‹ Traité de pathologie externe et de médecine opératoire (volume 3)Chapitre 8 sur 302 · PRÉFACE XI · texte numérisé non relu

PRÉFACE XI

sont plus complets, grâce au dernier travail de M. Seutin, auquel j'ai emprunté les principales figures. Ma position de chef de service à l'hôpital des vénériens m'a mis à même de décrire la blennorrhagie et la blennorrhée d'une manière plus pratique, plus complète, d'établir des variétés d'orchites, d'instituer un véritable traitement chirurgical de ces dernières inflammations, enfin, de prouver définitivement la curabilité

du varicocèle. Je n'ai pas traité les questions sur la syphilis; je ne le pouvais sans sortir du domaine chirurgical ; je les traiterai complètement ailleurs et quand il sera temps.

Pour ce qui est des récentes acquisitions , j'ai profité des plus utiles. Ainsi, dans ces derniers temps, les arts sont venus apporter à la chirurgie le collodium, le caoutchouc vulcanisé, la gutta-percha. J'ai examiné ces produits et apprécié leur application à la thérapeutique chirurgicale. Les progrès dans l'étude des anomalies osseuses m'ont permis de dresser un tableau général des luxations congénitales, et de remplir les vides qui existaient dans les sections relatives aux maladies des membres. On trouvera aussi un article sur les anévrismes des os qui manquait aux précédentes éditions, parce que ses éléments n'existaient pas dans la science. Je me suis empressé de signaler les véritables progrès de la vésico-plastie; ils ont dépassé mes espérances. Je fais çon naître les serres- fines aveç lesquelles le chirurgien pourra complètement réaliser la réimion immédiate. En effet, ces petits instruments affrontent les lèvres d'une plaie aussi exactement que les sutures, et ne laissent pas, comme elles, des corps étrangers dans le foyer traumatique. Ainsi que la plupart des moyens unissants, les serres- fines peuvent devenir des hémostatiques, et déjà les médecins des enfants les ont utilisées pour arrêter des héniorrhagies par les piqûres de sangsues. J'ai produit un fait que je crois nouveau :

XII ' PRÉb'ACK.

c'est un cas d'épanchetnenl laileuxdans l<js deux tuniques vaginales d'un homme très robuste. Une place importante a été faite di\jLKanesthésiques. Après l'éther, on en est venu au chloroforme, quia été qualifié àgent merveilleux et terrible. Il est probable qu'on ira plus loin encore. Cependant, qu'on y prenne garde. Supprimer la douleur des opérations, c'est supprimer l'effroi qu'inspire la chirurgie et même un danger. C'est beau , c'est très humain. Mais si le moyen contenait un danger plus grand, plus réel ; 'si à côté du bienfait était une menace foudroyante pour les foyers de la vie, il faudrait beaucoup réfléchir avant d'avoir recours aux anesthésiques, et user de grandes précautions dans leur emploi. C'est à ce point de vue que je les ai examinés, dans mes généralités sur les opérations.

Tout ce que j'ai ajouté en anatomie, en chirurgie, a inspiré à l'éditeur des combinaisons qui ont pu permettre une augmentation dans le texte , dans le nombre des figures , sans augmentation dans le prix. On verra, par le luxe de la typographie , par le fini des gravures , ce que je dois ici à l'habileté et au talent de MM. Chazal et Bion, à mon éditeur M. J.-B. Baillière. Chaque volume sera terminé par une table des matières dans l'ordre logique. De plus, il a été joint au dernier volume une table générale alphabétique complète. Elle facilitera singulièrement les recherches.

Les chirurgiens des départements, les travailleurs de tous les pays, ont trouvé, dans ce livre, une place plus importante, plus grande que celles qu'on leur accordait. J'ai déjà prouvé qu'aux Facultés de Strasbourg et de Montpellier , aux écoles navales , aux écoles préparatoires de médecine , étaient des foyers de lumières qu'on avait trop négligés peut-être.

Un sentiment de reconnaissance et le vrai désir de rendre hommage à tous les mérites m'ont donné l'idée de reproduire,

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