PETITE CHIRURGIE. —— CAUTÈRES
les pansements sont mal faits. On à vu chez un vieillard 500 grammes de sang s'écouler par la surface d’un vésicatoire.
$ 3. — Cautères.
On donne ce nom à une solution de continuité arrondie faite à dessein et entretenue par le séjour d’un corps étranger qu’on snquYele chaque jour. On l'appelle fonticule.
Le cautère est appliqué au bras, dans l’enfoncement qui sépare l’angle inférieur du deltoïde du triceps ; à la cuisse, à sa partie inférieure interne, au-dessus du genou, dans la dépression que laissent les muscles vaste interne et couturier; à la jambe, à la partie interne du genou, dans la dépression qui sépare le jumeau interne des tendons réunis des muscles couturier, droit interne et demi-tendineux ; à la nuque, soit entre les deux trapèzes, soit entre le splénius et le grand complexus ; le long de la colonne vertébrale, des deux côtés de la ligne médiane, en évitant avec soin les apophyses épineuses ; dans les espaces intercostaux. On peut encore appliquer le cautère ailleurs, suivant les indications ; mais on voit, par la série de ces lieux d'élection, que le premier précepte qui domine son application, c’est la condition suivante : une peau doublée par une couche de tissu cellulaire assez épaisse. En outre, il faut se garder de l'appliquer sur le trajet de vaisseaux superficiels, des os, comme le tibia, le sternum, etc., des tendons, des nerfs, et même du corps des muscles ; car, dans ce dernier cas, l’ulcère ne suppure pas convenablement ; il est sanguinolent, tiraillé sans cesse par les mouvements musculaires. Le cautère peut être ouvert par le bistouri, par le caustique, par le vésicatoire.