SAISONS
qu'elles se déclarent, en plus grand nombre, la nuit que le jour. Il est bien démontré que le nycthénière fait sentir son action sur la plupart des phénomènes morbides, particulièrement sur la fièvre qui augmente chaque soir, même dans la forme continue soit aiguë, soit chronique. En Afrique, les deux tiers des fièvres paludéennes ont leur accès de minuit à midi ; le maximum de fréquence des quotidiennes et des tierces est dix heures du matin : et le minimum neuf heures du soir (Maillot). A l'inverse de ce qu'on pourrait supposer à priori, l'excitation dans les maladies a lieu le soir, et la rémission le matin ; les douleurs, les névralgies, le trouble de l'intelligence, la sensibilité musculaire, les hémorrhagies nasales, acquièrent plus d'intensité et se montrent surtout le soir et pendant la nuit, pour diminuer le matin et pendant le jour. N'insistons pas pluslonguement sur cesfaits qui n'ont qu'un rapport indirect avec l'étiologie.
Des sfîlsoBBS et des épidémies saisoinisières. On Des saisons, a dit que chaque saison pouvait être comparée à un climat, à l'altitude et à l'exposition des lieux; ainsi l'hiver ressemble aux contrées du nord et aux pays élevés ; l'été aux terres équatoriales et aux régions situées au niveau de la mer. Voici en abrégé le tableau des effets que les épidémiographes attribuent généralement aux quatre saisons de l'année.
Le printemps, qui a pour caractère météorologique de i-'feis
- . . , , ^ 1 •, 1 T , (lu 1)1 iiilomps ;
grandes variations de température, doit donner lieu a des maladies qui participent à celles de l'hiver et de l'été. On y observe des affections aiguës des voies respiratoires, la pneumonie, la broncliite, le catarrhe chronique, les angines, les exanthèmes, le rhumatisme, les états gastriques et bilieux commençants. Les organes
respiratoires et digestifs sont donc plus spécialement troublés pendant la constitution saisonnière du printemps.
de Télé; Durant l'été, la prédominance fonctionnelle s'établit plus fortement dans le tube digestif et ses appendices; de la proviennent un grand nombre de fièvres gastriques, simples ou bilieuses, soit continues, soit rémittentes, et surtout des flux intestinaux, des diarrhées et des dysenteries.
de l'automne; En automue, OU voit reparaître, sous l'empire des vicissitudes atmosphériques, quelques-unes des maladies du printemps, des catarrhes, des bronchites, des pneumonies auxquels se mêlent encore des états bilieux et gastriques, des diarrhées et des fièvres intermittentes, de l'hiver. L'hivcr est surtout marqué par l'élément inflammatoire qui se présente dans un grand nombre d'affections internes. On observe alors la pneumonie, la bronchite, l'emphysème exaspéré par le retour des bronchites ou le passage de la forme chronique à la forme aiguë, puis les angines, pharyngées et tonsillaires de toute espèce, la grippe, etc.
consiituiiou De la réunion des diverses maladies qui ont régné
annuelle. i , . ri, . ^ . .
dans chaque saison, résulte une sorte de constitution moyenne, qui a reçu le nom d'annuelle. Si les qualités de l'atmosphère ont eu leur intensité et leur place, en quelque sorte, astronomiques, on ne voit prédominer aucune maladie plus particulièrement, et l'on serait fort embarrassé pour caractériser par l'une d'elles la constitution siahidios annuelle ; mais le plus ordinairement, les agents atmospheriques d une saison ont eteplus intenses que de coutume, se sont prolongés plus longtemps, et ont empiété sur les autres; dans ce cas, la maladie d'un appareil,