‹ Traité de pathologie externe et de médecine opératoireChapitre 88 sur 266 · III — PATE ARSENICALE · texte numérisé non relu

III — PATE ARSENICALE

La poudre de Rousselot est délayée dans de l’eau ou de la salive ; il se forme alors une pâte molle que l’on étend sur la surface malade abstergée ou même rafraichie avec le bistouri. La pâte ne doit avoir que 2 ou 3 millimètres d'épaisseur, et ne déborder que très peu l’ulcération : on la couvre avec de la toile d’araignée ou de la charpie râpée.

Ce caustique est douloureux. Quand il est appliqué sur de larges surfaces, il peut donner lieu à un empoisonnement ; car la poudre de Rousselot contient 0,08 d'oxyde blanc d’arsenic, sur 0,22 de sang-dragon, 0,70 d’oxyde sulfuré rouge de mercure,

Quand les choses se passent bien, l’eschare se forme en quelques jours ; elle se détache du douzième au vingtième jour, et l’on apercoit, sous elle, une surface d’un beau rouge, et couverte de bourgeons charnus de bonne nature, lesquels amènent une prompte cicatrisation. Quelquefois il faut répéter l’application. On à vu, surtout à la face, l’eschare rester longtemps avant de tomber, et laisser au-dessous d’elle la cicatrice tout à fait formée. On a

OPÉRATIONS ÉLÉMENTAIRES. — CAUTÉRISATION. 159 remarqué que la cicatrice qui résulte de lapplication de ce caustique est moins difforme que celle qui succède à une plaie étendue faite par le bistouri.

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