‹ Traité de pathologie externe et de médecine opératoireChapitre 194 sur 266 · RS : 1 # Mi · texte numérisé non relu

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A S0 DU CANCROÏDE.

se distribuent les vaisseaux sanguins. A la période d'ulcération de la tumeur, on retrouve encore au fond de l’ulcère des éminences papillaires constituées par des cellules épidermiques (fig. 144 et 115); ces dernières se rencontrent aussi, à des degrés d’altération divers, à la surface de l’ulcère et dans le liquide qu'il sécrète. Dans d’autres tumeurs cancroïdales, les papilles sont

Fig. 416.

à peine hypertrophiées; c'est la couche épidermique superficielle qui est seule épaissie, ou bien encore c’est le derme qui s’infiltre lui-même de cellulés d’épiderme, et l’on v trouve ces cellules à tous les degrés de développement. On pourrait donc, avec M. Lebert, admettre trois formes de cancroïdes : la première consistant dans une hypertrophie de la couche épidermique, la seconde dans une hypertrophie des papilles, la troisième dans une hypertrophie avec infiltration épidermique du derme. D’après le même micrographe, on rencontre encore dans certains cancroïdes, ceux de la peau, de la langue et du col de l'utérus, des corpuscules ovoïdes ou sphériques résultant d’un emboîtement de feuillets épidermiques les uns dans les autres que l’auteur désigne sous le nom de globes épidermiques (fig. 116). Les altérations précédentes ne restent pas bornées à la partie malade, dans le cancroïde cutané; elles s'étendent aux parties voisines qui sont infiltrées d'épiderme, et c’est de cette manière qu’on voit parfois l'affection cancroïdale envahir les muscles, les os et les glandes lymphatiques.

Les circonstances qui donnent licu au développement du cancroïde sont difficiles à préciser; tout ce que l’on peut avancer, dans l'état actuel de la

(1) Figure 416. Éléments d’une tumeur épidermique de la face dans les couches profondes du derme. — a. Globes épidermiques grossis 50 fois. — b. Globes épidermiques grossis 300 fois, (Lebert.)

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