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TUMEURS FIBRO-PLASTIQUES

[M. Lebert à décrit, sous le nom de fumeurs fibro-plastiques, des tumeurs qui diffèrent des cancéreuses par leur structure et quelques-uns de leurs caractères cliniques; elles sont formées par un tissu dans lequel le microscope permet de reconnaître l'existence des cinq éléments suivants (fig. 113) : 1° des globules fibro-plastiques(fig. 115 e); 2 des cellules mères; 3° des corpsfusiformes, a, d, qui nesont que des globules fibro-plastiques allongés à leurs extrémités , de facon à devenir pointus, pour se transformer ultérieurement en véritables fibres ç, après avoir perdu leur noyau; 4° des fibres véritables, résultant de la transformation

Fig. 113 (1).

4) Figure 115. Éléments fibro-plastiques. — &, b. Cellules fusiformes avec noyau central; elles sont pointues ou bifides. — €. Cellules fibro-plastiques ovales; les noyaux fibro-plastiques renfermés dans les cellules sont longs de 0"",007 à 0"",010, larges de 0,005 à 0"",006, avec granulations moléculaires, quelquefois un ou . deux nucléoles. | À

178 TUMEURS FIBRO-PLASTIQUES, ee précédente; 5° des petits globules ou noyaux fibro-plastiques dont les dimensions sont moins fortes que celles des globules fibro-plastiques.

Ges tumeurs se montrent à la surface de la conjonctive, au sein, dans le tissu cellulaire sous-cutané ou sous-aponévrotique, dans les membranes fibreuses, dans le système osseux, etc. ; elles sont ordinairement arrondies, à forme sphérique ou ovoïde ; leur surface est framboisée ou lobulée; une membrane celluleuse mince et vasculaire les entoure. M. Lebert en admet deux formes : les tumeurs fibro-plastiques molles et lobulées, et les tumeurs sarcomateuses,

Les premières sont constituées par des lobules d’un millimètre à un ou plusieurs centimètres, de couleur jaune rosé et d’une vascularité peu prononcée; elles ressemblent au tissu mou et lobulé qu'on voit végéter autour de certains os cariés; elles ont été confondues avec les tumeurs encéphaloïdes.

Les tumeurs sarcomateuses ont la consistance de la chair musculaire ou du poumon carnifié ; la surface de la coupe offre un aspect homogène, finement grenu, de couleur variable, tantôt jaune tirant légèrement sur le rouge, tantôt rouge de chair, d’autres fois d’un blanc lactescent, ou bien encore d’un jaune safrané, d’un jaune verdâtre ; la vascularité en est assez prononcée. On rencontre aussi quelquefois dans l'épaisseur de la tumeur des mailles de tissu osseux provenant de los sur lequel la tumeur s'implante. Lorsqu'on les comprime, on en fait sortir un suc séreux ; elles se comportent relativement aux tissus voisins comme les tumeurs fibreuses, c'est-à-dire qu'elles les compriment sans se substituer à eux, bien différentes des tumeurs cancéreuses, qui se substituent aux divers tissus qu’elles envahissent (Lebert)}.

Il est difficile d’en assigner les causes. M. Lebert considère les deux sexes comme également prédisposés à leur développement, et l’âge de trente-cinq à cinquante ans comme la période de la vie où on les rencontre de préférence,

Les tumeurs fibro-plastiques se présentent sous la forme de masses plus ou moins considérables, qui atteignent parfois un volume énorme, arrondies et lobulées, bien limitées de toutes parts, molles et élastiques ; elles ont uhe marche souvent très lente : ainsi on les voit persister quelquefois pendant vingt ans el au delà sans occasionner de troubles graves: «elles peuvent cependant se ramollir, s’ulcérer, devenir le siége de kystes et d'hémorrhagies. Ce qui les distingue, suivant quelques micrographes, des tumeurs cancéreuses, c'est, indépendamment de leur marche lente, qu’elles-s’accompagnent rarement de douleurs vives et continues, rarement aussi d'engorgement ganglionnaire; que la santé générale reste le plus souvent intacte, à moins qu'il n'existe uné sorte de diathèse fibro-plastique ; que la récidive sur place n’est pas constante; qu'il est encore plus rare de voir après l’ablation de la masse morbide des tumeurs semblables se développer dans les ganglions et dans les viscères, quoique le fait ait été observé.

Le pronostic des tumeurs fibro-plastiques semble moins grave que celui des tumeurs cancéreuses. On peut essayer de les guérir par les préparations

à DU GANCROÏDE, 1179 iodurées; mais comme ce MOYEN échoue presque toujours, il faut en venir à | l'extirpation. L'amputation du membre est formellement indiquée dans les tumeurs fbro-plastiques qui naissent des os ou qui envoient des prolongements dans des parties difficiles à disséquer. |

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