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à une lésion

auquel s ajoutent probablement des causes dont nous ne de rinnervaiion : pouvons pas saisir le mode d'action : telle est, par exemple, la nature de la sueur qu'on observe dans la suette miliaire, dans le choléra asiatique, dans les fièvres paludéennes sudorales et algides. dans presque toutes les agonies, dans toutes les affections marquées par l'ataxoadynamie, comme les fièvres typhoïdes, les formes comateuse, délirante et convulsive de la fièvre pernicieuse, dans les troubles névropathiques si pénibles que présentent les femmes parvenues à leur retour d'âge. Les bouffées de chaleur, avec sueurs profuses générales et disposition à la lipothymie, qu'on observe alors chez elle, caractérisent le trouble du système nerveux.

La douleur est une cause générale et fréquente de la ài existenced'une sudation. Les malades en proie àune colique néphrétique ou hépatique, à une névralgie, à des douleurs intestinales, ou sur lesquels on [H-atique une opération douloureuse.

ont la peau couverte de sueur. On l'observe i3resque constamment dans toutes les adynamies, dans la convalescence, dans les maladies chroniques. Nous ne cesserons de répéter qu'il faut encore l'intervention d'un autre élément morbide, puisque des sujets réduits à une faiblesse extrême par un cancer gastrique, une hémorrhagie abondante, etc., ont la peau sèche jusqu'à la mort. Sueur Nous retrouvous encore la sudation, dans toutes les

^^asphyx^ues.'^^ aflcctions qui gênent la circulation et la respiration ; dans le croup, l'angine gutturale phlegmoneuse, l'emphysème pulmonaire, l'œdème de la glotte, la bronchite spasmodique, la bronchorrhée et dans les différentes formes d'asphyxie. Les efforts violents de respiration auxquels se livrent les malades ne sont certainement qu'une cause accessoire de cette sudation morbide. Les troubles de la calorification et de l'innervation nous paraissent jouer un rôle bien autrement important, en pareille occurrence. Mais c'est surtout l'altération du sang, qui suit l'anhématosie longue ou rapide que déterminent les affections des organes circulatoire et respiratoire, qu'on doit considérer comme la cause la plus puissante de la sudation morbide. Tous les malheureux qui succombent à une pneumonie, à un hydrothorax, à une phthisie aiguë, sont inondés de sueurs, pendant toute la durée de la gêne asphyxique de la respiration.

Sueur La sudation , qui est placée plus spécialement sous l' em-

parhcon"!raSion P^^'^ coutractiou musculairo, est celle qu'on observe musculaire, après Ics offorts violeuts, après la course, pendant le travail de l'accouchement et dans les attaques d'épilepsie ou d'hystérie , etc. La gêne que la circulation éprouve alors, et l'accélération qu'on y remarque, concourent, avec les symptômes nerveux, à la production de ces sueurs.

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Ainsi les causes principales du symptôme que nous venons d'étudier consistent : 1" dans des troubles de la calorilicalion et delà circulation ; 2° de l'innervation (cette cause est la plus puissante de toutes) ; 3" dans la gêne de la respiration et dans l'altération de l'hématose-, II" dans le développement insolite de la contraction musculaire.

B. Augmentation de la sueur dans certaines régions 'a du corps. Êphidrose (de irù, sur, et iop(5io, je sue). Ce ^"ÉphWrosc!'^* que nous avons dit précédemment de la part très-grande

que prend le système nerveux à la production de la sueur, est corroboré par l'acte morbide singulier auquel on donne le nom de sueur partielle. On la trouve limitée à un côté du visage, à la face, au cou, à la poitrine, aux mains, aux pieds, aux aisselles, aux parties génitales, à un seul côté du corps, à un ou plusieurs doigts de la main. Le trouble du système nerveux est le seul qu'on puisse invoquer pour rendre compte de ce symptôme. En effet, c'est presque toujours, dans les névroses, telles que l'hystérie, dans la névralgie, la grossesse, qu'on l'a observé. Les émotions morales sont souvent suivies d'une éphldrose. Nous avons pu observer sur un homme bien portant, au moment où il transpire, une sueur exactement bornée à un côté du front, à la tempe et au sourcil du même côté. Quelquefois cette hypercrinie sudorale tient à une maladie, àlaphtliisie,àune paralysie, à une névralgie ou à une lésion de l'appareil sudoripare. La sueur des pieds doit être rattachée à une affection de ce dernier genre.

C. Diminulion générale de la sueur. La sueur n'est Diminution

n , ^, ? 1 ' • • de la sécrétion

jamais supprimée, mais elle peut être réduite a son mini- sudoraie. muni. 11 en résulte un état de sécheresse de la peau qui sécheresse de la

• P • , peau :

se présente souvent dans les maladies, et qui lait éprouver

à la main, lorsqu'elle est jointe à une élévation de températare, une sensation pénible de chaleur acre, mordicante.

dans la lièvre; /[o diminution de la quantité normale de sueur se rattache à l'état fébrile qu'elle accompagne souvent; dans les iiux; 2" A des maladies qui ont pour effet de provoquer une hypercrinie considérable dans un appareil sécréteur ; les lois qui président à l'équilibre des fonctions rendent alors compte du trouble qui survient, en pareil cas. Le diabète sucré est, de toutes les affections, celle qui excite la sécheresse de la peau, au plus haut degré. On l'observe également dans la dysenterie, les diarrhées aiguës et chroniques, l'albuminurie, les hydropisies, après les hémorrliagies abondantes. Dans tous ces cas la peau ne laisse plus passer que la perspiration insensible.

dansiesiiévrosos; 3° Un troisième ordre de causes a son point de départ manifeste, dans un trouble de l'innervation. Les névroses, l'hystérie, la nosomanie, la manie, les névralgies de la face ou d'un membre, et les affections marquées par une douleur violente, continue ou périodique, s'accompagnent de sécheresse de la peau, dans 4" Il est difficile de dire pourquoi la sueur est si peu

'^\^oicni™.î-''^* marquée dans le premier stade de la fièvre sy mptomatique des maladies du foie, dans la métrite, les phlegmasies violentes, suppuratives ou gangréneuses. Il est rare que la sueur ne se manifeste pas, même en petite quantité, à certaines périodes de ces maladies, dans le G. La sucur succède fréquemment à la sécheresse de

""""""fiovlef P^''^" ^^^"^ maladies : c'est sur cette succession

intermiiienics. régulière dcs deux phénomènes morbides que repose la distinction des deux derniers stades des fièvres intermittentes. Ils ont reçu le nom de stades de chaleur et de sueur; ils indiquent l'existence d'une fièvre intermittente

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OU rémittente, lorsqu'ils affectent une périodicité bien prononcée.

Odeur des sueurs. L'odeur acide, naturelle à la sueur O'ieur

, , , , . , , , de U sueur.

est remplacée par des odeurs ammoniacales, cadavériques, urineuses, spermatiques. Elles tiennent presque toujours à des causes accidentelles, à la malpropreté, à l'écoulement lochial ou des menstrues, h l'urine, aux matières fécales, à des principes odorants qui s'échappent des substances introduites dans l'organisme (musc, térébenthine, camphre, phosphore, etc.}. Ne nous arrêtons pas sur ces phénomènes morbides qui ont peu de valeur.

La consistance de la sueur augmente dans certaines sucurvisiiueusc; maladies. Waqueuse qu'elle est, le plus ordinairement, elle devient épaisse, gluante, visqueuse ou poisseuse dans les maladies graves, accompagnées de symptômes adynamiques, dans le choléra surtout, les fièvres algides, la phthisie, les asphyxies et l'agonie. Elle est grasse et grasse, comme huileuse dans la période ultime de plusieurs maladies chroniques du ventre.

La sai'eur acide de la sueur normale change-t-elle dans les maladies? Cette altération est probable puisque, pendant la sudation forcée, la réaction est successivement acide, neutre, alcaline.

Température. L'évaporation incessante de la sueur dé- Tcmporaiurc. termine un refroidissement marqué de la peau. Ce phénomène purement physique a donné lieu à bien des erreurs. On a désigné sous le nom de sumr froide, celle qui produit chez le malade ou sur la main du médecin une sensation de froid. Il est à peine besoin défaire remarquer que, en pareille circonstance, c'est l'évaporation de la sueur qui détermine l'abaissement partiel de la température de la peau dans les parties qui sdnt exposées à l'air libre.

Nous ne dirons rien de la coloration de la sueur en verl, en bleu, en jaune, parce qu'elle dépend de l'excrétion des matières sébacées ou de quelques autres liquides. (Voyez plus loin.)

lléiiiatiflrose (dérivé de àî|i.a, sang, et wpw;, sueur), sueur de sang. On donne ce nom à l'exhalation du sang | par la peau. Cette hémorrbagie ne peut s'effectuer que j par les vaisseaux sudoripares et dans des conditions i pathologiques qu'il n'a été donné qu'à un petit nombre de médecins de rencontrer ; aussi la réalité de cette exsudation a-t-elle été mise en doute, et il faut reconnaître que, parmi les faits publiés et déjà anciens, il s'en trouve peu qui méritent confiance. On l'a observé comme hémorrhagic supplémentaire après la suppression des règles, des hômorrhoïdes, d'une ôpistaxis, ou comme symptôme d'une altération du sang (fièvres graves, scorbut, peste, etc.). 3° (le l'excréiion 3° De ï excrêlion des matières grasses à la surface grasses '^'^^ dc la peau. Nous signalerons d'abord l'existence de l'enduit sébacé blanchâtre qui couvre le corps de l'enfant nouveau-né. On voit dans quelques maladies qui produisent le marasme, comme la phthisie, le cancer intestinal, l'inanition, la peau lubréfiée par une matière qui lui donne un aspect gras et luisant. i 4"DcRcoloraiions 1° Coloratîoii>«i patlio1og;iqiiC!i> de la peau. La ' (icTrpcair^ peau peut se colorer, de différentes manières et par des causes très-diverses. C'est sur la natm'e et le siège de ces colorations, et non sur leurs nuances, que doit reposer la description, criiiqiie des Nous n'avous pas besoin de faire remarquer combien pénénllrmeni ^st peu scieiitifique la division adoptée dans les livres .ndoptccs. les plus récents, qui traitent de colorations bleues, noires, rouges, comme si la môme cause, l'allération du sang,

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