STÉRILITÉ
que nous venons de nommer. Quelques auteurs considèrent le dérangement des règles comme une cause fréquente de la stérilité, tandis qu'il n'est, comme celle-ci, qu'un effet d'une affection de l'utérus, de ses annexes, ou d'une maladie générale.
La stérilité est parfois le signe de l'étroitesse du vagin "^'""^ maladie
, du vagin
OU de 1 imperméabilité complète de ce conduit, de la per- ou de la vuivo ; sistance de l'hymen qui, en s'opposantà l'introduction de la verge, empêche le sperme d'arriver jusqu'au col de l'utérus. La stérilité pourrait être le signe d'une adhésion presque complète des grandes lèvres ou de la vulve.
Il n'est pas douteux qu'en dehors de ces maladies parfaitement caractérisées, l'infécondité ne puisse aussi tenir à la froideur, à l'aversion de la femme pour les plaisirs vénériens. Quelquefois l'imprégnation, qui ne peut avoir lieu pour un de ces motifs, s'effectue au contraire trèsrapidement lorsque les désirs de la femme sont satisfaits.
On a fait jouer dans ces derniers temps un rôle essentiel au clitoris dans l'acte de la fécondation. L'absence ou l'atrophie de cet organe pourrait être une cause de stérilité. Cette opinion est loin d'être prouvée.
On doit souvent chercher dans les organes autres que d'une névrose; ceux de la génération la cause de la stérilité. Les névroses générales, telles que l'hystérie, la catalepsie, loin de favoriser l'imprégnation, comme on le répète trop généralement, l'empêchent toujours et rendent les femmes infécondes.
Enfin la stérilité est le signe d'un grand nombre de d'une maladie maladies organiques dont les symptômes sont encore di^iiX^ue. latents ou déjà manifestes. Combien de femmes, dont la constitution est altérée par la tuberculisation pulmonaire, sont condamnées à la stérilité! Chez d'autres c'est le vice
762 SYMPTOMES GENITAUX.
syphilitique, la scrofule, le rachitisme qui produisent le même effet.
Symptômes liiés IV. ^ymptômciii tirés dcs altcralions de la sé-
des altérations ^rétion dc la membrane muqueuse utérine.
de lâ sécrétion
utérine. Écoulement utérin; leucorrhée utérine. Gomme toutes les autres membranes, celle de l'utérus sécrète un mucus dont la quantité et la qualité s'altèrent, sous l'influence de maladies locales et générales. 11 en résulte des hypercrinies, c'est-à-dire des écoulements de matière liquide, et plus rarement une exhalation de gaz qui reste emprisonné dans la cavité utérine.
Des écoulements i\ est impossiblo de reconnaître le siège et la cause de ces flux anormaux, sans le secours du spéculum. Dans quelques cas il est utile de pratiquer avec précaution le cathétérisme utérin, afin de s'assurer qu'il n'existe aucune production anormale, soit dans le col, soit dans la cavité de la matrice. Nous n'avons pas le dessein de présenter l'histoire des leucorrhées, mais seulement d'indiquer les maladies dont elles sont le symptôme.
Trois espèces de Au point de vuc de la séméiologie, il importe de disieucorrhees. ^^j^gygj^. ^pQjg espèccs de Icucorrhécs : une symptomatique d'une maladie de l'utérus, une idiopathique et une sympathique. Les caractères qu'on a voulu tirer de la quantité et de la nature de l'écoulement n'ont aucune valeur.
On désigne sous le nom de leucorrhée, de flueurs ou de fleurs blanches (Xsuxo;, blanc, et psw, je coule, écoulement blanc), tout écoulement muqueux, séreux ou mucoso-purulent qui a lieu par les parties génitales de la femme. Il reste à déterminer, à l'aide de l'examen direct et de quelques symptômes locaux physiques et fonctionnels, si l'écoulement est urétral, vulvaire, vaginal ou Utérin, car la leucorrhée elle-même ne peut indiquer
LEUCORRHÉE.
Torgane qui en est le siège. Il est également impossible de distinguer, au moyen du liquide pathologique fourni par les organes génitaux, la leucorrhée syphiHtique d'avec la leucorrhée non spécifique ; l'inoculation même , qui a été, avec juste raison, frappée de réprobation dans ces derniers temps, ne suffirait pas pour éclairer complètement le diagnostic.
Nature du liquide. Quelquefois le liquide qui s'écoule Nature p&T la vulve est un mucus transparent, albumineux, épais, '^^^jîcou'iè^nu* ' tout à fait semblable à celui qui lubrifie la membrane, muqueux; dans l'état naturel : seulement ses quantités sont augmentées. Dans d'autres cas plus nombreux, le liquide est mu- muqueux coso-purulent. Il est formé par un liquide épais, blanc, ^' purulents; jaune soufré ou verdâtre, suivant les proportions de pus ; quelquefois il est blanc, séreux et fluide comme du lait; il laisse sur le linge des taches blanches ou jaunâtres, et quand il est desséché une poussière de même couleur. Le pus, l'épithélium, les globules de graisse, la mucosine et la sérosité en sont les éléments. Il s'y ajoute des globules rouges et de la fibrine quand la leucorrhée est san- sanguinolents, guinolente.
Si la présence d'un liquide clair, épais, transparent, pareil à du blanc d'œuf cru, est ordinairement le signe de la leucorrhée utérine, si l'écoulement d'un liquide lactescent, séreux et fluide, est le signe de la leucorrhée vaginale, il ne faut pas cependant s'en tenir exclusivement à ces symptômes. Les liquides qui s'écoulent par le vagin rapportent souvent une matière rougeâtre, cérèbriforme, des concrétions fibrineuses ou enfin des caillots sanguins qui attestent l'existence d'une aifeciion cancéreuse, d'un polype ou d'une dégénérescence de l'organe.
On doit distinguer d'avec la leucorrhée l'écoulement sont distincts
Quanlilé du
liquide qui s'écoule.
de l'hypercrinie muqueux, vulvaire, parfois très-abondant qui a lieu chez mucipares"'de la l^s femmes lascives au moment du coït, avant l'acte vénévuive, rien ou parla seule excitation des parties génitales, chez les sujets adonnés à la masturbation. Il constitue alors une espèce de pollution qu'on a voulu considérer comme représentant, chez la femme, les pertes séminales chez l'homme.
Parfois la quantité du liquide leucorrhéique s'écarte, à peine, de ce qu'elle est dans l'état normal; les malades ne s'en aperçoivent pas. Chez d'autres elle est telle que le linge de corps en est souillé et que les sujets sont obligés de prendre des précautions, pour s'en garantir. Du reste, la quantité de matière varie à chaque instant : ordinairement elle augmente aux approches des règles et après qu'elles ont cessé; la position verticale, les relations sexuelles, la marche, produisent le même effet.
La consistance du liquide est variable, quelquefois très-grande. Il s'échappe des parties un flocon, un paquet de mucus, semblable à un morceau de gelée transparente. Il indique assez bien une irritation sécrétoire du col utérin, quelle qu'en soit la cause. Les flueurs blanches, séreuses, souvent tachées de sang, annoncent, en général, une affection de l'utérus (granulation, ulcération simple ou de mauvaise nature).
L'odeur fade , nauséabonde ou fétide des flueurs blanches ne peut servir de signe, dans les maladies de l'utérus. Rappelons, en passant, que l'odeur spéciale des lochies, et de tous les écoulements qui sont sous la dépendance d'un avortement ou de l'accouchement, est si caractéristique qu'elle peut servir de signe pathognomonique.
La nature de la matière leucorrhéique ne peut con-
Coiiflslance.
Odeur.
LEUCORRHÉE, 76B
duire à aucune notion diagnostique positive ; il ne faut donc qu'en tenir un compte médiocre, et procéder, immédiatement, à l'exploration directe des organes génitaux. On est parfois contraint de s'en contenter lorsque la malade refuse positivement de se soumettre à un examen de ce genre. 11 est préférable, dans l'intérêt de la malade et de sa propre réputation, de se refuser à diriger un traitement, fait alors, à l'aventure, et presque toujours inutile, sinon dangereux.
La première idée que doit faire naître dans l'esprit du séméioiique. praticien la leucorrhée, c'est qu'il existe une affection i^^opTih'iqttutérine; cependant il faut se rappeler qu'un très-grand nombre de causes peuvent aussi les provoquer, en dehors de tout état pathologique de cet organe. Nous ne voulons pas retracer l'étiologie delà leucorrhée, qu'il nous suffise de dire que le tempérament lympathique, les faibles constitutions, les pays humides et froids, une mauvaise alimentation, la masturbation, les excitations vénériennes portées à l'excès, la première menstruation, etc., etc., donnent lieu à de fréquentes leucorrhées.
A côté de ces leucorrhées idiopathiques, se placent sympathique; celles qui sont sous la dépendance manifeste d'une maladie autre que celle de l'utérus. Le plus ordinairement ces maladies sont du nombre des lésions qui portent atteinte à toute la constitution et l'affaibhssent. Les unes sont locales, comme la phthisie, le cancer gastrique, la diarrhée, la gastralgie, les affections du cœur, etc. ; les autres générales, comme la chloro-anémie, la scrofule, le diabète, l'albuminurie, etc. Nous citerons encore les névroses, l'hystérie, l'hypocondrie, simple ou hypo- ^ condriaque.
La leucorrhée est le symptôme fréquent de toutes les
symplomalique;
SYMPTOMES GENITAUX.
Hydrométrie.
d'une maladie de maladies de l'utérus, sans exception, depuis le simple l'uiérus. catari'he utérin, espèce d'hypercrinie de la membrane muqueuse, jusqu'aux maladies les plus diverses, telles que la métrite, les dégénérescences, les corps fibreux, les polypes, les aflections de l'ovaire. Les flux mucosopurulents provoqués par ces différentes causes ont pour caractère une durée assez longue ; elles varient, en quantité et en nature, suivant les phases de la maladie, et vont en augmentant d'intensité si l'on n'y oppose pas une médication énergique.
Dans des circonstances très-rares et encore mal déterminées, l'utérus se développe sous l'influence d'une sécrétion séreuse ou muqueuse, qui s'établit sur sa face interne et dont le produit liquide s'accumule dans sa cavité. L'écoulement d'une grande quantité de sérosité en dehors de toute grossesse peut faire croire entièrement au développement d'un fœtus {fnjdrométrie).
Dans la physométrie ou pneumatose utérine, des gaz se forment dans la cavité de la matrice et en sont expulsés, avec bruit, par le vagin.
De la grossesse. L'état auquel on donne le nom de grossesse rentre dans l'étude des faits d'ordre anatomique et physiologique. Il n'exige l'intervention du médecin que dans les cas où il dévie de son type normal et dans le travail terminal de la parturition. Nous n'avons pas à nous en occuper, non plus que de l'allaitement maternel, etc.
Symptômes fonriiis par Vapparcll de la lactation, Indépcnflammcut de Tétat puerpéral. Les
seuls sur lesquels nous devons porter notre attention, proviennent de l'influence sympathique que l'utérus et ses annexes exercent sur la fonction des glandes mammaires,
Pneumatose utérine.
Symptômes fournis par rappareil de la lactation.