‹ Traité de pathologie générale (volume 2)Chapitre 186 sur 232 · IMMUNITÉ · texte numérisé non relu

IMMUNITÉ

Cette immunité est en opposition flagrante avec la loi fatale qui nous condamne à finir comme tous les autres êtres; aussi la résistance à cette loi est-elle toujours temporaire. Le sujet qui a échappé, pendant cinquante ans à des maladies nombreuses et redoutables, est enlevé souvent par une cause légère. On conçoit qu'il ne sau- euc dépend rait en être autrement ; car si la résistance vitale est une vitale, force salutaire et dont on ne saurait nier l'intervention, il faut cependant, qu'à un moment donné, elle cède à, la loi plus puissante et non moins nécessaire de la destruction successive de tous les êtres. On doit donc considérer Elle finit toujours l'immunité comme une émanation directe delà résistance loTpiut'^puLTnie

vitale, mais qui a ses limites, tantôt éloignées, tantôt rapprochées de la naissance.

Faisons aussi remarquer qu'elle ne s'exerce pas indifféremment sur toutes les maladies ; il est rare, par exemple, qu'on ne contracte pas la variole et les autres exanthèmes. Tel qui traverse, sans en être atteint, une ou deux épidémies, succombe à une maladie spoi-adique de faible intensité. L'état sans cesse changeant de la matière et des forces qui, par leur union, constituent le corps humain, l'expose à des variations semblables de la part de la résistance vitale et de la matière. Il suffit d'un instant très-court où la constitution est affaiblie pour qu'elle devienne vulnérable à l'action des causes morbifiqnes.

En résumé, l'immunité et l'aptitude morbides ne sont pas des qualités particulières du corps, c'est-à-dire des propriétés distinctes. Elles résultent du consensus et de la loi de solidarité des propriétés vitales ; elles sont inhérentes à la vie, et nous ne saurions aller au delà dç cette idée.

(àvayx-Ji, la nécessité).

Résumé.

IP Ordre. Causes somatiques fonctionnelles.

Causes Bomuliques funclionuclles.

Des modificateurs dynamiques cl statiques.

Hiérarchie

pathogéniquo des ronctioDS.

Classification des

causes somatiques fonctionnelles.

Idées générales sur V action de ces causes. Nous avons examiné plus particulièrement, jusqu'ici, les qualités plastiques du corps humain considéré comme support de la maladie ; nous avons cherché à découvrir, dans ces qualités inhérentes à la substance organisée, les causes pathogéniques. ÎSous devons maintenant nous demander si les organes et appareils ne peuvent pas, à leur tour, lorsqu'ils fonctionnent, lorsqu'ils sont animés par les forces générales ou spéciales, engendrer la maladie. On appelle en hygiène, modificateurs fonctionnels ou dynamiques^ les influences exercées par les diverses fonctions, et modificateurs statiques, les différentes conditions corporelles que nous avons passées en revue, telles que l'âge, le tempérament, le sexe, l'hérédité, etc. 11 est à peine nécessaire de faire remarquer le vice de ces dénominations ; tout le monde comprendra que l'âge, le tempérament, etc., ne sont pas des modificateurs inertes, statiques , mais, au contraire, qu'ils agissent dans la production des maladies, par l'activité plus ou moins grande qu'acquièrent alors certaines fonctions, et par la prédominance de certains organes ou de certains fluides, etc. Cependant cette classification, tout arbitraire qu'elle est, l'emporte sur toutes les autres, et nous l'adoptons, faute d'une meilleure.

Divisions. Nous étudierons l'influence des fonctions suivant l'importance de leur rôle pathogénique. Nous les placerons dans l'ordre suivant : I. facultés intellectuelles; II. sensorielles et sensations; III. motrices et mouvement; IV. fonctions génitales chez la femme et

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