‹ Traité de pathologie externe et de médecine opératoireChapitre 113 sur 266 · I. — PAR LE BISTOURI · texte numérisé non relu

I. — PAR LE BISTOURI

Faites à la peau un pli sur lequel vous inciserez assez pour obtenir une plaie de 4 centimètre; vous la remplissez d’une boulette de charpie bien serrée, recouverte d’un plumasseau ; comprimez avec un bandage approprié à la partie ; trois jours après, vous remplacez la boulette de charpie par un pois. On peut aussi placer le pois dans la plaie au moment où elle vient d’être faite. On a beaucoup varié les substances employées pour remplacer le pois ordinaire ; on a rendu ce corps étranger plus ou moins volumineux, plus ou moins élastique, plus ou moins irritant, selon qu'on voulait donner plus ou moins d'activité au fonticule ou le faire suppurer davantage. Ainsi, tant que lé cautère suppure bien, on peut s’en tenir à des corps étrangers qui conservent leurs dimensions dans la plaie, comme les boules de cire, d'oranger, dé buis. Mais quand l’ulcère tend à se fermer, il vaut mieux employer des corps dilatants, comme les pois et les boules d’iris, qui se renflent en s’imbibant de l'humidité du cautère.

Il y a un avantage réel attaché à l'emploi des boules d’iris, de buis, d' 0-

ranger, de gomme élastique : c’est qu’elles sont percées d’un trou central, dans lequel on passe un fil dont les deux extrémités sont nouées ensemble; on fixe sur la partie environnante, ordinairement à la partie supérieure, les bouts du fil avec du diachylon ou du taffetas d'Angleterre. De cette manière le corps étranger, étant régulièrement soutenu dans l’ulcère, ne tend plus à descendre et à déplacer le cautère, comme cela se voit si souvent.

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