IMITATION
fluence aux spectacles donnés par les nuignétiscurs et les prestidigitateurs qui font tourner des tables, évoquent des esprits ou mettent sous le couvert de la religion des apparitions miraculeuses que la raison réprouve. INous n'aurions pas parlé de ces aberrations plus ou moins intéressées de l'esprit, si elles n'avaient pas eu déjà les plus funestes conséquences pour un grand nombre de malades et n'avaient pas produit des maladies nerveuses. Les convuisionnaires de Loudun et de Saiut-Médard sont de toutes les époques ; seulement les personnages et les motifs qui les font agir sont différents. On les appelle aujourd'hui des médium, des espritslucides, des voyants, autrefois on les nommait des sorciers, des farfadets etdes magiciens.
Il n'est pas douteux que toutes les causes précédentes nésumé. ont une grande part dans la production des maladies ; mais il est dinicile d'en déterminer exao4;eraent, le degré d'influence, tant elles sont complexes. Sans parler de l'âge, du sexe, du tempérament et des états statiques acquis ou congénitaux, ne voyons-nous pas, à chaque instant, l'hérédité, l'innéité, intervenir sans qu'il soit toujours possible de dire exactement quelle part a chacune de ces unités étiologiques dans ce total qu'on appelle la maladie ?
Dans ces dernières années, les médecins, qui se livrent à l'étude de l'aliénation mentale, ont rendu un service signalé à l'étiologie, en analysant, avec une sagacité extrême, l'influence si complexe des causes morales. Ils ont appris au médecin que les troubles de l'intelligence naissent, en grand nombre, sous l'empire de ce milieu ambiant moral que forment les mauvaises passions, les instincts pervers, les exemples de dépravation, si conmuu)s dans
certaines classes de la société. Il faut donc que le praticien s'habitue à rechercher les causes morales qui ont pu agir sur le malade, avec le soin qu'il apporte dans l'investigation des causes physiques, chimiques, telluriques et autres. Les premières sont difficiles à découvrir, parce qu'on a intérêt à les dissimuler soigneusement. C'est un motif de plus pour ne pas en négliger l'étude.