MOUVEMENT
que les mouvements les plus limités exigent l'intervention d'un très-grand nombre de muscles qui entrent en contraction synergique; que l'intensité de l'innervation dépensée, pendant la contraction musculaire, est souvent très-grande et que, dans tous les cas, l'influence exercée sur la circulation capillaire et centrale est des plus marquées. L'hématose et la calorification sont aussi fortement excitées par les mouvements musculaires. On conçoit dès lors que des maladies puissent naître de l'exercice immodéré ou insuffisant de cette importante fonction.
Lorsqu'il se fait une dépense excessive des forces ils peuvent musculaires, des souffrances vives peuvent se dévelop- j-aîrophic ; per dans les masses charnues. 11 peut aussi survenir à la suite de marches forcées ou longtemps soutenues, des crampes, des douleurs spinales, peut-être même un ramollissement de la moelle, comme chez les chevaux de trait qui ont été contraints de se livrer à de violents efforts. On a considéré, dans ces derniers temps, les excès de marche, et la fatigue qui en résulte, comme une cause possible d'atrophie musculaire. La contraction incessamment répétée d'un groupe de muscles, dans l'exercice de certaines professions, produit la convulsion spasmodique des muscles de la main ou de l' avant-bras des crampes; (crampes des écrivains, des graveurs, etc.) Pourquoi ne serait-elle pas aussi la cause de la paralysie, dans des circonstances semblables ?
Ne faut-il pas attribuer également à une atteinte profonde, subie à la fois par l'innervation et la musculation, les hémorrhagies, la prostration extrême et le charbon qu'on voit paraître sur les animaux qui ont été surmenés? Il faut, sans hésiter, rapporter à une cause du même
des paralysich
Inactivité des muscles
genre, la complication ataxo-adynamique, la fréquence des héniorrhagies et des dysenteries qu'on observe si souvent, cliez les soldats qui ont été soumis à des marches forcées et à des fatigues extrêmes.
Par contre, l'inactivité du système musculaire engendre d'autres maladies. Il est probable que les muscles sans cesse au repos, et qui languissent pendant que le cerveau est surexcité, comme chez les gens de lettres et les hommes adonnés aux travaux de cabinet, etc., deviennent très-accessibles à l'action du froid et de toutes les causes qui développent le rhumatisme musculaire, la névralgie et l'atrophie. Nous signalerons aussi l'influence plus éloignée, mais non moins certaine, que le repos des muscles ne manque pas d'exercer sur la digestion, la sécrétion hépatique et la contraction du gros Son innuence intestin. De là proviennent les accidents de dyspepsie, sur les névroses, gastralgie, d'hypocoudrie, les ictères, la constipation, la spermatorrhée, qu'on remarque si souvent dans les conditions pathologiques indiquées précédemment. Celle de reiTort. Sous l'empire de la contraction violente ou souvent répétée d'une grande partie de l'appareil musculaire, la circulation cardiaque et pulmonaire peut être gênée, comme on le voit pendant l'effort. 11 peut en résulter une hypertrophie cardiaque, des hémoptysies, de fréquentes congestions céi'ébrales et même une attaque d'apoplexie. Il faut admettre alors qu'il existe une forte prédisposition.
lY. Action PATHOGÉNIQUE DES FONCTIONS GÉNITALES CHEZ l'homme et LA FEMME.
4° Action
patiiogénique Oiî ne doit pas hésiter à reconnaître, quelque pénible
des fonctions . .11.
génitales. Que soit Cet avœu pour 1 orgueil humain , qu'après les