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DOULEURS

éprouve dans la verge peuvent se manifester pendant rémission de l'urine; elles tiennent à une urétrite simple ou syphilitique, à une maladie de la prostate, à une cystite du col. Leur siège plus spécial, à l'extrémité de la verge, sur un point de son trajet ou au périnée, indique assez bien le lieu qu'occupe l'inflammation. Une douleur limitée au gland et qui précède la miction a été considérée comme un signe de pierre dans la vessie.

La douleur locale qui ne se fait sentir que pendant l'éjaculation, en un point déterminé, est le symptôme d'un rétrécissement, d'une phlegmasie chronique ou d'une ulcération du canal de l'urètre. L'érection produit le mêmeeffet.

Toutes les lésions syphilitiques ou autres de la verge, telles que la phlegmasie, l'ulcération, la blennorrhagie, donnent lieu aux mêmes symptômes. Dans des cas plus rares, une simple névralgie peut également provoquer une douleur vive, circonscrite ou diffuse.

La douleur du testicule est continue ou intermittente. Les premières sont la conséquence de l'éveil des organes génitaux et de l'établissement de la puberté, de l'excitation génésique provoquée par des pensées ou des images érotiques, du non-accomplissement du coït après une vive excitation, ou enfin d'excès vénériens ou de masturbation. On a vu aussi la continence absolue causer des douleurs, qui s'accompagnent parfois de priapisme.

Toutes les maladies aiguës et chroniques, l'orchite surtout, ontpour signe principal, une douleur, rarement lancinante, mais compressive, pénible, qui s'irradie dans les cordons, le bas-ventre et les lombes. La compression exercée par une tumeur située dans le voisinage du cordon ou môme des vésicules séminales produit le même effet.

douleurs à la verge.

Douleurs tesliculaires;

iniermiitenies. La (louleur intermittente du testicule ou du cordon est la conséquence d'une névralgie ilio-scrotale ou du cordon spermatique. Elle s'accompagne de rétraction testiculaire, La pénétration d'un calcul dans le bassinet ou l'uretère, la pyélo-néphrite, sont la cause de cette douleur vive qui correspond au rein malade. On l'observe aussi dans la colique saturnine.

La peau du scrotum est le siège d'une sensibilité anormale dans le prurigo de ces parties, dans la dermalgie rhumatismale, dans certaines hyperesthésies liées à une affection de la moelle ou à la présence d'ascarides vermicul aires dans l'anus.

Ëroction do la 2° Trouble de la copulation. L'érection du membre orge : SCS causes svmptôme de maladie, lorsqu'elle s'effectue

palhdlogiijiies. J 1 '1 "

en dehors des conditions physiologiques qui doivent la provoquer : 1° dans le priapisme, où elle n'est point suivie d'éjaculation et où elle est douloureuse; 2° dans le satyriasis qui donne lieu à l'émission spermatique ; 3" dans les maladies du cervelet et de la moelle épinière; li° dans les affections convulsives, l'épilepsie, le tétanos, la rage; 5° dans les maladies des organes génito-urinaires; les calculs vésicaux, les maladies de la prostate produisent, un peu avant la miction, une demi-rigidité du membre. L'urétrite, la cystite, s'accompagnent de fréquentes érections, pendant la nuit surtout. Les pollutions nocturnes et diurnes peuvent se faire, avec ou sans érection du pénis. Les phlegmasies chroniques du scrotum, ont été considérées depuis loîigtemps comme une cause de la propension à l'acte vénérien qu'on dit exister chez les dartreux. 6° On a mis encore au nombre de causes de l'érection la constipation opiniâtre, la congestion hémorrhoïdaire et prostatique, la présence de vers dans Tintes-

ANAPIinODISlE. 734

tin, des ascarides vermiciilaires et surtout des oxyures qui occupent le rectum et y excitent une vellication continuelle.

h'ëjacnlalion de la liqueur spermatique, complément Troubles ordinaire du coït, peut être précipitée, retardée ou ''•^'"^j^^^'^^'O"rendue impossible par des causes que nous allons passer en revue.

3° TroubUs de ï èjaculation. Anaplirojllftiie. On donne neranaphrodisie. le nom d' anaphrodme de à privatif, et de à-spoSî-cr), Vénus) ou même encore d'agénésie (de à privatif, et yivsartç, génération) , à l'imperfection ou à l'abolition du pouvoir générateur chez l'homme, c'est-à-dire à l'impossibilité de se reproduire. La non-éjaculation , qu'on le remarque bien, n'en est qu'une cause, car le sperme peut être lancé régulièrement dans les organes de la femme, s'il est privé d'animalcules, ainsi qu'on le voit souvent chez les vieillards et d'autres individus, il n'y aura pas de fécondation possible, et l'homme sera atteint d'anaphrodisie ou d'agénésie. D'une autre part il en sera de même si l'érection ne peut avoir lieu.

L'anaphrodisie, chez l'homme, peut être le symptôme ses causes, d'un très-grand nombre de maladies différentes sur lesquelles il convient d'insister, parce que le médecin est appelé tous les jours à en découvrir les causes et à en indiquer le traitement. Voici ces causes :

1° Le pénis peut être atteint d'un vice de conformation i» vice congénital ; il peut être d'un trop petit volume, distendu, '^'^ «^""fo^-^^^''^"recourbé, atteint d'hypospadias , etc., et encore la fécondation peut-elle avoir lieu, malgré cette imperfection du membre viril, parce qu'il conduit encore dans le vagin une quantité suffisante de liqueur séminale. 2" Une lé- ^„ ^^^^.^^ sion organique de l'urètre, tel que le rétrécissement, les de l'urèire.

SYMl'TOM ES (] ÉN i r AUX .

3° Maladies des testicules.

De l'érection.

fistules , les abcès , les maladies de la prostate font refluer la liqueur dans la vessie, pendant l'éjaculation, et s'opposent à sa libre émission. 3" La lésion matérielle du testicule altère les qualités prolifiques du sperme, ou même empêche entièrement sa sécrétion. Parmi les causes d'impuissance qui agissent ainsi se trouvent, l'âge avancé, la rétention des testicules dans le ventre, dans le canal inguinal ou ailleurs; les animalcules, dans ce cas, cessent d'être sécrétés ou deviennent plus rares, et le fluide est impropre à la fécondation. Les inflammations aiguës et chroniques terminées par induration , par abcès , le développement du tubercule, du cancer, sont suivis des mêmes effets. 11 faut savoir aussi que le varicocèle et l'orchite syphilitique frappent d'impuissance un assez grand nombre de malades. Il est à peine nécessaire de faire remarquer qu'un tel résultat ne peut avoir lieu qu'à la condition que les deux testicules sont également affectés.

L'érection continue souvent à avoir lieu ainsi que l'éjaculation ; sous ce double rapport, l'homme reste puissant pour effectuer le coït; mais il ne l'est plus, quant à la possibilité de procréer des enfants. II faut sans cesse faire cette distinction, si l'on ne veut pas partager l'erreur que commettent les malades qui rendent encore, pendant le coït, une liqueur plus ou moins abondante fournie en grande partie par les vésicules séminales et la prostate. Ils aiment à se persuader qu'ils n'ont point perdu leurs facultés viriles.

Pour arriver à découvrir les causes de l'agénésie qui dépend d'une affection des testicules, il faut examiner ces organes avec le plus grand soin, afin d'y constater l'induration , la mollesse, l'atrophie, ou les autres lésions dont ils peuvent être le siège.

ANAPimoDisiE. rx\

li" Lorsque l'érection est iusiitlisante ou nulle et que 4"Faibiesso l'introduction du pénis est impossible, la matrice ne peut recevoir la liqueur spermatique ; de là une espèce d'impuissance, tantôt temporaire et due à une trop vive émotion morale, à la crainte de ne pouvoir accomplir le coït, à la faiblesse générale , à l'embonpoint excessif, tantôt permanente et alors placée sous l'empire d'un aflaiblissement général , sénile ou pathologique.

5° Dans d'autres cas, l'érection est très-forte, mais l'éja- 5° iroubie I culation se fait trop vite, au moment où le rapprochement l'nacuiaiion.

a lieu, quelquefois même auparavant (agenesia aniici- I pans) , ou bien elle traîne en longueur ( agenesia cuncj tans , dyspermatorrhée ) , comme on le voit chez des j sujets trop ardents, atteints de priapisme, excités par les excès antérieurs, par l'usage de remèdes stimulants.

L'agénésie est souvent le résultat de la spermatorrhée. spcrmaiorrhée. Les organes sexuels tombent alors dans un état d'irritabilité telle que l'éjaculation spermatique se fait, sans force, et pendant une érection faible, non complète, ou de courte durée. Gomme cette spermatorrhée est elle-même l'eftet très- ordinaire de la masturbation, il s'ensuit que l'agénésie peut faire reconnaître ce vice. Les malades honteux en dissimulent la cause à laquelle le médecin doit remonter. On sait que les symptômes de l'hypocondrie se rattachent souvent à la spermatorrhée.

L'alTaiblissement du pouvoir génital se présente encore Maladies de la comme un signe fréquent d'affection delà prostate, de de la vessie, calculs de la vessie ou des reins, d'héaiorrhoïdes, et de l'usage de médicaments réputés aphrodisiaques, tels que la cantharide, le phosphore. Dans tous ces cas, le pénis se gonfle sous l'empire de la congestion sanguine ; il y

734 SYAIPTOMES GÉNITAUX.

y a môme des érections IbrLes, continues, mais qui ne s'accompagnent ni de désirs, ni de volupté, ni d'éjaculation spermatique.

Causes diverses. PlusieuFs maladies du cerveau, comme la contusion ou la commotion et la paralysie générale, l'hémorrliagie et l'encéphalite, enlèvent à l'homme ses facultés viriles. Mêmes elléts, après les blessures de la nuque , de la partie inférieure de la moelle, après de longues contentions de l'esprit, ou lorsqu'une émotion morale vive, l'aversion , le dégoût, arrêtent la sécrétion du sperme et empêchent l'érection, sypiiiiis Quelques maladies générales peuvent être cause d'im-

consiiiutionneiie. puissance. On l'a observée très-souvent chez des hommes atteints de syphilis constitutionnelle , plus rarement chez les goutteux et les scrofuleux.

Aciion du labao. Nous sigualerous eu terminant l'anaphrodisie qui frappe quelques sujets qui portent, à l'excès, l'habitude de fumer ou de mâcher du tabac ; ces faits sont assez rares.

Signes fournis Sijjnplùmes foumis par l'examen de la liqueur sper-

duiluidetéminai. 'nialique. La liqueur qui s'écoule pendant l'éjaculation est formée surtout par le liquide que sécrètent les vésicules séminales, puis par la prostate et les testicules. Ceux-ci fournissent seuls les zoospermes. Lâ . première condition pour qu'il y ait fécondation est la sortie de cette liqueur pendant le coït. Le médecin doit s'assurer par la relation exacte que fournit le malade que cette condition est remplie. La seconde consiste dans les ([ualités normales du sperme. Sans animalcules , ])gint de sperme fécondant. 11 faut donc examiner, au microscope, la liqueur séminale, afin de s'assurer que les zoospermes sont en grand nombre, qu'ils ont leur forme et leur dimension naturelle. Quand on les trouve pe-

ANAPlJiiOUlSiE. 735

tits, minces et rares, on peut aQirnier que le sperme est peu fécondant. Il présente parfois ces qualités chez des sujets dont les testicules ne sont pas descendus dans le scrotum et qui éjaculent cependant une assez grande quantité de liqueur séminale. C'est aussi ce qui a lieu, chez les vieillards et un grand nombre d'impuissants qui s'imaginent fournir du sperme, tandis qu'ils ne rejettent qu'une liqueur stérile, sécrétée par l i prostate et les vésicules séminales.

L'émission du sperme, pour être physiologique, doit se lîmission faire pendant l'acte vénérien, c'est-à-dire sous l'influence de l'excitation cérébrale qui préside à cet acte et des causes physiques qui en déterminent l'accomplissement. Si cette émission a lieu pendant le sommeil, avec érec- poiiLuion noction du membre et sensation volupteuse, si elle est en ' rapport avec des rêves lascifs, elle indique ordinairement la continence, la stimulation des organes génitaux, souvent aussi le début de la spermatorrhée. On lui donne le nom de polludon noclurne.

Elle peut se faire pendant la nuit, sans érection du pénis, sans plaisir, quelquefois même avec douleur ou un sentiment de cuisson le long du canal de l'urètre. Elle est suivie d'une fatigue extrême, d'un brisement général, de céphalalgie, qui se manifestent le matin, après le réveil. Elle est le signe certain des pertes séminales.

On donne le nom de perte séminale ou niieux de Sjier- rcncs séminales malorrhée idiopaihiqiœ à l'écoulement involontaire de liqueur spermatique qui s'effectue, soit pendant le jour, soit pendant la nuit, ou bien encore au moment où la vessie chasse les dernières gouttes d'urine, pendant la défécation, les efibrts musculaires, à la vue d'objets lascifs ou par le moindre attouchement de la verge.

idiopaiiq.ies; I" Ces pertGS constituent tout à la Ibis le symptôme de la maladie et la maladie même. La masturbation, les excès vénériens en sont les causes ordinaires (sperma-

sympaihiques; thorrhéc idiopathlquc) . 2° Elles peuvent dépendre aussi d'une névrose telle que l'hypocondrie, la gastralgie, l'hystérie chez l'homme, d'une grande faiblesse, suite elle-même des travaux de l'esprit (spermatorrhée sympathique) ; 3° d'une maladie des organes génito-urinaires (phimosis, affection des vésicules séminales, rétrécissement de l'urètre, phlegmasie des conduits éjaculateurs, " Symplonîa- des testicules, de la prostate, de la vessie). On donne iiqiics. ^^^^^ spermatorrhée symplomatique à celle qui est

sous la dépendance d'une cause de ce genre.

§ II. SYMPTÔMES FOURNIS PAR l' APPAREIL GÉISITAL CHEZ LA FEMME.

Symptômes Le diaguostic des affections de l'utérus est de date leria^fcmme toutc récento ; il cst foodé sur l'emploi des méthodes d'exploration qui permettent d'arriver facilement à déterminer le siège et la nature de ces maladies. Cependant les anciens en ont connu et décrit un assez grand nombre, et il nous serait facile de trouver, dans les écrits de l'école grecque, des descriptions qui s'appliquent à des affections de l'utérus et du vagin. Les écrits de Paul d'Ëgine, au vu" siècle, renferment des indications précises sur les affections du col utérin. On est certain qu'il a eu à sa disposition, outre le toucher, l'examen à l'aide d'un instrument {dioplra) qui ne devait pas différer beaucoup de notre spéculum. Les préjugés religieux qui prédominaient dans l'école arabique et qui prévalurent également en France, pendant tout le moyen

âge, empêchèrent les médecins de se livrer à mie étude complète des maladies des organes génitaux de la femme. Ajoutons que la pratique des accouchements, abandonnée aux matrones et aux sages-femmes, ne devint une branche de la chirurgie qu'à partir de la fin du xvi" siècle (Ambroise Paré, Guillemeau). Oq doit comprendre dès lors pour quels motifs les affections utérines ont été mal connues, jusque dans ces derniers temps.

Le perfectionnement des procédés opératoires et des instruments, d'une part, de l'autre la fréquence certainement plus grande des maladies de l'utérus, ont concouru puissamment à donner au diagnostic une grande précision. C'est à peine, si, dans quelques contrées de l'Allemagne ou en Angleterre, les médecins sont encore obligés de lutter contre la pruderie ou les préjugés qui s'opposent à l'exploration des organes génitaux.

Avant d'indiquer les principaux symptômes qui ressortent de l'étude de ces organes, rappelons au praticien quelques principes généraux qu'il doit avoir sans cesse présents à l'esprit, lorsqu il est appelé à reconnaître une affection utérine chez la femme.

Quels que soient le siège et la nature de la maladie, imponancc

^ . (le l'exploralic

quelque bien caractérisés que soient ses symptômes, une de ces organes doit, SOUS aucun prétexte, négliger de s'enquérir trèsexactement de l'état des organes et des fonctions génitourinaires. Aucune espèce de considération ne doit l'arrêter. D'ailleurs il pourra toujours, avec la discrétion et la délicatesse requises en pareilles circonstances, surmonter les positions les plus difficiles. En agissant ainsi, il est sûr de rendre d'éminents services à ses malades et de ne jamais compromettre sa réputation. Le diagnostic d'une maladie quelconque n'est complet, m, 47

738 SYMPTOMES f'.ÉNITAUX

chez la femme, qu'à la condition que l'on connaît l'état des organes et des fonctions de l'utérus. Sans parler des maladies qui aflectent cet appareil, et qui ne peuvent être reconnues et traitées qu'après une exploration directe , combien ne trouve-t-on pas de symptômes nerveux, de troubles généraux ou localisés, d'affections anormales qui proviennent uniquement d'une lésion utérine ! On court grand risque d'en méconnaître le véritable point de départ, si l'on ne s'habitue pas, dès le principe, à rechercher et à recueillir, avec soin, tous les symptômes fourn ispar les organes sexuels. A plus forte raison, cette étude est-elle indispensable lorsqu'on se trouve en présence d'une névrose des organes du sentiment, du mouvement, de l'intelligence et des névropathies viscérales, à la production desquelles les perturbations des fonctions utérines ont tant de part? A l'époque de la puberté, de l'âge critique, et sous l'influence de l'état puerpéral, il y a peu de maladies qui ne soient modifiées par ces fonctions prédominantes. Ainsi le praticien ne peut, sous aucun prétexte, faire infraction à la règle générale que nous avons posée, d'abord, en prescrivant l'étude préalable, minutieuse des organes et des fonctions génito-urinaires -, sans cet examen il ne peut y avoir de diagnostic complet et précis. Qui ne sait que des affections cancéreuses avancées et des déplacements de l'utérus ont été pris souvent pour des maladies de l'esloniac, du foie et même du poumon et du cœur 1

Nous ajouterons que le médecin doit apporter à l'étude des fonctions génito-urinaires d'autant plus de soin qu'il rencontre plus de difficultés à connaître la vérité, dans la plupart des cas. La vie de la femme, déjà si mystérieuse, se couvre alors d'un voile plus épais et qu'on

a souvent peine à soulever : tantôt elle a intérêt à cacher une faute, à dissimuler les suites de quelque passion, de quelque goût dépravé, tantôt à l'aire prendre le change sur la nature ou le siège d'une maladie ; d'autres Ibis elle commet un mensonge, dans l'unique but de tromper. Il faut agir avec une circonspection extrême, opposer la ruse à la ruse, pour parvenir à connaître la vérité. Trop heureux quand on parvient à la découvrir ! Et cependant quel puissant intérêt se rattache à cette étude quand, par exemple, on se propose de découvrir la cause d'un trouble de l'intelligence, d'une maladie convulsive, d'une paralysie, dont le point de départ est dans une affection utérine.

Divisions. Les maladies des organes sexuels donnent Divisions, lieu à deux ordres très-distincts de symptômes : les uns sont locaux, les autres généraux. Les premiers consistent dans des phénomènes : 1" d'ordre physique, tels signes physiques, que des changements de situation, de forme, de volume, de consistance, de couleur, de température. On les recueille par le toucher et l'inspection à l'aide du spéculum.

2° Les symptômes locaux d'ordre dynamique ou fonc- feignes lionnel sont : A, des troubles de la sensibilité générale ou ''^ spéciale (douleurs, excitation génitale) ; B, des troubles de la fonction spéciale (ovulation, menstruation, grossesse) .

Les symptômes généraux sont constitués par les trou- sympiômc» bles de la sensibilité, de la motilité, de l'intelligence et R^néraux. de la circulation.

Il existe en outre une autre classe de symptômes sym- sympaihiqucs. pathiques localisés dans l'estomac, le foie, l'intestin (dyspepsie, congestion hépatique, gastralgie, constipation, etc.) .

Les symptômes sont fournis : 1" par la vulve ; 2» le vagin; 3» l'utérus et ses annexes, la trompe, le ligament large ; li° les ovaires ; 5° les glandes mammaires. On doit faire une étude séparée des symptômes pendant l'état de vacuité et l'état de grossesse. Nous ne devons présenter au lecteur qu'un tableau séméiotique général, afin de ne pas pénétrer dans le domaine de la pathologie spéciale des organes génitaux.

Symptômes I. Symptômes tirés ilc l'cxameu de la vulve tirés de pexamen l'état de vacuité. Les Symptômes qui proviennent

de la vulve. j x a x

de l'exploration de la vulve sont, comme tous les autres, de deux ordres différents, 1° physiques ; 2° fonctionnels. Symptômes piiy- Symptômes physiques. Ils sont fournis par l'examen siques. direct ou par le toucher. Ils permettent de constater les vices de conformation de la vulve, l'hypertrophie et l'atrophie des petites lèvres, l'allongement du clitoris, qui est souvent produit chez les jeunes filles par la masturbation, ou l'hypertrophie congénitale de cette même partie chez les hermaphrodites, la formation d'abcès dans l'épaisseur des grandes lèvres et l'inflammation des follicules sébacés qui leur donne le plus ordinairement naissance. On y observe aussi des végétations vénériennes uniquement dues aux relations sexuelles plus ou moins rapprochées. Il faut se garder de les confondre avec les syphilitiques, qui, le plus ordinairement, s'élèvent sur les points occupés par les chancres et les plaques muqueuses. Ces parties sont le siège ordinaire de ces accidents spécifiques.

L'œdème qu'on observe souvent dans les grandes lèvres peut être le signe d'une tumeur située profondément dans l'excavation du petit bassin, d'une afiection organique du vagin, d'une hydropisie générale, d'une ascite.

La gangrène partielle ou de tout un côté, s'observe clans les maladies générales, la fièvre typhoïde, les exanthèmes, la variole, la fièvre puerpérale.

Les symptômes dynamiques proviennent des change- sympiômes dynaments survenus dans les sécrétions glandulaires et la . , f',?"'^* .

° Uresdcrereclioii;

sensibilité de la membrane muqueuse. L'éréthisme génital et l'érection du clitoris se remarquent dans la nymphomanie, chez les femmes adonnées à la masturbation, trèsrarement dans l'hystérie, quoiqu'on ait dit le contraire.

Le prurit de la vulve se voit dans les mêmes circon- de la sensibilité; stances ou par l'effet d'une éruption cutanée, de la présence d'oxyure dans le rectum.

La douleur peut être le symptôme d'une névralgie iléo-vulvaire, d'une affection de l'utérus, de l'ovaire et des ligaments larges. Elle peut être excitée par le coït.

La vulve est lubrifiée par une petite quantité de mucus des sécrciions. qui augmente pendant l'éréthisme vénérien, par l'effet des excitations manuelles, d'une phlegmasie simple ou spécifique (vulvite), pendant le cours de la grossesse. La présence d'un liquide blanc, jaune ou verdâtre sur les grandes lèvres ou le linge est le signe ordinaire des écoulements vaginaux.

L'examen du canal de Yurèlre et du méat urinaire doit ^'s"^''

r • fi ' Il i> • 1 , , tirés de l'examen

toujours être tait, parce qu il révèle 1 existence des vége- du tations simples ou syphilitiques, etsurtout d'un écoulement unnaire; urétral, qui peut seul expliquer le développement d'une maladie semblable chez l'homme, après qu'il a eu des relations sexuelles avec une femme saine en apparence. Cet examen doit se faire avant l'émission de l'urine, lorsque la femme a intérêt à tromper le médecin. On doit toujours explorer le canal de l'urètre avec la du canal

-, 1 1 ■ • 1 • 1 1 .de rurètre.

sonde ou le presser avec le doigt, introduit dans la vagin,

afin de s'assurer s'il est libre, induré, convulsé ou dilaté, s'il a sa direction naturelle, si aucun corps étranger n'a été introduit dans sa cavité, etc. La douleur, la cuisson et la chaleur qu'éprouvent les sujets atteints d'urétrite soit simple, soit spécifique, sont les signes de ces maladies. Symplômes Symptômes fouratis par l'étuilc du vagin.

lires de Téiai de Lg conduit vulvo-vaginal est à demi oblitéré par une membrane verticale qu'on appelle V hymen, et qui existe chez la femme, tant qu'elle n'a pas eu de rapports sexuels complets et prolongés. Quoique la structure congénitale et des causes nombreuses, telles que la masturbation, l'introduction de corps étrangers dans le vagin, puissent faire varier singulièrèment la grandeur et la forme de cette cloison naturelle, sa présence indique la virginité, et Ton en tire, en médecine légale, des signes précieux pour reconnaître s'il y a eu viol.

Cette membrane prend une forme bombée lorsqu'elle est refoulée par le sang menstruel accumulé derrière elle, dans le cas d' imperforation complète de l'hymen. La déchirure de cette membrane, les lambeaux charnus et les végétations qui se forment alors sur les côtés de la vulve, prouventque l'acte vénérien aété consommé. L'écoulement sanguin et leucorrhéique qui succède à cette violence passagère confirme le diagnostic.

contre-inaicaiion L'existcnce de l'hymen chez les femmes vierges estdu spéculum. 61^6 une contre-indication à l'emploi du spéculum? Exisluncc de Quoi qu'on en ait dit, les maladies de l'utérus sont rares 1 hymen. ^j^^^ les jeunes filles avant dix-huit ou vingt ans. On trouve donc jusque-là peu d'occasions de recourir à l'emploi du spéculum. Plus tard encore, chez les femmes qui n'ont pas eu de rapports sexuels, ces maladies sont peu communes, en sorte qu'il ne se présente, au praticien

ET VULV AIRES. 743

qu'un très-petit nombre de cas qui nécessitent l'application de rinstrument. D'ailleurs, si la nature des accidents, l'existence d'une leucorrhée vaginale, d'une métrorrliagie abondante, ou les signes d'abaissement constatés par le toucher rectal, nécessitaient l'emploi du spéculum, il ne faudrait pas hésiter à y recourir, surtout si la vie était menacée. Ce que nous disons de l'exploration, au moyen du spéculum, s'applique à celle qu'on peut faire avec le doigt. Cependant lorsque l'hymen ne forme qu'une cloison incomplète, ce qui est le cas ordinaire, on peut, en usant de précautions, chercher à pénétrer dans le vagin jusqu'à l'utérus.

Les symptômes fournis par le vagin sont les uns phy- symptômes vagisiques, les autres fonctionnels. Les premiers sont fournis par le toucher, l'examen au spéculum, et consistent dans des modifications de grandeur, de forme, de couleur, de température. Aux troubles fonctionels se rapportent la sensibilité exagérée, la douleur, les flux muqueux et purulents.

Symptômes physiques. On constate par le toucher la symptômes phygrandeur, la direction, et la consistance de la membrane «iques. muqueuse et du tissu contractile et fibreux qui constituent le canal vaginal.

On trouve, quoique rarement, des vices de conforma- ,

' ^ de grandeur et

tion congénitaux, tels que l'absence complète ou incom- déforme; plèle du vagin, le cloisonnement de ce conduit dans toute sa longueur ou seulement dans une portion de son étendue. L'étroitesse du vagin, et les plis transversaux qu'on sent, en grand nombre, chez les vierges, peuvent tenir aussi à une contraction déterminée par rinflaniniation aiguë, par l'induration cancéreuse de toute la paroi, qui est en même temps déformée, adhérente aux parties

de direcUon.

Lésion de coloration.

Symptômes dynamiques.

Douleur,

Leucorrhée vaginale.

voisines, parfois molle, fongueuse ou cartilagineuse.

C'est par le changement survenu clans les rapports anatomiques qui existent, à l'état normal, entre le vagin et l'utérus qu'on parvient à déterminer si ce dernier organe est déplacé.

Le spéculum permet d'apercevoir dans le vagin : 1° les colorations rouges, vermeilles de la vaginite aiguë ; 2° les teintes violacées et livides de la vaginite chronique ; les écoulements intarissables, contagieux, qui sont si communs chez les prostituées ; 3° les mêmes colorations liées à une gêne de la circulation cardiaque ou de la veine cave inférieure ; A" les écoulements vaginaux 5 5" les ulcérations soit simples, soit syphilitiques de la membrane muqueuse ; 6" les végétations. C'est à l'aide du spéculum seulement qu'on peut déterminer aussi le siège de la leucorrhée, et dire si elle est vulvaire, vaginale ou utérine.

Symptômes fonctionnels. Troubles de la sensibilité. Un sentiment de chaleur, qui se convertit en douleur vive, lorsque le vagin reçoit le doigt ou le pénis, est un symptôme fréquent de son inflammation aiguë. L'introduction du spéculum, contre indiquée en pareille circonstance, produit les mêmes effets. Les douleurs continues peuvent tenir également à une dégénérescence cancéreuse des parois du vagin, à une maladie de l'utérus, à un simple déplacement de cet organe.

Écoulement vaginal. On ne peut plus, aujourd'hui, asseoir le diagnostic sur le seul fait de la présence d'un écoulement. Il faut s'assurer, par l'emploi du spéculum, que le flux pathologique a son siège sur la vulve, le vagin ou l'utérus, et constater l'état anatomique de ces parties. On ne peut tirer aucun signe diagnostique essentiel de la quantité ni de la qualité du liquide leucorrhéique. Voici

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