‹ Traité de pathologie externe et de médecine opératoireChapitre 89 sur 266 · IV. — PATE PHAGÉDÉNIQUE DE M. CANQUOIN · texte numérisé non relu

IV. — PATE PHAGÉDÉNIQUE DE M. CANQUOIN

Elle est composée de chlorure de zinc et de farine en diverses proportions, ce qui constitue plusieurs numéros.

Le n° 1 contient 2 parties de farine et 1 partie de chlorure de zinc.

Le n° 2 contient 3 parties de farine’ et 1 partie de chlorure.

Le n° 3, A parties de farine et 1 partie de chlorure.

M. Bureaud-Riofrey met parties égales de farine et de chlorure ; il a substitué aussi le sulfate de chaux à la farine.

M. Velpeau, sur 50 parties de farine, met 100 parties de chlorure de zinc, ou 450 de chlorhydrate. On lie la farine au chlorure avec aussi peu d’eau que possible, et l’on expose ce mélange à l'air ; il attire l'humidité, et la pâte acquiert l’élasticité et la perfection convenables. Avant l'application de ce caustique, il faut mettre le derme à découvert au moyen d'un vésicatoire. On forme un disque de la pâte, dont l'épaisseur et l'étendue varieront selon l’eschare qu'on voudra produire, Ici, comme pour la pâte de Vienne, le caustique ne coule pas, et l’eschare a le même diamètre que le disque de ce caustique. Si l’on a à détruire une tumeur très saillante, le milieu du disque sera plus épais, les bords iront en s’amincissant. En graduant l’épaisseur, on peut, du premier coup, détruire les tissus malades, même à de grandes profondeurs.

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