I. Action pathogénioue des fonctions cérébrales
Il nous serait impossible de traiter dans tous ses détails i° AcUon un sujet si vaste et qui a tant occupé les hygiologues. SefroSons" Nous voulons seulement indiquer les traits principaux cérébrales, qui caractérisent l'influence funeste exercée par le système nerveux. Nous éviterons les lieux communs qui n'ont pas éclairé beaucoup l'étiologie, et nous nous bornerons à choisir quelques exemples propres à faire ressortir le véritable rôle de ces modificateurs, dans la production des maladies.
Presque toutes les causes que nous allons passer en Eiie s'exerce
. . V • presque toujours
revue, comme les émotions morales, les passions, 1 imi- surie tation, le chagrin, agissent sur le système nerveux lui- ^^^[^1"^"/^^!^'^"* même et y développent la maladie ; mais il n'est pas rare
qu'elles portent leur action sur d'autres organes et surtout sur ceux de la vie de nutrition.
Elle succède U n second fait assez général est la promptitude avec rapidement gg troublent les fouctions du système nerveux
cause morbide, lorsqu'elles s'écartont, même à un faible degré, du type physiologique. La maladie, avec tout son cortège de symptômes, succède immédiatement à la suractivité fonctionnelle. La crainte, le chagrin, une émotion vive de plaisir, sont souvent suivis de folie, d'hystérie, de chorée, etc. Il faut que le médecin n'oublie jamais que pour un organe aussi délicat que l'est le système nerveux, il suflit d'une cause très-légère pour amener des effets considérables et, hors de toute proportion, avec l'intensité de la cause. On peut, en jetant les yeux sur la pathologie mentale, se convaiiîcre de la vérité de cette proposition qui comprend l'étiologie tout entière des affections nerveuses. Quelquefois Les modifications que les facultés de l'intelligence suwtie action bissent, sous l'influence d'une mauvaise éducation, des
est plus Icnlc, '
mais non moins émotious uiorales prolougécs et des passions de tout genre, donnent lieu à des maladies telles que, la manie, la mélancolie, la monomanie homicide. Celles-ci se montrent souvent à une époque fort éloignée de celle où ont agi les ■causes dites morales. C'est ainsi qu'on voit tous les jours les premières impressions de l'enfance se traduire, vers l'âge de la puberté, par une névrose du sentiment ou du mouvement, plus tard encore par la folie, l'imbécillité, etc. Il faut une grande attention pour remonter à des causes souvent très-anciennes et dont rien auparavant ne pouvait faire soupçonner l'existence.
Elle produit T^6S maladies provoquées par le trouble des facultés
des maladies tr6g- intellectuelles, morales et affectives, qui ont leur siéL'e
différentes . .
par leur nature, dans le systèuie nerveux cérébro-spinal, sont dénature
FACULTÉS IINTELLECTUELLES. 871
différente : les unes constituées par une névrose, les autres mais qui affectent par une lésion matérielle. Parmi les névroses cérébrales, sys^-^me les plus communes sont toutes les formes de l'aliénation mentale. Les auteurs qui les ont étudiées, d'une manière spéciale, n'ont trouvé aucun rapport exact entre la cause et la nature de l'affection. L'ambition, le goût effréné du luxe ou de la spéculation, peuvent produire presque indifféremment la manie, la folie furieuse, la nosomanie, la paralysie générale, une lésion de la parole, ou bien, au lieu d'une névrose, une hémorrhagie cérébrale, une encéphalite diffuse ou des attaques répétées d'une simple hyperémie encéphalique.
Après les maladies da cerveau, celles qui sont le plus eiic détermine
des tiôvrosGS
fréquemment produites par le trouble des facultés de des organes l'intelligence sont les névroses des organes du sentiment <iu mouvement
„ ,. 1,, , . 1, , et du sentiment;
et du mouvement. Personne n ignore que 1 hystérie, 1 épilepsie, les névralgies, les mouvements convulsifs, la chorée, les tics indolents de la face, du cou, des membres , apparaissent souvent, pour la première fois, après qu'une terreur subite, un chagrin prolongé, l'imitation, ont agi sur les individus. Les névroses du trisplanchnique ou des névroses nesont pas moins favorisées par l'action des mêmes causes. ^[^^'^
^ ^ sjmpatbique.
Ainsi, tandis que l'amour contrarié, la jalousie ou des chagrins domestiques, produisent chez une femme la folie, l'hystérie, une apoplexie cérébrale, ils deviennent chez une autre la cause excitante d'une gastralgie, d'un spasme œsophagien, sans qu'on puisse toujours trouver la raison de ces différences, soit dans la constitution, soit dans d'autres conditions somatiques.
On conçoit plus difficilement que les émotions de 1' ame, Elles peuvent les travaux de l'esprit, les passions, puissent faire naître ''""j^^e^iù^J'""* des maladies organiques. Cependant ces influences patho-
géniques sont positivement démontrées par un grand nombre de maladies du cœur, de l'estomac, du foie qui se sont ainsi développées. Pour en citer encore d'autres exemples remarquables, nous rappellerons que l'ictère, presque toujours lié, en pareil cas, à une congestion hépatique, se manifeste souvent sous l'empire d'un chagrin, d'une contrariété, d'une vive frayeur; qu'une émotion morale
des maïa.iios suffit pour déterminer la rupture d'un anévrisme du du cœur cœur OU d'uu gros vaisseau ; qu'une contention d'esprit
*^^rgailiqucs°"* forte et prolongée, après avoir causé d'abord des troubles nerveux dans l'estomac, et avoir altéré ses sécrétions ainsi que celles de l'intestin, finit par léser leur structure et par amener le développement d'un cancer. Chez d'autres, les mêmes modificateurs fonctionnels, en gênant la circulation , accumulent le sang dans les viscères, préparent la formation d'une hypertrophie cardiaque , et si cette stase a lieu dans le poumon, la phlegmasie pulmonaire. N'acceptons pas sans réserve l'action pathogénique du système nerveux, qu'on a un peu exagérée dans ces derniers temps, mais qui n'en est pas moins réel même sur le développement des maladies organiques.
Il fauiadmciire Nous voulous bien croiro que l'innervation cérébro-
l'inlervention . , , , , , , i • i .
d'uneauirecause. spuialo ne peut se troublor sans qu aussitôt la circulation capillaire et la nutrition des organes sur lesquels porte ce trouble, subissent une altération analogue. Nous sommes disposé à reconnaître que la sensibilité, les sécrétions, la nutrition sont lésées de cette manière ; cependant il y a loin de là à la formation du cancer, du tubercule ou d'une hypertrophie.
Nous ignorons de quelle manière agissent les modificateurs que nous venons de passer en revue. Dire que c'est en prédisposant lentement l'organisme ou en le