QUANTITÉ
Quantilé de l'urine.
en excepte quelques phénomènes physiques, sur la nature Eiies empruntent desquels les études chimiques modernes ont seules pu de's''"propHéi6s jeter quelque lumière, on peut dire, qu'on n'a jamais retiré chimiques, des caractères physiques de l'urine des données bien eèrtaines, soit pour le diagnostic, soit pour le pronostic des maladies. Ces caractères n'acquièrent quelque valeur que parce qu'ils nous représentent des altérations chimiques correspondantes, bien déterminées.
Les altérations des propriétés physiques portent: 1° sur la quantité ; 2° la densité ; 3' la couleur ; ti" l'odeur ; 5° la saveur.
1" Quaniitè. On évalue, en moyenne, à 1200 ou 1300 grammes la quantité d'urine rendue dans les vingt-quatre heures, à l'état de santé. Cette quantité varie peu dans les maladies légères, non fébriles ou chroniques, dans lesquelles la nutrition est peu troublée.
La quantité de l'urine représente presque exclusive- i" Augmeniée.
mnillr. quantité d'eau qui est assez variable suivant les maladies (voyez Altfirûlions chimiques. Eau). Elle est parfois augmentée, à un tel point, qu'elle est le signe principal de la maladie, comme dans la glycosurie, la polyurie, et la polydipsie. On sait que dans la glycosurie cette quantité varie entre 1000 grammes et 12 à 15 litres par jour. Lesattaques d'hystérie sont très -!?ouvent suivies d'un accroissement notable, mais passager, de la quantité d'urine. Il en est de même d'un très-grand nombre de névroses, telles que la nosoraanie, la gastralgie sympathique d'une maladie du foie, delà chlorose, de l'anémie, etc.
On observe la diminution de la quantité normale d'urine dans le cas où la proportion d'eau diminue, comme dans les fièvres symptomatiques ou essentielles, les hypercri-
2" Diminuée.
700 UKINE.
nies cutanées (sueurs abondantes), intestinales (choléra, dysenterie, diarrhée) , la bronchorrhée, la galactorrhée, \ les maladies du cœur, qui produisent l'hydropisie, les ( affections du foie et celles qui suspendent le travail de ; la nutrition (cancer de l'estomac, de l'intestin). L'urine \ alors devient rouge, acide, dense, et contient plus de matériaux solides. j
Densité de 2° DeiisUé (1). Ou a coutcsté la valeur des symptômes tirés de l'étude de la densité de l'urine. Bien que celle-ci soit variable, elle ne doit cependant jamais être négligée. : Il faut toujours examiner, ainsi que le recommande M. Lecanu, l'urine rendue dans les vingt-quatre heures. On se sert du flacon à densité, et plus aisément de l'aéromètre de Baumé. La densité peut varier entre 10J6 et 1.030 (Lecanu). On lui assigne la moyenne 1017. Elle indique, d'une manière assez exacte, quoique approximative, le rapport qui existe entre l'eau et les matières contenues en solution dans l'urine.
Augmentée. L'accroissemcut de la densité peut exister dans trois conditions différentes : 1° la quantité de l'urine étant augmentée; ce qui n'a lieu que dans la glycosurie : on voit la densité varier dans cette maladie entre 1000 et 10/iO; 2° la quantité étant diminuée : l'urine fébrile offre ce caractère dans un grand nombre de maladies: 3" la quantité d'urine restant normale : alors l'accroissement de la densité tient à une augmentation des matériaux solides, comme dans la plupart des maladies fébriles et les affections où il y a déperdition de l'eau, du sang (sueurs, évacuations alvines, vomissement, hydropisie, etc.).
(1) Voyez sur ce sujet Becquerel, Séméiotiqxie des urines, p. l'iO, in-8», Paris, 1841 ; John Bowman, A practical Handbook of médical chemeslry, p.81,in-12, London, 3' édit., 1855.
MATIÈRE COLOUANTE.
Coloration do l'urine :
jaune :
On a noté, au contraire, la diminution de la densité Diminuée, lorsque la quantité d'eau est accrue : ainsi dans la polydipsie, la polyurie et l'albuminurie, lorsqu'on a précipité et enlevé l'albumine; dans la chlorose et les maladies caractérisées par la débilitation. Cet abaissement de la densité normale peut tenir : 1° à ce que la quantité d'eau a augmenté ; 2° à ce que la quantité des matières solides a diminué.
3" Coloration. Les modifications de couleur doivent être recherchées avec soin, parce qu'elles mettent aisément sur la voie des altérations chimiques correspondantes. Elles dépendent d'une matière colorante en dissolution, ou en suspension. Dans l'état normal, l'urine est jaune clair, foncée, rougeâtre ou presque incolore, suivant les proportions d'eau.
A. Matière colorante en dissolution. A. Bile. Lorsque l'urine est fortement colorée en jaune et semblable à de """^ 'cienque, la bière forte, à du vin de Malaga, ou en rouge, comme
de l'acajou, on doit songer à la présence de la matière pigmentaire de la bile. L'urine ictérique teint en jaune le linge du malade. Il ne faut pas la confondre avec l'urine fébrile, qui est souvent fortement foncée et chargée de la matière colorante rouge normale, ni avec l'urine sanglante, dont il n'est pas toujours facile de la distinguer.
B. Hématine. La matière colorante du sang lui donne une teinte rouge sale, ou vermeille, ou rouge foncé et brunâtre, suivant les quantités de sang.
G. Matière colorante blanche. L'urine peut être blanche dans toute sa hauteur ou à sa partie inférieure seulement, lorsque le pus vient à s'y mêler, en forte proportion. Le mucus y détermine des changements de couleur presque identiques, en sorte qu'il serait imprudent de se contenter
rouge;
blanchâtre.
URINK,
Sperme.
Sels
Dépôls :
sédiments; nuages.
des caractères physiques de l'urine pour conclure à l'existence du pus ou du mucus. (Voyez Lésion des propriHés > chimiques.)
D. Sperme. Le mélange de la liqueur prostatique et du i sperme avec l'urine donne également lieu à une coloration i blanche des couches inférieures de ce liquide. La spermatorrhôe, le catarrhe vésical, les phlegmasies aiguës et i chroniques des voies urinaires (pyélite etpyélo-néphrite) s'accompagnent de cette altération de l'urine.
E. Sels. Les urines qui doivent leur couleur blanche • I à la présence des urates et des phosphates ammoniaco-magnésiens, qui se déposent, en grande quantité, ont reçu le nom de jumenleuses ; elles ressemblent, en effet, à celles du cheval.
La transparence de l'urine est troublée par des matières tenues en suspension, précipitées spontanément ou par l'addition d'un acide. Il importe d'étudier ces diverses altérations, sur lesquelles portent exclusivement les recherches illusoires et toujours ridicules des uropathes ignorants.
On donne, 1° le nom de cremor, de pellicule, de couronne, à la couche mince, irisée , qu'on aperçoit à la face supérieure de l urine, recueillie dans un verre à pied; 2° celui de nuage {nubes, nubeculà), à la matière qui est suspendue à la partie supérieure de l'urine, et qui en trouble plus ou moins fortement la transparence ; 3° celui d mcorème (dérivé de èvaiwpéoiiai, je reste suspendu) , aux substances plus pesantes, également suspendues, mais? se rapprochant du fond du vase; Ii° celui de sidimcnl oui à'Iujpostase (dérivé de Gtio, au-dessous, et a^àau-, position) , aux dépôts qui se forment à la partie inférieure de l'urine, et reposent sur le fond du vase qui la contient.
NUAOK.
A ces modifications des propriétés physiques de l' urine uycsiéine. il faut rapporter celle qu'on a désignée sous le nom de gravidiiie ou de kyeslHne. Elle consiste dans la formation ians l'urine, vingt-quatre heures après qu'elle a été rendue par une femme grosse, d'un nuage blanchâtre qui se sépare en deux parties, l'une qui gagne les parois du vase, l'autre qui se précipite à sa partie inférieure. Il est établi maintenant que ces phénomènes physiques n'ont aucune valem-, pour le diagnostic de la grossesse, et qu'ils tiennent à une altération chimique que l'urine sjibit au contact de l'air, et spécialement à la production de phosphate, de carbonate de chaux, de phosphate amnioniaco-magnésien, de vibrions et de tubes nombreux de PeniciUum glaucum. Cette dernière production a lieu lorsque l'urine, au lieu de devenir alcaline comme dans le premier cas, passe à la fermentation lactique, ce qui retarde ou empêche la transformation de l'urée en carbonate d'ammoniaque (1).
La pellicule bleuâtie irisée qu'on remarque sur l'urine récente, dépend de la formation par le refroidissement de cristaux d'acide urique, d'urates, et plus tard de la décomposition de l'urine. Elle n'a aucune signification séméiotique.
Le nuage et l'énéorème sont dus à des substances de Nuage; nature très-dilférente, qui sont d'ailleurs les mêmes que icur^"c^o°n!iTiu'tion celles qui constituent les sédiments ou dépôts. La présence du mucus, de l'épithélium, de l'acide urique et des urates acides, en est la cause ordinaire. Le nuage et l'énéorème se rencontrent donc dans les mômes maladies que les
chimujiic.
(1) Voyez sur ce sujet un excellent travail de M. le professeur Régna u kl, Des modifications de quelques fluides de l'économie pendant la gestation, thèse, n" 10, Paris, 18'jT.
Des dépôts ou sédiments.
Sédiments organiques.
Sédiments inorganiques des urines acides.
Urine précipi table.
urines sédimenteuses; ils tiennent, en grande partie, au i mucus et à l'épithélium, et sont très-fréquents dans la chlorose, l'anémie, les maladies chroniques et adynamiques. Les maladies des voies urinaires, en provoquant l'hypersécrétion de l'épithélium, produisent le même symptôme.
Les dépôts se présentent sous forme de couche pulvérulente plus ou moins épaisse, colorée diversement et adhérente à la paroi inférieure du vase qui renferme l'urine. Leur composition est variable ; les uns qui ont reçu le nom de sédiments organiques sont constitués par du mucus, de l'épithélium, du pus, du sang, du sperme, soit seuls, soit mêlés aux sédiments inorganiques. La coloration blanchâtre ou verdàtre du pus, du mucus, celle du sang, ne suffisent pas pour caractériser la nature des dépôts. 11 faut toujours recourir à l'analyse chimique et à l'examen microscopique, si l'on veut acquérir quelque notion certaine à ce sujet.
Les sédiments inorganiques ou salins des urines acides sont dus à la précipitation, sous forme cristalline ou amorphe : 1° de l'acide urique et de l'urate acide d'ammoniaque ; 2° de l'oxalate de chaux; 3° d'une quantité variable de phosphate ammoniaco-magnésien. A ces sels se mêle presque toujours une quantité assez grande de matière colorante rouge, appelée acide rosacique et de mucus. Ces sédiments se manifestent ou par l'addition d'une goutte d'acide nitrique ou spontanément. Dans le premier cas, l'urine prècipitable dont nous avons donné le caractère ailleurs (voyez Acide urique), laisse apercevoir sous forme, soit de sédiment rouge, soit d'énéorème, l'acide urique et les urates, mêlés au mucus à l'épithélium ou à une autre matière animale.
SÉDIMENTS. 70r,
On observe assez souvent dans l'urine fébrile un caillot gris nacré, transparent et léger qui flotte au milieu du vase. Il retient, dans ses mailles, une foule de petits corpuscules arrondis, rougeâtres, formés par l'acide urique ou l'urate acide d'ammoniaque, et ressemble assez bien à du frai de poisson.
La précipitation spontanée de ces mêmes sels s'explique par l'excès d'acide ou d'urate, par l'abaissement de la température de l'urine, comme on le voit surtout en hiver, saison pendant laquelle ces urines sont fréquentes. On les observe dans les grandes maladies fébriles et surtout dans le rhumatisme, la goutte , la gravelle, les congestions et les maladies du foie avec ictère, dans les alïections du cœur, etc.
D'autres sédiments appartiennent à l'urine alcaline ou sùdimems neutre et sont composés de phosphate de chaux ou de ''«"n'is par Jcs
. . 1,1 sels alcalins dans
phosphate ammoniaco-magnésien. Ils sont le résultat une
ordinaire ou de la décomposition d'une urine depuis long- alcaline.
temps sortie de la vessie, ou qui y a séjourné, par suite de
la paralysie de l'organe, ou enfin qui est sécrétéetelle par
le rein malade. Cette altération peut être indépendante
de toute maladie des organes urinaires. L'abondance du
mucus et du pus ajoute de nouvelles propriétés physiques
et chimiques à ces sédiments. Ils sont blanchâtres, sous
forme de poudre amorphe, alcalins ou neutres. (Voyez
Urines alcalines.)
L'urine doit sacouleur normale à une matière colorante jaune qui a reçu différents noms (acide rosacique, purpurique).Est-ellesécrétéeen plus grande proportion, alors l'urine se colore en rouge, comme dans les maladies fébriles et dans celles qui produisent une surabondance d'acide urique et d'urate, comme les affections du foie etdu.cœur, etc, III. /|5
Urine blanche cliyleuse.
Odeur.
Saveur.
Enfin l'urine peut prendre une coloration blanche et laiteuse, quand une certaine quantité de matière grasse ou de fibrine se mêle à ses éléments normaux ( urine chyleuse).
h" Odeur. L'odeur aromatique et spéciale de l'urine naturelle est remplacée par une odeur nulle lorsque ce liquide est aqueux et peu animalisé, comme dans l'hystérie, la polydipsie, la polyurie-, très-forte dans l'urine fébrile, dense, fortement colorée; fade et rappelant l'odeur du bouillon aigre ou de veau dans l'albuminurie ; aromatique, ayant l'odeur de la violette, après l'usage de la térébenthine, ducopahu; fétide après l'ingestion des asperges, etc.
b" Saveur. On sait par les malades ou par ceux qui ont goûté l'urine diabétique qu'elle possède une saveur fortement sucrée ; qu'elle est amère après l'emploi du sulfate de quinine, nulle lorsqu'elle contient beaucoup d'eau.
§ III. Symptômes fournis par la peau considérée comme
ORGANE de sécrétion ET d'eXCRÉTION.
Ordre cl division La peau cst le siége de deux sécrétions, l'une de rnades matières, ^j^^.^ j^giig^se appelée SMct/f, l'autre de matière grasse ou sébacée. INous réunirons à l'étude de ces deux produits, celle de quelques autres qui sont le résultat d'actes physiologiques étroitement associés aux premiers ; nous voulons parler des modifications pathologiques offertes ])ar l'épiderme, les ongles, les poils, les cheveux, les dents, la matière colorante ou pigment. A côté de ces produits normaux, dont l'altération morbide fournit des symptômes importants, nous devons encore ranger les exhalations accidentelles du sang, par la peau. Les hémorrhagies eu-
SUEU1\.
t<anées ont été étudiées à leur place naturelle. (Voyez Syniplùnies fournis par la circulalion capillaire.) Quant aux troubles de l'innervation cutanée et des sens spéciaux, ils ont été examinés ailleurs. (Voyez Appareil de sensibilité.)
Divisions. Les sujets que nous nous proposons de traiter sont les suivants : 1° de la sueur ; 2 ' des matières grasses ; 3° des signes fournis par les substances pigmentaires ; h" ou qui tiennent à des changements morbides survenus dans la structure de l' épidémie, du derme, des ongles, des poils et des cheveux.
De la «««icur. On sait que la sueur est un liquide excrété qui n'a plus, comme les liqueurs sécrétées, un rôle physiologique à remplir. Sous ce rapport, comme sous beaucoup d'autres, elle mérite d'être rapprochée de l'urine. Comme celle-ci, elle contient, d'après M. Favre, de l'urée (0^%Zi28). Elle a ses produits spéciaux qui sont ^"^^^f^^ç""' l'acide sudorique, qu'on a rapproché de l'acide urique, en outre l'acide lactique et phosphorique. Les sels sont à peu près semblables dans les deux liquides , mais leur proportion varie beaucoup ; ainsi, dans là litres de sueur, on trouve : chlorures, 3/ii«' ,(539 ; sulfates, 0^%160 ; phosphates, des traces; dans l'urine: chlorures, 57»', 018; sulfates, 21='',7()9 ; phosphates, b^%ZSl. On voit sur-lechamp que l'urine est un liquide très-chargé de sels, tandis que la sueur en contient beaucoup moins. La sueur est acide ; cette réaction varie quand elle s'écoule en grande abondance ; dans ce cas, d'abord acide, elle devient neutre, puis alcaline (1).
De la sueur :
notions chimiques.
Comparaison
(1) On doit à M. Kavre un travail d'une grande valeur et qui peut être mis à proUl par le médecin : Recherches sur la composition chimique de la sueur chei l'homme, Archiv. génér. de méd., juillet IS.VJ.
Divisions. Divisious. Nous ne possédons que des données fort incomplètes sur la séméiotique de la sueur - c'est d'hier que date ce que nous savons de précis, sur sa composition normale. Nous étudierons : 1° l'altération des propriétés chimiques; 2° des propriétés physiques; A, quantité; B, odeur; G, consistance; D, température; E, couleur; F, saveur.
4° Aiiéraiion j. Altération des propriétés chimiques. Les personnes "^^ciiimTq^uès! ' Qui boivent une grande quantité d'eau de Yichy, ont des sueurs alcalines. On ne connaît absolument rien des variations de quantités des principes normaux de la sueur, dans les maladies. La matière colorante du sang, de la bile peuvent se mêler à ce liquide. On y a trouvé, dit-on, de l'albumine ; dans la fièvre hectique et le rhumatisme, de l'acide urique ; dans cette dernière affection , de l'urate de soude ^ dans la goutte, de l'acide lactique en plus forte quantité, ainsi que dans la scrofule, le rachitisme. Le sulfate de quinine, le mercure, l'iode, l'indigo ont été retrouvés, lorsque les malades avaient fait usage de ces médicaments. On ignore si la quantité d'eau ne change pas, dans les sueurs rares, visqueuses et gluantes, comparées aux sueurs profuses de la suette ou du rhumatisme. Dans l'état physiologique, le rapport de l'eau à la somme des matériaux sohdes ne varie pas sensiblement, aux différentes époques où l'on recueille la sueur.
On aattribué le diabète à l'acide non expulsé de la sueur ; qu'il nous suffise de signaler cette erreur pour montrer combien nos connaissances, sur ce point, sont peu avancées. On a aussi prétendu que la rétention de la sueur pouvait amener de funestes accidents et que ce liquide agissait comme un poison.
SUEUU. 709
II. Altération de quantité. A. Augmentation de la sueur. 2° AiiéraUon des Elle est générale ou partielle. qualités
physiques de
Sueur générale; hyperhidrose (dérivé de ÔTOp, au-dessus la sueur; et lopùi^, sueur ou hyperéphidroseàe ÙTzïp etim, sur). On ne sueurî'généraiés. saurait indiquer, même d'une manière approximative, la quantité souvent énorme de sueur qu'un malade peut perdre dans la suette, le rhumatisme articulaire aigu et la fièvre pernicieuse sudorale. Le linge, les matelas sont traversés par ce liquide. 11 faut distinguer, sous le rapport Diirércnis degrés de la quantité, la sueur proprement dite, dans laquelle ^''ni'-'nsiie. le liquide se réunit sous forme de gouttelettes nombreuses sur toute la surface du corps et la moiteur qui consiste dans l'humidité de la peau, due à une transpiration plus modérée. La sueur est continue, intermittente ou rémittente , nocturne ou diurne. Chacune de ces particularités fournit des signes importants.
Cherchons, d'abord, à ramener les cas nombreux dans causes
,111 , ,., 1 1 niorbltiauesdcs
lesquels on observe la sueur, a un petit nombre de causes ^^J^^^ morbides bien déterminées. L'accroissement de la tem- i-'Acceiéraiiondu pérature du corps et l'accélération de la circulation p""'*'-^^^^^'*'-"^" sont les deux actes morbides qui les produisent le plus température;
!.. T ». • i> • • , ) 3" trouble
ordmairement. L mtervention d un troisième n est pas de rinnervaiion, moins nécessaire : nous voulons parler du trouble de l'innervation. Rappelons que, dans l'expérience qui consiste à couper les branches du grand sympathique d'un côté, on Voit, outre l'élévation de la température et la rougeur, l'écoulement de la sueur se faire, avec abondance. On sait que le rôle joué par le système nerveux dans toutes les sécrétions est considérable. Il faut donc placer, sur la même ligne, parmi les causes de la sudation pathologique, les troubles de la circulation, de la température et de l'innervation. Ce qui prouve d'une manière
pi,ysio!ogie péremploii'e que cette assertion est fondée, c'est l'enpaihoiogique ggj^^j^ig j|gg symptômes auxquels l'état fébrile donne lieu.
de la sueur. j i n
En effet, la chaleur et l'accélération du pouls sont parfois, à leur maximum, comme dans le premier et le second stade d'une fièvre intermittente ou dans une pneumonie; et cependant elles ne suffisent pas pour déterminer la sueur : la peau reste sèche; elle ne se couvre de liquide que dans letroisième stade des fièvres paroxystiques, et, àdifférentes époques des fièvres continues et rémittentes, soit symptomatiques, soit essentielles. Il faut donc admettre que la chaleur et l'accélération du pouls, ces deux éléments essentiels de la fièvre, sont incapables, à eux seuls, de produire la sueur. Cependant ils peuvent agir dans quelques cas, ainsi qu'on peut le constater pendant la contraction musculaire, oti l'on trouve, tout à la fois, élévation de température et sudation. Les troubles, de l'innervation, suffisent à eux seuls pour la provoquer; on sait que, sous l'empire d'une crainte subite ou d'une vive émotion morale, la peau se couvre de sueur. Nous retrouvons dans l'ordre pathologique les trois causes que nous venons de signaler.
sueur des fièvres. La sucur est le Symptôme de la fièvre symptomatique et essentielle, par conséquent des phlegmasies, des exanthèmes, des pyrexies continues, des fièvres intermittentes et rémittentes paludéennes. Elle annonce ordinairement dans les fièvres, même dans les continues, la diminution des phénomènes morbides, spécialement de la chaleur et de la fréquence du pouls. Pendant le maximum de la chaleur, la peau est ordinairement sèche et brûlante; sa température baisse pendant la sueur.
Elle L'apparition de la sueur, à certaines heures fixes, du
iroTsTri'riode jo^^i" de la nuit est régulière ou irrégulière. Il en rédes fièvres, sulte la Certitude qu'il s'agit d'une fièvre paroxys-