PAR LA CALORIFICATION
dies. Le nombre des aflections dans lesquelles on constate un abaissement de température est fort restreint. Chez le nouveau-né, la calorification est faible ; cependant sa température diffère peu de celle de l'adulte ; mais la diminution de la chaleur tend à se montrer dans toutes les maladies qui frappent cet âge.
L'abaissement de la température est le symptôrne essentiel d'un groupe naturel de maladies que nous avons désignées sous le nom maladies algides. Nous ne pouvons rien ajouter de plus à ce que nous avons dit dans les pages consacrées à leur étude (t. II , cb. iv , p. 52). Rappelons seulement que la période algide du choléra est caractérisée par une diminution de 2 ou 3 degrés au plus, et même que, dans un nombre considérable de cas, la température est normale ; la terminaison en est alors heureuse.
Le sclérème a pour symptôme essentiel un refroidissement considérable qui se manifeste dès le début avant tout autre signe, et qui peut être de 13 à là degrés centigrades (+ 23 à + 37). La circulation se ralentit dans la même proportion {iOh à 87).
Cet abaissement s'observe encore: 1° dans les maladies du cœur lorsqu'un obstacle ou toute autre lésion empêche le sang de se rendre librement dans les capillaires; 2° dans quelques maladies du poumon qui gênent la circulation cardiaque pulmonaire et l'hématose, telles que l'emphysème extra-vésiculaire, une vaste destruction du poumon par les tubercules, un épanchement séreux ou purulent considérable, les diverses espèces d'asphyxie; 3° dans les maladies qui apportent un grand trouble dans l'innervation cérébro-spinale (hémorrhagie intense, hydrocéphale) ; à° dans l'empoisonnement par certains
choléra.
Scléréme.
Maladies dans lesquelles
on observe une diminulion de la terapéralure.
agents, tels que le venin de la vipère, l'ergot de seigle, le tartre stibié, l'acide arsénieux ; b" dans la faiblesse congénitale des nouveau-nés.
La diminution partielle de la température ne s'observe que dans le cas où l'artère principale d'un membre ou son nerf ont été liés ou altérés de manière à ne plus pouvoir remplir leurs fonctions.
Variations de lempéralure. Quelques maladies, la méningite cérébrale des enfants, par exemple, s'accompagnent de variations assez grandes et fréquentes de température. Les troubles de la circulation et de la respiration se font dans le même sens. Cet état ataxique de la température ne peut tenir qu'à la marche irrégulière et vacillante de la maladie, au développement de quelques complications, à l'imparfaite résolution des accidents locaux ou à la cause spécifique, épidémique ou autre qui la détermine.