ENDÉMIE ET MALADIES ENDÉMIQUES
Gaulémic (de âv, dans, oî^pc:, peuple, c'est-à-dire prenant naissance dans le peuple, par opposition avec épidé- , , . mie, qui représente une maladie venue de loin et régnant parmi le peuple), L'expression d'endémie, vague et in- nénnition. certaine comme l'idée qu'elle doit rendre, sert à désigner une influence cosmique inconnue, limitée à une contrée plus ou moins restreinte, s'y faisant sentir d'une façon permanente ou périodique et y produisant des maladies toujours semblables à elles-mêmes.
F.ndémio et maladies
CAUSES COSMlOljES.
Différence en Ire l'endémie et l'épidémie.
Caractère de l'endémie.
Ignorance complète de la cause.
Nous ne ferons que rappeler les principaux traits qui séparent l'endémie de l'épidémie. (Voyez ce dernier mot.) La cause des maladies épidémiques réside dans l'air et tient à des modifications inconnues de ce fluide ; elle se propage au loin. Au contraire, les causes de l'endémie communes à toute une contrée ou circonscrites dans une étroite localité, paraissent dépendre de la nature du terrain, de sa constitution géologique, de l'exposition et de l'altitude des lieux, enfin de la qualité des eaux. Galien fait remarquer , avec juste raison , qu'Hippocrate ne traite, dans son livre De Vaii\ des lieux et des eaux, que des maladies endémiques qui ne sont connues que des habitants de certaines localités.
Caractère des maladies endémiques . Quoique assez semblables par leur origine et un certain nombre de caractères communs, les endémiques diffèrent entre eux par des traits essentiels. Faisons connaître les uns et les autres.
La cause des maladies endémiques est ignorée, et ce caractère, quoique négatif, est d'une grande importance. En eflet, si l'action d'un des agents cosmiques tel que le froid, l'humidité, la chaleur, l'usage d'un aliment ou d'une boisson, était la cause connue et bien démontrée de la maladie endémique, celle-ci devrait cesser de porter ce nom. L'ergotisme gangréneux, le scorbut, la pneumonie, ne sont pas des maladies endémiques. On peut objecter que la cause des fièvres intermittentes réside dans les marais et qu'on n'efface pas cependant cette fièvre du nombre des endémies. Il est facile de répondre que malgré les analyses chimiques de tout genre, on ne sait pas encore quelle est la cause de l'intoxication paludéenne, et que par conséquent les maladies des marais méritent encore de conserver leur qualification d'endé-
ENDÉMIE. 977
miques. Qu'on ne se méprenne pas sur notre pensée. Nous sommes convaincu que la cause des maladies endémiques consistedans un trouble des propriétés physico -chimiques et des forces du cosmos ou des influences sidérales ; mais nous en sommes encore à l'hypothèse. JNous reviendrons sur ce sujet.
Un excellent caractère de l'endémie est sa déUmita- Locaiisation.i tion plus ou moins étendue. Tantôt c'est sur le versant ^°vadàb"e."° d'une montagne (exemple, les verugas), à l'est ou à l'ouest exclusivement, tantôt dans une ville (le bouton d'Alep, de Biskara, le Scherlievo), ou sur un espace plus considérable ([ue la maladie endémique a établi son domicile. La plique polonaise, le goitre et le crétinisme ont un domaine plus vaste ; ils comprennent un trèsgrand nombre de régions différentes, au milieu d'un vaste pays. Quelques-unes, comme la fièvre jaune, en la supposant non contagieuse, régnent sur une vaste contrée qui s'étend de Québec, au nord {liS" latit. boréale), jusqu'au Brésil (27" latit. austr.). La pellagre est plus particulièrement située entre les Zi2* et le Zi6* degré (lat. bor.) ; le béribéri entre le 16 et le 20' (lat. nord). On voit surle-champ combien est variable le domaine de chaque endémie; la plupart d'entre elles sont disséminées sur la Disséminaiiou. surface du globe, en un très-grand nombre de lieux différents. Sans parler des fièvres intermittentes, nous citerons le goitre et le crétinisme.
On a voulu partager les endémies en deux classes, suivant qu'on les rencontre dans tous les climats et sous toutes les températures, ou qu'elles restent emprisonnées dans certains lieux. Cette division manque d'exactitude, peu d-endémies On a retrouvé dans l'Inde et au Mexique le goitre et le exaciemem
^ . localisées
crétinisme; quanta la plique polonaise ou radesyge, au en un pays.
spédalskhed et à tant d'autres maladies, on ile peut pââ affirmer qu'elles appartiennent exclusivement à l'Europê. On ne peut pas nier qu'il existe des endémies; mais il est très-rare qu'elles ne se montrent que dans un seul lieu. En effet, les influences telliiriques, auxquelles paraît se rattacher leur développement, doivent se reproduire exactement les mêmes dans des pays fort éloignés les uns des autres. On ne doit donc pas être surpris de rencontrer sous des latitudes très-différentes des endémies semblables modifiées seulement par les races et les lieux. 11 n'y a rien Peut-ou établir quelqucs lois générales sur la nature, ''^ iTs'maïadier'^^ symptômes, la duréo et la gravité des endémies? Il endémiques, n'cxistc. entre oUcs d'autre affinité que le nom destiné à désigner la cause inconnue d'un grand nombre de maladies locales; or ce mot endémie ne peut servir ni à rapprocher ni à faire connaître des états morbides qui n'ont pas le moindre rapport. Que peut-il y avoir de commun entre le crétinisme, la pellagre et la fièvre intermittente, d'une part la suette, le béribéri, le pian, le filaire de Médine, d'une autre part? Cessons donc de chercher des points de contact qui ne sauraient exister, et bornons-nous à rapprocher les unes des autres les diverses espèces d'endémies.
Des maladies Détermination des endémies. Commençons d'abord par qui doivent restituer aux maladies sporadiques, accidentellesetautres,
censerver le nom i i ' •>
d'endémiques, des allcctions qu'ou s'étoune de trouver réunies aux endémiques.
En exclure Est-il naturel, par exemple, de maintenir parmi les en-
les maladies i f • i i t • , .
parasitaires, utiuitb des maladies uniquement produites par la pénétration dans le corps de l'homme d'un animal qui vit dans certains parages, tel que le filaire de Médine (dragonneau, ou ver de Guinée) (Egypte, Abyssinie, Guinée), le distome
KN DEMIE.
haematobilim (Égypte), la chique de la (ruyane {piilex penelrans) , la tarentule, et nous en dirons autant du ténia botriocéphale qui est surtout fréquent en Suisse, en Belgique, en Russie, en Suède, tandis que le ténia soliuui, est plus commun en France, en Hollande, en Allemagne, en Angleterre et en Italie ; et encore combien ne trouvet-on pas d'exceptions à la règle posée I
Nous n'irons pas comprendre non plus , parmi les endémies , les aflections pédiculaires et celles de la peau, entretenues par la n)alpropreté , et qui se perpétuent parmi lesjuils de certains pays. Suivaut plusieurs médecins, la plique, si fréquente en Pologne, en Lithuanie, en Transylvanie, etc., serait une maladie de ce genre. 11 n'y a pas longtemps qu'on regardait aussi la gale comme endémique dans plusieurs contrées.
Nous ferons remarquer aussi que l'on ne peut pas non plus faire figurer parmi les maladies endémiques le ginklose, espèce de tétanos d'Islande, le trismus des négrillons, la diphthérite, la dysenterie, le diabète, la rage, le spleen et tant d'autres dont l'énumération serait stérile.
Il faut avoir soin d'éloigner aussi du nombre des endémies, des maladies qui se transmettent par hérédité et (jui souvent ne paraissent endémiques que parce qu'elles restent confinées dans une sorte de petit foyer sans cesse renouvelé. Telles sont la phthisie pulmonaire, la scrofule, le rachitisme, auxquels on n'a pas craint de joindre des maladies contagieuses, telles que la pustule maligne ou dénature très-diverse, connue l'hydropisie, le scorbut, la dysenterie, etc., etc.
Maladies qui doivetil être considérées comme endémiques. Il est impossible de songer à classer ces mala-
Maladieg héréditaires.
Maladies réellement endémiques.
dies : on peut les rapprocher sans prétendre à la moindre disposition méthodique. On est si peu d'accord sur le nombre des maladies endémiques que chacun y place ou en éloigne certaines entités pathologiques , sans aucune raison péremptoire.
Endémieslimilées ^° Maladies endémiques proprement dites. Un premier eipermanenies. gfoupe ost formé des endémies, qui occupent toujours le même lieu, depuis un temps immémorial et n'en sortent point. L'incertitude la plus grande règne au sujet de quelques-unes qui sont considérées comme héréditaires ; tels seraient : le sibbens ou sirvéns d'Ecosse -, le radesyge ou le spedalskhed en Suède et Norwége ; le scherlievo sur les côtes de l'Adriatique ; le bouton du Ziban en Afrique -, d'Alep en Syrie, les hydatides du foie en Islande, etc., etc. Parlons d'abord des maladies endémiques, quin'oifrent que peu de variations dans la forme, l'intensité, et ne se transmettent point par contagion. Maladies Nous mottous en première ligne : 1° les fièvres paluendémiques dcemies de tous les types, les maladies viscérales et les
permanentes. . ^ . . , . ,
altérations des liquides qui leur sont consécutives ; — 2° le fjoîlre et le crètinisme, qui se trouvent dans les pays de montagnes ci 'es gorges profondes humides, abritées du soleil; — 3* la pellagre., commune en Lombardie, dans les Asturies et même en France (Landes). — !\° Nous y joindrons les maladies suivantes sur la cause desquelles on manque de renseignements précis : a, Xèlèphantiasis des Arabes en Egypte, aux Barbades dont il a pris le nom (maladie des Barbades) , et dans un grand nombre de contrées ; — la lèpre ou éléphantiasis des Grecs qui a fait tant de ravages dans le moyen-âge et qui avait alors un caractère contagieux ; — un grand nombre de maladies de la peau, telles que : d, le sibbens (Ecosse) ; e, le
liiNDÉVUE.
radesyge , le spedalskhed (Norwége, Suède) ; f, le scherlievo (bords de l'Adriatique) ; g, la facaldine (Bellune); le pian (côte occidentale du Brésil) (syphilis) (?) ; h, \apinlo à Mexico (vitiligo?) ; /, la plaie de l'Yémen; j, le boulon d'Alep; k, le bouton de Biskara (Algérie); l, le béribéri, etc. , etc. Si nous voulions énumérer encore toutes les aflections de la peau qu'on a regardées comme endémiques et qui sont, en effet, souvent localisées et liées à des causes circonscrites , nous tracerions un tableau dénué de tout intérêt.
On peut placer dans cette première division les maladies vermineuses constituées par la présence des lombrics, des oxyures, du ténia, des liydatides, du dragonneau, etc. Nous nous sommes expliqué sur ce sujet. Bien que la cause de ces maladies produites par des parasites décrits par les naturalistes soit encore ignorée, il n'est pas douteux que c'est la transmission des germes qu'on doit en accuser. Il y a donc là quelque chose de commun à la génération de tous les êtres vivants. Toutefois nous comprenons qu'en raison même de l'incertitude qui couvre encore le mode de développement de ces êtres, et surtout de leur fréquence plus grande dans certaines contrées, on continue à placer parmi les endémies les affections vermineuses.
Arrêtons nous sur deux classes de maladies endémiques qui offrent pour caractère de se propager par épidémie ou par voie de contagion.
2° Maladies endèmo-épidémiques. Il n'est pas rare de rencontrer, loin de leur pays natal , des maladies qui y sévissent à différents degrés, et qui, après l'avoir abandonné, parcourent une grande partie du globe. Tel est le choléra-morbus qui , né sur les rives du Gange, asucces-
Maladies vermineuses.
Maladies endémicoépidémiqucs.
Choléra.
sivenient envahi toutes les contrées du globe, à peu d'exception près. Ce n'est fort heureusement qu'à des époques éloignées que ces maladies endémiques ajoutent à leur funeste privilège de l'endémicité celui plus terrible encore de l'épidémicité.
sueue. La suette endémique dans certaines localités. (Picardie, Oise , Seine-et-Oise) affecte souvent la forme et la marche d'une épidémie. Son intensité et son extension sont mêmes parfois si grandes, que plusieurs observateurs l'ont considérée comme contagieuse. On en a dit autant du choléra et des maladies qui, après avoir été d'abord limitées à un pays, h une ville, se sont étendues, de proche en proche, aux lieux circon voisins.
Va grand nombre Nous croyous que les maladies endémiques peuvent, de maladies g^^g pinfluence des qualités inconnues de l'air qui déter-
endémiques ^ '■ ^
peuvent devenir minent l'épidémie, revêtir cette nouvelle forme et en préepidémiques. gg^^gj. ^^yg ]gg caractères. Cependant nous n'en trouvons
pas un grand nombre d'exemples , à moins de donner le nom à' endémique à des maladies telles que le croup , le typhus , la fièvre typhoïde et les exanthèmes , dans lesquelles la contagion est évidente. Ce sujet mérite d'être étudié avec le plus grand soin.
Maladies 3» Maladies endémiques et coniaqiemn. On éprouve enei muag^uses, core plus de difficultés pour caractériser les maladies qui possèdent la propriété de naître par endémie et de se propager par contagion. Cependant les discussions scientifiques qui se sont élevées sur ce point permettent de croire que deux maladies, la peste et la fièvre jaune, doivent être rapportées à cette double origine. Elles se manifestent presque toujours dans les mêmes lieux d'abord , la peste en Egypte ou en Syrie , la fièvre jaune sur le littoral du golfe du Mexique , aux Antilles et à l'em-
ENDÉMIE. \m
bouchure du Mississipi. De là elles se propagent par contagion, suivant les uns, d'épidémie, suivant d'autres, à une grande étendue de pays voisins , sans dépasser toutefois des limites qui restent à peu près les mêmes.
C'est surtout au sujet de ces maladies que se sont engagées de longues discussions pour savoir si la maladie est endémique ou contagieuse. Beaucoup d'observateurs qui ont nié la contagion, de la manière la plus péremptoire. et tout rapporté aux causes morbifiques locales, particulièrement aux effluves qui s'échappent, à l'embouchure des grands cours d'eau, toujours chargés de matières végétales et animales en fermentation. Ils se sont appuyés sur un fait incontestable, sur le développement dans les mêmes lieux, à des époques différentes ou peu de temps avant la fièvre jaune, de fièvres intermittentes, rémittentes et continues à quinquina, de dysenteries, et de fièvres bilieuses. On ne peut méconnaître ce qu'il y a de vrai dans cette opinion, mais il ne s'ensuit pas que la fièvre jaune soit une transformation ou une modalité de la fièvre paludéenne devenue plus continue et plus grave. On conçoit que, dans les contrées chaudes et intertropicales, il existe près des rivières des causes nombreuses de maladies locales, que la fermentation des végétaux et même des animaux entraînés par les fleuves, favorisent ou déterminent la production d'une pathologie malheureusement très-variée. L'observation le démontre d'une manière positive; mais il ne faut voir dans les maladies endémiques contagieuses que des affections qui avaient primitivement ce caractère spécifique ou qui l'ont acquis par suite de conditions particulières et non de transformations pathologiques auxquelles nous ne croyons pas. Tant qu'on n'aura pas observé, soit à la Nouvelle-Orléans ou à la
984 CAUSES COSMIQUFS.
Jamaïque, soitau Caire ou à Constanlinople, la fièvre jaune d'une part, la peste de l'autre, à l'étai sporadique, dans tous les temps et en dehors des épidémies, on est autorisé à rester tout au moins dans le doute, au sujet de la prétendue métamorphose d'une maladie endémique en une contagieuse. Les fièvres de marais, par exemple, sont-elles jamais devenues telles? Le choléra qui reste invariablement fixé dans un lieu et n'en sort qu'à des époques fort éloignées, sous forme épidémique , ne passe pas pour être contagieux, du moins pour la majorité des observateurs.
Maladies réputées Nous avons cxclu des oudémies les affections dont les eniiémiques n-iQf[ifjcateurs cosmiquos peuvent expliquer le dévelop-
pseudo-endémies. pemcnt. Tel ost , par exemple, le scorbut que l'humidité et la nature des aliments produisent et qui , après avoir été endémique dans presque toutes les villes pendant le moyen âge, en a disparu sous l'influence de l'hygiène et l'amélioration des conditions sociales. Nous attribuons encore à des causes cosmiques connues l'ophthalmie de Sibérie etd'Égypte (radiation solaire) , la colique végétale de Madrid, la colique sèche des mers de f Indo-Chine (changement de température) , l'hépatite et la fièvre rémittente bilieuse de l'Inde (chaleur) , l'héméralopie et la nyctalopie. Cette dernière affection pourrait cependant rester parmi les endémies légitimes ; véritable névrose de l'organe de sensation spéciale, elle ne reconnaît pas toujours une cause atmosphérique bien déterminée.
A la chaleur extrême doit être rapportée la calenture ; à l'action de la lumière le mirage et le ragle ou l'hallucination du désert; à celle de certains vents, du sirocco, le suicide, fhypocondrie , les convulsions qui deviennent plus fréquentes en Italie, en Espagne à certaines époques de l'année, etc.
ENDÉMIE,
On a commis une grande faute en rangeant parmi les maladies endémiques celles qui sont dues à l'infection , telle que nous l'avons définie, c'est-à-dire aux miasmes qui se dégagent du corps de l'homme sain ou malade. Le typhus, la fièvre typhoïde, la pourriture d'hôpital, les affections septiques, la fièvre puerpérale, ne peuvent être considérées, à aucun point de vue, comme des maladies endémiques, dans les prisons, les vaisseaux, dans certaines localités, etc. Nous en dirons autant des exanthèmes, tels que la rougeole, la scarlatine, la variole, la diphthérie, le croup, le muguet. Il faut y voir des maladies infectieuses, contagieuses ou épidémiques. C'est en cherchant à restreindre le sens du mot endémie , et surtout en lui donnant quelque précision qu'on parviendra à débrouiller quelque chose dans l'afiVeux chaos des maladies qui ont reçu ce nom.
Cmises de (endèmiciiv. Dans l'impossibilité où l'on est de pénétrer les causes qui donnent aux maladies l'endémicité ou la propriété de se développer d'une manière endémique, on a parcouru à peu près le même cercle que pour l'étude des épidémies. On s'en est pris tour à tour à toutes les causes cosmiques, telluriques et sidérales. Nous ne nous sentons pas le courage de remettre sous les yeux du lecteur la stérile énumération de ces causes; elles ne lui apprendraient rien, si ce n'est qu'on a confondu dans cette étiologie ce qui appartient : 1° à des maladies évidemment sporadiques et accidentelles ; 2" à l'infection ; 3° à une intoxication évidente et au méphitisme; k° à l'épidémicité ; 5" aux constitutions médicales; 6" aux saisonnières ; 7" surtout à la contagion ; 8° enfin, à l'influence de l'hérédité. Nous savons combien il est (lifiicile d'isoler l'action de chacune de ces causes , mais
Maladies infeciieuscs.
Causes de l'endcmie.
Confusion singulière.
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c'est une raison de plus pour qu'on redouble de sévérité si l'on veut donner à l'étude des maladies endémiques une direction plus positive.
Quelle est raciion Terminons par cette remarque : les agents du cosmos vraie des excrceut une influence incontestable sur le développement
agciUscosmiques? ^ ^
de l'enclémicité ; s'ils sont incapables de la faire naître, ils agissent à titre de causes prédisposantes. De ce nombre sont les climats, la chaleur, l'humidité, la direction des vents , la saison froide ou chaude, la nature des aliments et des boissons , les coutumes usitées dans le pays , etc. , etc. On voit certaines endémies ne se manifester qu'au moment des chaleurs et des pluies, pendant l'hivernage, par exemple, dans les régions tropicales ; en septembre, après l'inondation du Nil pour la peste, etc. Les mêmes causes hygiéniques augmentent ou diminuent l'intensité et la durée des endémies.
Nous nous sommes efforcé de restreindre la liste des maladies endémiques, qui, dans certains ouvrages, celui d'Ozanam , par exemple , renferme presque toutes les maladies du cadre nosologiqne. Nous sommes convaincu qu'on pourrait en diminuer encore le nombre.