CHAPITRE Xï
g I. Symptômes fournis par l'appareil génital
CHEZ l'homme.
Divisions. Orgaues (jènilaux de lliomme. On doit, suivant les règles que nous avons tracées, soumettre les organes génitaux à une exploration qui portera d'abord sur les phénomènes physiques, puis sur les phénomènes dynamiques offerts par ces organes. Les premiers comprennent les changements de volume, de couleur, de position, des testicules, de la verge, etc. ; les seconds, les troubles de la sensibilité, de la sécrétion spermatique, de la génération (spermatorrhée, impuissance).
Symptômes phy- I. Symptômes fournifi par les changemenls phiisiques survenus dans les testicules, h scrotum et la verge. A. Testicule. L'examen des testicules fait d'abord reconnaître si ces organes ont leur volume et leur conformation naturels. L'engorgement du cordon, de l'épidydime ou du testicule, en totalité, peut être syphilitique, scrofuleux ou cancéreux. On a le plus grand intérêt cà constater ces symptômes pour établir un diagnostic précis.
Le gonflement testîculaire se montre, passagèrement, à Tuméfaction des
l'époque de la puberté, ou dans le cours de certaines maladies, comme dans l'affection rhumatismale des parotides. Il peut être dû à une orchite ou à l'hypertrophie de la glande dont la sécrétion est activée. Le volume souvent considérable que cesorganes acquièrent chez quelquessujets, peut faire soupçonner l'usage et l'abus des plaisirs vénériens ou le vice invétéré de la masturbation.
Le gonflement partiel se rattache à d'anciennes urétrites propagées jusqu'au testicule, à des phlegmasies trumaticpies, à la présence du tubercule, du cancer. Ce serait empiéter sur le domaine chirurgical que d'indiquer, môme sommairement, les maladies du cordon et du testicule qui donnent lieu à des tumeurs de ce genre.
La diminution de volume liée à l'atrophie de l'organe peut dépendre : 1° d'un arrêt de développement congénital ; 2° plus rarement d'excès de coït ou de masturbation ; 3° de l'inaction fonctionnelle et longtemps prolongée de ces organes (1) ; 4° d'une phlegmasie aiguë du testicule ; 5° d'une compression exercée par un liquide épanché dans la tunique vaginale ou par une tumeur située dans le voisinage ; 6° des maladies du cerveau ou de la portion lombaire de la moelle, ou des vaisseaux et des nerfs spermatiques. 7" Elle peut être enfin le résultat des progrès de l'âge ; 8" d'un arrêt de développement, comme chez certains crétins.
L'absence d'un ou des deux testicules est le signe d'une migration imparfaite de ces organes qui ne sont pas descendus dans le scrotum, ou qui sont restés dans le
loslicules.
Diminulion de volume.
Absence des testicules.
(1) On en trouve plusieurs exemples dans le Traité pratique des maladies du testicule, par Curling, p. 74, in-8°, Paris, 1857, traduit par M, Gosselin qui l'a enrichi de faits extrêmement curieux,
Signes tirés de l'examen du scrotum.
Symptômes dynamiques.
Troubles dc la sensibilité ;
ventre, près de l'anneau inguinal interne, dans le canal ou au-dessous de l'anneau externe
Scrotum. On doit aussi examiner les symptômes physiques présentés par le scrotum. Nous signalerons seulement leur hypertrophie énorme dans l'éléphantiasis, leur tuméfaction dans l'érysipèle et le plegmon diilus, leur hydropisie quelle qu'en soit la cause, et le cancer épithélial. Rappelons au praticien qu'il ne doit jamais négliger de s'assurer, en pareil cas, s'il existe une hernie, si elle est réduite, réductible ou étranglée; s'il oublie de faire cette recherche, il risque de méconnaître la cause des symptômes graves de l'étranglement. La palpation, la percussion, l'exploration à l'aide d'une lumière, sont aussi le conplément indispensable de toute espèce d'étude faite sur le testicule et le scrotum.
Cordon spermatique. Le gonflement du cordon spermatique est le symptôme du varicocèle, des tumeurs adipeuses et des kystes.
L'inspection delà verge permet d'y découvrir immédiatement, la rougeur phlegmasique du gland, du prépuce et de l'orifice urétral, les écoulements simples ou spécifiques, le phymosis, et le paraphymosis, les ulcérations, l'état de flaccidité ou d'érection, sur lesquels nous reviendrons plus loin, l'augmentation persistante de volume qui dépend souvent des excès vénériens ou de la masturbation.
IL Symptômes lirès des troubles fonclionnels. Il faut étudier successivement les symptômes fournis par la sensibilité générale et par le trouble des deux actes vénériens, connus sous le nom de copulation et d'éjaculalion.
1° Li'sion de la sensibilité. Les douleurs que le malade