‹ Traité de pathologie générale (volume 2)Chapitre 185 sur 232 · PATHOLOGIQUES · texte numérisé non relu

PATHOLOGIQUES

Il ne nous reste plus, pour achever de faire connaître De rimmuniio toutes les dispositions somatiques qui préparent et amè- ^ l'apiuu.ii!

^ T. 1 r r pathologiques.

nent la maladie, qu'à décrire ce qu'on appelle la susceplibilité morbide. C'est elle qui donne à certains individus une fâcheuse, aptitude à gagner les maladies intercurrentes ou même épidémiques. En effet, il n'est pas rare d'observer des sujets qui contractent presque infailliblement toutes les maladies auxquels ils sont successivement exposés. Souvent il est impossible de trouver la cause de cette disposition ; mais quelquefois aussi, on peut en accuser la faiblesse de la constitution et surtout les prédispositions apportées par l'âge, le sexe, le tempérament, la prédominance organique , la race , les idiosyncrasies avec lesquels se confond entièrement cette susceptibilité. Ainsi s'explique la fréquence des affections nerveuses à l'époque de la puberté, des convulsions dans l'enfance, des pneumonies et des catarrhes bronchiques chez les vieillards, etc. Nous avons montré que le déni. 55

Elle lient aux

prédispositions

soit innées, soit acquises.

De l'immunité.

Influence (le riiabitudc.

1,'immunilé est temporaire.

veloppement de telle ou telle maladie tenait, en grande partie, aux lois du développement organique et à l'intensité fonctionnelle de certains appareils-, nous n'avons pas à revenir sur ces conditions statiques du corps humain ; du reste, elles ne suffisent pas pour nous rendre compte de l'aptitude à contracter la maladie, que présentent certains sujets placés exactement dans les mômes conditions somatiques apparentes que ceux qui échappent à l'action morbifique. Personne ne saurait indiquer la cause de cette différence, mais elle est réelle et démontrée par l'existence d'une autre propriété toute différente qu'on a appelée l' immunité ou la résistance aux causes morbifiques, dont quelques personnes ont le privilège.

L'immunité pathologique est, en quelque sorte, une qualité heureuse, inhérente à la constitution, qui peut avoir été transmise par voie d'hérédité ou être acquise. On voit des hommes échapper, jusqu'à leur mort, aux maladies contagieuses, telles que la variole, la rougeole, la scarlatine , aux affections épidémiques régnantes (fièvres typhoïdes, grippe, coqueluche), et môme à ces terribles fléaux qui ne respectent personne, comme la peste, le choléra, la fièvre jaune, le typhus, la dysenterie. L'immunité dont nous parlons peut aussi s'acquérir lorsque le sujet est incessamment exposé aux coups des affections épidémiques, endémiques ou autres, comme les médecins, les personnes qui prodiguent leurs soins aux malades et les habitants des lieux où régnent des affections endémiques (la peste, la fièvre jaune, les fièvres intermittentes). Dans tous ces cas, VhabUude diminue la fâcheuse susceptibilité inhérente à chaque organisme et apportée au moment de la naissance.

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