LES ONGLES
Signes tirés de Vexamen des cheveux. Sans parler ici symptômes des diverses altérations locales qui dépendent d'une ma- '^«^[j^"'»'^'» ladie du bulbe et du cuir chevelu, nous devons mentionner sïsiùmc pileux. queUpies symptômes importants qui révèlent l'existence de maladies générales ou de lésions des viscères.
Le développement de plaques cuivreuses, de pustules, de croûtes sur le cuir chevelu, est le signe de la syphilis confirmée; l'agglutination des cheveux, le symptôme de la plique.
La chute des cheveux ou alopécie, des poils qui cou- Alopécie, vrent le pubis, de la barbe, etc., s'observe dans le cours et surtout dans la convalescence des maladies aiguës et des fièvres qui ont occasionné une grande faiblesse (fièvre typhoïde, puerpérale, chez les femmes en couche, dans la phthisie, le cancer, la scrofule, les cachexies) . La reproduction des cheveux, à la suite de ces maladies, est le symptôme d'une heureuse convalescence. On les voit alors repousser avec une grande rapidité et, souvent, en nombre plus considérable qu'avant la maladie.
La production d'une grande quantité de pediculi sur Maladie la tête, malgré les soins de propreté, se voit souvent p^'*"^"'*""'chez des malades atteints d' affections graves, sans qu'on puisse en rien conclure pour le diagnostic, ni pour le pronostic.
La couleur des cheveux n'a aucune valeur séméiotique;
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Couleur nous n'en parlons que pour réfuter tout ce que l'on a
dos CllCY6UX 1 *
écrit sur les signes qu'on peut en tirer. La couleur nou'e des cheveux n'indique pas plus la phthisie que la couleur blonde ou rousse, et la scrofule se rencontre aussi bien chez des sujets à cheveux et à cils noirs que chez les sujets blonds ou roux. Nous en dirons autant de la quantité plus ou moins grande des cheveux, de leur finesse ou de leur grosseur, de leur chute prématurée ou de leur persistance, jusque dans un âge avancé, de leur intrication, etc.
On a cité un assez grand nombre d'observations de sujets dont les cheveux ont blanchi rapidement, par l'effet d'émotions morales subites ou longues, de douleurs physiques cruelles, ou d'une grave maladie. Ce changement de couleur indique, en général, une profonde altération de l'organisme, à moins qu'elle ne soit transmise par voie d'hérédité, comme dans certaines familles dont tous les membres blanchissent, avant le temps.
Ce que nous venons dire des cheveux s'applique rigoureusement aux cils, aux sourcils, à la barbe, ainsi qu'à tous le système pileux du corps.
Signes Onçles. La forme des ongles et des doigts de la main ^°"o"ngie3 : ^ étudiée par Hippocrate, qui avait remarqué que les
dans la phthisie; phthisiqucs Ics Ont souveut épais et uniformément bombés, dans le sens de la longueur. Cette déformation de la phalange se remarque en effet chez un certain nombre de phthisiques , mais à une époque déjà avancée de la maladie et lorsque le diagnostic est rendu facile par beaucoup d'autres symptômes plus importants. Il ne faut donc attacher à se signe qu'une valeur très-secondaire.
dans la cyanose, La couleur bUue OU noirâtre des ongles indique la gêne de la circulation dans les capillaires généraux ou un
CAPSUI.es SUllHÉMALES. 725
défaut d'hématose. La cyanose et toutes les maladies dans lesquelles cette coloration se manifeste, s'accompagnent de cette teinte particulière des ongles (maladie bleue, affection du cœur, emphysème, choléra, etc.). En même temps la phalange onguéale s'aplatit, s'épaissit en forme de massue, de spatule, etc.
Quelquefois les ongles s' amincissent, se brisent, s'usent, ongies cassants, tombent sans qu'il y ait de maladies bien prononcées. Cependant un état cachectique lié à quelque lésion viscérale est ordinairement la cause d'une semblable altération ; la syphilis, la diathèse goutteuse, rhumatismale, scrofuleuse ou le retour d'âge provoquent parfois la manifestation de ce symptôme.
CAPSULES SURRÉNALES.
La fonction des capsules surrénales reste encore ignorée . capsules malgré les recherches nombreuses dont elles ont été s""^"'''''''^' l'objet dans ces derniers temps. On a prétendu qu'elles fournissent une matière pigmentaire ; qu'elles sont plus développées chez les nègres que chez les blancs, en raison decette fonction. Lorsqu'elles deviennent malades, il se manifeste une coloration bronzée de la peau, qui acquiert la teinte que présentent les mulâtres. Nous avons déjà dit ailleurs, que ce caractèie assigné par un médecin anglais , le docteur Addison, à la maladie des capsules, est controuvé. Nous avons peine à comprendre comment de pareilles assertions, si faciles à réfuter, ont pu prendre créance parmi des observateurs dignes de ce nom.