PAU LA CALORIFICATION
lopper la température bien plus que le nombre des battements du cœur (1) . Ce qui semble confirmer cette opinion, c'est le refroidissement ou tout au moins la faible caloricité, chez les sujets dont le cœur est atteint d'une de ces nombreuses lésions qui diminuent la tension du sang dans les artères, et par conséquent dans tous les capillaires. Dans le choléra, cette énergie est bien dirainuée, et l'abaissement de la température est très-grande.
L'élévation de la température est, comme nous l'avons ^aos les nèvres; dit ailleurs, le meilleur et le seul signe de la fièvre. Partout où on la rencontre, on peut être sûr qu'il existe un état fébrile, excepté dans le cas où la digestion, le mouvement, la course, la puerpéralité, expliquent l'augmentation de la température physiologique. Elle peut servir à indiquer si la fièvre est continue , exacerbante ou intermittente (Voy. Fièvre^ t. II). Nous dirons même que dans les fièvres c'est au moyen de la calorimétrie seule qu on peut s'assurer positivement de ce fait , et aussi découvrir l'époque où l'exacerbation et la rémission sont à leur maximum. Il peut encore être utile de constater la chaleur fébrile dans le cas où un froid très -intense vient à se manifester. Un accroissement rapide de température qui irait à 39 ou hO degrés ne laisserait aucun doute sur l'existence d'une fièvre simple ou pernicieuse d'origine paludéenne.
Dans l'inflammation, ces divers degrés d'élévation de dans les
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température mdiquent 1 mtensité et la période de la maladie. Si le theimomètre monte à chaque exploration , on est sûr que la phlegmasie acquiert plus d'intensité et qu'elle est en progrès.
(1) Voyez sur ce sujet les recherches de M. Cl. Bernard, ouvr. cité, t. 1 , p. 225 et suiv.,
Augmentation partielle de la température.
Il faut avoir égard au traitement mis en usage si l'on veut faire la part exacte de'-îa température, dans les maladies. Un grand nombre de médicaments, comme l'émétîque, l'ipécacuanha, la digitale, etc., diminuent, et souvent avec une grande promptitude, la chaleur animale. Quant aux émissions de sang , les résultats sont variables ; le plus ordinairement elles abaissent la température. D'autres médicaments l' élèvent.
Augmentation partielle de la température. Il ne faut pas s'en laisser imposer par la sensation de chaleur ou de froid queles malades accusent dan s un membre ou dansune partie du corps ; nous savons qu'elle est due bien souvent à un simple trouble de la sensibilité et non à une lésion réelle de la température. C'est donc le thermomètre en main qu'il faut chercher et constater les changements qui s'y manifestent. Rien n'est plus difficile que de prendre exactement une température partielle sur un membre ou une partie découverte ; on ne doit même accepter qu'avec unegrande réserve les résultats fournis par des recherches de ce genre. En procédant ainsi, on trouve cependant que la température s'élève dans un membre enflammé , atteint d'anévrisme, de phlébite , de lymphangite , de panaris, de phlegmon, etc. Cet accroissement, en général très-minime, dépasse la température de la partie similaire opposée; mais dans tous les cas, le degré qu'elle indique est, sinon inférieur, du moins égal , et jamais supérieur à la température moyenne du corps prise dans l'aisselle. Après l'accouchement , toutes lés parties situées dans le petit bassin offrent une élévation sensible de température. On sait que chez les brebis qui viennent de mettre bas, elle defa^emptlrc P^^^^ «'^1^^^^ ^e 39 à hO degrés 1/2 (Gavarret).
générale. 3° Diminution de la température générale dans les mala-