventouse (jui attire le sang et le coagule.

Voici comment j'ai toujours arrêté cette hémorrhagie avant l'invention (les sn-rn- fines: je (îhoisis de l'agaric un p(;u dur; je titille de

PETITE CUIKUUGIE. 183

petits coins correspondants h la forme et à la grandeur des piqûres ide sangsues; j'enfonce avec précision iin coin dans chaque piqûre, ■ et j'exerce sur chacun une compression avec un doigt qui est remplacé ipar celui d'un aide; puis je couvre le tout avec de la poudre de coloiphane, et par-dessus j'applique des disques d'amadou que je comi prime avec un bandage approprié. Ce procédé demande beaucoup de -soins; il faut, pour ainsi dire, une opération pour chaque piqûre; le ^ coin doit s'adapter parfaitement à chacune d'elles ; mais quand il ' s'agit de dompter une hémorrhagie , on ne doit rien négliger. La pra» t tique vit de détails.

L'hémorrhagie n'est pas le seul accident qui puisse survenir après I l'application des sangsues. Elle s'accompagne parfois de douleurs si i vives , surtout chez les enfants et les femmes , qu'il peut en résulter i des convulsions ; d'autres fois une syncope arrive promptement. Dans l'un et l'autre cas, il faut provoquer la chute des sangsues. Chaque piqûre peut s'enflammer et donner lieu à de petites ulcérations superficielles qui nécessitent un pansement. Cette inflammation des pi-» I qûres peut même amener un érysipèle ou un phlegmon circonscrit ou I diffus. Quelquefois les cicatrices qui résultent des blessures sont dures ; et comme tuberculeuses. C'est, on le conçoit, un accident fâcheux chez la femme, quand ces cicatrices exubérantes sont sur le cou, par ' exemple. 11 faut cautériser par intervalles ces cicatrices , et , pendant 1 longtemps, avec le nitrate d'argent, pour les amener au niveau de la li peau.

Mouchetures.

Petites plaies pratiquées avec une aiguille droite en fer de lance , I que l'on enfonce perpendiculairement , de manière à ne pas dépasser > la peau. On peut aussi faire des mouchetures avec la pointe d'une u lancette. On les a conseillées contre l'œdème, l'érysipèle, contre le chémosis, etc. Les mouchetures servent donc, tantôt de saignée locale; tantôt on se propose, par leur emploi, de dégorger les parties . des liquides séreux qu'elles contiennent. Elles exposent à l'érysipèk , . accident grave dans l'œdème des membres inférieurs, provoqué par une maladie du centre circulatoire.

ARTICLE IIL

Scarifîcations,

Ce sont de vraies incisions, ordinairement peu profondes et peu oteiuluos, qu'on pratique sur toutes les régions du corps, et même sur (lilrhiuns ntirlic's du téo-nmnnt iiitnriic: rnmrni' In j'nnimwtivn ^i.

PUOLÉGOMKNES.

muqueuse, M. Cruveilhior a fait fabriquer un petit inslrument qu'on introduit fermé dans la narine , et dont on fait saillir la lame en pressant un ressort. Le tranchant d'une lancette, un rasoir, mais mieux un bistouri droit ou convexe , servent à faire les scariiications. Pour pratiquer ces scarifications, il faut, la partie étant rasée, tendre la peau avec le bord cubital, le petit doigt et le pouce de la main gauche; la droite, armée de l'histrument tranchant tenu comme un archet, promène rapidement celui-ci sur la peau de façon à n'intéresser qu'une partie de son épaisseur. Les scarifications sont réussies, suffisantes s'il apparaît tout de suite une traînée rougecâtre sur le trajet du bistouri. On fait habituellement les scarifications parallèles; quelquefois on les croise de manière à avoir des carrés ou des losanges. L(!s incisions croisées sont très douloureuses ; on préfère les parallèles. Quand elles doivent être nombreuses et rapprochées , ou peut les pratiquer avec le scarificateur allemand, espèce de petite boîte contenant vingt-quatre lames de la grandeur d'une lancette. Ces lames sortent et rentrent dans la boite avec la rapidité de l'éclair ; elles divisent les tissus en un clin d'a^il , ce qui est avantageux quand on a affaire à des sujets méticuleux. Le scarificateur allemand a été modifié de plusieurs manières dans ces derniers temps. On s'en sert surtout pour tirer du sang par les ventouses. Quand les scarifications doivent être plus profondes et plus étendues, comme dans les cas de phlegmon, d'érysipèle, il vaut mieux se servir du bistouri.

Ventouses.

Il est dos ventouses sèches et des ventouses scarifiées.

§ 1. — Ventouses sèches.

On a pour but de faire un vide avec une cloche de verre dans laquelle la peau s'élève et se boursouflo. Les cloches dont on se sert le plus souventet que l'on appelle pour cela ventouses, ont une ouverture rétrécie. Elles peuvent être remplacées par des verres à boire ordinaires. Pour que le vide se fasse , on échauffe l'air de la cloche de plusieurs manières : la meilleure et la plus sûre consiste à appfKiuer sur la peau un disque de carton moins étendu que l'ouverture de la cloche; sur ce carton on colle deux ou trois petites bougies allumées, et l'on recouvre le tout avec la cloche.

On peut placer les ventouses sur tous les points du corps; mais il faut cependant que la conformation des parties soit telle, que les bords de l'ouverture de la ventouse portdnt exactement sur la peau , de manière (lue l'air extérieur ne nuisse pénétrer par aucun intervalle. Il

PETITli CUlUUUOlE. 185

laul en outre que la peau de la partie soit assez mobile sur les tissus subjaceuls, cl qu'elle ne repose point immédiatement sur un plan Msseux, comme lu l'ace interne du tibia; sinon elle ne pourrait se dilater, s'étendre au moment de l'application de la ventouse. On doit raser avec soin la partie sur laquelle on opère , pour éviter tout tiraillement des poils.

Les Anglais échauffent l'air de la ventouse en exposant son intérieur a la flamme d'une lampe à esprit-de-vin ; la cloche est immédiatement appliquée sur la peau ; l'air qu'elle contenait et qui était dilaté se condense par le refroidissement, et il y a un vide opéré, lequel fait soulever la peau. En Allemagne, les barbiers plongent la ventouse dans l'eau très chaude et l'appliquent immédiatement sur la peau. On peut aussi enduire l'intérieur de la cloche avec de l'alcool que l'on entlamme, et l'on renverse brusquement la cloche sur la peau ; ou bien c'est de l'étoupe ou du coton que l'on trempe dans l'alcool que l'on jette allumé dans la cloche, laquelle est encore appliquée rapidement sur la peau. Enfin , comme dans tous ces procédés le but est de faire le vide, et que, par les procédés ci-dessus indiqués, il n'est jamais bien parfait ; comme aussi les bords de la ventouse brûlent souvent le malade, on a imaginé la ventouse à 'pompe. C'est un corps de pompe adapté à la cloche, laquelle fait le vide. Un robinet sert à introduire l'air dans la cloche quand on veut enlever la ventouse. Dans les autres procédés, on est obligé, pour enlever la ventouse, de l'incliner d'un côté, tandis que du côté opposé, avec le pouce on déprime fortement la peau tout près du rebord de la cloche ; là se fait un léger bâillement , et l'air se précipite dans la ventouse, qui tombe.

§ 2. — Ventouses scarifiées.

On commence par appliquer les ventouses comme je viens de l'indi(iuer; une fois la peau rouge et tuméfiée, on enlève la cloche, et l'on pratique des scarifications sur la tumeur qui vient de s'élever. On trace des lignes parallèles que l'on joint par des coupures transversales, et cela très rapidement. Pour plus de rapidité, on peut faire usage du scarificateur allemand. Les scarifications opérées, on réapplique la ventouse qui aspire le sang. Une fois que son action est épuLsée, on erdève la cloche , qui quelquefois tombe d'elle-même ; on la lave, on lave aussi la plaie , et l'on fait une seconde , une troisième application de la ventouse, selon (ju'on a plus ou moins de sang à tirer.

Sarlandière a imaginé un appareil appelé bdellomètre ; i\ comprend la ventouse à pompe et le scarificateur. Sa complication et son prix font que cet appareil est peu usité. C'est, en efl'et, une ventouse dans laquelle on tait i\<yi\v une I'vm Garnie, h uno. nxirémilé rlf» nninioc ,u

l'UOLÉUOMiiNJiS. [ !

adaptée à la ventouse l'ait alors le vide dans l'intérieur, et le saii^^ \ 1 pompé l'emplit peu à peu le vase. Sarlandière a ajouté à cet a[)pareil ' un robinet pour avoir la facilité de vider le vase sans le déplacer, et de tirer de nouveau du sang.

Dans ces derniers temps, M. Junod a tenté de soustraire à la pression atmosphérique des parties très étendues du corps. Il a donc fallu des ventouses monstres : ce sont de vastes cylindres creux en métal et ouverts par un seul bout. On y plonge le membre supérieur ou le membre inférieur; on ferme complètement cette manche ou cette botte avec une bande circulaire de caoutchouc adaptée à la circonférence de la portion ouverte du cylindre. Par un tube adapté à cette ventouse, on la met en communication avec une machine pneumatique que l'on fait agir; d'abord on voit la bande de caoutchouc s'appliquer immédiatement sur le membre, et, la ventouse étant alors complètement fermée, le vide s'opérer. Le membre en entier présente alors les phénomènes observés sous les petites cloches de verre; il rougit , se gonfle, il se tend et devient plus lourd , enfin la douleur apparaît. Quand on veut arrêter ces effets, on n'a qu'à établir l'équilibre entre l'air intérieur et l'atmosplière par un tour de robinet adapté à l'appareil. Il n'est pas difficile de comprendrela puissante action d'un pareil moyen. Des résultats pratiques favorables à ces ventouses ont été publiés. M. Junod a même voulu placer le corps tout entier dans une énorme ventouse pour le soustraire en partie à la pression atmosphérique. Il y a une circonstance qui empêchera toujours l'adoption générale de ce moyen , même après la constatation de ses bons effets : c'est la difficulté extrême de se procurer un appareil aussi coûteux, aussi gênant.

Révulsifs et ezutoires.

§ 1. — Sinapismes.

C'est un cataplasme fait avec la farine de moutarde délayée dans de l'eau froide; il est appliqué à nu sur la peau. Trois heures suffisent ordinairement pour déterminer un érysipèle artificiel. La peau est i tendue , tuméfiée, chaude , rouge et douloureuse. C'est donc le degré de souffrance du malade qui indicpie le moment op])ortun pour retirer le sinapisme : aussi , chez les vieillards, les apoplectiques, les individus atteints (1(! lièvre typhoïde, qui ont fous la sensibilité plus ou moins pervertie, il est indispensable de regarder toutes les demiheures si le sinapisme a fait son^ellct, coque l'on reconnaît à la rougeur et à la chaleur de la peau. En laissant en place pendant un t(îiiir)s trou loii-r nu sinanisnit;. il neut amener des phi vctènos et même i

l'ETlTE CHIRURGIE. ' 187

des escarres. C'est le moment de l'enlever. Chez les entants, les effets sont plus prompts.

Le sel, l'ail et autres substances ajoutées à ces cataplasmes pour augmenter leur énergie sont parfaitement inutiles. On a abandonné aussi le vinaigre, dont on se servait pour délayer la farine de moutarde ; il affaiblissait ce moyen au lieu de le rendre plus actif.

Pour la goutte, au lieu d'appliquer le cataplasme de farine de moutarde , on fait usage de la liqueur de Pradier : on arrose avec elle un cataplasme de farine de graine de lin , qu'on applique à nu sur la jambe ou le pied. La peau ne s'enflamme pas ; mais le talon devient le siège d'une douleur qui est quelquefois des plus vives.

§ 2. — Vésicatoirés.

La vésication , c'est-à-dire l'afflux d'un liquide séreux et gélatineux au-dessous de l'épiderme soulevé, s'obtient de plusieurs manières : pai* les cantharides , par l'eau bouillante , par l'écorce de garou , par l'ammoniaque.

L — Par les c\ntharides.

C'est la poudre de cantharides qui est employée dans les procédés ordinaires. Le plus simple de tous se fait avec une couche de cette poudre sur un linge que l'on mouille avec du vinaigre. Dans les hôpitaux , surtout dans les départements , on met la poudre sur une couche de vieux levain dont la surface a été arrosée avec du vinaigre. Cette pâte vésicante agit sûrement et promptement; mais elle a l'inconvénient très grand de couler et de s'étendre. M. Bretonneau mêle la poudre de cantharides avec de l'huile en proportion convenable, pour donner au mélange la consistance d'un électuaire. On peut aussi répandre cette poudre sur un morceau de sparadrap. L'emplâtre épispastique est le plus usité : on l'étend sur un linge ou sur un morceau de peau avec une bordure de diachylon. On met sur l'emplâtre une couche de poudre de cantharides sèche ou imbibée de vinaigre. Quand on craint l'influence des cantharides sur les voies urinaires, on saupoudre le vésicatoire avec du camphre. Avant d'appliquer l'emplâtre, on doit, s'il y a lieu, raser la peau ; on la frictionne rudement avec un linge sec ou trempé dans du vinaigre; on maintient l'emplâtre avec des bandelettes de diachylon ou avec une bande.

Ordinairement la vésication est opérée après quinze, dix-huit ou vingt-quatre heures; on enlève alors l'emplâtre. Si l'on ne veut qu'un vésicatoire volant, on pique seulement la cloche formée par le soulèvement do l'épiderme ; on la vide de la Férosité qu'elle contient, on laisse l'épiderme, on panse soulomciit avec un liiiire très fin on An wnnim.

188 l'KOLÉGOMÈNES.

vùsicaloii'o, on coupe, on enlève l'épiderrae avec des ciseaux , après ravoir saisi avec des pinces à disséquer. On panse avec la pommade à caulère, qu'on rend plus ou moins active selon que le vésicatoire est plus ou moins ancien. Quelquefois, après avoir enlevé l'épiderme, on lait un pansement simple, jusqu'à la reproduction d'un nouvel épiderme. Ce vésicatoire lient le milieu entre le vésicatoire permanent et le vésicatoire volant proprement dit. M. Velpeau dit , dans son Traité de médecine opératoire, qu'il emploie ce vésicatoire « à titre d'émission lymphatique. »

Bosquillon , craignant l'influence des cantharides sur les voies urinaires, examinait l'effet du vésicatoire dix heures après son application; si la rougeur de la peau était bien prononcée, il enlevait l'emplâtre et le remplaçait par un cataplasme émoUienl qui faisait soulever l'ampoule. Les observations de M. Morel-Lavallée et de M. Bouillaud sur la cystile cantharidienne seraient de nature à faire adopter la pratique de Bosquillon (1).

En 1839, M. Trousseau a indiqué un vésicatoire très commode et très sùr : on le ferait avec l'huile de cantharidis, obtenue par la distillation delà teinture éthérée de cantharides, On en imbibe un morceau de papier brouillard, qu'on applique sur la partie, et qu'on maintient avec un morceau plus large de diachylon.

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